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 We meet once again. feat [Kei]

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Lee Jin-Kyung
Le messager des Saints

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MessageSujet: We meet once again. feat [Kei]   Jeu 4 Jan - 20:21

We meet once again.
Ses gars l'ont cherché, avec leurs sales gueules de racaillou des bacs à sable, il n'a pas pu s'empêcher d'en coller une au plus bavard d'entre eux. Bien sûr, cela a dégénérer, faut dire qu'avec leur niveau d'intellect au plus bas, fallait pas qu'il s'attend à une sage réponse.

Comment tout ça a commencé ? Franchement, il ne s'en souvient plus vraiment, c'est vraiment flou, juste qu'il se promenait gentiment, décuvant de sa soirée un brin arrosée et les mains vides. Sa possible proie lui a échappé des mains alors qu'il l'a vu courir aux toilettes. Il n'en est ressorti que plus tard, le visage livide et les jambes tremblantes. Il n'allait pas se taper le rôle d'infirmier pour un mec qui ne tient pas l'alcool ! Alors il l'a planté là, sans même une once de remord. De toute façon, pour sur qu'il ne s'en souviendra pas, vu dans l'état dans lequel il était quand il l'a quitté.
Pas de compassion, c'est pas son genre, mais une pointe de regret. Il voulait profiter de sa journée de congé le lendemain pour passer une nuit dans la décadence du plaisir, et le type en question lui a vendu du rêve tout au long de la soirée. Ses frottements réguliers lui a donné l'image presque nette de son attirail en-dessous de la ceinture. Fort intéressant, il a même eu les gestes qu'il fallait pour l'exciter devant tout ce beau monde, des mouvements sensuels, une danse subjective et son désir fut visible rapidement.
Déception, pour éviter de ruminer sur son canapé, il a décidé de prendre un peu l'air, marchant en des détours, croisant des cadavres alcoolisés, des couples sur le point de jouer les exhibitionnistes...
Bref, il pris la décision de couper par le parc, désert normalement à cette heure-ci - si on ne compte pas les petits dealeurs du coin - et s'alluma une cigarette, première bouffée de satisfaction. Détente.

Sauf qu'un groupe de quatre bras cassés l'ont alpagué, dans un langage tout ce qu'il y a de plus déprimant d'originalité "hey poupée, t'es bonne, on baise ?"  Éloquent de finesse.
Le surnom en question l'a mis en rogne. Certes, il a ce look androgyne qui peut porter à confusion - et amenons aussi le fait qu'il fasse noir - faut peut-être pas abuser pour le traiter de meuf non plus !
Le regard noir, la démarche virilement agacée, et la posture droite face à lui, il a balancé d'une traite, sans penser aux conséquences de sa réplique. "Va te faire foutre enfoiré, je suis un mec." Sans cri, sans heurt, juste avec le ton froid et arrogant d'origine.
Et la réponse claqua : "Un putain d'androgyne, t'es pd, je vais te faire goûter la mienne !"
Innovateur ! Sauf que les verres de fin de soirée aidant, son coup parti tout seul, et le mégot encore brulant vint s'écraser sur la joue balafré du chef de meute.

C'est ainsi que l'histoire a commencé et que la baston a débuté, puis une âme charitable - ou ennuyé par le bruit environnent -a appelé les flics pour les embarquer.
Trop abimé, Jin se retrouve le cul sur une chaise dans la salle d'attente de l'hôpital pour se faire soigner avant d'être interroger. Levant les yeux au plafond, il soupire en voyant apparaître une silhouette qu'il commence à connaitre.
Sa main, instinctivement, vient se poser sur sa joue surchauffé par le poing qui s'est abattu sur elle et l'arcade ouverte goûte encore de sang.
Il n'est clairement pas prêt à avoir un contrat pour un shooting cette semaine !
Fesses foum kimchi


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Nishimura Kei
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MessageSujet: Re: We meet once again. feat [Kei]   Ven 5 Jan - 18:47


Jin & Kei

we meet once again


Annoncer la mort de quelqu'un n'était jamais évident. Kei redoutait souvent ces moments. Il y avait comme un air d'inachevé. Quelque chose d’inabouti. Comme s'ils n'avaient pas usé toutes les cartes. Comme si certains dés n'avaient pas été lancés. C'était un sentiment difficile, avec un arrière-goût amer dans le fond de la gorge. C'était une impression de ne pas avoir fait, d'avoir pu faire plus, de ne pas avoir été là au bon moment. Pourtant, il y avait des choses contre lesquelles même le médecin meilleur ne pouvait pas lutter. La maladie. Certaines avaient une telle ampleur sur le corps de leur victime qu'il était impossible de dissocier les deux. D'autres arrivaient rapidement, trop rapidement, et les traitements n'étaient pas suffisants. Il y avait aussi la diversité des cas. Une personne pouvait bien réagir à une série de médicaments, une autre non. Il y avait encore la complexité du corps humain. Ce dernier était une machine, une très belle machine. Mais si l'une des pièces manquait à ses fonctions, cela pouvait devenir mortel. Parfois, le corps réagissait d'une manière étonnante. Parfois il se battait. D'autres il lâchait et s'en allait. Une suite de pronostiques et de statistiques impossible à poser sur papier. Des données floues et invisibles que l'on ne pouvait deviner à l'avance.
Et sans doute que quelque part là-dedans, la volonté de vivre du patient entrait en compte. Enfin... cela pouvait-il vraiment être une information à inclure ? Certains avaient la volonté et partaient. D'autres ne l'avaient pas et restaient.
Lui, par exemple. Il ne l'avait plus. Il ne l'avait pas eue à l'époque non plus. Pourtant il était encore là. Peut-être que son esprit ne voulait vivre mais son corps oui. Il ne saurait trop comprendre pourquoi lui était encore là quand d'autres s'étaient éteints. Peut-être que dans le fond, c'était mieux de ne pas savoir.
Ceci étant dit, le plus dur était d'annoncer la nouvelle. D'annoncer la mort d'un mari, d'une femme, d'un ou d'une ami/e. Ce n'était pas simple. Certaines personnes avaient des réactions virulentes, d'autres étaient juste sonnées par le choc. Ce ne serait jamais facile d'annoncer ce genre de choses. Il n'était pas celui qui annonçait ce genre de choses. Il n'était qu'infirmier. Il ne faisait que répondre aux questions qu'on lui posait une fois que le médecin était parti. Il n'avait dû le dire qu'une fois. Une seule. Et c'était déjà bien trop.
Il en venait toujours à se demander si on l'avait pleuré, à l'époque, en apprenant qu'il était « mort ». Le monde ne tournait plus rond, mais quelqu'un l'avait-il regretté ? Son oncle regrettait sûrement de l'avoir loupé. Mais l'avait-on pleuré à ce moment-là ? Sans doute que non. Le pleurerait-on aujourd'hui ? Une partie de lui voulait espérer que oui, car cela voudrait dire que l'on tenait tout de même à lui non ? Mais une autre partie se disait que c'était peut-être mieux qu'on ne le pleure pas. Il ne méritait pas que l'on pleure pour lui aujourd'hui. Il ne méritait pas non plus que l'on verse des larmes une fois qu'il sera parti.

C'était un cas parmi tant d'autres néanmoins. Triste à dire mais ce n'était pas le dernier. Et il était loin d'être le premier. Revenant vers l'accueil, il soupira faiblement, s'accoudant au bureau dans un air quelque peu démotivé. Il sourit néanmoins à sa collègue qui passait par là, patientant quelques instants avant de se redresser. Il s'étira mollement, et écoutant les directives de sa supérieure qui ne semblait faire que courir partout depuis ce matin, il lui offrit un sourire réconfortant et attrapa le dossier qu'elle lui tendait. Apparemment, il devait soigner un jeune homme qui s'était battu. Etait-ce marqué sur son front qu'il s'occupait souvent de ce genre de cas ? Peut-être.
Haussant brièvement les épaules, il se dirigea vers la salle d'attente, y entrant directement, cherchant du regard son prochain patient. S'il s'était bagarré, Kei le remarquerait certainement. Ce qui ne manqua pas. Lui aussi était abonné, on dirait. « T'es encore vivant ? », demanda-t-il en s'approchant de lui, un sourire malin collé aux lèvres. On avait déjà fait mieux comme salutations Kei merci. Il rit faiblement et mima un air innocent avant d'inspecter rapidement les blessures du jeune homme. « Tu as pris une carte de fidélité pour revenir aussi souvent ? », le taquina-t-il une nouvelle fois, le coin de ses lèvres levé, un air satisfait. « Allons soigner tout ça », qu'il ajouta en lui faisant signe de le suivre.

Il partit alors vers une salle de consultation libre, jetant quelques coups d’œil derrière lui pour voir si Jin-Kyung suivait bien. « Qu'est-ce qu'il s'est passé cette fois ? », l'interrogea-t-il en lui indiquant de prendre place sur le lit. Il posa le dossier sur une petite tablette et prépara le matériel dont il aurait besoin. « Tu sais qu'un jour tu ne pourras plus te relever ? », il lui lança un bref regard. Il disait ça... juste comme ça, dans un petit air inquiet plutôt discret. Etait-il le seul à penser que ce n'était pas bien de se battre ou quoi ? Il enfila une paire de gants et s'approcha du patient, détaillant sa plaie à l'arcade. « On t'a pas loupé », qu'il commenta simplement dans un souffle.
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Je suis la cible qu'il te faut, le satellite en trop. J'ai courbé les épaules et j'ai joué mon rôle. Je suis comme tout le monde. Pourtant malgré moi de la peur je suis l'hôte. Je suis l'enfant d'un peuple sourd. Qu'on vienne à mon secours. J'ai construit des barrières, la vie suit son cours. Je n'attends plus le jour

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MessageSujet: Re: We meet once again. feat [Kei]   Mar 9 Jan - 22:09


Jin & Kei

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Il le voit s'avancer vers lui, de son allure professionnelle voir avec un brin de blasé. "T'es encore vivant ?" Sarcasme savamment bien tourné, il aurait pu applaudir si son poing ne lui faisait pas encore terriblement souffrir. Il n'y est pas allé de main mort tout à l'heure et les phalanges gonflées en plus des gouttes de sang séchées étaient bien là pour le lui faire remarquer. Soit, il avait juste un peu plus bu que de raison et l'adrénaline a fait le reste.
Une carte de fidélité ? Peut-être devrait-il y penser, après tout, il est à peu près sur qu'il va revenir dans les prochains. Lui et son envie d'exploser des visages arrogants. C'est sa nature ou alors tout simplement son caractère de merde, après tout, toutes les excuses sont bonnes pour se justifier. Bien qu'elles ne donnent pas forcément bonne conscience.

Comme un brave toutou - tout du moins c'est l'impression désagréable qu'il se donnait -, il le suivit jusqu'à la salle. Ce n'est que la troisième fois qu'il vient et pourtant, il aurait pu y aller les yeux fermés.
Ce n'est pas que se retrouver ici est très agréable mais il ne nie pas qu'il préfère largement la présence de ce type pour le soigner que la femme froide et passablement repoussante qu'il a vu de ses visites dans une autre clinique. Les frais cliniques, c'est bien mais beaucoup trop onéreux pour son porte-monnaie qui crie famine.

Il s'installe, profitant de la douceur du lit plus attirant que les chaises inconfortables. Bien sûr, il entend les questions parfois indiscrètes du médecin. Il se demande si c'est juste de la curiosité ou bien simplement son job et les politesses d'usage qui vont avec ? Trop de questions insignifiantes pour son cerveau encore bien embrouillé des coups qu'il a pu prendre dans la soirée.
Alors c'est d'un ton se voulant être détaché qu'il répond, passant sur les détails. Après il n'a pas besoin de savoir qu'il est bi et qu'on le prend généralement pour une fille quand la nuit est tombée, non ? Il assume, il vit bien son comming-out précipité pour un jeunot qu'il était.

"Une simple bagarre de rue, quand on me cherche, on me trouve."
Il cru apercevoir un brin d'inquiétude dans sa tirade mais préféra ne pas se faire d'illusions. Les gens qui se soucient vraiment de sa santé ou de vie ne sont que chimériques et comme il a toujours fait dans sa vie, se protéger est le maitre mot. Alors il passe sur ce détail et le scrute, regardant son visage, plutôt beau garçon, avec un sourire sûr qu'il le serait deux fois plus.

Les doigts qui examinent son arcade sont attrayantes - les conséquences d'une soirée sans coup d'un soir commencent à faire surface - et ils se laisseraient volontiers toucher un peu par elles.
Se secouant mentalement devant les conneries perverses qui émergent dans son cerveau, il tente de se concentrer sur les questions qu'il lui pose. A croire qu'il devient plus causant à force de rencontres de ce genre. Peut-être la prochaine fois, ils feront plus amples connaissance ?
Claque mentale, il adore collectionner mais charmer n'est pas trop son genre, il préfère laisser ses proies venir à lui plutôt que de devoir faire des effort. Sauf si vraiment elle lui plait.

"On t'a pas loupé" Bravo Sherlock, ça il s'en est rendu compte sans même s'être regarder la face éclatée dans un miroir. Rien que les tiraillements, la douleur et le sang qui a giclé lui a donné un indice sur la gravité un peu plus sérieuse cette fois de ses blessures. Bien sûr, il n'est pas non plus sur son lit de mort mais son beau visage - une de ses sources de revenus - n'est clairement plus en état de travailler. La fin de mois risque d'être peut-être un peu plus serrer que d'habitude. La soirée termine vraiment dans un triste état...
"Ils ont pris bien plus, crois-moi." Vantardise ? Non, simplement réaliste. L'un fut reparti sur une civière, l'autre clopinant, peut-être un a réussi à être un rescapé chanceux dans la bande...il n'a pas pu bien voir la gravité de ses attaques et ses répercussions.

"Alors je suis le premier de la soirée ? Ou d'autres on eu la même idée géniale que moi ?" Humour ? Bien sûr, il veut au moins pouvoir se détendre un peu, et après avoir été soigner, il rentrera chez lui, seul et fatigué. Rattrapé ce qu'il peut serait pas plus mal pour son esprit encore légèrement colérique. Surtout lorsqu'il est arrivé et que la femme de l'accueil, aimable comme une porte de prison, lui a simplement désigné la salle d'attente d'un œil dédaigneux voir critiqueur...il déteste les gens qui porte des jugements et pète plus haut que leur cul.
"Pressé de retrouver votre compagne ?" Comment tâter le terrain ? D'une pierre de coup, savoir s'il est célibataire et également de quel bord...amusant.

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MessageSujet: Re: We meet once again. feat [Kei]   Mer 10 Jan - 12:24


Jin & Kei

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Des cas, on pouvait dire qu'il en avait vus. Bien évidemment, cela venait avec le métier. Il ne se plaignait pas de cet fait-là, néanmoins certains cas étaient toujours plus durs que d'autres. Principalement quand cela touchait des enfants.
Il ne savait pas pourquoi lui-même se sentait autant désemparé lorsque c'était un petit garçon ou une petite fille qui arrivait dans un état critique. Peut-être qu'il avait peur de ne pas réussir à les sauver. Après tout la perte d'un enfant était terrible. Une épreuve quasi insurmontable. Il ne savait pas. Il n'était pas père. Il ne le serait jamais. Mais il supposait que ça l'était au vu des larmes des parents qui apprenaient la mort de leur bambin. Et puis, sans doute qu'en voyant des enfants, il se rappelait sa propre arrivée à l'hôpital. Bien sûr il était plus âgé que la plupart à cette époque-là mais les souvenirs restaient néanmoins. Il se souvenait qu'il avait été seul à ce moment. Personne pour lui tenir la main ou le rassurer alors qu'il était allongé et transporté dans une chambre. Personne pour lui dire que tout irait bien quand on commença à panser ses plaies. Personne pour lui répéter en continu que ses parents étaient sur le chemin. Il n'avait plus ses parents à cet instant-là, et ça l'avait pesé.  Il aurait voulu qu'ils viennent le rejoindre. Il aurait qu'ils soient là, qu'ils soient à ses côtés. Il aurait voulu être apaisé. Mais rien. Que le froid.
Et enfin une chambre vide. Le lit à côté du sien avait été vide. Coup de chance ou simple hasard il n'en savait rien. Cela avait été utile quand le policier vint lui rendre visite. Au moins personne n'était là pour entendre ce qu'ils pouvaient bien raconter.
Alors en voyant des enfants arriver ici, ou des adolescents, il se rappelait sa propre expérience dans un hôpital. Il se rappelait son propre vécu et les circonstances qui l'avaient ramené là. Il se souvenait d'avoir voulu quelqu'un à ses côtés et pour ces patients-là, il devenait cette personne. Il essayait au moins. Jusqu'à ce que les parents ou des proches n'arrivent pour prendre le relais. Jusqu'à ce qu'il soit certain que ce garçon ou cette fille allait être rassuré/e.
Quand ils étaient réveillés, il tentait d'aller les voir le plus vite possible, surtout après une lourde opération. Pour encore une fois s'assurer que tout allait bien. Il agissait de la même manière pour n'importe quel patient, mais il donnait encore plus de sa personne pour les jeunes.

Alors pourquoi sa manière d’accueillir ce patient-là laissait à désirer ? Pas qu'il ne l'appréciait pas, il ne le connaissait pas assez bien pour dire si oui ou non il l'appréciait. Juste que... c'était un peu un habitué. Du moins c'était l'étiquette que Kei lui avait collé. Il le voyait toujours pour la même chose, en plus. Des blessures liées à une bagarre. Sérieusement, pourquoi vouloir s'infliger cela ? Pourquoi vouloir à tout prix user de ses poings ? A quoi cela servait-il ? A se défouler ? Mauvaise excuse selon lui, il y avait le sport. La boxe, la natation, même la course. Il avait toujours une autre façon de libérer son énergie. Alors pourquoi ? Pour prouver qu'on était la plus pomme du pommier ? Sordide. La réponse du patient le fit hausser le sourcil. Une simple bagarre de rue ? Il l'observa en silence un instant. Quand on le cherchait on le trouvait. Hum. Eh bien on l'avait bien trouvé, apparemment. Mais pour ne pas fragiliser la fierté du patient il ne dit rien. Il se permit simplement une esquisse amusée, un rire ronronnant faiblement dans le fond de sa gorge.
Il détailla sa plaie à l'arcade pour commencer, vérifiant s'il y avait besoin de points de suture ou non. Puis il désinfecta la blessure et nettoya un peu tout ce sang qui recouvrait sa peau. « Ha ? », demanda-t-il, « Pourtant t'es le seul qui est venu à l'hôpital », il lui lança un sourire taquin tout en continuant ses gestes. En réalité il ne savait pas si d'autres patients avaient été admis pour le même type de blessures. Il trouvait juste cela plus amusant de l'embêter sur le sujet. C'était de bon cœur. « Le premier de la soirée », confirma-t-il. Et à nouveau, ce petit air inquiet refit surface, se collant à sa peau comme un masque. Il ne pouvait pas s'en empêcher. Il s'inquiétait. Pour tout le monde. A chaque fois. Quelqu'un pouvait-il donc lui dire un jour que ce n'était pas une chose de réagir ainsi ? Il disait ne pas s'impliquer et pourtant il souhaitait que Jin-Kyung arrête de se battre. Pourquoi ? Il ne savait pas. Cela pourrait l'aider. Non ? Il pouvait essayer. Tout comme il avait essayé avec Nao à l'époque. « T'es le seul avec une idée aussi brillante ce soir, félicitations », un léger rire vibra dans sa gorge. Félicitations ? Et quoi tu l'encourageais maintenant !? « Ma compagne ? », répéta-t-il, attrapant un pansement afin de le poser sur son arcade, « Intéressé ? », ajouta-t-il, haussant un sourcil dans une moue joueuse. Il rit doucement ensuite, secouant son visage à cause de sa propre bêtise. « Personne ne m'attend et je n'attends personne », il haussa les épaules. « Et toi ? T'es près pour ton rendez-vous avec de l'aspirine et de la glace ? » – idiot, c'était ça ta manière de soigner les gens maintenant!? « Ton arcade n'a pas besoin de points de suture, t'as de la chance », indiqua-t-il en désignant rapidement la plaie. Il appliqua un autre produit à cause du saignement et vint ensuite y placer un pansement dans un sourire. Ses mains se posèrent sur sa nuque et son cou, appuyant doucement sur sa gorge. « Tu ressens des vertiges ? Des maux de tête ? », le questionna-t-il en le regardant.
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