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 Break Time / Ft Sanjay

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Im Ji Eun

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That's my job : distribution de tract.. mais étudiante en médecine parallèlement
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MessageSujet: Break Time / Ft Sanjay   Dim 5 Nov - 15:36




Break Time
L'hôpital n'est pas un lieu de travail..enfin sauf pour les médecins, monsieur.
 On connaît tous ce bruit désagréable. bip bip. On connaît tous ces murs blancs, jaunâtres pâle, ou bien plus vert, des couleurs claires, pas vraiment nos préférées. On reconnaît aussi cette odeur spécifique d'antiseptique, de plastique, de tout ce qui n'a pas d'odeur. C'était cette ambiance lourde, silencieuse et incroyablement bruyante que chacun évoluait. Ici, tu étais de ces personnes aux blouses blanches. Ces personnes qui se faisaient alpaguer pour un oui, pour un non. Le stress était à son comble, les esprits s'échauffaient souvent, les larmes souvent glissaient sur des joues déjà creusées d'anxiété. Souvent tu observais autour de toi et quand ton tuteur ne te donnait rien à faire tu allais voir ce petit qui ne cessait de pleurer avec sa mère apeurée qu'il n'ait quelque chose de grave. Tu venais souvent avec des denrées qu'on leur interdisaient et ton sourire comme consolation. Parfois, une famille trop inquiète attendait du réconfort que tu essayais d'apporter. Après tout tu avais cette blouse blanche, ce nom écrit en toutes lettres, Im Ji Eun . Ça ne sonnait pas très japonais mais ta langue claquait parfaitement sur ton palais et ta bouche prenait différentes formes qui te permettait donc de parler un japonais presque parfait. Pour certains, le dédain n'était pas loin. Être interne n'était pas la position la plus facile. Rejeter par certains, attendus par d'autres, jugés de tout, constamment dans l'attente de faire quelque chose avant de devoir appliquer à la perfection des heures de théories en cours. Mais qui baissait les bras ? Certainement pas toi. Toi avec ton sourire ineffaçable. Toi avec tes manies de vouloir bien faire, partout, tout le temps. Toi qui t'effaçais pour laisser place aux autres, les écouter, les rassurer.

Im Ji Eun, tu es avec moi aujourd'hui. Ton nom venait d'être lancé, devant le tableau de toute l'organisation de l'hôpital. Enfin chaque partie avait le sien. Aujourd'hui se serait les soins. En soit le travail n'était pas bien compliqué. Il fallait vérifier les donnés des personnes, leur donner leur médicament et voir si tout se passait bien, une journée tranquille s'annonçait. Et pourtant en voyant la pile de patient ça n'allait pas être si folichon. Non pas que tu voulais que tout le monde soit malade pour avoir du travail mais tout de même. En prenant le dossier que te donnait ton tuteur tu le regarda un moment. Une petite moue naquit lorsque tu vis le nombre de patients. Cinq. Vois le côté positif, je vais pouvoir passer du temps avec eux ! Ton sourire revient alors que tu commences la première chambre, les premiers médicaments, les premiers rires. Le deuxième, le troisième et puis le quatrième. Regardant l'heure à ton poignet tu entre en souriant et tirant le chariot avec toi.

Un coup d'oeil à l'intérieur et tu vois que le patient est encore endormi. Rapidement du jette un coup d’œil à son dossier que tu avais, tu l'avoues, oublier avec ces autres patients. " Surmenage " Murmure tu avant de regarder l'homme allongé. Tu aurais presque pu être impressionnée si il n'était pas si pâle. Son visage était presque parfait et te fis de pencher légèrement pour l'observer. " Woh... même son nez est parfait "Encore une fois tu chuchotais pour toi en soupirant un peu avant de changer la poche qui se trouvait à sa perfusion. C'était assez fréquent ce genre de patient. Il donnait tout pendant des jours et des jours avant de tomber à la renverse et finir chez vous. Allongé, alité, avec une perfusion dans le bras. Pour quoi ? Pour bien faire ? Gagner de l'argent ? Et si leur métier ne leur plaisait pas ? Tu te posais toujours un tas de question. Mais tant que le beau au bois dormant ne sera pas réveillé tu n'auras rien d'autre que son nom. "Sanjay " Répétas-tu en signant la feuille de soin.




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Cho Sanjay

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MessageSujet: Re: Break Time / Ft Sanjay   Dim 12 Nov - 20:52


Break Time
L'hôpital n'est pas un lieu de travail..enfin sauf pour les médecins, monsieur.

Les yeux rivés sur mes dossiers, je m'attelais à les remplir selon les indications des clients qui attendaient de voir leurs portefeuilles décoller et se remplir à vitesse grand V. Sur l’écran de mon ordinateur s’affichaient les différentes fenêtres des logiciels dans lesquels j’entrais les différentes saisies que j’agrémentais par les pourcentages dédiés à la bourse. Certains me disaient trader, d’autres me voyaient comme un simple conseiller bancaire, mais j’exerçais les deux avec minutie. Je ne comptais pas les heures passées à aider les clients à remplir leurs dossiers. Je ne regardais pas les aiguilles tourner alors que je passais de rendez-vous en rendez-vous, négligeant ma santé au profit d’une activité qui… que… qui quoi d’ailleurs ? Je détestais mon travail, mais il me fallait justifier de journées de travail efficaces. Les lignes dansaient devant mes yeux. Ma vue s’assombrissait au point de se brouiller, et ce, même derrière l’opaque de mes paupières alors que je cherchais une nouvelle dose de courage pour parvenir à clôturer un dossier qui me semblait interminable. Je pinçais l’arrête de mon nez dans l’espoir d’apaiser le vertige qui menaçait de me submerger, mais n’eut pas le temps de souffler que la sonnerie de mon téléphone retenti pour laisser le nom de mon père s’afficher. « Oui ? » Je savais déjà quel calvaire ce coup de téléphone serait. « Sanjay ! Je n’ai pas reçu ton rapport. Il est presque minuit, je peux savoir ce que tu fais ? » Minuit… une journée de travail ordinaire pour un homme qui devait se montrer à la hauteur des attentes d’un père exigeant. « Je… je te l’envoie tout de suite, j’ai eu des échanges très tard avec M. Park. » « Je l’attends. » « Je te l’envoie dès que j’ai terminé. » Mais encore une fois, j’avais sous-estimé l’homme d’affaire. « Non, non, non, Sanjay je le veux maintenant ! Tu sais que j’enfreins déjà le couvre-feu… » Et la faute à qui ? Qui t’as demandé de rester dans ce coin reculé et dévasté par la guerre quitte à subir les inconvénients des conflits encore d’actualité… Mais si les mots tournèrent en boucle dans mon esprit, si la plainte se jouait indéfiniment pour accabler mon géniteur, aucun son ne passa la barrière de mes lèvres. « Je sais. Je m’en occupe ! » soupirai-je. La fatigue m’étreignait avec plus de force désormais, mais je luttais pour parvenir à satisfaire les besoin d’un patron plus qu’un père. Mais ce ne fut pas le soulagement que je ressentis au moment où j’envoyais le mail, je n’éprouvais que cette sensation d’étouffement qui comprimait mes poumons et enserrait ma poitrine. La pièce tanguait toujours plus devant mes yeux et je décidais qu’il était temps de prendre l’air et de partir à la conquête de mon premier repas de la journée. Je poussais la porte de mon immeuble pour m’enfoncer dans l’obscurité de la nuit, éclairé et guidé par une lune qui brillait avec trop d’intensité. Ou bien était-ce seulement mes yeux qui étaient trop réceptifs à une luminosité pourtant ordinaire ? Puis la douleur frappa l’arrière de mon crâne, s’insinuant vicieusement dans mes veines, s’étendant à l’ensemble de ma tête pour rendre mes mouvements plus difficiles. Ma respiration irrégulière m’obligea à me stopper dans mon ascension vers l’épicerie la plus proche. Je soufflais avec douleur, penché en avant de peur de perdre l’équilibre. Je ne voyais et n’entendais plus, mais je sentais les quelques âmes qui arpentaient les rues de l’île s’approcher de moi avec une curiosité mal placée. Je ne vis que les chaussures m’entourer avant de finalement sombrer. J’avais perdu connaissance, et je ne repris conscience que dans l’ambulance dont la sirène retentissait comme un cri déchirant dans la nuit. « Mr Cho ? » Mes yeux furetaient sans trouver de point sur lequel s’accrocher, alarmant ainsi l’infirmier qui se trouvait à mon côté. « Où suis-je ? » « En route pour l’hôpital ! Et cessez de forcer vous allez faire un nouveau malaise ! » Je découvrais l’aiguille enfoncée dans mon bras, suivant les tuyaux jusqu’à ces poches qui pendaient mollement sur une tige en métal avant de comprendre qu’on m’offrait du repos en intraveineuse. « Mr Cho, puis-je vous demander ce que vous faisiez avant votre malaise ? » Je ne comprenais pas sa question pourtant claire, mais l’esprit embrumé m’empêchait de faire preuve de discernement. « Je travaillais… pourquoi ? » « À quelle fréquence exercez-vous votre métier ? » Je fus pris d’une soudaine nausée, me penchant vers le sceau que me tendait l’ambulancier. Mais comment pouvais-je soulagé mon estomac obstinément vide ? « De quand date votre dernier repas ? » « Je ne sais pas… hier soir je crois. » Ses traits se firent plus durs, mécontent et exaspéré, mais je me fichais de ce qu’il pensait. « Je pense que je peux rentrer chez moi maintenant ! Je suis réveillé et je vais beaucoup mieux ! » « Vraiment ? Non je pense plutôt que vous resterez en observation les prochaines vingt-quatre heures ! » Il n’attendit pas que je réponde pour injecter un nouveau liquide dans la poche reliée à mon bras. « Bonne nuit Mr. Cho ! » Il ne me fallut que quelques minutes pour m’enfoncer à nouveau dans un sommeil profond et sans rêves.

Les sons me parvenaient étouffés, et malgré l’irrépressible envie d’ouvrir les paupières, elles restèrent closes. Je me sentais comme dans du coton, léger et pourtant, je ressentais le poids de mon corps s’enfoncer dans le matelas. Je ne comprenais pas ce qu’il se passait, mais le parfum qui vint enivrer mes sens me poussait à me concentrer dessus. À cette odeur s’ajouta une douce voix, un chant particulièrement envoûtant auquel je m’accrochais de toutes mes forces en espérant ainsi reprendre conscience. Mais si tout semblait confus, son commentaire acheva de me convaincre à dépasser mes limites et découvrir celle qui s’émerveillait devant un visage pourtant quelconque. Mes yeux s’ouvrir sur une chambre aux murs immaculés alors qu’elle prononçait mon prénom. « Hmmm… » L’envie de me redresser n’était pas suffisamment forte pour y parvenir sans aide, et dans des gestes floues, je lui intimais de venir me prêter main forte. Ses doigts glissèrent sur mes bras avant de s’attarder dans mon dos, et je la découvrais pour la première fois. Un visage aux traits fins et harmonieux, de grands yeux dans lesquels je pouvais lire… y lire quoi ? Je ne me souvenais même plus de la manière dont j’étais arrivé jusqu’ici, comment pouvais-je déceler quoi que ce soir dans les pupilles d’une parfaite inconnue ? Ses longues mèches brunes coincées dans un élastique glissèrent sur ses épaules avec grâce et le sourire étira mes lèvres avant même que je ne puisse le réfréner. Fichus médicaments. « Quelleheureestil ? » Frottant mes yeux avec acharnement, je tentais de braver la brume dans laquelle me plongeaient les substances que l’on m’avait injecté, mais rien n’y faisait. Ma vue toujours brouillée ne parvenait pas à se défaire de la vision qu’elle m’offrait. Je voulais penser au travail, me remettre sur les rails et rentrer pour m’occuper de ces dossiers qui m’attendaient surement, au lieu de ça, je suivais des yeux la demoiselle en blouse blanche qui s’activait… à faire quoi ? Elle vérifiait ici et là les différents appareils auxquels j’étais connecté, et des dossiers qui s’étalaient sur une table au pied de mon lit. « Je peux partir maintenant ? » Impatient et têtu, je glissais sur le bord de mon lit pour me mettre debout, mais mes jambes cédèrent sous mon poids et je fus rattrapé de justesse par mon infirmière personnelle. « Merci… » soufflai-je. « Vous êtes très jolie ! » Crétin ! Les mots avaient dépassés ma pensée et ma langue les avait laissé s’échapper sans même que je ne m’en rende compte. « Vous êtes chargée de mon cas alors ? » Crétin bis ! Elle ne serait pas dans la chambre dans le cas contraire… Je m’insultais mentalement, espérant ainsi me tirer de la demi-conscience dans laquelle j’étais plongé. Secouant la tête pour tenter de rassembler mes idées, rien ne semblait pourtant fonctionner et je fus pris d’un nouveau vertige. Témoin de mon acharnement, elle m’aida néanmoins à retrouver le confort du lit en se penchant de nouveau vers moi. « Im Ji Eun ? » Son nom provoqua une hilarité déplacée et soudaine. « Cho Ji Eun serait plus joli non ? Mais il faudrait m’épouser avant ! » Crétin ter ? L’esprit confus, j’avais la sensation de regarder la scène plutôt que d’en être acteur, mais si les incohérences fusaient, j’avais conscience du ridicule à tel point que je décidais de fermer les yeux et de prétendre m’endormir pour éviter de subir la réaction de celle qui devait me trouver bien ridicule.

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MessageSujet: Re: Break Time / Ft Sanjay   Lun 13 Nov - 22:08




Break Time
L'hôpital n'est pas un lieu de travail..enfin sauf pour les médecins, monsieur.
 La vie offrait parfois de mauvaises surprises. Chacun était comme il était et avait la famille qu'il avait. C'était trivial, sûrement défaitiste mais il y avait une part de vérité. L'exemple type était ce jeune homme qui travaillait à s'en ruiner la santé pour quelqu'un qui ne voyait pas son potentiel et son talent dans ce travail mais qui demandait toujours plus. Toujours plus vite, toujours plus efficace, toujours mieux. Une ascension vaine et incessante vers le parfait, qui ne saurait être atteint, les exigences augmentant toujours plus.  Dans cette montée qui menait souvent au surmenage, à un niveau déferlant qui ne cessait de comprimer le corps de ses victimes avant les relâcher sans autre mesure de douceur pour les laisser se fracasser contre un sol dur et froid. Ce sol n'était autre que la nature. La nature reprenait toujours ses droits.  Trop longtemps délaissée elle ne faisait aucun cadeau et pour Sanjay elle l'avait frappé avec un grand coup. Le sang aurait pu couler de son nez, comme ce qui arrivait à la jeune femme que tu étais lorsque l'effort que tu fournissais était trop grand par rapport à la fatigue accumulée et les nutriments non apportés par de quelconques plats que tu aurais voulu goûter mais que ton corps refusait d'accepter. Chaque semaine au grand damne des infirmiers et infirmières tu perdais quelques grammes. Une aubaine pour beaucoup de filles, un pur enfer pour le corps frêle qui commençait à devenir beaucoup trop fragile que tu avais. Tu te souviens de leur conseils mais tu ne peux compter sur toi et ton maigre salaire pour pouvoir prendre soin de toi. De toi, de ta santé qui ne cesse de décliner. Tes efforts sont vains ils ne cessent de toujours se surpasser essayant sans cesse d'être plus fulgurant que la veille, plus habiles. Tu espérais t'en tirer à bon compte avec ce diplômer et sûrement bénéficier du poste que tu visais au sein de l'hôpital. Les autres docteurs t'avaient déjà un peu adopter et ce poste en tant qu'interne te rajoutait une quantité astronomique de travail, certes, mais permettait de progresser et de faire ce que tu aimais. Apporter un sourire par là, un rire par ci. Peut être apaisé un peu leur douleur car tu traversais aussi la douleur d'être cloué dans une chaise, un lit.. Ce sentiment d'impuissance, ce sentiment qui prenait au tripe, et parfois modifiait la respiration. Oui c'était dur de ne plus contrôler sa vie, de la sentir partir loin de notre contrôle. On aurait pu la saluer de la main tant elle nous semblait étrangère. C'était en cette ironie qu'elle nous détruisait un peu plus. C'était en cette incompréhension que les gens tombaient à genoux. Mais tu étais là. Tu étais là pour les relever et leur dire que leur vie leur appartenait encore. Qu'il en était en leur pouvoir de changer. En commençant par ces personnes surmenées, malmenées et trop poussées à bout. Leur corps leur renvoyait ce qu'il voyait à travers leur différentes maltraitances. Le jeun, la fatigue, se pousser toujours au bout de ce qu'on peut donner. Tu connaissais ça, une grande quantité de personne venaient ici en étant au bout de leur force. Souvent tu les regardais et tu les rassurais. Tes collègues faisaient la même chose, les réprimandant comme leur mère ferait, leur apportant le soin adéquate  et leur souriant. C'était tout ça, un docteur. Pas seulement celui qui donnait les soins appropriés après avoir diagnostiqué le mal qui les rongeait.
L'ambulance arrivait à l'hôpital tard dans la nuit. Le service de nuit battait son plein et s'organisait autour des différentes urgences qu'il y avait à gérer. L'hôpital ne dormait jamais. Son personnel restait éveillé et en alerte. Le brun fut accueilli comme l'un d'eux en ce soir. La fraîcheur commençait à prendre son siège faisant sortir un petit nuage de fumée de la respiration haletante du personnel qui s'aventurait dehors. Tu dormais encore alors qu'on transportait ce nouveau patient dans sa chambre personnelle. Le lendemain, ce même patient qui n'avait pas pris soin de lui et de ses besoins restait endormi offrant un joli remake de la belle au bois dormant aux infirmières et infirmiers qui se relayaient le cas. Jusqu'à l'arrivée de l'équipe de jour. Le relais était toujours une source de soulagement pour ceux qui partaient enfin se coucher après une nuit à courir partout, certains n'avaient pas dormi depuis vingt-quatre heures ou plus. Une bonne blague pour toi alors qu'on ne cessait de donner des conseils aux patients. C'était un peu le pouvoir des gens de ce métier. Comme les parents qui disent de ne pas se coucher tard à leurs enfants mais qui traînent devant la télé le soir. C'était un sentiment grisant mais qui te faisait plus rire qu'autre chose. Tu devais l'avouer, toi même tu ne respectais pas tout ce que tu disais à ceux que tu rencontrais. « Plus tu te reposes et plus tu deviendras grand et fort ! Il faut manger aussi alors vas y mon grand » Ce premier patient t'avais donné ce sourire incontournable en même temps qu'il pinçait ton cœur un peu trop sensible. Il était alité mais rien de grave. Tu espérais que tout rentre dans l'ordre passant au suivant. «  Comment ça vieux ? Vous savez quoi ? Je ne vous donnais même pas trente ans ! » Ton rire et celui de ce monsieur refusant de s'alimenter résonnèrent alors que tu venais de gagner ton premier combat. Ta moue boudeuse avait eu raison de sa tête de mule et il finissait son plat comme si la faim l'avait soudainement étreint. En entrant dans l'avant-dernière chambre tout était calme. Beaucoup trop calme. Le sommeil lourd du patient expliquait ce silence presque religieux. Cette fois le patient était jeune, beau, prometteur physiquement mais il se laissait à l'abandon en pensant pouvoir survivre avec un repas la journée. Soupirant un peu en voyant les notes sur le dossier tu relèves rapidement la tête en l'entendant. D'un coup le rouge te monte aux joues et tu mets une main sur ta bouche trop bavarde en priant qu'il n'ait rien entendu.

Ses yeux combattaient la lourdeur de ses paupières provoquée par le dosage de médicament que lui avait injecté l'ambulancier. A quoi s'ajoutait sa fatigue de base. Mais il était du genre à ne pas attendre et voulu se redresser. Ce n'était pas une mauvaise chose puisque tu avais un petit programme pour lui. Tes mains passèrent doucement respectivement dans son dos puis sur un de ses bras. Lentement tu l'aidas à se redresser en faisant relever son lit afin qu'il puisse se maintenir dans cette position. « Doucement.. voilà. Ne faites pas de gestes brusques. » Il était encore embrumé de la vieille. C'était courant et toujours assez drôle. Tes yeux se plongent donc dans les siens, qui semblaient voilés de fatigue. Sûrement sentait il ses membres être légèrement douloureux comme le lendemain d'une séance de sport intensive. Ce moment dura quelques secondes assez longues avant d'être brisé par une question qui laissait ton sourire pendant. « Il est onze heure.. Vous allez prendre un bon petit déjeuner, vous en avez bien besoin. » Délaissant alors son corps en le reposant doucement contre le matelas tu remets en place la couverture en le regardant. « On vous donne des vitamines par transfusion pour les nutriments dont votre corps manque. Mais il faut manger » Tes gestes accompagnaient tes paroles alors que tu lui montrais la poche qui pendait à la tige en fer de son lit. Chaque donnée était reportée sur le dossier. Chaque chose était faite pour permettre un suivi optimal et un rétablissement complet. Mais ce monsieur ne semblait pas vouloir rester plus longtemps ne comprenant pas l'importance et la gravité de ce mal qui le prenait. Sa question n'attendit aucune réponse et quelle qu'elle soit il aurait fait les mêmes gestes. Quelle qu'elle soit il aurait tenté de se lever te forçant à rapidement délaisser son dossier pour le maintenir. Ça aurait presque été comique. Pour une fois ce n'était pas l'homme qui rattrapait la demoiselle en détresse. Tenant toujours son corps en entourant son torse tu le regardas et souris en riant presque. «  Monsieur Cho vos jambes ne sont pas d'accord, pourquoi ne pas bien les traiter ? » Le déposant de nouveau dans son lit tu te redresses quelque peu avant de le regarder étonné de tes grands yeux, ton visage étant assez près du sien. Tu clignes des yeux avant de rire doucement. L'ambulancier avait dû mettre la dose. «  Merci je prendrai le compliment même si il est dit dans des circonstances spéciales » Détachant doucement ton corps du patient, qui était l'un des plus agréable à regarder de tous ceux que tu avais vu dans ta petite carrière d'interne, tu replaces une mèche de cheveux derrière ton oreille avant de lui sourire. «  Pour aujourd'hui oui je m'occuperai de vous et vos repas alors mangez d'accord ? Et reposez vous, c'est la première fois qu'on vous préscrit ça je parie » Un peu d'humour n'allait pas lui faire du mal, ni à toi d'ailleurs. En le voyant tant forcer tu stoppes doucement sa tête en glissant tes mains de part et d'autre de son crâne. Tes yeux le regardaient avec une tendresse apaisante et un sourire réconfortant. «  C'est normal de se sentir un peu.. à l'ouest. Ne forcez pas et tout ira très bien. Vous vous sentirez déjà mieux dans un heure ou deux T'éloignant doucement pour rapprocher le chariot tu te retournes en entendant ton prénom ainsi dit et ce rire qui l'en suivit. Ta tête se pencha légèrement en ne comprenant pas ce qu'il se passait. Mais bien vite se fut ton rire qui retentit dans la chambre. Tu déposas un plateau devant lui, avec du riz, quelques brioches avec de la confitures et une soupe. Tu le regardes alors et souris encore amusée. « Monsieur Cho... Futur mari.. Ouvrez les yeux et mangez si vous voulez ne serait-ce que marcher jusqu'à la cérémonie. » La situation t'amusait, ce jeune homme était drôle en plus d'être beau. Tu te permis de t'asseoir au bord du lit en attendant qu'il ouvre les yeux. «  Si vous ne mangez pas je vais devoir appeler tous mes collègues pour célébrer le mariage ici.. se serait dommage non ? » Un moyen de le faire manger, tu y arriverais tu en étais sûre, et ce n'éatit pas son petit jeu d'acteur médiocre qui allait t'avoir. Il ne dormait pas mais évitait la honte, or rien n'était réellement honteux avec toi .


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MessageSujet: Re: Break Time / Ft Sanjay   Dim 19 Nov - 11:13




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L'hôpital n'est pas un lieu de travail..enfin sauf pour les médecins, monsieur.
 
Vaseux. À demi conscient. Fatigué et pris d’une migraine d’avoir trop longtemps été plongé dans le sommeil, je me sentais comme étranger à ce monde sur lequel j’ouvrais les yeux. Les sons me parvenaient étouffés alors que le contact de ses mains sur mon bras puis mon dos semblaient appuyer bien plus que d’ordinaire. J’aurais pu me perdre dans son regard, étrange pour un homme qui d’ordinaire restait insensible aux charmes féminins. Il m’en fallait beaucoup pour succomber à ces yeux de biches, et ce même si je ressentais pourtant le besoin d’un peu de compagnie. Sa voix résonnait avec douceur dans la pièce aux murs immaculés, elle fut une douce mélodie à mes oreilles alors que je tentais de jouer les rebelles et de me lever malgré une faiblesse évidente et des membres encore endormis. « Onze heures ? Je suis en retard ! » Un petit déjeuner ? Vraiment ? Je me fichais pas mal de m’asseoir pour prendre le temps de manger, tout ce que je comprenais, c’est que les minutes s’écoulaient à une vitesse affolante et me mettaient en retard pour les différents dossiers que j’avais à traiter. Mais si j’avais conscience de la situation, mon corps et mon esprit refusaient de s’activer. Je tentais néanmoins de me lever, mais mes jambes en décidèrent autrement, cédant sous mon poids pour que l’infirmière ne me rattrape de justesse. Son parfum enivrant mes sens déjà saturés, et ses remontrances résonnaient plus comme des conseils teintés de douceur, à tel point que je me laissais guider par un instinct dont je n’avais pas connaissance. La gratifiant d’un compliment que ma langue ne parvint pas à retenir, la dévisageant comme si elle était la première femme que je voyais. « Je suis sûr que tout le monde doit vous le dire ! » Ferme ta bouche idiot ! Mais j’étais hypnotisé. Foutu médicaments ! Je ne parvenais pas à défaire mon regard de son visage angélique aux traits fins et harmonieux, même ses gestes témoignaient d’une grâce à en couper le souffle. Ou du moins, c’est ce que je percevais assommé par un traitement de choc. « Me prescrit quoi ? » J’entendais sans écouter, regardais sans vraiment voir, concentré sur ce visage dont les yeux se posaient sur moi pour finalement s’intéresser à des papiers. J’avais presque envie de lui réclamer cette attention éphémère dont elle me gratifiait. Ridicule. Étrangement, je fus soulagé lorsqu’elle affirma devoir s’occuper de moi, et je voulais me gifler de me montrer à ce point imbécile. Les jolies courbes t’ont trop manqué Jay ? Ce devait être ça, je ne trouvais pas de meilleure explication à mon comportement et le fil de mes pensées qui ne cessait d’aller vers cette demoiselle à la blouse blanche. Ou alors, c’est l’uniforme qui te rend si prompt à réagir… Et à nouveau, je fis preuve d’une imagination débordante en mariant son prénom à mon nom. Pour un homme qui se voulait indépendant… J’avais honte, si bien que je préférais éviter son regard et le sourire amusé qu’elle venait d’afficher en faisant mine de me laisser emporter dans un sommeil profond. Une fuite sans doute lâche, mais cloué dans un lit d’hôpital, je n’avais pas grand choix en matière d’échappatoire. Mais même les yeux fermés, son visage semblait s’être gravé dans mes pensées, et je pouvais voir ses lèvres s’agiter alors qu’elle proférait quelques menaces. Elle eut un effet immédiat, et je me redressais d’un bond dans mon lit, provoquant un nouveau vertige que j’ignorais en grimaçant. « Je vais manger ! » Docile Sanjay. J’attrapais la cuillière qu’elle me tendait, approchant de moi le plateau sur lequel étaient posées les victuailles censées m’aider à retrouver un semblant de force pour enfin m’échapper de cette chambre de malade. Je restais sceptique face au plateau, et mon estomac protestait déjà la quantité de nourriture que je n’ingurgitais pas d’ordinaire. J’offris un sourire contrit à Ji Eun, priant pour qu’elle soit appelée ailleurs et que je puisse ainsi échapper à ce funeste sort. Mais elle ne semblait pas être prête à quitter son poste, et j’étais partagé entre l’envie qu’elle reste à mon côté, sur ce lit dans lequel j’étais coincé, et qu’elle parte pour me donner l’occasion de fuir. « Vous n’avez pas d’autres patients ? » Fuis moi je te suis, suis moi je te fuis. Le dicton s’imposa à moi. Cherchais-je à la faire partir ? Ou juste m’assurer qu’elle reste ? Sans m’en rendre compte, je ne parvenais pas à défaire mon regard de son visage, mais le bruit d’équipes médicales qui déambulaient dans le couloir me tira de ma contemplation. Raclant ma gorge je reportais mon attention sur la nourriture dont je pris une bouchée. N’était-il pas de renommée mondiale que la nourriture dans les hôpitaux était immonde ? Je ne réprimais pas la grimace qui me fit froncer les sourcils. « Vous tentez de me tuer c’est ça ? Comment voulez-vous que je mange ce… truc ? » arguai-je en lui tendant la cuillère. « Si vous voulez que je mange, prouvez-moi que cette mixture est comestible en y goutant vous même ! » Je la fixais le plus sérieusement du monde, attendant qu’elle ne concède à goûter à la soupe avec laquelle elle tentait, elle ou l’hôpital d’ailleurs, de m’empoisonner. « Vous pouvez avouer. Vous gardez les patients de cette manière ? En les rendant malade. » Si ma tête semblait toujours coincée dans du coton, je récupérais peu à peu mes esprits, et je remerciais le ciel de m’aider à conserver mon calme habituel.

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MessageSujet: Re: Break Time / Ft Sanjay   Dim 19 Nov - 12:37




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L'hôpital n'est pas un lieu de travail..enfin sauf pour les médecins, monsieur.
Lentement, goutte par goutte, le liquide transparent s'écoulait comme le temps qui passait. Lentement il rendait le jeune homme encore plus vaseux même si les vitamines qui ne cessaient d'entrer dans son organisme allaient lui donner de l'énergie au fur et à mesure. Il n'y avait aucune formule miracle. Ce n'est pas en prenant des complètements alimentaires qu'on allait aller mieux. Mais les gens oubliaient. Ils croyaient pouvoir vaincre la nature en essayant d'aller au bout du bout. Quand est ce qu'ils s'arrêtaient? Quand leur corps les arrêtait. Chose idiote que le brun avait fait. Maintenant qu'il était là allongé, entre tes mains il n'avait plus son mot à dire. Tu veillerais personnellement à ce qu'il reste calme et se repose comme il faut. Tes mains laissèrent lentement son corps pour s'afférer à d'autres. Ce n'était pas tous les jours que le patient était d'une beauté assez rare et vous donnait envie de lui demander un autographe. Après tout on avait acteur plus moche. Mais cela ne relevait pas de ton travail alors tu te concentras assez rapidement ne pouvant pourtant pas oublier les traits parfaits qu'il arborait. Ça cachait quelque chose. D'ailleurs on aurait dit que tu lui avais caché la vérité de son existence en ne l'ayant pas prévenu de l'heure plus tôt. Il semblait déjà prêt à enfiler son costume et repartir travailler. Tu avouais que l'image d'un homme presque drogué aller au travail te faisait rire. Tu l'imaginais devant les clients s'endormir debout, ou leur balancé qu'ils sont moches ou beaux avec une nonchalance déconcertante. Il valait mieux qu'il reste se reposer. «  Vous n'êtes pas en retard, vous êtes en congés forcé monsieur Cho.  » Ton regard se posa sur lui un peu plus sévèrement. Sans pour autant que se soit agressif. Mais il n'écoutait que lui, et dans lui tu entendais sa tête de businessman qu'il était. Se fut à toi de le rattraper avec toute ta petite force de fille fragile. Malgré le sport tes muscles n'étaient pas si développer en vue de ce que tu mangeais. Le remettant dans son lit, le bordant même tu le regardas un peu plus longuement dû à la proximité. Mais ce fut de courte durée puisque tu te redressas assez vite t'éloignant pour ne pas paraître étrange. Enfin pour le moment c'était ce patient qui déliait sa langue et ne cessait de s'enfoncer dans un rôle qui ne lui convenait pas. Tu le regardas en riant un peu. Les compliments d'un homme bourré de médicament et vaseux étaient ils à prendre? Ton coeur considérait que oui et tu étais heureuse de ces compliments lancés aléatoirement. «  Et bien non ! C'est étonnant n'est ce pas ?  » Riant un peu avec lui tu ne pouvais t'empêcher de trouver ça mignon. Une fois on t'avait fait un tas de compliment. Un grand père qui perdait la tête et dont tu t'occupais comme si tu étais sa petite fille. Il t'avait complimenté pendant de longues minutes finissant même par penser que tu étais de sa famille. Ce sourire te fit remonter un sourire tendre. « Du repos monsieur Cho. Du repos, dormir, manger, regarder une série.. jouer aux jeux vidéos. Soyez un petit garçon pour deux jours.  » Ton regard le gratifiait d'une tendresse encourageante alors que ta main tapota doucement son torse où tu venais de remettre la couverture dessus. Et puis son repas devait être servi, ses soins notés. Il y avait toujours ces impératifs qui te montraient que ces personnes étaient sous ta surveillance, que tu devais en prendre soin. Et bizarrement cette pression ne te dérangeait pas. Tu voulais prouver ce que tu pouvais faire.Tu voulais être utile et ce jeune homme n'était qu'une preuve de ce pourquoi tu te battais. Tu te battais pour ces familles qui se voyaient inquiètes et séparées, tu te battais pour ceux qui souffraient en silence quand personne ne le voyait. Tu te battais pour ceux qui arrivaient à la fin et qui voulaient de la compagnie, une main rassurante pour tenir la leur. Tant d'aspect différent dans ton travail que tu voulais devenir cette femme qui dévouait sa vie à son travail. Et cette fausse demande en mariage te fit rire. Elle te fit rire parce qu'elle était sûrement la seule que tu aurais dans ta vie. Elle te faisait rire car elle était dite en toute innocence, légère et presque folle. Tu ne pensais pas un jour finir avec quelqu'un. Ta situation était horrible, pas de parents, pauvre, malade.. Si tu arrivais à repousser la maladie suffisamment tu aurais l'âge de te marier, mais tu savais que personne ne le ferait. Alors dans le fond tu riais de cette unique demande en mariage, au moins on te l'aura demandé un jour. Mais la situation était comique, bien plus encore lorsqu'il feinta un sommeil abrupt et profond ce qui te fit encore plus rire. Heureusement tu avais plus d'un tour dans ton sac et bien plus d'une idée dans ta caboche. Alors oui tu fis une légère petite menace mignonne et sans conséquence mais qui le fit bien vite revenir à la réalité. Un léger rire t'échappa alors te doutant tout de même qu'il avait été trop vite. «  Parfait  » Dis tu dans un sourire en lui donnant sa cuillère et ses baguettes pour le riz. Bien sûr tu n'allais pas laissé ce work addict seul, en lui faisant confiance pour finir son assiette et dormir paisiblement. Tu étais gentille mais pas totalement dénuée de bon sens. Tu savais qu'il voulait partir et faible ou pas il n'allait pas réfléchir. Alors tu restas un moment sur le bord du lit à le regarder attendant qu'il enfonce la première bouchée dans sa bouche. Et, comme tu l'avais prédis, celle ci fut longue à arriver. Son regard était posé sur toi comme si il te détaillait avec précision. Ce n'était pas des moins gênant et cela te déstabilisa même quelque peu, mais tu devais attendre, tu devais le regarder manger. Bien vite sa question te fit radicalement comprendre qu'il voulait être seul pour mieux partir, tu souris alors. « J'ai d'autres patients à aller voir, mais ils sont peu nombreux je peux prendre mon temps avec vous avant d'aller voir les autres. Mangez  » Comme si tu venais de déjouer son jeu tu le regardais et souriais doucement en lui montrant le plateau d'un regard. Enfin la première bouchée arriva, et avec ça la première grimace. Tiens, personne ne se plaignait vraiment des plats ici. Peut être avaient ils l'habitude ou alors monsieur Cho était compliqué. Ou bien c'était une ruse du brun pour ne pas manger. Lorsqu'il se mit à se plaindre tu le regardas avec un sourcils hausser avant de prendre la cuillère qu'il te tendait pour goûter à ton tour. Tu n'étais pas compliqué. Tu n'allais pas jouer les filles qui refusait de goûter l'assiette du patient ou qui se considérait au dessus des autres et que ses paroles faisaient acte de loi. Alors tu le regardas prenant une cuillerée en le regardant. «   Si j'arrive à le manger vous mangez sans vous plaindre d'accord ? » Tu le voyais dramatiser la situation et pourtant lorsque tu goûtas cette soupe tu eus la même grimace que lui à son encontre. Trop salé, et pourtant fade. Tu reposes la cuillère en gardant un moment cette expression rigide et désagréable sur ton visage. « Hm... C'est vrai que c'est pas bon.  » Tu l'avouais. Que voulait il de plus ? Tu le regardais alors que tu devais bien te rendre à l'évidence que cette soupe était affreuse. Mais sa dernière phrase te fit alors rire. Tu le regardas et hocha un peu la tête en enlevant sa soupe. «  Exactement, on adore ça nous. S'occuper des patients tout le temps. Vous venez de me démasquer. Je voulais garder votre beauté un peu plus longtemps.  » Riant un peu tu te rends compte de tes mots et ouvre grand les yeux alors que tu tenais le bol de soupe dans tes mains. Rapidement tu forças un rire pour ranger le bol et te lever en raclant ta gorge. «  Mangez le riz.. il doit être bon au moins..  » Dos à lui tu te traitas d'idiote en mordant ta lèvre avant de te retourner et sourire. «  Je vous fais confiance pour manger.. je reviendrai dans quelques minutes vous débarrasser et vous laisser vous reposer. Bon appétit.  » Tout ton esprit te criait de fuir la pièce au plus vite. Mais .. tu devais le voir manger. Mais pour une fois, tu lui ferais confiance.

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MessageSujet: Re: Break Time / Ft Sanjay   Mar 21 Nov - 22:42




Break Time


L'hôpital n'est pas un lieu de travail..enfin sauf pour les médecins, monsieur.
L’échange fut intense et pourtant. Ni elle, ni moi n’avions l’intention de baisser le regard, et si j’admirais son visage, je me demandais ce qui l’inspirait tant pour poser ses yeux sur moi. Un congé forcé ? D’où tenait-elle ce semblant d’humour ? S’attendait-elle que je ris face à sa réflexion ? Et plutôt que d’accepter, je forçais à nouveau pour me lever avant d’être terrassé par la fatigue qui pesait lourdement sur mes épaules. Mon corps semblait protester contre mes vaines tentatives à me redresser en pensant à la masse de travail qui m’attendait. Je ne parvins pas à retenir, ni les compliments, ni l’absurdité qui coula sur mes lèvres comme une évidence que seule la fatigue pouvait échapper. Mais son rire… même timide, même à demi caché, il résonnait comme une douce mélodie à mes oreilles. Une demande en mariage pour le moins ridicule, d’autant plus lorsque l’on considérait l’homme qui l’avait prononcé. Un conseiller fiscal trop concentré, trop obnubilé par son travail, trop occupé, trop… Mais si j’avais eu le loisir de connaitre quelques demoiselles par le passé, jamais aucune n’avait suffisamment retenu mon attention pour qu’un jour peut-être, j’envisage de lier ma vie à la sienne. Quelle femme rêverait d’attendre son mari des heures durant qu’il rentre enfin de sa journée de travail ? Quelle femme accepterait de passer au second plan à cause de beaux-parents intrusifs et exigeants ? Je n’avais jamais eu besoin d’y réfléchir, tout simplement parce que j’exécrais ma vie, alors à quoi bon imposer ce rythme à une âme innocente ? J’avais honte, mais je devais admettre qu’elle était certainement la seule demande que je fasse de ma vie, une question posée à une infirmière au regard envoutant. Il y avait pire, non ? Néanmoins, si je tentais de cacher mon malaise, elle me rappela à l’ordre par le biais de menaces qui sonnaient faux, mais qui achevèrent pourtant de me convaincre à me montrer obéissant, mais pas sans combattre. J’argumentais autour de son métier, cherchant à repousser l’échéance de devoir porter à mes lèvres cette mixture que je savais immonde sans même l’avoir goûté. Mon estomac choisi ce moment précis pour se manifester, répondant à un appel que j’ignorais bien trop souvent et guidant mon geste pour qu’enfin je donne satisfaction à ce corps réclamant décidément trop d’attention.  Immonde… je n’avais pas de meilleur mot pour décrire cette sensation, ce goût d’un autre monde et certainement d’une autre époque. Comment pouvait-on donner à des patients une soupe immangeable et prétendre les soigner ensuite ? Je repoussais aussitôt la cuillère et le bol que Ji Eun avait approché de moi, dans un geste presque désespéré et une moue dégoûtée, l’incitant par la même occasion à goûter ce avec quoi elle tenait tant à me nourrir. « Vendu ! Mais je doute… » La phrase resta en suspend lorsqu’elle porta à son tour la fameuse mixture à ses lèvres. Ses traits sereins se durcirent sous le déluge de saveurs indescriptibles qu’elle venait d’avaler. Son visage se ferma et je failli échapper un rire en la voyant si perplexe devant un simple plat. « Je vous l’avais dit, l’hôpital n’est pas réputé pour ses repas gastronomiques ! » Je tentais une nouvelle fois l’humour, une pique lancée de manière aléatoire et rhétorique, mais à laquelle elle répondit, faisant rater un battement à mon cœur. Ils n’auraient pourtant pas dû me toucher, ces mots qui lui avaient échappé bien trop vite. Sans doute avait-elle l’habitude de complimenter ses patients pour leur redonner le sourire ? Je me trouvais davantage ridicule d’avoir pu être sensible à ses belles paroles, et il ne me fallut que quelques secondes pour retrouver à nouveau mon calme olympien, et pourtant. Je ne parvenais pas à détacher mon regard de son visage, cette expression sérieuse qui faisait froncer ses sourcils qu’elle cachait derrière un sourire éclatant. Juste pour rassurer ses patients ? « Vous savez que vous ne pourrez pas me garder indéfiniment ? » D’où me venait cette envie de la taquiner ? Etait-ce encore les médicaments qui jouaient sur mon humeur et ma capacité d’analyse ? Jouer sur les mots, arguer avec humour n’avait jamais été mon fort, bien au contraire. Trop lent pour comprendre qu’on me déclarait ses sentiments en primaire par le biais d’une simple lettre. Trop concentré sur mes cours pour saisir que cette fille assise à côté de moi au lycée, ne regardait pas mes notes… Je mettais cette nouvelle aptitude sur le compte de la fatigue et de l’état vaseux dans lequel je me trouvais alors qu’elle me tendait le bol de riz à la couleur insipide. Comment pouvait-elle imaginer que cette espèce de porridge pouvait avoir meilleur goût ? « Confiance… si je suis mort à votre retour, vous serez la première coupable. Un homicide même involontaire, c’est moche ! » Elle franchit la porte aussi rapidement et discrètement qu’elle était venue, m’abandonnant dans mon lit de malade en compagnie d’un repas aux effluves fades. Seul avec moi-même, je me surpris à goûter le riz désormais froid, et comme je l’avais prédit, il était sans saveur. J’envoyais valser la cuillère qui retrouva le plateau avec fracas, soufflant et soupirant coincé dans une chambre d’hôpital à l’intérieur duquel je ne pouvais rien faire. Mais si je me pensais tranquille, mon repos fut à nouveau perturbé par le bruit caractéristique de la porte qui s’ouvrait. « Je vous manq… » Je n’eus pas le temps de terminer ma phrase que l’une de ses collègues se présenta. « Mr. Cho c’est ça ? Je prends le relais quelques minutes, juste pour vos perfusions. » Et son nom ? Seul son badge me révéla son identité qu’elle refusait de partager, elle aurait pu être un imposteur que personne n’y aurait trouvé à redire. J’avais horreur des hôpitaux, ces bâtiment dans lesquels on entassait les gens en prétendant leur apporter soin et confort… rien ne pouvait sembler plus faux qu’à cet instant. Revêche, le visage fermé et les gestes brusques, j’éprouvais le manque soudain de la douce infirmière qui m’avait abandonné au profit d’une femme à la délicatesse contestable. Je ne retenais pas les grimaces sous ses doigts crochus, et elle ne retenait pas non plus le dégoût qui assombrissait ses pupilles à chaque regard qu’elle me portait. « Si vous ne prenez pas plaisir à travailler ici, il serait temps d’arrêter non ? » Le ton était acerbe et froid, je ne cherchais en aucun cas l’amabilité, juste à ce qu’elle me laisse tranquille le plus vite possible. « Vous avez bientôt fini ? » Je n’eu qu’un soupire contrarié pour toute réponse, et des geste encore plus brusque tirant que l’aiguille enfoncée dans mon bras, et elle afficha un rictus satisfait. « Tous les mêmes, de gros bébés ces patients… » Elle se moquait de moi ? Ce devait être une mauvaise blague, mais même dans ces cas là, je n’en supportais pas davantage, et à peine fut-elle parti, sans même des excuses pour son comportement déplacé. « Je ne resterais pas une seconde de plus dans cet asile. » Sans me faire prier, je quittais mon lit encore vêtu de la blouse aux couleurs aussi fades que la chambre dans laquelle j’avais élu domicile pour une nuit, et je m’en délestais. Jetant le bout de tissu au sol pour me retrouver habillé de mon seul caleçon. Mais avant de pouvoir faire un pas de plus, le tuyau relié à mon bras m’obligea à m’arrêter, et sans ménagement je tirais sur l’aiguille pour m’en défaire. Si les films faisaient passer cet acte pour un geste aussi simple qu’indolore, ils mentaient. J’eus l’impression de m’arracher un bout de peau en même temps que j’extrayais l’intraveineuse, tout ça pour quoi ? Fuir, simplement fuir. Mais si je n’étais plus retenu par cette fichue aiguille, je faisais pression sur la plaie afin que le sang coagule plus facilement. Je comptais enfiler ma chemise et mon pantalon dans le but de partir bien plus rapidement que je n’étais venu, mais au moment ou j’approchais de la chaise sur laquelle dormaient encore mes affaires, la porte s’ouvrit à nouveau. Je craignais que cette mégère ne revienne me torturer, mais à mon plus grand soulagement il s’ouvrit sur Ji Eun, les yeux écarquillés face au spectacle que je lui offrais. « Pas de questions, je pars ! » Je délaissais mon bras, enfilant ma chemise pour la tâcher du sang qui perlait encore et saisir mon pantalon avant de le passer.

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MessageSujet: Re: Break Time / Ft Sanjay   Mer 22 Nov - 13:07




Break Time
L'hôpital n'est pas un lieu de travail..enfin sauf pour les médecins, monsieur.
Tout avait été bizarre depuis le début. Dès que tes yeux avaient détaillé son visage fin et harmonieux, jusqu'au moment où tu l'avais remis dans son lit non sans faire extrêmement attention. C'était comme prendre soin d'un enfant, mais il avait beaucoup plus de force et de conviction qu'un petit. Dans sa tête résonnait "travail". Mais ce que tu voulais lui faire comprendre c'est qu'il s'épuisait beaucoup trop avec ce mot. Qu'il faisait passer sa santé après et qu'il ne pourrait pas continuer ainsi. Lui donner des congés aurait pu être la bonne nouvelle de la journée. Mais ce n'était pas à cause d'un patron qu'il faisait toutes ces choses, tout ce travail. C'était un membre de sa famille qui le dirigeait. Bien sûr tu n'en savais rien, mais si on était au courant de la situation alors on pouvait comprendre cette pression, ce poids qui ne cessait de croître, cette incapacité à trouver du temps ne serait ce que pour manger. Mais tu ne pouvais comprendre car tu ne connaissais pas toute la situation, et en plus, tu pensais bien trop aux autres pour ne pas t'inquiéter toi même de sa santé. Tu le regardais, toujours assez intensément alors que tu ne pouvais réprimer ton rire. Cette demande était totalement improvisée, nulle et légèrement macho mais c'était sûrement la seule que tu entendrais alors.. c'était assez drôle pour te faire sourire, et assez touchant pour que tu veuilles ébouriffer ses cheveux. Chose que tu ne fis pas par professionnalisme. Et puis le repas vint. Le repas et cette mixture immonde qui semblait repousser les papilles du brun avant même qu'il n'ait pu goûté. Tu aurais pu parlé avec lui pendant un bon moment et lui laisser le plaisir de ne pas manger chaud mais son ventre pris lui même les commandes. Pauvre lui. Son visage était clairement désappointé et il repoussait le bol avec la cuillère comme si, le plat servi était un mélange de jus de chaussettes et d'autres mixtures affreuses. N'abusait il pas ? C'est ce que tu pensais aux premiers abords. C'est alors que tu te lanças dans la dégustation de ce plat que tu étais sûre, ne goûtait pas si mauvais. Belle erreur de ta part. Ta moue le montra rapidement. Tes yeux essayaient de s'échapper de son regard alors que tu te mis à rire un peu. « D'accord. Ce n'est pas bon.. Je ne m'attendais pas à du gastronomique mais tout de même...   » Un vieux réflexe te prit et tu lanças un mot en coréen faisant claquer ta langue à ton palais. C'était si mauvais que ça. Tu te sentais désolée et honteuse d'apporter cela aux patients alors qu'ils devaient recouvrir la santé. Mais tu ne pus t'empêcher de répondre à l'énième pique lancé par ton patient. Et là fut ton erreur. Jamais tu n'aurais pensé que ces phrases sortent de ta bouche. C'était impossible. Ou alors tu étais devenue effrontée au point de ne plus avoir ta langue dans ta poche. Mais la nature repris ses droits et le meilleur moyen de se sortir de cette situation était... la fuite. Bien deviné. Sa réplique te fit encore plus rougir alors que tu essayais de ne rien montrer mais tu sentais cette chaleur importune sur tes joues. Tu te sentais idiote mais ton sourire était ton arme. «  Je sais .. alors reposez vous pour pouvoir partir rapidement.  » Tu ne le mettais pas à la porte, mais si partir était son souhait il devrait t'écouter. Mais il continues et tu te mords la lèvre. C'était pourtant une situation cocasse et drôle. Tu aurais voulu rire et tu lui souris un peu malgré la honte qui ne cessait de te dévaster. «   Si vous mourez de ça alors je viendrai mettre des fleurs et du riz sur votre tombe promis » Toi aussi tu voulais en rire. Tu voulais oublier ta gaffe. Finalement tu passes rapidement la porte essayant de calmer les battements de ton cœur qui ne cessaient de s'acharner. Plaçant une main sur ta poitrine tu la frappas doucement comme faisait souvent ta mère lorsque le travail l'affublait. Et tu partis finir ton travail dans l'autre chambre. Tout se passa bien mais tu ne cessais de réfléchir à ce que le jeune homme t'avait dit. C'est vrai que ce repas était vraiment mauvais. Rapidement, alors que tu eus une pause de dix minutes tu couru vers le premier combini avant de faire le chemin inverse. Une fois à l'hôpital, dans la salle de repos tu commenças ton atelier de chimiste. C'était assez compliqué de faire quelque chose à manger dans cette petite salle mais tu allais essayer. D'abord en faisant cuire du riz. Ta pause terminé tu éteignis tout et refis un tour des chambres restant un moment avec les premières. Il fallait dire que ces personnes étaient fort sympathiques et te permettaient de penser à autre chose que l'énorme gaffe de ce matin. Oui ce moment était resté gravé dans ton petit cerveau que tu ne cessais de critiquer depuis que tu étais sortie de la chambre. Et puis il fallait bien y retourner. Devant la porte tu pris une inspiration, ta main tapota une de tes poches qui faisait d'ailleurs un drôle de bruit, comme du plastique. Lentement tu ouvris donc la porte arborant ton plus sourire. Mais en entrant de nouveau dans cette chambre tu ne pensais pas voir ce spectacle. Bien qu'agréable aux yeux, le rouge te monta aux joues, tes yeux s'écarquillant alors que tu voyais ton patient en sous vêtements essayant vainement de s'habiller. Certes tes yeux et ton corps se bloquèrent un instant sur sa personne, ne comprenant pas ce qu'il se passe et se sentant gêné de la situation, mais rapidement sa voix te sortit de ta contemplation et tu compris ce qu'il avait derrière la tête. C'était hors de question. Tu étais là pour son bien être, tu étais là pour l'aider, le retenir ici ne semblait donc pas une bonne idée mais il avait réellement besoin de repos. Et tu avais eu des instructions très précises pour lui: qu'il se repose et reste jusqu'à demain matin. Dans ton cerveau tout ne fit qu'un tour et tu levas ta main alors que tu le regardais. «  Vous ne pouvez pas.. Je suis désolée mais vous devez vous reposer !  » Tu voulais aller vers lui mais la confrontation directe allait être une mauvaise idée. Soyons sérieux un instant, avec ta taille, ta musculature et ta force, il allait avoir le dessus. Alors tu fit barrage à la porte, les bras écartés. Sur le moment tu mordis un peu ta lèvre te trouvant ridicule, mais tu ferais tout pour le garder dans cette chambre. «  S'il vous plait rallonger vous..  » Il avait été calme tout à l'heure, malgré sa tentative de se lever il était resté jusqu'à ce moment, tu te demandais ce qu'il c'était passé pour qu'il se lève d'un coup et décide d'arracher sa perfusion. D'ailleurs tu le regardas avec un sérieux avant de le gourmander comme un enfant. «  Ce n'est pas bien d'enlever une perfusion comme ça.. regardez vous saignez. Laissez moi vous aider, promis ce midi le repas est bien meilleur !   » Tes yeux ne le lâchèrent pas un instant alors qu'ils montraient toute la détermination dont tu faisais preuve. Ce n'était pas comme si tu te sentais coupable mais si il lui arrivait quelque chose tu ne saurais plus où tu mettre. Rapidement tu le vis approcher. Tout aussi rapidement tu pris sa chemise qu'il venait à peine d'enfiler, pas totalement d'ailleurs. «  Je ne vous laisserai pas partir.  » Ca aurait pu être une magnifique scène de film, mais dans ton corps, là maintenant tu te blâmais d'être aussi bête et de paraître si maladroite. Toujours devant cette porte tu voulais faire preuve d'autorité mais.. Rapidement ton visage fit une autre moue presque de supplication. « S'il vous plait monsieur Cho... retournez dans votre lit hm?  » Prenant doucement son bras tu arborais la tête la plus mignonne que tu puisses faire, les yeux priant, la bouche déformée en moue enfantine. En te rendant compte que tu touchais directement sa peau ta main s'enleva rapidement alors que tu le regardais sûrement surprise. «   Pardon »

  «   »

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Break Time / Ft Sanjay

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