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 Just a little compassion feat [Nao]

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♦♦♦
Lee Jin-Kyung
Le messager des Saints

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That's my job : Serveur dans une café du type Starbuck / & Etudes de danse/mannequinat
That's where I live : Dans un p'tit appartement, avec deux chats. Je vais finir vieille fille - au masculin pleaz - il parait.
Juste une photo de toi :
♦♦♦

MessageSujet: Just a little compassion feat [Nao]   Jeu 4 Jan - 19:44

Just a little compassion
Quatre heures de cours, il n'en peut plus, la dernière heure touche à sa fin et il scrute avec impatience l'horloge simulant l'heure, au-dessus de la porte, comme un appel de délivrance. Il n'attend qu'une seule chose, pouvoir lever son cul et foncer dans la salle de danse, histoire de décrasser son corps endolori par le bois de la chaise.
Être mannequin ne fait pas tout, c'est vrai, mais devoir subir le monologue rébarbatif et soporifique de ce professeur lambda, est tout bonnement insupportable. Quand bien même il aime poser, écouter les astuces et conseils sur les meilleures poses, jouer de son profil, et les politesses d'usage pour les remerciements, ce n'est clairement pas son truc. Il fait au feeling et advienne que pourra. Comme dirait le dicton.
Se forçant à gesticuler pour ne pas avoir de fourmis dans les jambes, il prit soin de faire le moins de bruit possible. Le professeur a cette tendance à coller juste pour un toussotement gênant, ou bien même un crayon qui tombe. Ridiculement stricte.
Il ne l'aime pas, pour tout dire, il a l'impression de voir une infime image de son père se projeter sur lui, et s'en est frissonnant d'inquiétude.
Certes, il porte le même nom mais il est à l'autre bout du monde, dans un endroit où son vieux ne viendrait jamais le chercher - s'il n'est pas mort depuis - simplement les douleurs du passé sont encore fugaces et par moment, elles le paralysent psychologiquement.

Son crayon en main, il note quelques informations qu'il jugera plus tard si elles lui sont réellement inutile, juste histoire de faire croire à son attention. Décorant sa feuille de petits dessins dans le coin, pour tromper l'ennui. Son voisin n'a rien d'un apollon. On dirait plutôt le phénomène de mode du moment, qui sera vite mis dans un placard quand les femmes - des harpies - s'en seront lassés. Il ne fait pas parti de cette catégorie mais il n'est pas non plus à l'abri de voir ses contrats diminués. Déjà qu'il ne croule pas sur l'or... Être étudiant n'aide pas à avoir le temps de poser, alors son petit job de serveur lui est très utile.

Perdu dans ses pensées - en ayant pris soin d'oubli le visage du jeune garçon à ses côtés -, il est surpris d'entendre la sonnerie, range ses affaires en toute hâte et se précipite sur la sortie - déjà bien bouchonné par les plus rapides -.
Même pas de sourire à ce prof, pas "aurevoir" larmoyant, les élèves tracent leur route, sauf une ou deux petites groupies avares de bonnes notes, qui attendent de pouvoir charmer l'enseignant. Pathétique.

Sillonnant les couloirs, il retourne à son casier, chope ses affaires de sport et balance sans aucun regret ses cahiers à l'intérieur, soulagé de s'en débarrasser aussi facilement. Il ne compte pas les heures de travail qui l'attendent, avachis sur sa chaise, devant l'ordinateur, un crayon à la main - studieux comme toujours - et le café bouillonnant dans une tasse. Non, pour le moment, il se concentre sur l'heure de liberté qui lui tend les bras.

Comme un appel silencieux, il ne met pas bien longtemps à retrouver la salle en question. Porte entrouverte, il entend une douce mélodie s'en échapper. Signe d'une phase d'étirement ou de repos. Il soupire, la salle est déjà prise. Pourtant à cette heure-ci, rares sont les étudiants qui veuillent rester enfermé entre ses quatre murs. Un brin de masochisme dans l'air.

Se passant une main dans les cheveux et sans aucun once de bienséance, il pousse la porte et entre, tombant sur un corps étendu à même le sol.
Surpris, mais non moins curieux, il ose un sourcil, croise les bras et campe sur ses positions.
"Une salle de danse n'est pas fait pour dormir !" clame-t-il, froidement, comme à son habitude.
Balance ta vie dans les orties. Ça te gratte jusqu'à la moelle


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Tokunaga Nao

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That's my job : Etudiant en danse, assistant photographe de jour et barman la nuit
That's where I live : Tadanashi
♦♦♦

MessageSujet: Re: Just a little compassion feat [Nao]   Mer 10 Jan - 11:45


   
   
   
   

   
Just a little compassion

   
Nul n'a autant de compassion pour un menteur qu'un autre menteur.

   
Une semaine, voilà déjà une semaine que l’enfer s'est produit à cette soirée. Techniquement, je devrais d’ailleurs être encore à l’hôpital, allongé bien tranquillement dans ce lit froid à attendre que mes blessures se soignent. Mais voilà, ne supportant pas de rester à ne rien faire, sans aucun contrôle sur ma vie , je me suis bien vite décidé à quitter cet endroit sordide, certes sans le consentement des médecins, mais qu’importe, de toute façon rien n’aurait pu m’empêcher de rater l’anniversaire de Jae Won, pas même la colère de Kei avec qui j’ai volontairement mis une certaine distance, me sentant bien trop coupable pour croiser son regard après ce qu’il sait passé. Après, je vous l’accorde, ce n’est pas parce que je suis sorti de l’hôpital que cela veut dire que je ne peux pas rester allongé dans mon lit, mais là encore, c’est une chose plutôt compliquée à faire pour moi. Beaucoup me traiteront d’ailleurs d’idiot, voire d’imbécile, et ils auront probablement raison. Après tout, quelle personne sensée s’amuserait à reprendre le court de sa vie comme si de rien était alors qu’il a reçu il y a peu une balle dans l’épaule et l’estomac ? Clairement personne, personne sauf moi bien évidemment. Quotidiennement blessé par n’importe quelle bagarre, j’ai toujours fait en sorte d’assumer mes conneries en allant travailler ce n’est donc pas des balles dans le corps qu’il allait changer quoi que ce soit. Bien que … je l’avoue la douleur ressentie est mille fois pire que celle due à de simples coups. Durant les premiers jours, j’ai d’ailleurs eu énormément de mal à marcher, et même simplement à respirer et le fait que j’ai forcé le 31 pour ne rien laisser paraître face à mon coréen n’a en rien arrangé les choses. Cependant, malgré ça, j’ai continué à avancer dans ma petite routine quotidienne tant bien que mal. La case cours n’était donc pas un élément à négliger bien que danser avec des blessures aussi conséquentes que les miennes soit clairement une folie pur et simple.

Et donc bien évidemment, aujourd’hui n’a pas fait exception à la règle. N’ayant cependant pas de séance photo prévue aujourd’hui, j’ai profité d’avoir un peu de temps libre au niveau de mon travail entant qu’assistant photographe pour me rendre à la fac. Par chance, mon horaire de cours aujourd’hui est assez vide, cela m’a donc permis de me rendre assez rapidement en salle de danse. Pour quoi faire me direz-vous, alors que je n’ai pas cours ? Et bien tout simplement pour m’entraîner. N’ayant déjà pas un super bon niveau en danse, l’évènement de noël ne m’a en rien aidé à ne pas prendre du retard, voilà pourquoi il est essentiel pour moi de m’entraîner durement, même si clairement mon corps me fait très vite sentir que ce n’est pas la meilleure idée du monde. Passant malgré tout au-dessus de la douleur me tiraillant l’épaule et l’estomac, j’ai dansé une bonne heure avant de finalement m’écrouler au sol d’épuisement.

Reprenant difficilement mon souffle sous la blessure situé à mon estomac, je ne peux m’empêcher de grimacer alors que je diffuse finalement une musique plus apaisante pour m’aider à me calmer plus facilement. Si Kei me voilait en ce moment, nul doute, qu’il me ferait passer l’idée de recommencer à danser alors que je ne suis pas totalement guéri. Et honnêtement, quand on voit à quel point je souffre en ce moment, je ne pourrais que lui donner raison. Mais bon, ce qui est fait est fait à présent, je me contente donc d’essayer de respirer doucement espérant que la douleur s’estompe rapidement avant de finalement entendre une voix résonner dans la salle.

Étant au sol, je ne me suis pas rendu compte qu’une personne était entrée, mais alors que je m’apprête à rembarrer cette personne, lui clamant haut et fort que je fais ce que je veux, mes yeux se pose finalement sur un visage familier qui me stoppe immédiatement dans ma mauvaise humeur.

-« Ha, ce n’est que toi ! Lâchais-je dans un soupir en reposant ma tête sur le sol. Je t’y verrais bien toi à essayer de danser avec des blessures par balle. »

Mon état n’est pas vraiment un secret et puis de toute façon ce qu’il sait passer ce soir-là a largement été diffusé dans toute l’île pour que Jin-Kyung soit au courant de la situation.

-« Par pitié, je ne suis pas d’humeur à me battre avec toi ou à faire … quoi que ce soit d’autre … »

   ☾ anesidora


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