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 To hell with this pride, let it fall like rain ft. Megumi

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Nakano Hiroki
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MessageSujet: To hell with this pride, let it fall like rain ft. Megumi   Jeu 27 Oct - 1:31

 
To hell with this pride, let it fall like rain
Hiro & Megumi

Hiroki était assis sur la table d’examen, dans la pièce verdâtre qui faisait office de salle médicale et, en toute franchise, la tête lui tournait. Il avait dû manger plus d’un coup à la tête, sans parler des substances peu recommandables qui embrouillaient son esprit en parcouraient ses veines. Il aurait dû protester plus longtemps pour ne pas finir ici. Il n’avait ni l’envie ni la force d’endurer un nouveau discours sur ses mauvaises habitudes de vie. Au fond… il ne voulait pas vraiment vivre. Que ça soit les batailles, des abus, tout ne faisait que le rapprocher de sa tombe sans jamais vraiment l’y faire plonger… Il n’avait plus souvenir, d’une existence ou son âme n’était pas tourmentée, ou il avait envie de se lever le matin et ou son être tout entier ne réclamait pas quelque chose, n’importe quoi, pour remplir le vide qui gouvernait son poitrail… Et comme toutes les fois où il était défoncé et ou son esprit vagabondait, il le ramenait vers elle, vers son sourire, vers cette façon délicate qu’elle avait de poser sur lui un regard d’une telle bienveillance, qu’il avait l’impression pour la première fois dans sa vie, que quelqu’un tenait à lui… qu’il pouvait s’accrocher à quelqu’un. Aie. Il en avait presque la nausée, entre son bras blessé et sa tête encore sonnée d’un coup bien placé, il divaguait. Il ne servait à rien de revenir vers elle, il ne la reverrait jamais. Et c’était tant mieux… Perdu dans ses pensées, il n’avait relevé la tête que pour regarder le membre du personnel médicale franchir la porte, enfin………….et lui couper littéralement le souffle.

Arakawa Megumi. Il n’avait eu besoin que d’un regard envers l’infirmière qui venait de franchir la porte de la salle d’examen ce soir-là, un seul coup d’œil, pour que les huit dernières années le frappent de plein fouet et qu’il ressente, encore une fois, comme si c’était hier, l’océan de douleur qui l’avait accaparé lorsque leurs chemins s’étaient séparés. Il aurait pu ouvrir la bouche, lui sourire, lui laisser croire qu’il se souvenait, rien qu’un peu, de toutes les nuits blanches qu’il avait passé à se tourmenter l’esprit en se remémorant le son de sa voix, à vouloir être quelqu’un de mieux pour elle… mais il n’en fit rien. Plutôt que de le laisser voir qu’il l’avait reconnu, ou pire, qu’il suffoquait encore après tout ce temps sans être parvenu à se résigner à l’oublier, Hiro avait appuyé un peu plus brusquement sur la glace qui maintenait son bras meurtris dans un état endurable de douleur. Il avait grimacé, sans oser la regarder une seconde de plus, il préférait de loin ressentir le mal d’une plaie béante plutôt que de se laisser submerger par l’agonie que cette harpie lui causait. Qu’il l’ait aimé, est-ce que ça avait la moindre importance? Il suffisait de la voir une minute, sage, posée, délicate comme tout dans son uniforme, toujours prête à aider, pour constater qu’elle était beaucoup plus heureuse sans la loque humaine qu’Il était.

Parce que oui, vingt-huit ans, rongé par la culpabilité d’avoir poussé son seul ami vers un accident qui, à défaut de lui prendre la vie, l’avait privé de ses vingt-huit premières années de souvenir, déchiré par l’angoisse de savoir sa seule famille coincée dans les bras d’un abruti de première qu’il n’avait même pas la capacité de dégommer, il n’avait rien du jackpot. Il le savait bien… il n’en était que trop conscient, et ce soir, avec le bras en sang, le visage bleuit pas une nouvelle bataille qu’il avait certainement entamé après un verre de trop, il ne trouvait rien de mieux à faire que de fixer le sol, tout sauf elle, tout sauf ce fantôme d’une ancienne vie. Il s’en voulait, d’être entré dans un bar ce soir-là, d’avoir eu l’idée brillante d’explorer le salles de bain et, plutôt que de dénicher un prodige musical qui lui ferait découvrir une nouvelle gamme de note et un nouvel instrument, il avait plutôt décidé de provoquer des mecs deux fois plus gros que lui… Il avait presque de la chance, d’être encore relativement en un morceau…

Sauf qu’elle était là. Après une bonne trentaine de seconde à fixer ses pieds, à voir ressurgir en lui toute la haine qui l’avait envahie le jour où il n’avait eu d’autre chose que de disparaître du jour au lendemain, sous les menaces et les mises en garde du jumeau maléfique des Arakawa. Sa main s’était crispée sur son bras et, plutôt que de jouer la carte de l’indifférence, c’est une montage de glace qui se lisait dans son regard sombre alors que, comme un animal blessé, il avait opté pour l’attaque. Plutôt que de formuler quoi que ce soit de sincère, de gentil, n’importe quoi pour la remercier d’être là pour de vrai, pour lui demander d’approcher alors qu’il se mourait de la toucher, juste pour voir qu’elle était bien réelle, Hiro avait sombré dans la connerie – une fibre Serizawa? – et avait balancé, grossièrement, un :  « On a pas déjà couché ensemble?  »


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Arakawa Megumi
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MessageSujet: Re: To hell with this pride, let it fall like rain ft. Megumi   Ven 28 Oct - 1:58

 
To hell with this pride, let it fall like rain
Hiro & Megumi


Cet après-midi-là, Megumi s’était levée du mauvais pied. Premièrement, elle s’était retrouvée avec un intrus dans sa chambre… Du moins, c’était son impression au réveil, avant de se rendre compte que ce n’était que Sakuya qui s’était glissé dans son lit pendant qu’elle reprenait des forces d’avoir été sur le quart de nuit à l’hôpital. Ce n’était pas comme si elle n’était pas habituée que son frère, même à 25 ans, s’impose à partager le même kit de draps que le sien; mais il était rarissime qu’il le faisait en plein jour, et ce, sans même qu’il ne la réveille pour demander la permission. À voir les fraîches trainées humides sur ses joues, il n’y avait aucune interrogation sur les raisons pourquoi il avait agi ainsi… leur mère et leur frère aîné lui manquaient trop. Secouée au réveil, puis attendrie de voir son petit frère endormi, et finalement avoir le cœur gros de le voir si isolé, si esseulé… Tout ça en 5 minutes, c’était déjà beaucoup. Si seulement ça s'était arrêté là.

Une fois sortie du lit, en s’étant assuré qu’elle ne réveillait pas son petit protégé – plus grand qu’elle en centimètres mais qu’importe – , elle s’était dirigée vers la salle de bain, pour se retrouver à piler sur une ridicule pince à cheveux. Étouffant un juron, elle se mit à utiliser des signes contre la pince, signes qui donneraient des mots très colorés s’ils étaient prononcés… pourquoi elle ne se permettait pas de la prononcer, d’ailleurs? Sakuya ne se serait sûrement pas réveillé, tout ce qu’il percevait c’était des vibrations, elle n’aurait quand même juré assez fort pour faire trembler les murs de l’appartement, quand même! Se trouvant incroyablement ridicule, elle avait mis la pince sur le comptoir de la vanité avant de sauter dans la douche. Une longue douche à la bonne température, cela lui remettrait les idées en place, elle pourrait alors passer une super belle journée… mais non. Prenant le pommeau pour se rincer la tête en profondeur, sa main pleine de savon perdit sa prise et elle s’échappa le lourd morceau chromé sur la tête. Ce fut alors plus fort qu’elle, un juron lui sortit d’entre les dents. Se rinçant à la vitesse de l’éclair, elle sortit de la douche en étant encore plus en rogne. C’était quoi ce début de journée de merde? Même la reine du positivisme qu’elle était ne pouvait pas supporter autant de trucs négatifs en si peu de temps.

Emmitouflée dans ses serviettes, elle était retournée à sa chambre. Sakuya dormait encore, ce qui n’était pas surprenant… il faisait pratiquement que cela de ses journées depuis des semaines... depuis leur arrivée sur Gensou. Megumi dut retenir la boule qui lui monta dans la gorge. Peut-être qu’elle aurait dû s’obstiner plus fort avec Hajime, le convaincre d’être celui qui aurait pris le bateau avec leur petit frère… peut-être qu’à ce moment-là, Sakuya serait moins déprimé. Après tout, Hajime était celui des deux jumeaux qui communiquait le mieux avec les signes, il était plus près de Sakuya, il aurait sûrement été capable de le sortir de sa stupeur. Elle aurait été capable de rester au Japon encore un bon moment, elle aurait pu aller trouver sa mère dans la campagne, donner des soins médicaux de base dans le petit village autosuffisant où la matriarche Arakawa avait décidé de terminer ses jours… Comment Hajime faisait-il pour tenir, avec aucune carrière valable en ces temps difficiles et des études non terminées? Allait-elle même revoir Hajime un jo-

Non, ça allait faire. Assez. Elle ne pouvait pas se permettre de pleurer elle aussi. Si Sakuya se réveillait et la voyait pleurer, elle ne se pardonnerait jamais. Elle le surprotégeait, peut-être bien, mais son frère méritait la lune et même plus… tout ce qu’elle pourrait faire pour lui, elle le ferait. Il avait assez de son cœur meurtri par la séparation, elle n’allait sûrement pas lui imposer ses propres douleurs en plus. Dans le département grande sœur surprotectrice, des guerrières à la poêle ne faisaient certainement pas le poids… On y allait dans l’excessif par ici!

Se frappant les joues à deux mains pour se remettre sur le droit chemin, elle avait pris son uniforme préféré afin de se mettre prête à aller sur un autre quart de travail… pour finalement trouver un trou dedans. Lançant le vêtement par-dessus sa tête, elle prit un autre uniforme et entreprit de se changer. Ses cheveux mouillés encore enveloppés dans la serviette les empêchant de transférer leur humidité sur son uniforme sec, elle s’était assise à côté de Sakuya, prenant doucement sa main pour se rassurer. L’infirmière allait rentrer au travail, allait aider une foule de gens qui avaient besoin de professionnels comme elle, et elle reviendrait à la maison avec fierté, prête à passer du bon temps avec son adorable cadet. Ouvrant les yeux un moment, Sakuya l’avait regardé longuement avant de lui faire un petit sourire, sortant sa main de celle de son aînée pour se permettre de communiquer.

Tu travailles le quart de soir?

Hochant la tête doucement, elle s’était penchée et lui avait déposé un baiser sur le dessus de la tête, causant un rire un peu faux mais si attachant à sortir des lèvres de son petit frère. Elle le savait tout à fait mal à l’aise de se servir de sa voix, étant incapable de s’entendre, mais avec elle, il faisait une exception, et c’était tellement la plus belle chose au monde, un baume sur tous les problèmes de Megumi, n’importe lequel.

Tu auras un souper en revenant.

Avec cette promesse, soudainement la journée se dirigeait pour être 90% bien mieux. Ébouriffant les cheveux du semi-endormi, Megumi s’était levée et était allée sécher et coiffer ses cheveux. Avec une petite touche de maquillage, elle eut un sourire en regardant son reflet. Aucune trace dela petite colère de la dernière heure, génial! Tout comme avec Sakuya, elle ne pouvait pas laisser ses patients voir qu’elle avait eu un mauvais moment. De toute façon, c’était passé!

Après avoir ramassé tout son nécessaire à sa journée de travail, elle s’était rendue à l’hôpital en avance. Comme ça elle aurait le temps de siroter un thé avant de commencer, et ça, c’était une formule gagnante. Sauf que dès qu’elle eut mis un pied dans l’établissement, une de ses collègues l’attrapa au vol, lui demandant de l’aide pour un cas d’enfants tombés en bas d’une échelle. Lançant son sac dans la salle des employés – personne n’y toucherait de toute façon – elle avait couru aux urgences… tant pis pour le thé!

À partir de là, elle n’avait pas vu sa journée passer du tout. Une fracture ici, une crise d’asthme là, aller remplacer une absence non prévue aux prises de sang… Comme pour ne pas aider de sa fatigue psychologique du début de journée, on aurait dit que l’hôpital avait connu une baisse d’effectifs de 25% entre son dernier quart et celui-ci. Lorsqu’il ne lui resta qu’une heure de travail, elle devait se l’avouer : elle était vidée.  L’idée du souper promis par son frère était sa seule motivation à finir sa journée, à ce point. Une fois bien fatiguée, de la bonne nourriture chaude faite maison, même si c’était à 22h le soir, c’était le paradis.

Alors qu’elle se dirigeait vers les consultations sans rendez-vous pour aider au triage, elle n’avait aucune idée qu’avant le paradis, elle aurait un avant-goût de l’enfer. Une collègue lui pointa une salle, lui demandant d’aller voir à un jeune homme qui se serait foutre une raclée. Bon. Même à Gensou il y en avait qui aimaient chercher le trouble, et malheureusement, il y en avait qui aimaient un peu trop leur faire trouver. Entrant dans la pièce – et se répétant pour une millième fois qu’elle méritait une couleur moins déprimante – elle avait sorti son plus beau sourire à la personne qui attendait des soins, mais le sourire disparut bien rapidement.

Qu’est-ce qu’il faisait là?! Il ne devrait pas être là! N’importe où, sauf dans cette salle!

Non, c’est elle qui ne devrait pas être là. Après son réveil désastreux, elle aurait dû se douter que c’était la vie qui lui disait de fuir ses obligations pour la journée. Elle aurait dû rester au chaud dans son lit, à jouer dans les cheveux de Sakuya en regardant des photos d’eux avec Hajime. Ils auraient sûrement pleuré un peu, mais ça n’aurait jamais fait mal comme son cœur le faisait en ce moment à la simple vue de cet homme. Oui, homme, parce qu’à 28 ans on n’est plus un garçon, même si on agit comme un gamin immature. Soudainement, elle aurait voulu qu’un de ses frères soit là. Hajime devrait avoir la capacité d’apparaître de nulle part lors de dangers, comme celui à qui il doit son nom, n’importe quoi! Elle aurait voulu demander à une autre infirmière de venir prendre sa place, tout pour qu’elle puisse prendre la fuite.

S’il l’avait laissée avec une explication valable, elle aurait pu faire son deuil de leur relation, elle aurait eu 8 ans pour bien s’y faire… mais non. Il lui avait râlé une histoire d’incompatibilité et de mérite qui ne faisait même pas de sens, on aurait eu dit qu’il avait cherché sur Google « Comment rompre avec sa copine » et qu’il avait cliqué sur le premier lien du haut sans même se demander si c’était pertinent. Elle avait eu la profonde impression qu’elle n’avait rien valu à ses yeux s’il était capable de briser leur relation sans même prendre la peine de lui dire pourquoi ça devait se finir.

Il ne te mérite pas, grande sœur. Il ne mérite pas tes larmes.

Oh combien elle avait pleuré sur les épaules de ses frères. Oh combien elle s’était jurée de ne jamais se laisser mettre dans un tel état encore. Mais le voilà qui était devant elle, amoché comme si Hajime lui avait passé dessus –elle était étonnée qu’il ne l’ait pas fait à l’époque, d’ailleurs –  et elle trouvait le moyen de se dire qu’il lui fallait des soins, et qu’elle les ferait bien. Elle s’en était convaincue… jusqu’à ce que ce sombre crétin décide d’ouvrir la bouche. De toutes les choses à dire, c’était une imbécilité pareille qu’il trouvait le moyen de répondre?!

Ignore-le, Megumi. Ignore-le.

Tu as un travail à faire. Fais ton travail.

« J’en devine que vous avez été victime d'une agression, monsieur. Il va vous falloir retirer la glace afin que je puisse voir votre blessure. »

Elle n’était plus la Megumi d’autrefois. Elle avait appris à prendre ses décisions, elle n’avait plus besoin qu’on lui dise quoi faire, elle ne se laisserait pas marcher sur les pieds. Ce temps était révolu. Elle n’allait sûrement pas le laisser la blesser avec son beau minois et ses phrases irrespectueuses et déplacées. Elle dut retenir un sourire de victoire à travers son ton professionnel. Les hommes Arakawa seraient fiers. Se laisser abattre par un beau minois, c’était terminé.  Elle ferait son travail, et ça s’arrêterait là.


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MessageSujet: Re: To hell with this pride, let it fall like rain ft. Megumi   Sam 29 Oct - 15:58

 
To hell with this pride, let it fall like rain
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À bien y penser, Hiro aurait préféré mourir au bout de son sang plutôt que de se retrouver là, dans cette pièce, devant cette femme qui l’avait, à une certaine époque, presque domestiqué. La voir, plus mignonne que jamais dans cet uniforme, plus épanouie qu’il n’en avait souvenir, c’était une torture cruelle dont il se serait bien passé. Dans son état actuel – en excluant ses blessures physiques du jour, ça n’avait rien de nouveau ou de spécialement grave – il aurait tout donner pour pouvoir lui parler comme avant, pour pourquoi lui confier ce qui le broyait tant et pour entendre sa voix mélodieuse lui assurant qu’il n’y était pour rien. À une certaine époque, elle lui avait donné l’absolution pour tellement de crimes dont il s’était porté garant et il n’y avait qu’elle pour le forcer, bien contre son gré, à déterrer son âme de sa montage de tourments. Cette petite brunette avait un don que personne en ce monde ne possédait – elle apaisait son esprit, elle avait toujours été un baume sur ses plaies et un antidouleur plus puissant que n’importe quelle drogue. Elle l’avait absout de bien des évènements dont il se tenait responsable. Que ça soit ce sentiment horrible de ne pas avoir été assez bien pour que son père envisage de rester en vie, juste un peu, histoire de s’occuper de ses enfants. Ou encore, cette honte quasi-palpable qu’il avait ressenti toute sa vie et que ses grands-parents avaient accentués : ne pas être digne de leur affection, parce que ses traits ressemblaient trop à l’homme lâche qu’ils haïssaient tant. Il avait une telle peur… de finir exactement comme son père, un mois que rien, un déchet, qui s’accroche à la moindre parcelle de force et fini par la couler avec lui. Ces ‘’crimes’’, ils le pesaient plus que jamais, au point où il avait du mal à imaginer sa vie sans la boule de culpabilité qui lui donnait la nausée. Mais voilà que comme un spectre, elle était là, devant lui, souvenir tragique d’une époque où il était… heureux?

Notre bridé fixait la jeune infirmière avait un regard d’indifférence totale, et ce maudit sourire arrogant qui ne quittait pas ses lèvres, comme si, la seule façon ne gagner cette nouvelle bataille, c’était d’avoir l’air totalement en contrôle, de ne surtout pas la laisser voir ô combien la croiser ici lui tordait les entrailles et ô combien, il luttait pour ne pas nouer ses bras autour d’elle et ne plus jamais la laisser filer. Des femmes, il en avait eu des tonnes, et aucune d’elles n’avaient de nom dans son esprit, ce n’était que des objets, des items dont il disposait quand il en avait marre… de vagues copies alors qu’elle, encore maintenant, il la voyait presque comme une sainte et cherchait, sans vraiment en avoir conscience, n’importe quoi qui aurait pu le ramener à l’époque où ils formaient un ‘’nous’’. En toute franchise, la seule façon dont il pouvait se contrôler pour ne pas briser la faible distance qui les séparait, s’était en se repassant en boucle les paroles d’Hajime. Il avait beau avoir méprisé plus que de raison le messager, Hiro devait lui donner raison sur ce point : il n’était pas assez bien pour Megumi. Il n’était rien de plus qu’un dealer sans avenir, un minable que même sa propre famille peinait à tolérer, un moins que rien. Et si, la version passée de lui-même était indigne d’elle… imaginez un peu la loque qu’il était devenu. Autant, il avait envie d’ouvrir la bouche, de s’expliquer, de vraiment, s’excuser pour la façon lâche dont il les avait brisés sans même lui demander à elle ce qu’elle en pensait, il n’en fit rien.

Elle avait une carrière maintenant, elle était souriante… elle devait beaucoup mieux s’en tirer sans lui, il n’avait aucun droit de revenir maintenant, après tout ce temps, pour la chambouler. Aucun. Même s’il aurait eu besoin d’elle pour ne pas couler, même si, l’abruti qu’il était ne pouvait visiblement pas survivre sans cette bouée. Il n’avait aucun droit de lui imposer cela. Plutôt que de garder le silence et de disparaître, comme il aurait dû le faire en constatant que sa simple présence dissipait le sourire de sa vis-à-vis, Hiro avait décidé d’être grossier – un classique, en la dévisageant comme si elle n’était rien de plus qu’un repas alléchant qu’il avait souvenir d’avoir consommé. S’il avait espéré la déboussoler, à son grand étonnement, elle ne fondit ni en larme, ni en torpeur… et, surpris, il obéit et découvrit son bras dans un piteux état. « J’espère que t’as l’estomac solide…  » Enfin, moins pire que les deux mecs avec qui il s’était battu… Mais la plaie était quand même sévère, et on devinait au moins un beau morceau de vitre – gracieuseté de la bouteille de bière que son opposant lui avait brisé sur le bras. La douleur était cuisante, mais franchement, sur le coup, ce n’était rien comparé à celle qui faisait exploser sa pompe à sang alors qu’il la regardait.

Hajime avait raison, sur toute la ligne, absolument toute a ligne. Il était une mauvaise influence pour elle, un poids, un problème… Et pourtant, il n’avait pas pu s’empêcher de saisir délicatement son poignet gauche alors qu’elle s’apprêtait à soigner son bras. Il mourrait d’envie de savoir ce qu’elle devenait, si les disputes dans sa famille avaient cessées, si elle aimait son boulot, si elle avait quelqu’un dans sa vie, si elle était heureuse si ………….trop de chose. Il aurait pu être civilisé, agir comme un parfait inconnu, prendre des nouvelles, mais plutôt que de faire ça, il s’était contenté de poser son regard sur son annulaire gauche, et de le trouver nu… Un sourire satisfait avait éclairé ses traits, une pointe de douceur, vraiment, avant qu’il ne la dissipe consciemment. Elle n’était donc pas mariée, pourquoi était-il si soulagé? Pourquoi était-il presque … heureux de la savoir encore ‘’disponible’’. Elle ne lui appartenait pas et pourtant, s’il avait pu, il se serait assuré de la marquer, propriété privée, elle était une œuvre d’art qu’il voulait être le seul à admirer… sans en avoir le droit. « T’as trouvé personne pour t’endurer à ce que je vois… toujours pas de mari, à ton âge… ça fait un peu vieille fille ‘Gumi.  » … pourquoi ce surnom, pourquoi ce flot de vieux sentiments.

Et pourquoi devait-il être un tel connard hein? Avait-il pris des cours de drague avec l’ainé des Serizawa? Non parce que franchement, il était d’une nullité, rare. Plutôt que de rattraper le coup, il avait tiré sur son poignet pour l’approcher de lui, toujours avec une certaine douceur, posant son regard sur son minois sans pouvoir dissiper l’étincelle qu’elle allumait dans ses iris.  « Si tu vois personne – et j’suis pas mal certain que c’est le cas vu ton chien de garde de jumeau, qu’est-ce que tu dirais de passer la soirée avec moi, en souvenir du bon vieux temps… et idéalement, avec son uniforme...  »… Abruti, totalement abruti!


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MessageSujet: Re: To hell with this pride, let it fall like rain ft. Megumi   Lun 31 Oct - 0:45


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Comment avait-elle trouvé le moyen d’aimer un homme comme ça? La personne dans la salle avec elle avait le don de non seulement lui fendre le cœur, mais aussi de la répugner profondément. Si elle avait avancé, s’était retroussé les manches, lui il semblait avoir reculé. C’était comme si le temps qu’elle avait passé à lui prouver qu’il pouvait être quelqu’un de mieux que ce qu’il pensait n’avait jamais existé, presque deux ans d’efforts mis dans le broyeur comme si elle l’avait peinturé à la gouache au lieu de l’avoir tatoué comme elle le croyait. Hajime avait tout fait à l’époque pour la convaincre qu’elle ne devait pas aller dans ce terrain glissant qu’était l’univers d’Hiroki, et tandis qu’elle avait la fierté de se regarder dans le miroir et apprécier ce qu’elle y voyait, qu’elle appréciait la Megumi infirmière qui aimait la vie… elle était absolument certaine qu’il n’y avait rien ressemblant à de la fierté qui pouvait être ressenti en regardant cette… chose qui se battait à avoir des allures d’être humain.

Comment pouvait-il s’être laissé aller comme ça? Elle ne comprenait pas…

« Un jour tu le regarderas de haut et tu seras fière de te dire que tu n’as pas chuté avec lui. »

Même avec une mer les séparant, la voix d’Hajime ne cessait de résonner dans sa tête. Son frère ne l’aurait pas autant découragée d’être avec quelqu’un s’il n’avait pas vu venir ce qui arrivait en ce moment. Sakuya aussi, n’ayant pourtant jamais rencontré Hiroki, n’avait pas de bons mots à son égard… probablement l’influence de son vénéré frère aîné, mais quand même, le plus jeune Arakawa était doté d’une capacité de discernement assez impressionnante comparé au commun des mortels. S’il la voyait en ce moment, que ferait-il? La frapperait-il derrière la tête, la tirerait-elle hors de la pièce? Quelles mesures prendrait-il pour lui rappeler ce qu’elle s’était promis?

Elle ne se laisserait plus jamais marcher sur les pieds.

Personne n’était suffisamment supérieur à elle pour qu’elle les laisse faire. Personne. Pas Hajime non plus et surtout pas Nagano Hiroki. Elle ne laisserait personne douter ce dont elle était capable, personne n’aurait le droit de penser qu’elle ne pouvait pas prendre ses propres décisions.

« Je ne serais pas infirmière si je ne pouvais pas voir une blessure. »

Non mais, il la prenait pour qui? Prenant rapidement ce dont elle aurait besoin – il était rendu à se faire rentrer du verre dedans, c’était bien le bout – elle avait vidé son esprit pour être sûre de prendre les bonnes compresses, le bon désinfectant. Ça avait beau être celui qui lui avait brisé le cœur qui était dans la pièce, il n’en restait pas moins un patient de l’hôpital, elle n’allait pas ruiner sa bonne réputation d’excellente employée à cause de cet abruti.

Elle allait se mettre à la tâche lorsqu’il ouvrit encore la bouche. Il ne savait donc vraiment pas se taire! Elle ne se souvenait pas qu’il ait déjà été aussi insupportable, elle le savait avec plusieurs défauts, elle en avait même apprécié plusieurs à sa façon par le passé, elle avait su passer par-dessus d’autres en leur préférant ses qualités… mais à ce moment-là, alors qu’il lui mettait sa situation maritale en pleine face, elle était complètement incapable de voir la moindre qualité. Elle avait même l’impression qu’un être immonde avait pris possession de l’esprit et le corps de la personne qu’elle avait tant aimé.

Gumi.

Il osait l’appeler comme ça. Il n’avait plus le droit. Il avait perdu ce droit. Elle pouvait compter sur les doigts d’une seule main les gens qu’elle acceptait d’entendre utiliser le diminutif de son nom, et Hiroki n’en faisait clairement plus partie. Il voulait jouer le jeu des sentiments? Elle pouvait le faire elle aussi. Elle ne se laisserait pas marcher sur les pieds, oh que non. C’était une obsession, mais une obsession qui la faisait tenir debout lorsque sa bonne humeur n’était plus capable de protéger la citadelle de son esprit.

« Je n’ai pas eu besoin d’un mot comme ‘mari’ pour avoir le plus bel homme du monde dans mon lit quand je me lève. »

Ce n’était pas un mensonge, ce n’était pas une tentative à rendre son détestable patient jaloux. C’était la vérité pure et simple, juste exprimée d’une façon qui l’avantageait. Bien qu’elle l’avait vu grandir, Sakuya était devenu un magnifique jeune homme, et son cœur se gonflait de fierté chaque fois qu’il lui souriait. Elle avait contribué à cette merveille, le trésor de la famille Arakawa, en aidant sa mère à l’élever et en le protégeant jusqu’à aujourd’hui. Elle jouait avec les mots, absolument, mais si on lui demandait d’être objective, elle le serait et elle dirait avec certitude que son cadet était d’une beauté unique, car elle le pensait réellement, aucun biais de grande sœur gâteau.

Lorsqu’Hiroki l’avait attiré vers lui, elle était restée surprise sur le coup. Puis, il fit l’erreur de dire les pires mots qu’il aurait pu dire pour empirer son cas: ‘Ton chien de garde de jumeau.’ La colère avait monté d’un coup. Comment osait-il amener Hajime là-dedans?! Comment osait-il?!

« Je t’interdis de parler d’Hajime comme ça! »

Elle était hors d’elle. Retirant son bras de l’emprise de ce patient plus que problématique en donnant un coup sec du coude, elle tremblait de partout, le regard brûlant de colère. Son frère aîné lui manquait amèrement, elle s’était réveillée avec les larmes de Sakuya parce qu’il en était de même pour lui, et voilà qu’Hiroki osait dire de telles paroles.

« Mon ‘chien de garde’ comme tu dis, il est peut-être mort et je ne le saurais même pas, alors tu laisses Hajime tranquille!!! »

Elle en avait complètement oublié ce qu’elle était censée faire, c’est-à-dire soigner les blessures d’Hiroki. Et bien, s’il se l’était fermée, peut-être que ses plaies seraient pansées à ce stade-ci, mais il ne l’avait pas fait, et il avait poussé Megumi si profondément dans la colère qu’elle en avait les larmes aux yeux. Elle avait explosé, et elle avait dit tout haut sa plus grande peur. S’il arrivait quelque chose à Hajime avant qu’il les rejoigne, elle en mourrait probablement… et Hiroki avait trouvé le moyen de lui rappeler abruptement cette horrible réalité. Il était vraiment sans cœur.

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MessageSujet: Re: To hell with this pride, let it fall like rain ft. Megumi   Dim 6 Nov - 14:47

 
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Hiro & Megumi

Hiro dévisageait l’infirmière avec un air assuré et presque arrogant qui contrastait en tout point avec le gouffre béant qui s’était ouvert sous ses pieds à la minute où il avait posé les yeux sur elle. Pour l’amour du ciel, il souriait! Y avait-il réaction plus idiote quand on savait que derrière cet air assuré qu’il affichait par fierté, par obsession de ne pas montrer la moindre faiblesse, il sentait les derniers lambeaux de sa résistance se rompre. Il sortait d’une bagarre qui l’avait laissée bien amoché, qui l’avait amené ici, et pourtant, même en craignant sa vie en danger, même sous les coups, prisonnier d’une montée d’adrénaline brutale, il ne s’était pas senti aussi vivant qu’à la seconde ou il avait reconnu son ex petite amie. Quoi qu’il n’en laisse rien paraitre, sa pompe à sang s’était affolée, elle cognait brusquement dans sa cage thoracique comme si elle tentait une fuite, une évasion… dans son état, il était presque certain que les battements qui lui martelaient les tempes étaient assez bruyants pour qu’elle les entende. Comment pouvait-elle lui faire un tel effet, après toutes ses années hein? Même les drogues dures qu’il s’envoyait ne lui causaient pas une telle dépendance après des années de sevrage! Alors pourquoi est-ce qu’avec elle, ça serait différent hein? Quoi qu’en dise sa mauvaise foi, il connaissait très bien la réponse à cette question : parce que c’était Gumi. Des femmes, il y en avait eu des tas, avant elle, après elle, et pas une seule dont il aurait pu nommer le nom, elles n’étaient que des numéros, des divertissements… elles étaient de passage. En toute franchise, elle aussi, elle aurait dû l’être, mais il avait été bête, idiot, téméraire, con au point de ne pas prendre la fuite sur-le-champ lorsqu’il l’avait vu pour la première fois et que, plutôt que de la voir comme un nouvel objet à essayer, il s’était pris à constater qu’étrangement, l’attirance qu’il avait pour elle, qu’il avait toujours eu pour elle, ne provenait pas de la portion inférieure de son anatomie.

Cette peste l’avait emprisonné dans ses filets sans qu’il n’y prenne garde, avec son sourire enjôleur, avec sa naïveté puérile et cet entêtement à toujours le penser meilleur qu’il ne l’était réellement… et pour elle, il avait voulu le devenir. Hiroki n’avait pu expliquer l’effet qu’elle avait sur lui, on aurait dit un calmant, une source d’inspiration, encore aujourd’hui, dans cette salle, et malgré le mur de glace énorme qui s’était construit entre eux, il se sentait comme un gamin maladroit prêt à se damner pour un regard. Hors, il était hors de question qu’il cède à cette pulsion. Ses entrailles avaient beau se retourner et réclamer cette drogue qu’on lui avait trop longtemps refusé, sa gorge avait beau se nouer comme si, maintenant qu’il l’avait devant elle, il refusait de prendre une respiration de plus sans la regarder, il n’y cèderait pas. Il suffisait de la voir, si professionnelle malgré son masque d’indifférence qui ne trompait personne, si accomplie, pour savoir qu’avec lui, elle n’avait pas réussi tout ça. Il n’avait déjà rien à lui offrir lorsqu’Hajime lui avait forcé la main pour une rupture, alors pourquoi diable serait-ce mieux aujourd’hui hein? Il était au plus bas, il était un minable, un raté, et elle méritait certainement mieux que cela…. Alors pourquoi ne pouvait-il pas tenir sa langue, se faire soigner et ne jamais remettre les pieds ici hein? Pourquoi, la simple vue de son ex-petite amie lui donnait envie de l’attraper dans ses bras et de ne jamais la laisser filer? Il pouvait presque se souvenir de la sensation de l’avoir dans ses bras, de l’odeur de ses cheveux quand il la laissait s’endormir au creux de son cou… Elle avait été la seule d’ailleurs, avec qui il avait été assez confiant pour s’assoupir. Et il n’était pas naïf au point de croire qu’il y en aurait une autre….

Il l’avait laissé dégager sa vilaine blessure en serrant les dents. Il ne savait pas laquelle des doux douleurs, entre le verre dans la plaie ou son cœur qui se tordait était la plus intolérable. Pourquoi fallait-il qu’il tombe sur elle hein? Il avait presque réussi à force de déni, à chasser les regrets de l’avoir laisser. Et quelque part, il lui en voulait un peu, de ne jamais avoir cherché à comprendre… Il pouvait saisir, le désir d’Hajime de les séparer, et même, la logique derrière sa réflexion, lui-même la voyait fondée… mais elle ? Des années de relations et, il pouvait la larguer comme ça sans qu’elle ne chercher à le revoir? Ne l’avait-elle pas aimé assez pour au moins, une fois, tenter de le convaincre de changer d’idée? Les premiers temps, lorsqu’il l’avait jeté, il s’était pris à espérer qu’elle conteste le verdict, qu’elle revienne, dieu sait qu’il n’aurait pas eu la force de la repousser…. Mais cet espoir s’était dissipé, et il était plongé tête première avec Roy, dans un enfer sans nom… C’était peut-être cet espoir déchu qui l’avait rendu aigre, qui l’avait poussé à la narguer, à être blessant et grossier alors que franchement, son instinct lui dictait tout le contraire. S’il s’était attendu à revoir sa petite amie conciliante et timide, il avait haussé un sourcil devant sa réponse. Qu’elle ouvre la bouche en soi était une nouveauté… qu’elle le contraigne au silence en était une autre!

« … Si tu as son sang, ça ne compte pas. » On vous rappelle qu’il l’avait fréquenté assez longtemps, assez pour savoir qu’elle pouvait très bien parler d’un de ses frère, idéalement celui qui ne donnait pas envie de vomir à Hiro… Pas qu’il ait déjà vu le frère en question, Hajime lui avait suffi pour une vie de famille Arakawa! Et pourtant, il l’avait fixé, intensément, et il avait été incapable de ravaler cette pointe de jalousie, ce doute, que peut-être, elle disait la vérité. Un autre homme? … Ça faisait es années, c’était bien possible, n’avait-il pas lui-même eut des femmes dans son lit? … Mais aucune n’était sa Gumi, aucune d’elles ne valait ne serait-ce qu’une parcelle de souvenir… Megumi qu’il s’entêtait pourtant à blesser, clairement, il ne savait pas y faire avec les relations.

Et pourtant, Hiro avait sursauté et l’avait dévisagé comme s’il avait devant lui une très mauvaise blague. Megumi haussait le ton maintenant? Vraiment? Son regard sombre passa de son visage troublé à ses bras qui tremblaient, quoi qu’elle fasse pour les contrôler… Et la nausée lui prit. Plus que le sang qu’il perdait depuis son arrivée ici, plus que la douleur sur son bras, les larmes qu’il voyait dans ses yeux lui étaient intolérables. Il était allé loin, trop loin et il le savait. Sans tenter de reprendre son emprise sur son bras, il avait pourtant accroché son regard au sien, en ajoutant, d’un ton plus calme, qui n’avait pourtant rien d’excuses mais qui était aussi proche qu’il pourrait y arriver. « Ne dit pas de bêtises. Il est trop énervant pour crever. C’est les meilleurs qui partent en premier. » … Brillant tu insultes encore sa famille? Crétin.

Mais l’intention y était? Délicatement, il avait posé une main sur son avant-bras à elle, comme pour la rassurer parce que, quoi qu’il fasse, quoi qu’il soit devenu, il ne tolérait toujours pas de lui causer des soucis. « Je suis certain qu’il va bien. » … Vraiment, tu prends le côté de ce crétin maintenant? ELLE AVAIT LES LARMES AUX YEUX BORDEL, que pouvait-il y faire. En lui vivait un grand sensible aux cheveux bleus qui n’avait jamais aimé faire pleurer les jeunes filles. « C’est pour toi que tu devrais t’en faire, dans quelques temps, il va débarquer ici pour te rejoindre, et il aura des moins à rattraper pour te dire quoi faire. » un sourire presque doux avait un moment illuminé ses traits avant qu’il ne le chasse, il n’en avait plus le droit.…. Il avait beau lutter pour ne pas ouvrir la bouche et dire de la merde, la question restait dans son esprit et, sans oser la formuler directement, il avait quand même demandé, avec l’air d’un type qui s’en fiche alors qu’au fond, c’était tout le contraire. « … Alors cet homme dans ton lit…………. C’est sérieux? »


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MessageSujet: Re: To hell with this pride, let it fall like rain ft. Megumi   Dim 20 Nov - 16:13


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Plusieurs sont ceux qui disent que l’on ne peut pas oublier son premier amour. Plusieurs sont ceux qui aimeraient pouvoir le faire, et Megumi devait avouer qu’elle en faisait partie. Être zen, elle? Habituellement, oui. Maintenant, non. Le sang lui tapait dans les tympans, ses tempes faisaient mal, elle avait l’impression que des vaisseaux sanguins étaient à l’aube d’exploser dans ses globes oculaires. Elle aurait tout fait pour être dans une autre pièce avec un autre patient, n’importe qui sauf cet abruti fini qui semblait avoir creusé sa tombe encore plus que la dernière fois qu’elle avait posé les yeux sur lui. Elle l’avait réellement aimé, elle avait réellement cru en lui, elle y avait vu le potentiel d’un homme parfait pour elle, d’un amoureux et d’un amant qu’elle aurait pu aimer toute sa vie. Les choses ne s’étaient pas déroulées comme elle l’avait prévue, et elle s’était retrouvée toute seule, sans couple ni espoir d’en avoir un.

Le célibat, elle aimait ça; certains diraient un peu trop, puisqu’elle ne cherchait pas du tout à être en couple… Mais il fallait essayer de voir la vie comme elle l’avait vue : ses parents qui divorcent en raison du handicap de Sakuya, alors qu’ils étaient des highschool sweethearts - et on s’entend, Sakuya était uniquement sourd, rien de grave comme le serait une paralysie cérébrale - , sa relation avec Hiroki qui s’était terminée par un fiasco digne d’un film de bas budget où le scénariste avait eu la diarrhée au moment d’écrire la rupture, Hajime qui n’avait jamais eu une relation sérieuse et Sakuya qui avait beau attirer le regard avec ses grands yeux et son sourire irrésistible mais qui avait toujours été rejeté de par sa surdité… L’amour ce n’est pas quelque chose de vrai, c’est le cerveau qui pense à la survie de l’espèce et fait des réactions chimiques bizarres. Elle était mieux toute seule… et bon, elle avait deux magnifiques jeunes hommes qui prenaient une place primordiale dans sa vie, dont un qui prenait toute la place dans son lit probablement encore en ce moment… Tout ça pour dire que l’amour pour elle, c’était fini, et la personne à blâmer était assise devant l’infirmière, à ne vraiment pas aider son cas à chaque fois qu’il ouvrait la bouche. Elle avait bien fait d’écouter son jumeau lorsqu’il lui avait dit de ne pas chercher à comprendre… Megumi ne comprendrait jamais Hiroki, il semblait, même si lui semblait la comprendre même lorsqu’elle essayait de prendre le dessus de toutes les façons possibles. Il savait déjà ce qu’elle cachait par sa tournure de phrase… mais elle ne lui donnerait pas la satisfaction de savoir qu’il avait raison.

« Tu as perdu le droit de dire ce qui compte ou pas depuis bien longtemps. »

Non, elle ne donnerait pas raison, elle ne démordrait pas, au risque de se répéter dans sa propre tête. Non, elle ne lui dirait pas qu’il s’agissait de Sakuya, qu’Hiroki n’avait pas eu tort de mentionner son sang, et qu’effectivement personne à ses yeux ne pourrait être plus beau que son magnifique trésor de petit frère. Même pas lui, qui était pourtant le seul homme qu’elle ait aimé dans ses presque trois décennies. 28 ans, exactement, qu’elle avait pratiquement entièrement passés avec quelqu’un à ses côtés. Elle avait toujours été la moitié d’un tout, les jumeaux Arakawa, Hajime et Megumi, l’onii-chan et l’onee-chan de Sakuya… mais maintenant elle n’était qu’Arakawa Megumi : la majorité des gens qui la connaissaient sur l’ile ignoraient que son puzzle manquait un énorme morceau central, que son pilier était encore sur le continent à faire elle ne savait quoi. Elle en faisait des cauchemars la nuit, s’imaginant toutes sortes de manière immonde qu’Hajime pourrait se retrouver en danger, être blessé ou pire encore mourir, et l’idée de perdre pour toujours sa moitié était intolérable. On pourrait lui faire une chirurgie et lui enlever la moitié de son cœur physique et la vie serait plus facile que vivre sans Hajime. Il avait TOUJOURS été là, et personne au monde sauf Sakuya ne pourrait être plus important… et apparemment Hiroki n’avait pas compris cela, il ne l’avait peut-être pas si bien compris que cela, finalement…

« Hajime n’est pas énervant! Arrête! Si justement c’est les meilleurs qui partent en premier, il est peut-être déjà parti

Elle était vraiment à deux pas d’ouvrir la porte et de le faire sortir pour se faire soigner par quelqu’un d’autre, mais elle ne pouvait pas, donc elle s’était tournée dos à Hiroki pour essuyer ses larmes qu’elle ne pouvait plus retenir et tenter de reprendre un rythme respiratoire acceptable. Réellement, elle n’en pouvait plus. Il faisait semblant de la réconforter mais il insultait encore plus son jumeau… c’était à se demander s’il avait la moindre parcelle de respect pour elle, à considérer comment il l’avait laissée, et que désormais il s’acharnait sur Hajime alors qu’il était clair que c’était blessant pour elle. Rattraper les mois pour lui dire quoi faire, vraiment Hiroki vivait encore 6 ans en arrière.

« Arrête. Arrête, s’il te plaît. » Sa voix cassait alors qu’elle essayait de reprendre ses esprits correctement. Elle avait eu un matin désastreux, une journée trop occupée, et il venait lui rentrer dedans comme si elle était une maison avec des fondations en ruines et qu’il était un ouragan de catégorie 5. S’appuyant sur le mur, les deux mains sur sa bouche pour retenir ses éventuels sanglots, elle n’en revenait pas qu’il osait changer de sujet aussi vite, juste pour satisfaire ce qui était de la complète curiosité.

« Il ne me fait pas pleurer. Au contraire, c’est grâce à lui que je souris encore. »

Bien décidée à ne pas lui dire qu’elle parlait de Sakuya, elle avait pris des pinces, c’était rapprochée pour arracher le morceau de verre avant de sortir des lingettes désinfectantes pour nettoyer avant de vérifier s’il faudrait de la suture ou pas. Plus vite elle le soignait, plus vite il sortait de cette pièce.


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MessageSujet: Re: To hell with this pride, let it fall like rain ft. Megumi   Sam 3 Déc - 17:25

 
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Hiro était quelqu’un de fier – probablement trop pour son propre bien, il ne laissait que rarement filtrer ses émotions ou ses craintes et lorsqu’il le faisait, ce n’était que devant certaines personnes bien spécifiques triées sur le volet  – hors, il n’était pas vraiment surprenant qu’aux yeux des témoins de sa vie cauchemardesque, il ait apparu comme un abruti de première et un connard de compétition. Sans vraiment le connaître, on aurait pu lire dans ses mauvais choix un chemin tracé d’avance vers les emmerdes, et se dire, à tords, qu’il n’aurait pas hésité une seule seconde avant d’y entrainer sa petite amie, sans même un minimum de regard pour le potentiel qu’elle avait et les grandes choses qu’elle pouvait accomplir. C’était très mal le connaître. S’il y avait une fibre bonne en lui, une seule, une parcelle de personne qui méritait d’être guidée et sauvée de cette vie qu’il se savait pas gérer, c’était bien celle-là : Megumi. Aussi brève fut leur relation, elle avait une constante : pour rien au monde il n’aurait voulu la ternir, la blesser, ou lui causer du tords, il avait une estime énorme de cette jeune femme et, quoi qu’il en laisse paraitre, elle l’avait toujours savamment eu enroulé autour de son petit doigt. De penser qu’elle lui aurait obéis sans rechigner était probablement vrai, cependant, pas une seule fois, il n’aurait ne serait-ce que songer à lui demander quelque chose. Jamais. Il avait au moins une cervelle fonctionnelle, assez pour savoir que les décisions prises n’en seraient que meilleurs si c’était Gumi le cerveau du duo… C’est déjà un net avantage sur un bridé de notre connaissance… peut-être était-ce plus facile pour Hiro que l’écouter, cette conscience qui ne parlait pas mandarin…

Il la voyait comme une reine, sa reine, et il n’avait qu’une crainte : la décevoir. Pour elle, il s’était assagit, il avait même commencé un cours de mécanicien – boulot qu’il pratiquait encore aujourd’hui. Il avait voulu qu’elle soit fière de lui, il avait voulu la mériter… et pourtant, cette crainte grimpante de ne pas être à la hauteur ne l’avait jamais quitté…. Il ne l’avouerait jamais, mais Megumi avait été, à une époque, le centre de son univers. Lui qui n’avait jamais vraiment aimé personne en dehors de sa famille – qu’il composait que Roy et Rin – s’était entiché de ce petit bout de femme… Et c’était précisément sur cette affection qu’avait joué Hajime. Il fallait lui donner, son ex-beau-frère était un redoutable adversaire. Il aurait pu menacer Hiro, lui faire la vie dure, même le faire chanter en racontant à Mégumi les côtés un peu plus sombres de sa vie qu’il tentait de lui cacher… mais non, plutôt que ça, il avait pesé sur le seul point faible de notre bridé, il l’avait saisi si aisément, il avait poignardé directement ou ça faisait le plus mal : cette idée bien fondée qu’il n’était pas assez bien pour Gumi-chan. Il le savait, il l’avait toujours su… et c’est certainement cette culpabilité chronique de l’empêcher elle, d’avoir la vie qu’elle méritait, qui l’avait poussé à la jeter aussi froidement. Si ça lui avait brisé le cœur? Certainement. En mille morceaux, au point où elle le hantait encore à ce jour…. Des femmes, il aurait pu en avoir des dizaines, avec une gueule comme la sienne, qui ça aurait étonné… mais ça ne l’intéressait pas, pas vraiment. De toute façon, qui que soit la prochaine, c’est cette maudite infirmière qui le hanterait lorsqu’il fermait les yeux… c’est son visage qu’il voudrait voir….

Et s’il avait fait des progrès, ils avaient fondus plus vite que neige au soleil en se retrouvant devant elle. Il ne pouvait pas, même maintenant, se tenir dans la même pièce qu’elle sans que son cœur s’affole. Mais ça, évidemment, il ne pouvait pas lui dire…. S’Il était trop misérable pour elle avant… il ne s’était guerre amélioré maintenant…Il devait le briser, le repousser, ne jamais la revoir, il le savait, les paroles d’Hajime jouaient en boucle dans son esprit et pourtant… avec chaque accusations, avec chaque insulte, il pouvait sentir sa pompe à sang battre plus vite et l’amertume des regrets lui prendre la gorge. Comment était-il supposé rester là, à lui infliger des tourments, alors que tout ce qu’il désirait, vraiment, c’était de nouer ses bras autour d’elle et d’espérer que cette sensation de plénitude, cette idée que de l’avoir elle, rendait tout le reste endurable, ne s’était pas envolée avec les années… Ne pouvait-elle pas lui donner un antidouleur assez puissant pour apaiser son cœur? Assis sur la table d’examen, il l’avait regardé s’éloigner, les larmes aux yeux, alors qu’il venait encore et toujours d’utiliser les mauvais mots. Pour une fois qu’il tentait de la rassurer…. D’user d’humour pour remonter un trou qu’il avait lui-même creusé… ARG ! N’existait-il pas un traducteur pour les femmes? Comment pouvait-il merder à ce point, il était pourtant un beau parleur d’ordinaire…. Il avait dégluti péniblement, ne sachant pas comment la prendre. Son grand secret, sa grande faiblesse, c’est qu’il n’avait jamais pu résister à Megumi… Jamais.

« … Tu te fais des scénarios voyons, ce n’est pas SI horrible de l’autre côté de l’océan… Tu sais, Lin a même décidé d’y rester…  » Lin… il n’y a bien que lui pour user du nom de naissance de sa cadette… .Hiro avait relevé ses yeux sombres vers sa soignante, n’osant pas bouger, ne souhaitant pour rien au monde la briser un peu plus…  « Et puis, Hajime est intelligent et prudent, je suis certain qu’il va bien.  » … Son ton était plus doux, on dénotait quand même l’efforts pour la rassurer… difficile quand il n’avait aucune certitude… Était-ce vraiment si bien sur le contient en perdition? S’y était-il au moins intéressé? Non. Non parce qu’à chaque fois que quelque chose l’énervait ou le troublait, il préférait l’éviter. Et avouer que c’était horrible, c’était avouer que sa sœur était certainement en danger. Après tout, voilà six ans qu’il n’avait plus de nouvelles… Ça aussi, ça lui donnait envie de se shooter des substances pas nettes dans les veines. Il avait soupiré. Partir, il devrait juste partir, ne rien dire………..ne surtout pas………….la voir fondre en larme?

Ses poumons avaient choisis cet instant pour cesser de fonctionner, son cœur s’était accéléré alors qu’il la regardait en sentant le sol s’ouvrir sous ses pieds. Se la jouer froid, il pouvait, vraiment. Mais pas si elle était pour réagir ainsi. Il était demeuré immobile, n’osant ni la brusquer, ni l’approcher. Ça lui retournait les entrailles de la voir ainsi, mais il la connaissait assez pour savoir qu’il n’était pas recommandé de la brusquer. Il était demeuré silencieux jusqu’à ce qu’elle s’approche à nouveau pour extirper le morceau de vire de sa chaire, lui tirant un grognement – c’était quand même douloureux – qui suffit à le ramener à la réalité. Sans qu’il ne puisse vraiment se contrôler – et certainement parce qu’il n’y avait qu’une personne au monde pour laquelle il prononcerait ces mots, mots qu’il ne disait d’ordinaire jamais, JAMAIS, Hiro avait délicatement posé sa main sur l’avant-bras de l’infirmière, sans la brusquer cette fois, et sans oser la regarder, il avait pris sur lui de faire un effort énorme pour murmurer, comme un secret. « Je suis désolé ‘Gumi-chan.  » Hein? Quoi? Nakano Hiroki qui s’excuse?!?! T’es malade? Avec un peu plus d’aplomb cette fois, il avait relevé son visage vers elle, pour lui faire face, il semblait sincère, perdu, un peu idiot de faire ça pour la première fois, mais honnête. « J’ai agis comme un con il y a six ans… et apparemment, je suis toujours un connard, parce qu’aujourd’hui aussi… je………….je te demande pardon.  » chaque mot lui coutait un effort monstre, il suffisait de voir ses sourcils froncés… mais il en pensait chaque syllabe. Doucement, il avait laissé sa main remonter, se poser le plus tendrement du monde sur la joue de la jeune femme, son pouce délicatement posé sous son menton pour l’observer avec une tendresse qu’on croirait impossible pour un type avec sa tête. Il aurait vendu son âme pour elle, comment pouvait-elle avoir oublié ça? … Doucement, il avait chassé les larmes de ses yeux, avec une précaution calculée, pour ne surtout, surtout pas la brusquer. Et sans laisser son regard se décrocher du sien, il avait ajouté : « S’il te plait ne pleure plus. S’il faut que je grimpe sur un bateau en sens inverse pour aller chercher moi-même ton frère, je vais le faire. À l’instant même. Demandes-le moi et j’y fais… mais s’il te plait, arrête d’avoir l’air si triste.  » et le pire, c’est que ses yeux sombres attestaient de ce qu’elle devait déjà savoir : si elle lui demandait, il grimperait sans se retourner sur ce maudit bateau pour aller kidnapper Hajime.


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MessageSujet: Re: To hell with this pride, let it fall like rain ft. Megumi   Jeu 5 Jan - 22:18


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Si seulement elle pouvait arrêter de trembler, si seulement ses yeux pouvaient sécher, elle serait capable de traiter cette blessure beaucoup plus vite, et Hiroki pourrait faire de l’air au lieu de la blesser ainsi. Elle aurait pris sa blessure au bras pour elle-même si cela signifiait de le faire disparaître… ça ferait moins mal. Chaque mot était pire qu’un morceau de verre dans sa chair. Comble de malheur, elle constatait avec résignation que oui, il faudrait de la suture. Génial, il resterait encore plus longtemps à lui dire des choses blessantes!

….ou pas?! Il venait de complimenter Hajime?!

Oh, elle savait que trop bien qu’il cherchait encore à la rassurer, de façon bien moins idiote que précédemment. Elle devait s’avouer surprise en fait… Hiro qui n’apporte pas sa sœur avec lui, c’était une surprise de taille, quoique les deux Nakano avaient chacun leurs caractères bien à eux propre, qui sait ce qui a pu arriver dans les six dernières années entre ces deux-là! On pouvait aisément créer un barème entre « Ne pas s’être parlé du tout » et « C’est la guerre nucléaire », en passant par « complicité exemplaire ». Quoique si on apportait une attention au choix de mots… ‘décidé’. Qui décide de rester là-bas? À bien y penser Lin se dirigeait vers un travail qui était nécessaire plus que jamais sur le continent, à voir comment le moindre handicap y rendait quelqu’un comme étant une cible parfaite à éliminer pour faire bénéficier les autres… juste la surdité de Sakuya l’avait rendu dans le bas de la chaîne de survie. Rester sur le continent lui donnait sûrement une meilleure conscience, qui sait…. Ça pouvait sembler facile de tenter de rassurer Megumi avec des beaux mots et en prenant Lin en example, mais la réalité restait que bien qu’Hajime soit super intelligent, il n’avait rien d’autre à son avantage…

« Hajime a une santé catastrophique et il n’a aucune capacité de préservation. » avait-elle marmonné sans aucune autre émotion dans la voix que de la défaite pure et simple, ses cordes vocales enrouées rendant ses mots faibles.

Elle était faite pour s’inquiéter. Son code génétique en était fort probablement imprégné depuis la naissance. Hajime qui avait le pire système immunitaire de la famille, Sakuya qui non seulement était facilement isolé mais en plus pouvait développer des infections graves dans ses oreilles en raison de leur malformation interne, Hiroki qui ne savait juste pas prendre des décisions sans qu’il y ait un potentiel de conséquences désastreuses…. Ses hommes lui faisaient la vie dure. Ses hommes? Et elle avait inclus Hiroki? Oui. Ses frères et le seul homme qu’elle ait aimé. Qu’elle aimait encore bien malgré elle en fait. Elle avait beau être en colère, elle ne pouvait pas s’empêcher d’aimer le souvenir des deux années d’amour qu’ils avaient vécus.

Alors qu’elle s’était décidée à préparer ce qu’il faudrait pour faire les points, les yeux encore mouillés et les glandes lacrymales complètement incontrôlables, elle avait senti le contact sur son bras, la faisant lâcher son matériel sous l’effet de l’étonnement. Elle ne savait pas si elle devait s’insurger qu’il agisse de façon aussi familière après un 6 ans sans aucune nouvelle, ou si elle était soulagée que toute cette tension, ce besoin d’être plus près de cette personne de qui il lui était difficile d’être séparée, était enfin dissipée.

Entendant ces mots qu’elle ne pensait jamais entendre sortir de la bouche de l’homme devant elle, Megumi devait avouer que ses larmes ‘étaient probablement arrêtées d’un coup, de la même façon que de l’eau arrête de couler lorsque l’on ferme le robinet. Il… s’excusait? Elle ne voulait pas y croire, mais elle devait avouer que de le voir comme ça, qui la regarde droit dans les yeux tandis que ses pupilles brillent par la sincérité de ses mots… il ne rigolait pas, il s’excusait réellement… Et il en rajoutait en plus, il disait tout ce qu’elle aurait aimé qu’il dise des années plus tôt… mais mieux vaut tard que jamais? Comme si elle comprenait qu’elle n’avait pas été la seule blessée par cette séparation, elle l’avait laissé essuyer ses larmes, il aurait dû faire cela bien bien avant…

« Ne soit pas ridicule, Hiroki… Je n’ai aucune idée où il est… T’envoyer là-bas me donnerait une double raison de m’en faire… »

Elle avait marmonné sa réponse tout en se penchant pour ramasser le matériel tombé, s’étirant pour en prendre d’autre correctement stérilisé.

« Tu as encore moins de capacité de préservation qu’Hajime, tu sais très bien que je te demanderai jamais ça…. Donne-moi ton bras avant que tu te vides de ton sang. »

Son ton n’avait plus rien de celui de l’infirmière trop professionnelle ou de l’ex-copine en furie. Si elle était franche avec elle-même, elle pouvait dire qu’elle sonnait exactement identique à toutes ces fois où, plus de 6 ans auparavant, elle avait dû être la conjointe dévouée qui corrigeait les imbécilités de sa pas très douce moitié.

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MessageSujet: Re: To hell with this pride, let it fall like rain ft. Megumi   Dim 8 Jan - 21:12

 
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Hiro & Megumi

À quel moment il avait complètement perdu la tête? La douleur dans son avant-bras avait beau être énorme – quoi qu’il ait connu pire, souvent - il ne pensait pas pouvoir faire gober à qui que ce soit qu’elle était responsable des infâmes mots d’excuses qui avaient franchi ses lèvres. Même à l’article de la mort, des regrets, de la culpabilité, c’était quelque chose qu’il se plaisait à éviter. Alors pourquoi hein? Pourquoi il avait suffi de quelques larmes dans les yeux sombres de son ancienne petite amie pour le convaincre de marmonner ce qu’il s’était toujours juré de garder pour lui? … Parce qu’elle était sa kryptonite, tout simplement. Il aurait dû savoir, dès le premier jour où il avait posé les yeux sur cette fille sage, réservée ou docile, qu’il y laisserait des plumes. N’avait-il pas, dès le commencement de leur relation, faits des pieds et des mains pour la conquérir? Lui qui avait l’habitude de n’avoir besoin que d’un sourire pour attirer une idiote dans ses filets avec du ruser, faire preuve de patience, de douceur, et d’un entêtement hors norme si bien que lorsqu’elle lui avait enfin appartenu, lorsqu’il avait enfin pu la faire sienne, il était trop tard pour faire marche arrière, elle l’avait carrément, totalement et éternellement soumis à son joug sans même le vouloir…

Et il semblerait que cette attraction qu’il avait envers elle, que cette façon dont elle broyait son cœur d’un simple regard, il n’y a pas une année qui pouvait l’effacer. Oh comme il regrettait à présent, d’avoir écouté Hajime … s’il avait su combien notre bridé était entiché de sa sœur, combien il aurait fait n’importe quoi pour elle, s’Il avait eu la moindre idée de la sincérité des sentiments de notre crétin national, peut-être qu’il aurait revu ses conclusions. Oui, il était mauvais pour Gumi-chan, lui-même le voyait, il ne l’aurait jamais nié … mais il essayait. Il essayait tellement fort, d’être mieux, de faire de bons choix, de mériter de se tenir à ses côtés… Est-ce que ça avait la moindre importance? Apparemment pas. Sinon, il ne serait pas ici, aujourd’hui, blessé à cause d’un autre détour sur le chemin de ses mauvaises décisions. S’il était vraiment quelqu’un de bien, il aurait un boulot légitime, il aurait forcé sa sœur à le suivre et il aurait revu Megumi bien avant de se retrouver sur sa table d’examen… Et Roy aurait encore tous ses souvenirs. Ça aussi, c’était entièrement sa faute.

Ses doigts avaient chassé ses larmes, alors qu’il tentait de décerner chez elle le moindre encouragement à rompre la distance entre eux… Aucun. Enfin, aucun geste qu’il aurait volontairement interprété ainsi. Il avait cessé de tenter de la comprendre il y a longtemps… Plutôt que de creuser sa tombe ou de briser ses progrès avec une phrase de trop, Hiro avait longuement plongé son regard dans celui de son infirmière, histoire de lui prouver qu’il était sincère, d’ailleurs, dans son esprit normalement beaucoup moins fonctionnel, il échafaudait déjà un plan pour aller lui chercher son détestable ainé. Si c’était le prix à payer pour gagner son pardon, alors il jetterait Hajime sur son épaule comme un sac de patate et le trainerait, de forces, avec lui jusqu’à l’île… Et quoi qu’en dise la demoiselle devant lui, l’idée ne le quittait pas. « Je ne dis pas n’importe quoi ‘Gumi. Même sans une indication, j’irais…    » à ces mots, il avait détourné le regard en marmonnant un : « Pour toi.  » …

Crétin! Jouer avec les nerfs de ta professionnelle de la santé, alors que tu te vides toujours de son sang, ce n’est certainement pas une bonne idée! C’est même probablement proscrit… Il avait tendu son bras, sans protester, comme toutes les fois ou six ans plus tôt, elle se portait volontaire pour corriger ses conneries sans trop le chicaner. « Oui madame! … Mais évites de me faire mal sur commande, je me souviens de tes manigances…  » … ce sourire doux, alors qu’il se payait tendrement sa tête. « Si tu me pinces ‘’par accident’’ je ne serai pas dupe cette fois…  » il lui avait sourit, malgré la douleur, et son esprit lui, ne lâchait pas l’idée de prendre un bâteau et de partir en quête du plus emmerdant des Arakawa…


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MessageSujet: Re: To hell with this pride, let it fall like rain ft. Megumi   Lun 23 Jan - 18:20


To hell with this pride, let it fall like rain
Hiro & Megumi


Personne n’arriverait à convaincre Megumi qu’elle faisait pitié dans la vie. Le destin l’avait bénie d’un frère jumeau qu’elle aimait profondément et d’un petit frère absolument adorable et irrésistible. Elle avait eu son lot de langues sales qui lui disaient qu’Hajime n’avait rien d’une bénédiction à toujours prendre des décisions pour elle et à s’imposer dans toutes les sphères de son existence, mais ceux qui disaient ça n’étaient pas des personnes proches de son frère. Proches d’elle, possible, Hiroki en était le parfait exemple, mais définitivement pas proche de l’aîné Arakawa. Mais Megumi le savait, elle, combien son frère était en fait une boule d’émotions étouffées et de peur de l’échec. Elle l’avait vu, son supposément tyrannique jumeau, se rouler en boule sur le divan et pleurer parce qu’il n’endurait pas le poids des responsabilités que leur père lui avait laissé. Personne, même pas celui qu’elle avait aimé le plus profondément possible hors de sa famille, ne lui ferait croire qu’elle n’avait pas un frère jumeau merveilleux.

Elle devait l’admettre, être loin d’Hajime après l’avoir vu à son plus vulnérable ne l’aidait pas à voir les défauts de son jumeau. Oui, il était têtu; oui, il lui arrivait d’être surprotecteur et de vouloir tout décider… mais il lui manquait horriblement, et ce manque à bénéficier de la présence de la moitié d’elle-même lui faisait oublier tout cela. Elle voulait juste voir ses sourires maladroits et ses signes de mécontentement quand Sakuya fait semblant de ne pas comprendre qu’il doit faire la vaisselle… et voilà qu’Hiro, qui s’était jamais entendu avec Hajime, lui proposait d’aller chercher le tome manquant de la trilogie Arakawa.

« C’est déjà assez dur d’être sans lui, si tu vas là-bas ça sera une autre source d’inquiétude pour moi. Si je suis stressée, ça va affecter toute ma maisonnée… »

Sakuya, roi du non-verbal, verrait tout en un seul coup d’œil. Il parvenait déjà à en savoir plus que ce qu’elle voulait qu’il sache, elle était un livre ouvert pour son cadet…

Elle s’apprêtait à injecter l’anesthésie locale dans el bras d’Hiroki lorsqu’elle l’entendit l’accuser de faire des manigances. Oh, celui-là…

« Si tu as mal, tu ne peux que te blâmer toi-même. Ne vas pas me mettre ça sur le dos alors que j’essaie de faire en sorte que tu ne t’assèches pas comme une tomate en plein soleil. »

6 ans sans le voir et il ne changeait pas. Toujours prêt à dire une imbécilité ou à tenter de se payer la tête de Megumi. Il lui arrivait souvent par le passé de se demander pourquoi elle le soignait sans un mot, il n’apprenait rien de ses erreurs comme ça. Résultat, elle devait encore lui faire des points de suture. Elle avait fait un bonne partie de ses études d’urgentologie à se pratique sur son petit ami de l’époque, et la voilà qui les appliquait dans son métier réel sur le même homme incorrigible. Un jour elle devrait apprendre à dire non à ces beaux yeux et ces sourires réservés qu’à elle.

« Une aiguille ça pince, Hiroki, cesse de jouer les enfants. Des enfants ça ne se bat pas dans les bars. »

Sans un mot de plus elle lui avait injecté l’anesthésiant. Elle espérait ne pas avoir à l’injecter deux fois, sinon elle était assurée qu’il allait se plaindre après que son bras était trop engourdi… Alors qu’elle s’occupait de recoudre la peau pour refermer la plaie, son esprit partit en mode semi-automatique par rapport à la tâche et elle ne put s’empêcher de se demander si elle devrait recoudre la peau de son jumeau lorsqu’elle le reverrait… si elle le revoyait. Hiroki avait beau en parler, elle le ne laisserait pas retraverser et aller chercher Hajime. Hors de question.

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To hell with this pride, let it fall like rain ft. Megumi

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