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 Callahan Jun × the past beats inside me like a second heart

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Callahan Jun
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MessageSujet: Callahan Jun × the past beats inside me like a second heart   Lun 17 Oct - 18:03


     
Callahan Jun feat Okura Tadayoshi

     
Qui je suis

+ Anecdotes +
  Il assume être hétérosexuel, alors qu'en réalité il ne s'est jamais vraiment penché sur la question. A l'époque des premiers amours, lui était enfermé, et avait connu des soucis bien plus importants en retrouvant sa liberté que celui de se questionner sur le sujet • Ses relations n'ont jamais tenu bien longtemps • Il sait jouer de la batterie. En jouer lui permet d'extérioriser sans parler ce qu'il ressent • Il a du mal à accorder sa confiance à quelqu'un • En plus d'être souriant au travail, il l'est aussi devant ses amis, afin de se donner une image • Il ne parle pas de son passé • Il est proche de son grand frère, Tetsuo • Il a des tendances parano • Il sait parler anglais • En déménageant et quittant Otsu, il a coupé les ponts avec tous ses amis. Il n'a plus jamais voulu donner de nouvelles, ni en prendre • Tetsuo passe souvent au restaurant ; il y mange dès qu'il le peut • Il est frileux. Il est du genre à mettre un gilet épais au moindre petit coup de vent • La déco de son appartement est simple et peu colorée

passe ta souris si tu veux en savoir plus
Surnom: //Age: 27 ansVille de naissance: OtsuMétier/études: ServeurOrientation sexuelle: HétérosexuelSituation amoureuse: CélibataireGroupe: Lost Souls
DERRIÈRE L’ÉCRAN: Moi c'est Chonchon et j'ai 24 ans. J'ai connu le forum grâce à c'est une bonne question. Mon personnage est un inventé et c'est pas vrai, je suis pas faible ! (enfin ptêtre un peu d'accord)


en savoir un peu plus sur moi

     
+ Caractère

  Méfiant + Attentif + Sensible + Défaitiste (mais se définit plutôt comme réaliste) + Mystérieux + Claustrophobe + Frileux + Craintif + Souriant (au travail & devant les autres) ...

 
+ Histoire

  Le mois d'octobre venait à peine de commencer. La température commençait doucement à chuter. Chaque heure semblait perdre un peu plus de sa chaleur de hier alors qu'un vent frais s'élevait silencieusement à l'horizon. Il allait et venait, soufflant faiblement parfois, soulevant à peine les quelques feuilles qui jonchées le sol. Et d'autres fois, il soufflait plus fort, cognant contre les arbres, les faisant trembler, avant de s'écraser mollement contre les murs de la bâtisse.
A l'intérieur, on ne le sentait pas. On ne l'entendait pas non plus. On l'apercevait à peine. Toute l'attention était tournée vers autre chose. Vers quelqu'un d'autre. Dans le couloir d'un étage précis, le personnel médical s'activait, allant et venant au rythme du vent qu'aucun ne suivait délibérément. L'agitation se fit un peu plus sèche au fil des minutes qui passaient. Puis le silence. Plus rien. Plus un bruit. Plus une respiration. Même le vent paraissait être silencieux à l'extérieur.
Et là, un cri. Suivi de pleurs. De larmes. D'exclamations de joie. Jun était là.
L'on était le 2 octobre 1989, et Jun venait de naître.

Né de l'union d'une mère japonaise et d'un père américain, Jun était le second enfant de la petite famille Callahan.
Contrairement à Tetsuo – son grand frère de trois ans son aîné – Jun avait hérité des traits japonais de sa mère. Du bout de son nez à la fin de ses petits yeux bridés, il était une copie presque conforme à sa génitrice. Tetsuo lui, n'avait que le prénom de japonais. Son physique était comme celui de son père, les traits de son visage était plus prononcés. C'en était tel qu'on demandait souvent s'ils étaient frères. La génétique ne choisissait pas. Les gènes se répartissaient au hasard. Non ?

La maison de la famille Callahan se trouvait dans un quartier tranquille d'Otsu. Capitale de la préfecture de Shige, Otsu se situait au sud du lac Biwa et à dix minutes en train de Kyoto.
C'était ici que sa mère avait grandi, et c'était de cette ville que son père était tombé amoureux. Ce dernier adorait tout ici. Les paysages, les gens... Il ne pouvait plus s'en passer. Il disait même qu'il n'avait jamais vu d'aussi beaux horizons que depuis qu'il vivait à Otsu. Selon lui, les vues imprenables des hauts buildings aux Etats-Unis ne valaient pas la vue que la nature lui offrait tous les matins ici.
Ils vivaient dans ce genre de quartier que l'on voyait parfois dans les films. Celui où chaque petite maison était quasiment identique. Elles ne se démarquaient pas pas grand chose, si ce n'était les jouets qui traînaient dans le jardin ou la voiture garée devant le garage.  L'expression « L'herbe est toujours plus verte chez le voisin » n'avait pas de sens ici. Le vert brillait du même éclat sur chaque terrain.
Le calme régnait toujours dans ce lotissement. La tranquillité était le maître mot de cette petite bourgade. C'était le stéréotype même de ces quartiers où rien ne se passait. Où tout était toujours ordonné, rangé, et soigné. Où rien ne venait perturber le quotidien de ses habitants. C'était comme si le quartier lui-même était figé dans le temps. Comme s'il défiait les lois de physique, et qu'il s'élevait au-dessus de tout, et tout le monde. Rien ne pouvait l'atteindre. Rien ne pouvait le toucher.
Il n'y avait jamais de problèmes, dans ce quartier. Il n'y avait que des solutions.
Chacun aidait son voisin, et ce dernier le lui rendait toujours bien. Chacun prêtait toujours main forte si on le lui demandait. Ils étaient tous un peu dans leur monde. Un peu comme une autre ville dans la ville. Ils discutaient tous toujours joyeusement ensemble. Ils organisaient parfois un grand dîner où ils apprenaient tous à mieux se connaître. Où ils échangeaient dans la bonne humeur.
Tout était parfait. Le quartier n'avait rien à envier au Paradis ; il l'était un peu, en quelque sorte.
Aucun événement troublant ne venait secouer les maisons dans la peur et la panique. La douceur dominait l'endroit. La sécurité, aussi.

En apparence, du moins.
Car les choses changèrent drastiquement du jour au lendemain.
Jun avait 14 ans, son frère 17. La tension était parfois palpable entre les deux garçons, mais cela ne durait jamais bien longtemps. Parce que tout finissait toujours par s'arranger ici. Les problèmes se résolvaient rapidement en ces murs.
Tous. Sauf un.
Un problème qui en devint un énorme, et bien plus encore, remettant tout en cause. Secouant les consciences de chacun comme jamais elles n'avaient été chamboulées. Il affaiblit même les murs des différentes maisons. Il fit même douter chaque habitant de sa propre innocence, ou culpabilité. Il fit naître un sentiment de peur dans l'âme de chacun, éveillant une flamme paniquée au fond de leurs regards.
Quel était le problème ?
La disparition inquiétante de Jun.

C'était un jour normal qui commençait. Une journée qui s'annonçait ensoleillée, d'après les paroles que disaient le météorologue dans la petite télévision de la cuisine.
Comme d'habitude, la famille se réunissait pour partager leur petit-déjeuner ensemble. Ils s'éveillaient tous ensemble autour de bonnes assiettes que la mère de famille avait préparé. Le père, quant à lui, lisait le journal. Comme toujours. Il se tenait toujours informer de ce qu'il se passait ici, et dans le monde. Tetsuo traînait déjà sur son portable, souriant comme un idiot à chaque fois qu'il pianotait les touches de l'appareil. Jun, lui, était dans la lune. Comme souvent le matin.
Il n'était pas quelqu'un de matinal. Il avait toujours du mal à se lever, mais surtout à se réveiller. Son esprit n'arrivait jamais à se décoller du sommeil et souhaiterait même y rester plongé un petit peu plus longtemps.
L'adolescent s'éveilla peu à peu tout en mangeant, souriant aux paroles de sa mère à ses côtés, ronchonnant face aux commentaires de son aîné face à lui.
Un matin comme les autres, en somme.

A l'école aussi, tout se passa comme d'habitude. Les cours se suivaient et s'enchaînaient à la même vitesse que les autres jours. Et la fin de la journée pointait déjà le bout de son nez.
Marchant dans les couloirs avec ses amis, Jun discutait joyeusement de ses projets pour le week-end. Il parlait avec enthousiasme de ce musée que son père lui avait promis d'aller visiter. Mais aussi de ce livre qui n'attendait que lui sur son bureau.
A peine eut-il un pied dehors qu'une large grimace étira son visage. De la pluie. Ce n'était pas prévu. Il salua ses camarades de classe, soufflant discrètement avant de s'élancer sous les gouttes qui frappaient sa peau.
Et plus il avançait, plus il avait l'impression que la pluie devenait de plus en plus violente. Il n'y voyait presque plus rien. Le son de l'eau qui martelait le sol résonnait bruyamment à ses oreilles.
Mais il la voyait. Sa maison. Il n'était pas loin. Il pressa le pas, souhaitant se mettre à l'abri le plus rapidement possible.
Sauf qu'il n'arriva jamais chez lui.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, Jun avait disparu.
Au début, la police rassura ses parents. Ce n'était qu'une petite fugue. Une petite crise passagère. Il finirait par rentrer. Bientôt. Il n'avait pas besoin de s'inquiéter.
Il ne rentra pas.
On l'avait arraché brutalement à sa famille. On l'avait arraché à ses proches. Lui-même ne savait pas pourquoi. L'homme qui l'avait emmené avec lui ne lui avait jamais expliqué. Et puis, au fond, il n'avait pas réellement envie de savoir.
Le pire était sans doute qu'il le connaissait, cet homme au sourire victorieux à côté de lui. C'était un voisin. Il habitait à quelques maisons de la sienne. Il le connaissait. Il connaissait son nom. Il connaissait le son de sa voix. Son visage. Il lui avait parlé plusieurs fois. Il était venu chez eux plusieurs fois. Ses parents le considéraient même comme un ami. Il était toujours bienveillant. Il venait toujours les aider. Il avait même déjà aidé Jun pour un exposé.

Jun avait 14 ans, et on venait de le kidnapper.

Les premiers jours, Jun était perdu. Perdu, et apeuré. Pourquoi cet homme l'avait-il emmené avec lui aussi sauvagement ? Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant ? Que voulait-il ?
Mais il espérait. Il croyait qu'on le retrouverait. Parce qu'on allait le retrouver, n'est-ce pas ? Dans les films, les gens biens se faisaient toujours sauvés. Et les vilains mouraient, ou étaient enfermés. Tout allait bien se passer. Quelqu'un allait venir le chercher. Cela n'allait pas durer longtemps et il oublierait cet événement aussi vite qu'il s'était produit.

Ce ne fut pas le cas, malheureusement.
Les jours défilaient. Lentement. C'était comme si le temps s'était figé, le torturant un peu plus à chaque fois que le soleil se levait. Et lui restait là, enfermé dans cette pièce, à attendre une aide qui ne viendrait sans doute jamais. Il avait cessé d'espérer, à force. Il savait que personne ne viendrait. Peut-être même que personne ne le cherchait. Peut-être même qu'on en avait oublié jusqu'à son existence. Et c'était peut-être mieux ainsi...

Un peu plus de deux années s'écoulèrent. Un peu plus de deux longues et horribles années.

L'espoir l'ayant totalement quitté, Jun avait attendu, désespérément, que son calvaire prenne fin. Il avait attendu que la mort elle-même ne vienne le chercher. Puisque de toute façon, à part elle, plus personne ne viendrait le secourir. Elle était la seule à pouvoir le libérer. A pouvoir l'apaiser. Il pensait à cette fin comme la seule façon de panser ses blessures. Comme la seule manière de se sentir libre à nouveau. Retrouver ses parents, et son frère, avait longtemps été ce qui le faisait tenir. Mais à force, cela n'était devenu qu'une vague idée folle. Un rêve qui s'effaçait en même temps que la lueur dans son regard. Les retrouver ne changerait rien. Plus maintenant. Trop de temps s'était écoulé. Il souhaitait juste les revoir une dernière fois. Comme une récompense pour avoir tenu jusque là. Et pour leur dire un dernier au revoir.

Parfois, la folie s'emparait de son être, le poussant à tenter d'amener la fin à lui. Le poussant à essayer de tout faire pour qu'il puisse s'endormir et ne jamais se réveiller à nouveau. Il voulait que ce cauchemar s'arrête. Il ne voulait plus sentir cette solitude, ce froid, cette peur.
Durant ces moments-là, il se débattait. Il cognait contre les murs. Il criait. Il essayait de mettre l'homme en colère. Pour l'agacer. Pour qu'il se débarrasse de lui une bonne fois pour toutes. A chaque fois il se disait que peut-être la vie allait clémente avec lui maintenant. Que cette comédie avait assez duré et qu'il était temps qu'elle prenne fin.
Mais non. L'homme mettait tout en œuvre pour le garder en vie. S'il s'énervait, il prenait toujours soin à ne pas laisser la colère répondre. Il agissait avec soin. Il lui offrait de la nourriture, assez pour qu'il tienne encore le jour suivant. Et si Jun refusait de manger, l'homme trouvait toujours un moyen de lui faire avaler quelque chose. Il faisait attention à ne pas le plonger dans un sommeil trop profond.
De toute façon, Jun avait perdu toute envie de dormir. S'il le faisait parfois, ce n'était que durant quelques heures. La peur le réveillait en pleine nuit et il se retrouvait souvent à fixer le mur en silence le reste du temps. S'il s'effondrait à nouveau, c'était à cause du manque de force. A cause de la fatigue qui pesait sur son cœur.

Il ne savait plus où il se trouvait. Le temps, l'espace... tout ça n'était devenu que des termes vagues qu'il ne saurait plus définir. Il avait perdu l'espoir depuis bien longtemps. L'envie de se battre encore plus. Il n'espérait même plus la fin, car il avait bien compris qu'elle ne viendrait pas non plus.
La vie, la mort... il n'en comprenait plus le sens. Pourquoi était-il ici, sur Terre ? Pourquoi était-il né ? Pourquoi devait-il subir ça ? Avait-il fait quelque chose de mal ? Si oui, qu'on lui dise quoi. Qu'on lui explique.
Subir la cruauté d'une autre personne, ce n'était pas vivre. Subir sa folie, ses idées tordues non plus. Ce n'était même plus survivre, c'était...
C'était quoi, au juste ?

Il ne s'était pas rendu compte que deux années s'étaient écoulées. Non. Pour lui, le temps lui avait paru plus long.
Il ne saurait expliquer avec précision comme tout ceci avait pris fin. Il savait qu'un jour, il s'était retrouvé dans un hôpital, enroulés dans plusieurs couvertures chaudes.

Il aurait espéré que ce jour-là, ce policier ne le retrouve pas. Il aurait souhaité que ce médecin ne le guérisse pas. Que ses infirmières ne s'occupent pas aussi bien de lui, comme s'il était leur propre enfant. Il aurait souhaité qu'on l'oublie. A tout jamais. Qu'on le laisse s'en aller. Qu'on le laisse être libre.
On l'avait retrouvé à Kitakami, la ville où son ravisseur l'avait emmené. Il n'avait même pas pris conscience qu'ils avaient parcouru autant de chemin.
De toute manière, l'image de sa maison s'était éloignée de son esprit le jour même où tout avait commencé.

Maison qu'il retrouva quelques temps plus tard. Maison qu'il observa étrangement, debout à côté de la voiture. Il lui semblait différente. Elle ne dégageait plus la même chose que dans ses souvenirs. Elle semblait... morte. Pouvait-on dire d'une maison qu'elle était morte ? Non, probablement pas.
C'en était de même pour chaque habitation. Dans tout le quartier. L'herbe n'était plus aussi étincelante qu'autre fois. Le climat n'y était plus aussi doux et reposant. Il était angoissant, maintenant. Les voisins ne s'arrêtaient plus pour discuter. Ils passaient leur chemin et rentraient directement chez eux. Les regards se faisaient insistants, curieux, mais aussi apeurés. La petite bourgade était devenue tristement célèbre à cause de toute cette histoire.
La réputation calme du quartier avait totalement disparu. Il ne restait plus que l'angoisse, et l'incompréhension aussi. Il ne restait plus rien.

Les semaines suivantes, Jun ne quitta pas la maison. Il n'en sortit pas. Pas une seule fois. Il restait dans sa chambre, sur son lit généralement, et contemplait silencieusement le mur face à lui. Au moindre bruit, il allait se réfugier dans un coin de la pièce, et sous ses couvertures.
On toquait souvent chez eux. Des journalistes, parfois. De simples curieux d'autres fois. On posait de nombreuses questions à ses parents, à son frère. Et la première fois qu'il mit le pied dehors, on lui en posa énormément aussi.
Les habitants ne cessaient de le fixer, comme s'il était devenu une bête de foire. Leurs regards n'exprimaient rien, si ce n'était la pitié. Les plus courageux, si l'on pouvait les qualifier de la sorte, tentaient de s'approcher, de lui parler.
Mais à chaque fois, il fuyait.
Ils étaient tous pareils. Ils portaient tous un masque. Ils cachaient tous un lourd secret.
La maison du kidnappeur à l'autre bout de la rue restait vide. Personne ne semblait vouloir s'y installer. Dès qu'il l'apercevait, ses pires cauchemars refusaient surface. Et son monde tournait dans le mauvais sens.
Tout avait changé ici. Et la pression était trop lourde, trop puissante, pour qu'il puisse la supporter. Il n'osait plus rien faire. Il n'osait plus parler. Plus rien. Il avait peur de tout, et de tout le monde

Les Callahan déménagèrent. Ils s'installèrent à Fukui tout d'abord. Mais n'y restèrent pas bien longtemps. Leur nom rappelait durement cette histoire à tout le monde, mais surtout, cela leur rappelait leur propre souffrance. Les gens semblaient presque les reconnaître, ça en devenait perturbant.
Alors ils déménagèrent encore. Et encore.
Jusqu'à ce qu'un jour, ils ne décident de s'arrêter à Tsuruoka.

Même ici, Jun n'arrivait pas à oublier.
Il essayait pourtant, de vivre à nouveau. Mais c'était sans succès. L'auteur du crime n'était plus en liberté. Il était enfermé, loin de lui. Pourtant, sa vie était rythmée par cette ombre qui le suivait. Par cette ombre qui se cachait derrière un arbre, au coin d'une rue, derrière lui. Par cette ombre qui s'accrochait à lui et qui l'empêchait d'avancer. Par cette ombre qui l'enchaînait littéralement au passé. Chaque jour était une nouvelle angoisse. Une angoisse qui lui nouait le ventre à chaque pas, qu'il le faisait suffoquer à chaque souffle.
Il apercevait souvent le visage de cet homme. Il croyait le voir partout. Ces jours étaient hantés par la crainte qu'il ne croise à nouveau son chemin. Ces nuits étaient hantées par les souvenirs douloureux de ces deux années.

Rien ne s'était effacé. Ni les images. Ni les sensations. La peur était toujours là. Au fond de lui. Ces impressions d'étouffer et d'être enfermé étaient toujours présentes. Il se souvenait de tout. De chaque détail. De chaque son. De chaque odeur. Du sourire sur les lèvres de son ravisseur. Du timbre de sa voix. De la couleur de ses cheveux. Tout.
Un rien le replongeait à cette période-là. Un rien le terrorisait.

Il avait souhaité faire de longues études. Devenir médecin ou avocat. Il avait toujours voulu faire un métier qui pourrait aider les autres.
Envie qu'il oublia totalement.
Il ne fit pas de grandes études. Il se contenta du strict minimum, et s'arrêta là. Sa soif de connaissances s'était évanouie. Il passa de travail en travail, sans vraiment en trouver un qui lui convenait.

Et il y eut cette crise.
Si d'abord lui comme ses parents pensèrent que cela allait passer, ils se retrouvèrent hébétés face à l'ampleur de la situation. Situation qui s'aggrava très rapidement.
Jun se sentait de moins en moins en sécurité. Peu importait l'endroit où il était. Avec ou sans ses parents ou son frère. Il avait peur. Encore plus que d'habitude.

Le policier qui l'avait secouru à l'époque leur parla de Gensou. Le policier n'avait jamais quitté sa vie après cela.
Quand ils habitaient encore Otsu, il venait souvent le voir. Pour prendre de ses nouvelles, par exemple. Puis quand ils déménagèrent il lui parlait souvent au téléphone. Il tentait de l'apaiser. Il lui parlait de ses enfants, de sa femme, de sa vie. Il lui parlait de sa promotion, et des difficultés du travail. Il tentait de lui faire oublier ses soucis. Ca ne marchait jamais bien longtemps, mais il essayait, au moins.
Une fois la crise durement installée dans le pays, le policier les retrouva, avec sa famille. Ils restèrent ensemble quelques jours. Et durant ces quelques jours, il ne fit que parler de cette île qui semblait épargnée.
Jun n'y croyait pas vraiment. Voir pas du tout. Il n'y avait pas de telle île qui existait. Il n'y avait pas de tel endroit qui existait. Il avait grandi dans un lieu que l'on décrivait comme paradisiaque, et il avait connu l'Enfer. Cette île n'était probablement pas mieux.

Le policier réussit néanmoins à convaincre ses parents. Tetsuo et lui se retrouvèrent donc sur un bateau en direction de Gensou quelques jours plus tard. Ses parents eux, étaient restés au Japon. Ils étaient partis retrouver ses grands-parents maternels.

Ce fut difficile au début. Difficile de voir que cette île n'était pas un mensonge. Et difficile d'y voir un retour à zéro possible. Il ne pouvait pas tout effacer pour tout recommencer.
Tetsuo et lui s'installèrent tout d'abord avec la famille du policier, le temps que chacun se stabilise ici. Le temps que chacun se fasse à cette pseudo nouvelle vie.
Jun finit par trouver un travail en tant que serveur. Tandis que Tetsuo s'était naturellement dirigé vers le domaine médical, son domaine de prédilection. Il était doué dans ce qu'il faisait.
Ils se trouvèrent chacun un appartement plus tard, mais ne vivaient pas loin l'un de l'autre – Tetsuo refusait catégoriquement d'être trop éloigné de son petit frère.

Si Jun paraissait souriant au travail, ce n'était pas le cas lorsqu'il était seul chez lui.
Au restaurant, un sourire se glissait sur ses lèvres. Parce qu'il fallait être présentable face aux clients, qu'il fallait l'accueillir et le servir. Il gardait ce même sourire quelque peu faux face à ses amis. Il n'évoquait jamais le passé. Ni avec eux, ni avec les autres. Si on le lui demandait, il ne s'y attardait pas longtemps et n'évoquait que peu de détails sur son adolescence.

Aujourd'hui, Jun avait 27 ans.
Et il n'avait pas encore réussi à surmonter son traumatisme, et ce, même si on lui offrait une nouvelle chance ici, à Nikkou.
     
   
 
Code:
[color=#ff0000]★[/color] Okura Tadayoshi [Kanjani8] — Callahan Jun
   

     
© Nalex


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MessageSujet: Re: Callahan Jun × the past beats inside me like a second heart   Lun 17 Oct - 18:10

et après ça parle de faiblesse donc hum hum :malin: :malin:

Rebienvenuuuuuuuuue ♥♥♥ bon ta fichette est déjà terminé et je la connais, hâte de pouvoir rp with him too rohlalala ♥♥

keuuuur on youuuu :inluv: :luv:



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MessageSujet: Re: Callahan Jun × the past beats inside me like a second heart   Lun 17 Oct - 18:19

Hooo mais quel surprise de te voir avec cette avatar :malin:
Franchement je ne m'en serais jamais douté XD

Bon comme je l'ai dis VIVE LA FAIBLESSE :heart:
Je vais probablement vous rejoindre dans les semaines à venir * sors*

En tous cas, petite âme en perdition rebienvenue à toi :inluv:


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MessageSujet: Re: Callahan Jun × the past beats inside me like a second heart   Lun 17 Oct - 18:31

OMG. Tada ♡♡♡♡
Hâte de lire ce chef d'oeuvre!
Je veux et j'exige un lien! è.é


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MessageSujet: Re: Callahan Jun × the past beats inside me like a second heart   Lun 17 Oct - 18:48

Nanami > Qui parle de faiblesse ? Moi ? J'oserais pas voyons (c'est ta faute D:)
Fufufu tellement hâte ** & merciiiii ~
Love ~ :ily:

Emi > C'est surprenant n'est-ce pas ! XD
C'est cool d'être faible ~ **
Merciiiii :heart:

Akane > ... :malin:
Ta place est déjà réservée fufufu ~


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MessageSujet: Re: Callahan Jun × the past beats inside me like a second heart   Lun 17 Oct - 19:44

Jamais de ma faute c'est vrai ! assume ta faiblesse èé :luv:


© blend & every


Tu es validé(e) !


Bienvenue parmi nous et ravi de t’accueillir à Nikko puisque tu viens d’être validé ! Tu vas pouvoir gambader dans les différents quartiers de la ville et profiter pleinement de la vie paisible de l'île.

Mais avant de pouvoir pleinement t’amuser sur le forum, il faut que tu te trouves des amis en créant ta relationship. De plus, si tu souhaites être constamnent en contact avec tes amis, tu peux aussi te créer un Multimédia. Et n’hésite pas non plus à venir nous rejoindre sur le flood et dialoguer, t’amuser avec tout le monde !

Pour mieux comprendre le fonctionnement de l'île, les bons à savoir se trouvent ici.

Bon jeu à toi et encore bienvenue sur le forum !
© _Viviie.





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