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 Emergency calls - ft. Kei

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Kang Jun Hee

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MessageSujet: Emergency calls - ft. Kei   Ven 20 Oct - 16:41

Emergency calls
ft. Nurse Kei  :malin:


Qu’est-ce qui m’amenait ici ? Tout et rien, mais surtout le doute et le besoin de faire quelque chose. Et c’était tout naturellement que j’étais venue me perdre dans cet antre où régnait une ambiance de mort. Les cris, la douleur et la peur imbibaient les murs, mêlant l’odeur aseptisée des lieux aux effluves métalliques qui coloraient les draps sur lesquels les patients ne faisaient que passer. Au fond, je ne savais pas ce que j’attendais, peut être juste un signe, une preuve que les réponses que je cherchais n’étaient pas en ces lieux. Peut être tout simplement cherchais-je à me rassurer pour repartir, plus ou moins sereine, de n’avoir pas pu trouver de réponses à mes questions. « Vous avez besoin d’aide ? Ou vous êtes une proche d’un patient ? » la voix de l’infirmière me parvenait comme étouffée, terrassée par l’angoisse de la voir me répondre par la positive. « Kang Seung Ho ? Est-ce que vous avez un patient au nom de Kang Seung Ho ? » Son regard chuta sur la pile de feuille qui habillaient son bureau, et je priais intérieurement pour qu’elle me réponde pas la négative. « Hmmm… non, je suis désolée. Peut être est-il déjà sorti ! Vous devriez aller à l’accueil, ils ont les dossiers de sortie des patients ! » Elle m’offrit un sourire contrit, s’excusant une nouvelle fois de ne pas pouvoir m’informer davantage, et je profitais de l’arrivée d’une nouvelle ambulance pour m’éclipser discrètement. J’arpentais les couloirs en faisant profil bas, errant sans réel but, cherchant sans réelle motivation. Mes iris se posèrent sur les blessés qui peuplaient les chambres, attendant qu’on ne vienne leur porter secours pour finalement délaisser l’aile de l’hôpital dans lequel les médecins couraient. Je n’étais plus qu’une ombre furetant dans les locaux aux murs d’un blanc immaculé. La couleur m’étouffait et me semblait irréaliste. Elle contrastait avec l’hémoglobine qui finirait par les tâchés. Je laissais mes doigts courir sur la peinture, empruntant les couloirs comme si j’étais chez moi, me cachant lorsque les équipes médicales venaient à rencontrer mon chemin. Je n’avais rien à faire ici, et sans information, je n’avais plus de raison d’y rester. Mais je ne parvenais pas à quitter le bâtiment. J’étais fatiguée, las de ces recherches qui n’aboutissaient sur rien d’autre que le néant, et si mes liens avec Seung Ho étaient ceux de deux inconnus ne partageant que le même sang, je me devais, pour mes parents, de le retrouver. J’entrais sans grande conviction dans l’une des chambres, poussant le battant avec précaution pour découvrir un lit vierge de toute vie. Je profitais de cette solitude pour m’y asseoir, organisant mes pensées dans l’espoir de me redonner un semblant de courage. Des recherches infructueuses qui ne cessaient d’acculer un cœur qui serré par la culpabilité, celle de ne pas savoir me délester d’un secret que j’aurais dû exposer depuis de longues années. « Bon, il est temps de rentrer. Tu ne trouveras rien aujourd’hui Jun… » me conseillais-je. Discrètement, je quittais la chambre pour de nouveau emprunter les couloirs de l’hôpital. J’avais été tellement perdue dans mes pensées que je n’avais pu vu arriver l’infirmier qui vint me barrer la route. L’avait-il fait exprès ? « Bonsoir… je… » D’un geste incertain je lui désignais plusieurs direction, espérant trouver une raison valable à ma présence. « Je cherchais l’accueil. Pourriez-vous m’indiquer le chemin ? »



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Nishimura Kei
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MessageSujet: Re: Emergency calls - ft. Kei   Dim 5 Nov - 21:12


Jun Hee & Kei

emergency calls


Laissant un faible soupir quitter ses lèvres, Kei balança mollement ses mains au-dessus de sa tête, étirant quelque peu ses bras et son dos engourdis par la fatigue. L'une de ses mains trouva refuge contre sa cuisse tandis que l'autre palpa maladroitement la peau de sa nuque, celle marquée par une cicatrice qu'il souhaiterait effacer. Ses prunelles se perdaient sur la machine devant lui, détaillant les écritures et les dessins qui la décoraient. Ses doigts glissèrent dans ses cheveux alors qu'il tournait mécaniquement la tête sur le côté en entendant du bruit. Il observa silencieusement le médecin qui discutait avec un patient, détournant son attention vers la machine quand celle-ci émit un léger son aiguë. Un faible sourire à peine visible se posa sur ses lèvres et il se saisit délicatement de son café fumant.
Soufflant une nouvelle fois, il se mit à avancer, les prunelles égarés un peu partout autour de lui. C'était comme s'il marchait sans but précis. Comme s'il errait. Comme s'il cherchait juste à comprendre sa propre existence. A comprendre ce qu'il se passait. Comme s'il était perdu et qu'il attendait qu'on lui montre le chemin.
L'une de ses mains poussa délicatement la porte devant lui, avant qu'il n'aille s'asseoir sur l'une des chaises vides autour de la table, qui trônait sagement au beau milieu de la pièce.
Il posa sa boisson chaude devant lui et l'observa quelques instants avant de relever ses prunelles vers ce blanc qui décorait les murs.
Tout ce blanc... il trouvait cela si froid. Il y avait pourtant tellement de mots pour décrire cette couleur. Tellement des qualités que l'on pouvait donner. Tellement d'expressions qui décrivaient à la perfection ce qu'elle représentait. Et pourtant, pour Kei, ce n'était que le froid.

Un frisson grimpa soudainement le long de ses bras et il se pinça les lèvres sous cette vague de fraîcheur qui le secouait. Ses doigts se mirent alors à entourer le gobelet fumant devant lui alors qu'il tentait de se réchauffer. En vain. Il aurait toujours froid.

Avait-il toujours eu froid ? Avait-il toujours été quelqu'un de frileux ? Avait-il toujours été du genre à se couvrir au moindre coup de vent ? Il ne savait plus vraiment. Il supposait qu'il l'était devenu du jour au lendemain. Il supposait qu'il l'était devenu le soir où ses parents avaient été tués et où il avait passé la nuit dehors. Il supposait qu'il avait froid depuis ce moment-là. Depuis l'instant où on lui avait retiré ses parents.
Il fallait dire qu'il n'avait pas vraiment connu le froid avant. Il baignait toujours dans une telle chaleur qu'il ne s'était probablement pas rendu compte qu'il avait froid. Peut-être baignait-il dans un bonheur et un amour si doux et si chaud qu'il n'avait pas connu le froid. Il avait toujours été tellement bien entouré qu'il ne savait pas ce que ça faisait d'avoir froid, et d'être seul. Des sentiments qu'il connaissait que trop bien à présent. Ce froid qu'il ressentait était douloureux, et persistant. Il ne cédait jamais. Il ne partait jamais vraiment non plus. Il s'en allait quelques temps, pour revenir, plus fort, plus lourd. Ce froid le rendait solitaire.
Depuis qu'il avait perdu ses parents, depuis qu'ils n'étaient plus près de lui, depuis qu'on lui avait pris sa vie, il était seul. Et il avait froid. Un nouveau frisson grimpa sur son corps, le long de son dos cette fois et il grimaça faiblement. Le froid errait sur sa peau comme lui errait dans sa propre vie.
Il voulait retourner là-bas. Il voulait retourner dans son passé. Il voulait sentir cette chaleur à nouveau. Il voulait revivre chaque instant. Chaque moment. Chaque seconde. Revivre... ou vivre, tout simplement.
Il ne vivait plus. Il survivait. Il tentait. Il subissait. Il essayait.
Et il n'y arrivait pas.

Il quitta brusquement ses pensées quand la porte s'ouvrit. Une de ses collègues entra et il la salua d'un simple sourire et d'un léger signe de tête. Il but tranquillement son café en discutant quelque peu avec elle, souriant joyeusement comme si rien ne pesait sur son esprit. Et après quelques minutes, il sortit de la pièce, soufflant encore une fois à cause de ce froid qui refusait de lâcher sa peau.
Et alors qu'il marchait tranquillement dans les couloirs, il l'aperçut. Elle. Cette femme qu'il avait déjà vu plusieurs fois. Elle était souvent là, à errer dans les couloirs tel un fantôme. Elle semblait toujours ailleurs, perdue et désorientée. Elle semblait là, sans l'être. Elle lui donnait l'impression de s'être échappée du service psychiatrique.
Hors cette fois, il ne lui laisserait pas le temps de s'évaporer. Si elle était une patiente, elle devait retourner dans sa chambre. Ses pas se firent un peu plus pressés tandis qu'il fonçait droit vers elle. Et quand enfin il arriva à sa hauteur, il se mit à ralentir sa cadence, s'arrêtant ensuite devant elle pour l'empêcher d'aller plus loin.

« Bonsoir », répondit-il, un léger sourire aux lèvres. Il haussa quelque peu un sourcil face à ses gestes, dirigeant malgré lui ses prunelles dans les directions qu'elle désignait. « L'accueil », répéta-t-il, le sourcil toujours levé. Il pencha quelque peu sa tête sur le côté, ses lèvres traçant une ligne droite. « Vous venez ici pour rendre visite à quelqu'un ? », la questionna-t-il dans une esquisse qui se voulait rassurante et bienveillante, « Je vous vois souvent par ici », un léger rire ronronna dans le fond de sa gorge. Il resta silencieux ensuite, se contentant de l'observer sans rien dire. Il essaya rapidement de voir si elle portait un bracelet de l'hôpital ou si elle montrait des signes particuliers, mais il ne trouva pas grand chose. « Je vais vous conduire à l'accueil », qu'il lâcha ensuite. Elle devait déjà connaître le chemin cela dit, mais il ne commenta pas. Il voulait savoir ce qu'elle faisait ici, à toujours errer dans les couloirs. Il voulait savoir si elle était une patiente ou simplement une échappée de l'asile voisin. « Quel est votre nom ? », lui demanda-t-il en tournant son visage vers elle. C'était bien là le meilleur moyen de savoir qui il avait face à lui.  
AVENGEDINCHAINS



_________________

life is pain, life's not fair
There is no feeling that is comparable to that of being truly lost. I don’t mean lost in the woods, or desert, but lost in the way that only can happen internally. Lost to the deepest, blackest pit of your soul,  ▬ clinging to ghosts of past times
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