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 fragile | ft Ji Eun

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Nishimura Kei
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MessageSujet: fragile | ft Ji Eun   Dim 5 Nov - 21:56


Ji Eun & Kei

fragile


Les nuits devenaient de plus en plus longues. Le noir semblait s'incruster de plus en plus dans le décor ambiant. Comme s'il refusait de s'en aller. Comme s'il refusait de quitter le ciel. Comme s'il avait trouvé sa place, et qu'il comptait bien la garder. Et avec lui s'était installé le froid.
Le froid qui s'infiltrait sur sa peau et sous ses vêtements. Le froid qui le faisait frissonner, et trembler. Le froid qui le faisait se rappeler. Le froid qui le faisait se perdre. Dans des images d'autrefois. Dans des sons oubliés. Dans des souvenirs d'une autre vie. Le froid qui le faisait songer à ce qu'il avait été, ce qu'il était et surtout, ce qu'il n'était plus.
Il se retrouvait recroquevillé dans son lit, les doigts agrippés à la couverture, le regard perdu dans un nuage d'obscurité. Et il se souvenait. Il se souvenait de ce soir-là. Il se souvenait de cet instant où il avait dû se cacher dans les buissons. Il se souvenait de tout. Des bruits. Des mouvements. De sa propre respiration saccadée. De son propre cœur qui s'emballait. De la peur qui le faisait trembler et du froid qui le faisait frissonner. Il se souvenait de ces visions d'horreur qui hantaient ses nuits. Il se souvenait de tout.

Il se souvenait de ce garçon qu'il rêverait être, mais qu'il n'était plus. Il se souvenait de cet adolescent qu'il avait été, ou qu'il pensait avoir été et qu'il devait oublier. Il se souvenait de cet homme qu'il s'était toujours vu devenir. Il se souvenait de ses espoirs naïfs et innocents d'une époque révolue.
Il se souvenait de sa maison. Celle qui l'avait vu grandir, et celle qui l'avait vu partir. Il se souvenait de son jardin. Celui sur lequel il s'était tant amusé, et celui dans lequel il s'était caché. Il se souvenait de la chaleur, de la tendresse, de l'amour. Il se souvenait du froid, de la peur et de la solitude.
Il se souvenait de qui il était, et il se souvenait de celui qu'il ne pouvait plus être.
Il ne pouvait plus être Kousuke. Il devait jouer un rôle. Il devait être quelqu'un d'autre.
Des années s'étaient écoulées depuis le jour où cet officier de police lui avait donné une nouvelle identité.
Des années qu'il supportait, mais qu'il n'arrivait pas à accepter.

On l'appela. Doucement. Prononçant ce prénom qu'il détestait. Articulant ce prénom qu'il n'avait d'autres choix que de porter. Il n'aimait pas être appelé ainsi. Il n'aimait pas ce prénom.
Cependant, il releva la tête dès que les sons quittèrent les lèvres de sa collègue. Il n'aimait pas ce prénom, mais c'était le sien, d'une certaine façon. Un sourire se dessina sur ses lèvres alors qu'il préférait effacer toutes traces d'amertume et de tristesse de son visage. Il hocha quelque peu la tête aux paroles de sa collègue et lui confia le dossier qu'il tenait entre ses doigts.
Il en rêvait, parfois, de pouvoir tout avouer. De pouvoir tout raconter. Mais la peur de se retrouver face à son oncle le clouait sur place et le rendait soudainement silencieux. Il n'y arrivait pas. Il était terrifié à l'idée que l'autre homme ne le retrouve.
Ses jambes se mirent à bouger, ensuite, et il rejoignit la patiente dont on s'était déjà occupé dans une salle, au fond d'un couloir. C'était l'heure de sa pause, mais il préférait venir ici. Sa main frappa quelque peu la porte et il patienta quelques secondes avant d'entrer. Le coin de ses lèvres se leva un peu plus. « Je suis venu voir si tout allait bien », qu'il expliqua d'une voix sereine tout en s'asseyant sur un petit tabouret à côté d'elle. Ji Eun. Certainement la patiente la plus adorable de cet hôpital. « Et ça tombe bien, c'est l'heure de ma pause », ajouta-t-il d'une voix rieuse. Ses prunelles observèrent méticuleusement la jeune femme, déviant rapidement sur la machine et les fils qui la reliaient à la patiente. Et après avoir vérifié que tout était bien en place, son regard remonta dans celui de Ji Eun. « Qu'est-ce que tu me racontes de beau alors ? », demanda-t-il, « Les études se passent bien ? », et une douce esquisse se plaça sur ses lèvres alors que son regard guettait le moindre changement chez la jeune femme, ou sur la machine.
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MessageSujet: Re: fragile | ft Ji Eun   Mar 7 Nov - 23:36


Ji Eun & Kei

fragile


Quand le soleil déclinait dans le ciel et laissait sa place à la lune, quand toutes les lumières devaient être allumées pour qu'on puisse y voir quelque chose tu te demandais comment demain serait. Cette noirceur qui apaisait certains, était égale pour d'autres te terrifiait comme si tout était fin. Le rideau tombait et tu savais que lorsque tu fermerais les yeux tu allais quitter ce petit pouvoir de contrôle que tu avais. Tu allais laisser ton corps décider pour toi ce qui allait se passer. Tes fonctions vitales prendront le relais sur un esprit endormi. Tu connaissais ce fonctionnement par cœur tu l'avais étudié en profondeur, avec minutie et concentration. Tu savais tout ce qu'il se passait pendant que cette zone de ton cerveau était au repos. Mais le pire était sûrement que tu connaissais aussi ta maladie. Qu'après l'avoir subit pendant des années tu avais pu l'appréhender avec des cours que tu avais eu. Mais rien n'était la pour te rassurer. Et si c'était la journée avec trop de toxine ? Et si tes reins défaillaient encore plus pendant la nuit? Tes angoisses venaient aussitôt que le soleil se couchait. C'était comme une peur incontrôlée et presque infondée. Mais tu ne diras rien. Tu ne diras rien car à ce moment, lorsque tu te couches, il n'y a personne et que tu laisses ton être s'engouffrer dans la peur. Parce que tu sais que seule tu n'inquiètes personne, tu n'as personne à rassurer. Tu es juste toi, dans son essence la plus imparfaite, la plus fragile.

Ces soirs de solitude et d'inquiétude ne cessaient de se multiplier mais que peux tu faire contre ça ? Tu es de ceux qui pensent aux autres avant elle même, et qui pourtant se trouve égoïste d'accourir chez quelqu'un en prétextant vouloir l'aider alors que la solitude te rongeait et que tu te sentais presque soulagée de ne plus être seule. Mais tu avais toujours ce soucis du bien être des autres. Une vocation qui se transforme en rêve pour finir en un travail acharné avec des études longues et fastidieuses. Mais tu ne regrettais rien, c'était ta philosophie.
Chaque jour qui passait offrait une nouvelle vision. On aimait la journée ou on la détestait. Repensant à Shinobu on pouvait aisément deviner qu'il détestait toute journée où il te croisait. C'était drôle et désolant à la fois.


Lorsque tu étais clouée sur ce fauteuil avec cet appareil qui faisait un bruit de tous les diables tu ne laissas rien paraître. L'infirmière était venue l'installer alors que tu lui avais souris et proposer un cookie avec toute la gentillesse que tu possédais. Mais lorsque la porte se fermait qui savait ce qu'il se passait. Tes yeux regardèrent la porte se fermer avant que ton sourire ne disparaisse complètement. Ton dos pris appuie sur le siège et tes yeux fixaient l'extérieur que tu observais à travers la fenêtre. C'était comme une scène au ralenti, un silence prenant, une douleur aiguë mais pas une plainte, pas un grincement. Quelle heure était il ? Quel jour étions nous ? Toutes ces notions de temps disparaissaient lorsque tu sentais ton sang te quitter pour mieux te revenir. C'était comme si ton corps avait décidé d'être son propre poison. Est ce qu'il serait fier de te voir te battre ainsi? Finalement ce n'était pas plus mal qu'il ne voit pas tout ça.
Mais malgré tout tu gardais ce bipeur avec toi. Celui qui t'annoncerais si une greffe était possible. Tu rêvais de le voir s'allumer mais tu ne savais même pas comment réagir. C'était toujours une épreuve déchirante que d'entendre le bipeur d'autres patients comme toi. Déchirants car tu étais généralement heureuse pour eux, tu les félicitais en le pensant, sincèrement. Mais au fond cette question te taraudait, et si il ne sonnait jamais pour toi? Tu supposais que le voir sonner te rassurais, ça arrivait.

Alors que tu étais plongée dans tes pensées tu entendis toquer et machinalement tu te redressa sur ton siège en frottant tes yeux au cas où. Ton regard se porta sur la porte pour voir qui entrait avant que ton sourire ne se multiplie d'une joie que tu ne pouvais dissimuler. " Kei- sama, bien sûr que tout va bien, surtout quand tu viens me rendre visite. " Tu ris doucement et voudrais te lever pour l'accueillir comme il se doit, mais tu as une genre de dispense, alors tu le regardes simplement. Lorsqu'il s'installe à tes côtés tu souris. " Tu viens pendant ta pause ? Me voir ? Han je suis touchée ! Bon alors tu ne seras pas réprimandé si quelqu'un passe ! Tu étais la seule à comprendre mais bientôt il comprendra. Prenant une boîte que tu avais posé sur le côté tu l'ouvris et lui tendit. Dans cette boîte des cookies à foison, fais maison bien sûr. " Sers toi, je les ai fait pour toi principalement " Souriant tu lui laissais la boîte avant de réfléchir à sa question.
Qu'est ce qu'il se passait de nouveau dans ta vie ? " On m'a pesée, j'ai encore perdu du poids.. tu sais combien de filles rêveraient d'être à ma place ? " De l'humour, toujours de l'humour, toujours un sourire, jamais une larme en publique. Finalement vous vous ressembliez. Tu n'avais pas changé de prénom, ni de nom, tu avais gardé précieusement celui de ton père, tu avais accepté de traîné ton passé mais tu ne disais rien. Ni les cauchemars qui hantaient tes rêves, ni cette vision agréable et si douloureuse du seul homme qui a jamais marqué ta vie. Ni même cette peur que tu développais pour une mort certaine. Et si tu n'arrivais pas à être diplômée avant ? Mais tu chassais ses idées en continuant de sourire. " Tu sais très bien comment sont les études.. C'est long, c'est hyper complexe et pourtant je continue parce que j'aime ça.. vas y traite moi de maso " Ton rire retentit une nouvelle fois dans la pièce. " Et toi alors Kei? Les infirmières ont enfin décider de t'élire le plus bel infirmier de l'hôpital " Un clin d'oeil, tu aimais le taquiner. " Quoi de beau ? "






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MessageSujet: Re: fragile | ft Ji Eun   Jeu 9 Nov - 23:36


Ji Eun & Kei

fragile


Combien de temps encore allait-il rester bloqué ? Combien de temps encore allait-il repensé ? Combien de fois l'avait-il déjà fait, ces maniements de son esprit pour remodeler le passé ? Pour le calquer dans ce dessin de la vie rêvée et admirée. Dans ce tableau clair, agréable et imposant. Dans cette aquarelle colorée, presque parfumée, au rythme des pinceaux dansants.
Longtemps, qu'il se murmurait à lui-même. Trop longtemps, qu'il rajoutait. Parfois. Parce qu'il avait lui-même conscience qu'il était coincé. Coincé dans ce passé, dans cette obscurité, dans la noirceur de son âme et de ses idées. Coincé dans ces cauchemars, dans cette monstruosité humaine. Coincé dans ces questionnements, dont les réponses s'étaient estompées avec le temps, et les larmes. Il serait là pour plusieurs années, au moins. Non. Il serait sans doute là pour le restant de sa vie. Et toujours cette idée qui revenait. Qui le hantait. Qui lui traversait l'esprit à chaque fois qu'il revoyait le corps de sa mère qui s'affaiblissait sur le sol. Tout serait peut-être mieux s'il s'était écroulait, ce soir-là. Avec sa mère, sur le sol du couloir de leur maison. Tout serait mieux, puisqu'ils seraient avec elle. Avec eux. Il ne souffrirait plus. Il n'y penserait même pas. Il serait heureux, sans doute. Il supposait, du moins.
Puis il se reprenait. Yukie voudrait le voir en vie, plutôt que devenir un corps étendu, sans vie. Mais ne l'était-il pas ? Sans vie. N'était-il pas mort de l'intérieur depuis ce soir-là ? Il ne se sentait pas réellement vivant. Il ne se sentait plus vivant depuis. C'était comme si on lui avait ôté quelque chose. Comme si on lui avait retiré un bout de son âme, un bout de sa vie, un bout de son tout. On lui enlevé ses parents, ses piliers, sa fondation, son bonheur. Que lui restait-il alors ? L'espoir, qu'on lui répondrait. Le néant, qu'il décrierait. Car il ne connaissait plus cela. L'espoir. Il espérait, comme tout le monde. A la différence que Kei n'espérait plus pour lui.
Il espérait que le monde change et qu'il devienne meilleur. Qu'il reprenne ses belles couleurs et qu'il délaisse cet air maussade pour une mélodie joyeuse. Il espérait que la vie soit plus clémente et doute. Qu'elle arrête ses manigances et libère les malheureux qu'elle trimbalait. Il espérait que tout change. Que les patients de cet hôpital guérissent.
Il espérait pour les autres, pour le monde, pour la nature. Il ne pensait plus à lui.
Tout simplement parce qu'il n'avait plus aucune espérance pour lui. C'était fini. Depuis longtemps.
Probablement que si sa disparition permettrait au monde de mieux tourner, et de retrouver ses saveurs d'autrefois, il s'éteindrait. Il s'abandonnerait à un sommeil éternel sans y songer à deux fois.

Malheureusement, il était là. Encore. Toujours.
Il survivait. Du mieux qu'il le pouvait.
Et puis, il était un autre. C'était cet autre qu'il faisait vivre. C'était cet autre qui souriait, soignait, pansait, parlait, respirait. Et lui s'enlisait dans ce quotidien, dans ce rythme qu'il avait adopté, dans cette répétition des jours, des semaines, des mois, des années. Il suivait, subissait, se soumettait.
Un faible rire retentit contre ses lèvres alors qu'il commentait, « J'ai cet effet, oui » dans un bref haussement d'épaules. Il n'aimait pas spécialement ce « sama » qui trônait à la fin de ce prénom inconnu, mais il n'en dit rien, préférant laisser passer le sujet tout en s'installant à côté de la patiente. « Sois flattée, je le fais pas pour tout le monde », précisa-t-il dans un clin d’œil. S'il pouvait, il viendrait dès qu'il le pouvait, rien que pour la voir. Rien que pour s'assurer que tout allait bien. Il resterait avec elle, le temps que la machine ait fini son travail. S'il le pouvait. « Réprimandé ? », chuchota-t-il dans un air perdu, ne comprenant pas pourquoi il le serait, avant qu'un rire n'étoffe son visage. Il prit un gâteau, remerciant la jeune femme d'un signe de tête ponctué d'un large sourire, puis croqua fièrement dans le biscuit. « C'est gentil, merci », dit-il, mâchant lentement la nourriture, « Ils sont très bons » et il lui offrit un nouveau sourire. Combien de pensées sombres cachaient-ils derrière ce genre d'esquisses ? Il ne comptait plus. Et il savait qu'il n'était pas le seul à user de cette méthode.

Son sourire perdit de son ampleur, néanmoins, étant remplacé par une moue inquiète. Ses sourcils se froncèrent faiblement et il avala le reste de gâteau qu'il tenait dans sa main. Ses prunelles détaillèrent Ji Eun un moment, dans le silence, et sa tête se pencha sur le côté. Un fin sourire étira ses lèvres et il secoua la tête, dans une mine amusée. Hors, au fond, il ne l'était pas. Il était déconcerté par cette nouvelle, et alarmé. Il n'en dit rien, cependant, et se contenta d'attraper un autre gâteau pour en placer un bout dans sa bouche. Il mastiqua, lentement, un peu trop peut-être, alors que ses iris détaillaient avec une précision certaine le visage de Ji Eun. Ce sourire qu'elle affichait masquait beaucoup de choses. Un peu comme lui. Ses lèvres se haussèrent largement à l'entente du rire de la jeune femme. Tendre mélodie. « Maso », et son sourire se fit quelque peu joueur avant qu'il ne se mette à rire à son tour. « On est tous masos ici de toute façon », il haussa les épaules, mangeant le reste du biscuit. Il ne mangeait pas parce qu'il avait faim. Il voulait lui faire plaisir – puis il ne pouvait pas nier, ces biscuits étaient divins. Il toussota faiblement, puis laissa son rire l'emporta, animant sa gorge dans un son un peu plus fort que précédemment. « Le plus bel infirmier de l'hôpital ? Trop d'honneur », son rire poursuivit quelques instants son chemin, « Et... », continua-t-il, prolongeant la syllabe dans un air songeur, « Pas grand chose », il haussa les épaules, « Je me lève, je travaille, je rentre, je dors », à peu de choses près, c'était cela. Il ne dormait pas vraiment. Trop de cauchemars.

Il ne mentait pas, cela dit. Il ne faisait pas grand chose. Il ne lui arrivait pas grand chose non plus. Tant mieux, d'une certaine manière. Cela voulait dire que personne n'avait trouvé la faille dans son masque. La fissure qui le trahirait. Sauf... « J'ai revu une amie d'enfance dernièrement », un sourire timide, nostalgique, quelque peu triste égaya ses lèvres, « C'était sympa », et c'était tout ? Juste sympa ? « La dernière fois que je l'ai vue remonte à... », il fit mine de réfléchir. Son regard s'assombrit un instant, ses souvenirs défilant devant ses yeux ouverts. La dernière fois qu'il l'avait vue, il avait semblant de ne pas la connaître. Et les fois d'avant aussi. Hors ça, il ne pouvait l'avouer. Cela reviendrait à avouer qu'il était un autre. Et la dernière fois qu'il l'avait vue en étant vraiment lui-même remontait à... « Longtemps », finit-il dans un chuchotement. Il n'évoquait pas beaucoup le passé. Ce « avant » dont tant de personnes parlaient ici et là. Lui en parlait rarement. Et c'était peut-être l'une des premières fois qu'il nommait son enfance. « Mais sinon rien », et un sourire était à nouveau présent sur ses lèvres. Comme s'il n'avait pas replongé dans des images d'un temps révolu. « J'attends mon prix du plus bel infirmier avec impatience », blagua-t-il, riant encore une fois. Le rire, cette barrière invisible qui existait que pour couvrir ces larmes qui menaçaient de couler. Cette peine qui menaçait de s'exprimer. Ce regret qui menaçait de le secouer.
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