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 Come here, you are mine [ft. Murakami Emi]

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Takara Jiro

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That's my job : Gérant d'une boite de stripteas, le Secret night. En parralèle, il gère un reseau de prostitution.
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MessageSujet: Come here, you are mine [ft. Murakami Emi]   Jeu 5 Oct - 18:52


Come here you are mine
Ft. Murakami Emi
Jiro marchait les mains dans les poches de son jean, traversant les rues de l'île. Il savait où il souhaitait aller, il savait ce qu'il voulait faire. Les rues de son quartier, il les connaissaient par cœur à présent, il n'avait pas peur de s'y promener. Mais ce soir, il allait ailleurs, il quittait son repaire pour aller retrouver quelqu'un. Bien évidemment, elle n'était pas au courant. Mais il avait bien trop attendu, trop attendue que cette fille revienne vers lui. Elle était toujours présente dans un coin de sa tête, et même s'il ne comprenait pas pourquoi, il avait envie de vivre encore un peu, de respirer avec elle, à l'unisson.

Le chemin avait été rapidement parcourut, et le japonais était maintenant accoudé contre un mur en face du restaurant où elle travaillait. Il attendait et attendrait le temps qu'il faudrait. C'était comme un manque, même s'il ne s'en rendait pas compte. Mais ce n'était pas la même sensation que lorsqu'il n'avait pas sa dose de drogue ou sa quantité d'alcool. Entendant une porte s'ouvrir, le décoloré releva la tête, et il tomba sur la silhouette de celle qu'il attendait. En silence, il se décolla du mur sur lequel il s'accoudait pour se diriger vers elle, son visage sans expressions. C'est toujours sans un mot qu'il l'a tira dans une ruelle adjacente. Il se fichait qu'elle comprenne ou non. Elle était à lui, à la manière de toutes les filles qui bossaient pour lui. Il était simplement or de question qu'elle puisse faire ce qu'elle veuille faire, qu'elle puisse ne pas penser à le voir. Et elle allait le comprendre.

Sans décrocher un mot, sa poigne s'était faite plus dure sur le poignet fin, à mesure qu'il disparaissait dans l'ombre de la ruelle. Abrupt, il poussa la jeune blonde contre un des murs présents, collant son corps au sien. Impérieux, il rapprocha son visage du sien, lui permettant de réellement le reconnaître, si ça n'avait pas déjà été le cas. Il n'était qu'à quelques centimètres de son visage, ses yeux rivés aux siens, froids comme la banquise. Certaines choses ne changeaient pas, son expression faciale en était une. Elle était habituée après tout.

« Pourquoi tu n'es pas venue ses derniers temps ? »

Pas de bonjour, de comment elle allait. Il s'en fichait royalement de tout ça. Lui, ce qu'il voulait, c'était son corps, sa bouffée de vie. Elle n'était pas la seule qu'il voyait, mais elle, il ne savait pas, il y avait quelque chose en plus. Jiro posa ses mains sur ses hanches rapprochant son corps du sien, lui ôtant toute possibilités de partir si elle en avait envie.

« Hein, Emi, qu'est-ce qu'il y a de mieux que moi ? Un autre homme ? »

Cette simple idée le faisait grincer des dents. Il n'y avait rien de sérieux, les deux étaient au courant, mais pourtant, Jiro n'arrivait pas à imaginer la jolie jeune femme dans les bras de quelqu'un d'autres. Elle était à lui depuis qu'il l'avait vu la première fois, et qu'il avait jeté son dévolu sur elle. À personne d'autre.
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Murakami Emi

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MessageSujet: Re: Come here, you are mine [ft. Murakami Emi]   Jeu 5 Oct - 21:08


Come here, you are mine
Takara Jiro & Murakami Emi
Voilà une semaine que j’avais vue le fantôme de mon frère, une semaine que je travaillais comme une acharnée en profitant, de temps à autre, de la présence de Kei pour lui faire cracher le morceau. J’avais oublié à quel point ce garçon pouvait être têtu, bien que je ne comprenne toujours pas pourquoi il agissait ainsi. J’étais même allé jusqu’à remonter, douloureusement, dans mes souvenirs pour tenter de percevoir mes erreurs. Sans succès. Au moins, sa présence me changeait les idées. Voyons le bon côté des choses pour une fois. C’est toujours mieux que de penser à mon frère disparu. C’est tout aussi bien d’ailleurs que de songer au fait, que j’ai été jusqu’à imaginer qu’il était à mes côtés dans ce fichu cimetière. Pourquoi avait-il fallu que je me rende là-bas d'ailleurs ? Ne pouvais-je simplement pas noyer mon chagrin dans l’alcool comme je sais si bien le faire ?

D’ailleurs à propos d’alcool, cela commence à faire un moment que je n’aie pas été voir Jiro. Sa présence commence cruellement à me manquer. Mais il faut dire qu’avec le travail, je n’aie pas eu une seconde à moi. Bon, après, je ne vais pas m’en plaindre. C’est moi qu’il l’ai choisi. C’est moi qui n’avais pas pu dire non, lorsque mon boss m’avait demandé de travailler plus longtemps. J’avais vu dans cette opportunité un moyen de me changer les idées autrement qu’en finissant mort torché sur un trottoir.
Cependant, je commence vraiment à regretter cette décision. Plus les jours passent, plus ce costume de pirate commence à me sortir par les yeux. Et encore, j’ai une chance comparé aux autres serveuses, je me fiche des regards des clients. Parce que je peux vous dire qu’avec le genre de tenue que l’on porte, on se fait mater plus d’une fois par jour.

Fort, heureusement pour moi, le calvaire était fini pour aujourd’hui. Me changeant dans les vestiaires prévus à cet effet, je saluai donc rapidement mes collègues avant de quitter l’établissement. Comme tous les jours précédant celui-ci, j’étais bien trop fatiguée pour sortie ou même carrément voir Jiro. Il faut dire que notre relation, indéfinissable, n’est pas toujours de tout repos. Impossible donc pour moi d’aller le voir dans cet état. Il allait cependant vraiment falloir que je songe à lui envoyer un sms pour le rassurer. Après, tout ce n’est pas vraiment dans mes habitudes de passer plus de deux jours sans aller rejoindre ses bras réconfortants.

Attrapant donc mon téléphone dans la poche de mon jean, je sens soudain une main attraper vivement mon poignet. À peine eus-je le temps de redresser mon regard que l’inconnu vint à me tirer dans une ruelle, mal éclairé, adjacente au restaurant.
Habituellement, je me serais très probablement défendu. Je me serais même également mise à paniquer. Parce que oui, ce n’est pas par ce que je suis une femme sans espoir que j’autorise pour autant n’importe qui à faire ce qu’il veut de mon corps. Pourtant, étrangement, quand je sentis cette poigne se refermer plus vivement sur mon poignet je sus qu’il était inutile de dire quoi que ce soit. Il était même à présent inutile de songer à envoyer ce fameux sms.

Suffisamment hors de porter des regards indiscrets, Jiro vient finalement à s’arrêter. Dans une grimace, mon corps atterri alors sur le mur tandis que mon regard se planta, instinctivement, dans le sien. Comme à son habitude, il est toujours aussi froid que de la glace. Pourtant je peux y lire un certain mécontentement voir …. De la colère. Je sais que j’aurais dû l’avertir de mon changement d’horaire. Cependant, je ne m’étais pas attendue à ce qu’il perde aussi rapidement patience.

Sans me débattre, je le laisse manipuler mon corps à sa guise. Collé l’un à l’autre, je tente de glisser lentement ma main derrière son coup tandis qu’il me demande de rendre des comptes. De m’expliquer sur le pourquoi de cette, si longue, absence.

-« Je… »

Impossible de terminer ma phrase qu’il enchaîne déjà. Là, c’est certain, il n’est pas content. Il va falloir que je tente urgemment de le calmer si je ne veux pas que la situation empire. Moi qui avais tant envie de le voir, il serait dommage d’entamer la soirée avec un dispute.

-« Je n’ai personne d’autre… Tu le sais bien… » Lui répondis-je calmement tout en enfouissant un peu plus ma main au niveau de sa nuque. Il est vrai que je n'aie personne. Je n’ai d’ailleurs jamais songé à intégrer quelqu’un à ma vie, celle-ci est déjà suffisamment chaotique comme cela. Pour autant, Jiro est spécial. Il y a quelque chose en lui qui me pousse considérablement à retourner dans ses bras.

-« J’ai simplement été submergé par le travail. Je te promets qu’il n’y a rien d’autre … Pardonne-moi, je sais que j’aurais dû te prévenir… »

En m’écoutant parler, il est vrai que l’on pourrait penser que j’aie peur de lui. Certes, il y a de quoi. Et je ne cache pas que dans certaines circonstances, je préfère me tenir à carreau plutôt qu’essayer de discuter avec lui. Mais avec le temps, j’ai appris à le connaître. Bien qu’il soit toujours autant indomptable qu’au premier jour de notre rencontre.

-« Tu m’en veux beaucoup ? »

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MessageSujet: Re: Come here, you are mine [ft. Murakami Emi]   Ven 6 Oct - 10:52


Come here you are mine
Ft. Murakami Emi
Jiro en avait eu marre d'attendre qu'elle revienne. Il était patient en général, mais cette fille avait le don de lui faire faire des choses qu'il ne comprenait pas. Le simple fait qu'il soit venu la chercher dérogeait de sa vie habituelle. Les filles, comme les hommes qu'ils fréquentaient, ils les revoyaient de temps à autres, mais jamais aussi régulièrement qu'Emi. En fait, aucuns ne lui donnait jamais autant l'impression d'être vivant que lorsqu'il était avec la jeune femme. Il ne savait pas pourquoi. Si c'était parce qu'elle était brisée, si c'était son visage... Il ne cherchait plus à comprendre depuis longtemps, il se faisait juste porter par le cours des événements.

Cette nuit, il en avait eu marre d'attendre, et Emi le comprenait à présent qu'ils étaient tous les deux dans cette ruelle, l'un collé à l'autre. Il empêchait peut-être la blonde de pouvoir s'échapper mais il s'en fichait. De toute façon, elle ne semblait pas vouloir partir, preuve était la main qui se glissa doucement sur sa nuque. En silence, il ne dit rien, la laissant s'expliquer. Seuls ses yeux pourraient exprimer une émotion, mais ça faisait longtemps qu'ils étaient eux aussi froids comme la glace. Non, il se contentait de fixer son regard sur ses traits fins, cherchant le moindre mensonge qui pourrait sortir de la bouche de la jeune femme. Ça faisait longtemps qu'il n'accordait plus aucun crédit aux paroles des autres. La plupart des mots étaient des mensonges, un moyen de berner les autres.

Quand elle lui dit que c'était à cause de son travail, pas un geste ne fit bouger son visage. Il la jaugeait toujours du regard, encore plus quand elle lui dit qu'il n'y avait personne d'autres. Ce que lui faisait, il n'arrivait pas à le lui autoriser. Elle était à lui, et seulement à lui. Ses mains raffermirent leur prise sur les hanches de la serveuse, serrant sûrement trop fort la peau fine.

« Hum. »

Il pouvait donner l'impression de s'en foutre, mais à vrai dire, c'était le cas ? Il se fichait pas mal des excuses de la jeune femme, il n'avait pas envie de ne plus la voir. Sans comprendre cette envie, cette sensation qu'au fond, il rapprochait à celle du manque d'alcool ou de drogue dans son sang certaines fois. Une de ses mains quitta finalement la hanche de sa compagne, se posant doucement sur sa joue, la caressant presque tendrement. Sauf qu'il n'était jamais tendre.

« Bien sûr que je t'en veux. »

Sur ses mots, brutalement il relâcha la jeune femme s'éloignant d'elle de quelques pas. Il l'a regardait, se demandant ce qu'il devait faire. Laissez Emi seule ici ? Non, il était or de question que quelqu'un puisse poser ses mains dessus... Pour le moment, il se contentait de la fixer, silencieux.
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MessageSujet: Re: Come here, you are mine [ft. Murakami Emi]   Ven 6 Oct - 21:16


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Takara Jiro & Murakami Emi
Honnêtement, j’ai cru que mes excuses allaient suffire. Après tout, c’est la vérité, j’avais véritablement été submergé par le travail. Bon après, il est vrai que j’ai omis de lui parler de Kei. Mais le sachant déjà furieux de ne pas m’avoir vu pendant plusieurs jours, il est peut-être bon d’éviter d’en rajouter une couche avec un homme. D’autant plus que cela s'est passé durant mon travail, donc techniquement, je ne lui mens pas.

Seulement, en sentant sa prise se resserrer plus fort sur mes hanches, je ne peux m’empêcher de grimacer. Je sais qu’il est ultra possessif et qu’il ne supporte pas de me savoir ailleurs qu’à ses côtés. C’est sa manière à lui de me le faire comprendre. Même si je n’apprécie pas toujours ses méthodes. Mais que voulez-vous, avec lui, je n’ai la force de rien. Ni de protester, ni de jouer les fortes têtes. Il a une emprise sur moi comme un marionnettiste tirant les ficelles de sa marionnette. Je ne suis déjà pas très combative de base, mais alors avec lui, c’est complètement peine perdue.

Cependant, le fait qu’il m’annonce ouvertement qu’il m’en veut tout en se détachant de moi ne me fit pas plaisir. Premièrement, parce qu’il venait de rompre le contacte entre nos deux corps sans ménagement. Et deuxièmement parce que pour une fois, il n’y avait vraiment pas de quoi m’en vouloir. Je ne pouvais toute de même pas quitter mon travail, simplement parce qu’il le veut … Du moins, je n’en suis pas encore à ce stade-là.
Croisant mon bras sur ma poitrine, je plante à nouveau mon regard dans le sien. Il est hors de question qu’il me fasse une scène pour si peu. Est-ce que je viens l’ennuyer moi quand il me délaisse pour une autre ? Non. Alors, il n’a aucun droit de me faire la tête pour mon travail.

-« Quoi tu vas me frapper pour me punir ? Lançais-je à tout hasard en me détachant du mur, duquel il m’avait forcé à m’appuyer. Jiro, tu sais bien que je ne suis pas une de tes choses. Tu ne peux pas m’enfermer dans une cage, pour m’avoir à portée de main quand bon te semble… »

Bien qu’il n’hésiterait pas à le faire, j’en suis certaine. Mais il sait que j’ai besoin de ma liberté. Pour l’instant, c’est tout ce qu’il me reste avec lui dans cette misérable vie. Travailler m’aider à ne pas penser et ne pas songer m’aider à ne pas me plonger dans une tristesse infinie et ça, il le sait parfaitement aussi bien que moi.

-« Si c’est pour me faire une scène et rester fâcher je préfère encore renter chez moi. »Terminais-je tout en le devançant pour sortir de cette ruelle. Après tous, s’il est fâché, je n’ai aucune raison de rester plus longtemps ici. Et oui, oui, je sais, on dirait un vieux couple en pleine dispute. Sauf que ce genre de femme ne risque pas la troisième guerre mondiale en prononçant le moindre mot. Avec Jiro, c’est le cas en revanche. Capable du meilleur comme du pire, je ne sais jamais sur quel pied danser en sa compagnie.

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MessageSujet: Re: Come here, you are mine [ft. Murakami Emi]   Dim 8 Oct - 18:04


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Ft. Murakami Emi
Le japonais jaugeait du regard la jolie blonde, ses yeux de glace cherchant la vérité dans leurs homologues. Il avait pleinement conscience qu'en vouloir à Emi était sûrement ridicule. Mais il estimait que c'était à elle de venir. À elle de venir se réfugier dans ses bras comme elle l'avait fait la première fois. Son cerveau brisé n'arrivait pas à comprendre qu'une relation marchait dans les deux sens. Alors quand les premiers signes de protestation apparurent chez sa compagne, Jiro ne put que froncer les sourcils. Rien ne se déroulait comme il le souhaitait, et ça, il n'appréciait pas. Elle n'avait pas à parler, à lui tenir tête. Il n'aimait pas ça.

Pourtant, il continua de la jauger, ses yeux s'éclairant  quand elle parla d’enfermement. Cela résoudrait tous ses problèmes. Mais il savait aussi que c'était mal et il n'en était pas encore réduit à ses extrémités. Pas encore même si l'idée restait dans un coin de son esprit. Rien que d'imaginer la blonde à ses côtés tout le temps, un léger sourire se dessinait sur ses lèvres. La possibilité de la garder loin de tout, de tout ce qui pourrait la détourné de lui. La possibilité de l'éloigner de toutes ses personnes qui pourrait la toucher, poser leurs mains sur elle.

« Je pourrais. Si j'en avais envie. »


Les mots étaient sortis, atones. Il envisageait sérieusement la possibilité de garder Emi prêt de lui, à chaque instants, chaque secondes de son quotidien. Encore plus quand il voyait la suite de ses propos qui lui étaient presque intolérables. Jamais, Emi n'avait osé lui parler de la suite, et il n'était pas prêt à laisser ça passer. Quand elle passa devant lui, il la stoppa simplement, saisissant son poignet, la stoppant brutalement. Ses doigts étaient serrés à en faire sûrement mal à la jeune femme mais il ne voulait pas qu'elle parte. Il n'était pas venu pour rien, il ne se déplaçait pas pour rien. Jamais.

Brutalement, il tira Emi contre lui, l'emprisonnant contre son torse, ses bras autour d'elle. Silencieux, il la serrait juste contre lui, respirant son odeur. À la manière d'une drogue, cette odeur il avait appris à la connaître, à l'apprécier. Il l'associait, sans s'en rendre compte, à la vie. La vie qu'il retrouvait avec Emi, ces moments où, enfin, il respirait sans penser à rien d'autre, où il n'était plus cet enfant non-désiré. Il ne désirait pas la voir partir, pas ce soir. À sa façon, Emi lui avait manqué. Même s'il n'accepterait jamais de le dire.

« Je ne suis pas venu pour te voir repartir. Reste. »

Il ne suppliait jamais, et c'était encore le cas. Un s'il te plaît aurait put franchir la barrière de ses lèvres, mais ce n'était pas le cas. Relevant le visage de sa compagne, il regarda Emi avec attention imprimant le moindre de ses traits dans sa tête. Avant de finalement poser ses lèvres sur celles d'Emi et de l'embrasser impérieusement. Leurs échanges n'étaient jamais tendres, ce dernier n'échappait pas à la règle.
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MessageSujet: Re: Come here, you are mine [ft. Murakami Emi]   Dim 8 Oct - 20:56


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Takara Jiro & Murakami Emi
Bien sûr que oui, il est capable de m’enfermer pour me garder à ses côtés. Il n’avait pas eu besoin de le dire tout haut pour je lis en lui cette idée égoïste, mais qui fait cependant son charme. Je sais parfaitement que Jiro est toxique pour ma santé, mais il est déjà trop tard pour que je m’en défasse. Comme une drogue, je suis littéralement accro aux moindres de ses gestes, à la moindre de ses paroles. Je sais que rester avec lui n’est pas bon pour moi, qu’il ne fera qu’empirer ma situation et pourtant, malgré cela, je reste accroché inlassablement à lui. Il est mon refuge, mon air, tout ce qui me permet de continuer à vivre sans ressentir constamment cette horrible douleur dans ma poitrine. Quand je suis à ses côtés, ce trou béant qui se trouve à la place de mon cœur se referme pendant l’espace de quelques heures. Et puis de toute façon, qui se soucis véritablement de mes mauvaise fréquentation ? Personne ! Car je n’ai plus personne dans cette vie. Personne, hormis lui.

Alors oui, je joue avec le feu et il arrive très souvent que je me brûle les ailes à trop vouloir attiser les flammes. Aujourd’hui ne fait pas acception. Je viens certainement de pousser Jiro dans ses retranchements, voilà pourquoi je ne sursaute pas quand t'il vint à m’arrêter dans ma progression. Cependant, je ne vous le cache pas son emprise sur mon poignet me tira une grimace de douleur alors que mon corps vient atterrir une nouvelle fois contre le sien.

Sans protester, je le laisse m’emprisonner dans ses bras tandis que j'enlaça machinalement son tors de mes bras. Inutile de prononcer le moindre mot, lui comme moi ressentons la même chose. Même s’il me prend à le défier et à jouer les rebelles jamais je ne pourrais résister à l’appel de son âme qui crie inlassablement mon nom. Lui et moi sommes liés par quelque chose de plus fort que le destin. Nous sommes deux âmes écorchées vive qui ne trouve le repos qu’une fois ensemble.

Relevant finalement le regard vers lui, je ne peux m’empêcher de sourire à ses derniers mots. Aucun mot de gentillesse, aucune supplication. Et pourtant, malgré cela, ils suffirent à me convaincre. Nos lèvres se rejoignirent finalement, comme enfin soulagé de pouvoir se rejoindre après tant de temps passé l’une sans l’autre. Aucune tendresse, aucun amour seul la passion et la fougue prirent le dessus dans cet échange.
Une main posée sur sa nuque et l’autre dans ses cheveux, j’en viens finalement à soupirer de plaisir lorsque notre échange prend finalement fin, à bout de souffle. Qu’il soit fâché ou non, une chose est sûr, il ne peut pas se passer de moi. Tout, comme il est impensable pour moi de vivre sans lui.

-« Tu vois, quand tu veux. Murmurais-je dans un souffle tandis que ma main vient se poser sur sa joue. Cela n’arrivera plus jamais, je te le promets. Terminais-je en déposant rapidement mes lèvres sur les siennes comme pour sceller à jamais cette promesse entre nous deux. Alors ? Tu te décides à me punir ou on va boire un verre quelque part ? »
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MessageSujet: Re: Come here, you are mine [ft. Murakami Emi]   Dim 8 Oct - 23:39

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Come here you are mine
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Jiro n'avait qu'une envie actuellement, alors qu'il serrait la jolie blonde dans ses bras. Ne plus jamais la laisser repartir, toujours la garder ainsi, sa chaleur contre son corps, son odeur dans les narines. Il ne s'expliquait pas la dépendance qu'il avait à Emi, après tout, toutes notions de sentiments étaient étrangères au japonais. Juste que cette fille lui offrait un souffle de vie dans son quotidien si morne. Ce qu'il trouvait entre ses bras, aucunes autres personnes ne le lui avait offerts, et dieu seul savait qu'il avait partagé le lit de nombreuses femmes et de nombreux hommes. Mais seul Emi pouvait lui apporter ce sentiment d'être important aux yeux de quelqu'un, cette impression de n'être pas que ce parasite, qui avait vécut comme un insecte depuis sa naissance.

Il n'avait put s'empêcher de poser ses lèvres brutalement sur leurs comparses féminines. Brutalement, sans tendresse, sans rien d'autre qu'un désir brut. C'était toujours ainsi, toujours de cette façon qu'ils s'exprimaient, qu'ils se retrouvaient, qu'ils se connaissaient. Jiro senti les mains d'Emi se mettre dans son cou, passer dans ses cheveux, mais lui, il ne pensait qu'à la sensation sucrée qu'elle déposait sur sa langue. Langue qu'il laissait promener sur les lèvres de la jeune femme, demandant implicitement l'accès à sa bouche. Il adorait plus que tout jouer ainsi avec Emi, partager ce ballet si simple, si passionné mais qui le faisait se sentir tellement vivant.

Faute d'air, ils finirent par se séparer et c'est les yeux rivés à ceux d'Emi que Jiro l'écouta parler, ses lippes s'étirant en un léger sourire moqueur. Il se faisait quasiment féliciter de se montrer presque tendre, de formuler des demandes égoïstes. Mais ça avait au moins le mérite d'avoir un impact sur la jeune femme, preuve était la promesse scellée par un bref baiser, promesse que la situation qui les avaient mené dans cette ruelle ne se reproduirait plus jamais. Il n'avait de toute façon aucuns doutes sur ça, puisqu'à la prochaine incartade, à la prochaine absence de sa compagne, il régirait bien plus rapidement et plus fortement que cette fois-ci.

Éloignant doucement Emi de lui, le japonais se contenta de passer un de ses bras contre la hanche de la jeune femme, la collant presque à lui par ce moyen. Il ne comptait plus lâcher la serveuse de la soirée, peu importe qu'elle soit fatiguée ou quoique ce soit, il avait bien trop besoin d'elle, de son odeur, de ses sourires pour vivre un peu. Elle était une drogue, une drogue qui lui apprenait à quel point la vie était chaque jour plus dure quand on n'était qu'un nuisible. Une drogue dangereusement tentatrice, qu'il ne pouvait abandonner parce que sa saveur le faisait planer toujours plus haut, toujours plus longtemps. Mais nul doute que l'atterrissage serait douloureux le jour où il arriverait.

« On va aller boire quelques verres d'abord. »

Il avait dit ça en prenant la direction de la sortie de cette ruelle sombre, Emi toujours à ses côtés. Puis doucement, tout en continuant ses pas en direction d'un bar quelquonque, il rapprocha son visage de celui de sa compagne, posant ses lèvres prêt de son oreille.

« On parlera de ta punition après, quand on sera chez moi. »

La phrase avait été murmurée, audible que pour Emi, promesse que tout n'était pas oublié malgré tout. Il ne laissait pas facilement les choses passée Jiro, et si il ne pouvait punir la jeune femme pour son insolence, il n'oubliait pas qu'elle l'avait laissé seul pendant une semaine, aux soins d'hommes et de femmes qui n'arrivait pas à reproduire ce qu'elle provoquait elle. La drogue était certes un fléau, mais Murakami Emi était pour Jiro quelque chose au goût divin, un interdit qui lui appartenait, sa raison de chercher la vie à travers elle.

« Après toi. »

Sa voix avait beau toujours être atone, à qui le connaissait, on pouvait remarquer plus de douceur, bien que quasi imperceptible. Il venait d'arriver dans un petit bar et après avoir commandé, ils se posèrent dans un coin reculé, quasiment à l'abri de tous les regards.
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MessageSujet: Re: Come here, you are mine [ft. Murakami Emi]   Mar 10 Oct - 18:56


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Takara Jiro & Murakami Emi
Ravie que la soirée ne se termine pas aussi rapidement que je l’avais songé en quittant mon travail, j’emboîte le pas assez rapidement à Jiro. L’idée d’aller se détendre tout en buvant quelque verre n’est finalement pas de refus. Surtout quand on sait le nombre de bière et d’alcool en tout genre que je suis capable de boire en sa compagnie. Finalement, dans n’importe qu’elle domaine Jiro arrive à me faire perdre la tête.

En revanche, ce qui me déplaît un peu plus est le fait qu’il évoque une suite chez lui. Non pas que je n’aie pas envie de rester en sa compagnie toute la soirée. Le problème étant qu’avec lui, il est n’est jamais au grand jamais possible de simplement s’allonger et de se câliner gentiment dans son lit. Entant normal, je n’aurais pas protesté à cette idée, après tout, c’est ce qui fait notre relation. Mais là, pour le coup, j’avoue avoir rêvé de pouvoir aller me coucher sans aucun effort. D’autant plus que demain, je travaille encore…

Seulement bien consciente qu’il est une mauvaise idée de lui faire part de mon souhait dans l’immédiat. Je préfère ne pas relever son ordre et me contente de lui sourire avant de rentrer dans la bâtisse. Après tout, peut-être qu’avec un peu de chance l’alcool va l’adoucir et le rendre plus compréhensif… Bien que pour être honnête j’en doute grandement.

M’installant donc à ses côtés, je me colle instinctivement au plus près de son corps après avoir commandé une boisson. Ce n’est pas pour rien, après tout, que nous avons choisi une table le plus reculé possible et le moins exposé aux yeux des autres. Après, il est évident que dans ce genre d’endroit, je ne vais pas me comporter comme quand je me trouve à Tadanashi. Je sais parfaitement qu’il est important de rester convenable et bien séant dans ce genre d’endroit. Seulement aller dire ça à l’héroïne de ma vie. Si l’envie lui en prend, rien ne peut le retenir. Pas même ce bar qui n’est pourtant pas du tout dans nos habitudes. Et mes protestations ne changeront sans doute rien à cela.

Remerciant finalement le barman quand il vient nous apporter nos commandes. Je m’empare de ma boisson et là fait délicatement tinter contre celle de mon compagnon avant de plonger mon regard dans le sien.

-« Et bien à nos retrouvailles »

Il allait vraiment falloir que je modère ma consommation d’alcool pour ce soir. Quand je suis avec Jiro, je sais pertinemment que je n’arrive jamais à me contrôler. À chaque fois, sans aucune exception, je finis par perdre la tête. Et cette fois-ci au sens littéral du terme. Bien sûr, lui ne va pas s’en plaindre, il finit toujours dans le même état que moi. Mais dans l’optique où je n’arriverais pas à lui faire changer d’avis sur la suite du programme de la soirée, je préfère éviter en plus de rajouter à la liste le fait d’arriver au travail avec la gueule de bois.

Patiemment, j’attends donc que sa quantité de boisson ingurgitée augmente avant de me coller d’avantage à son corps. Encadrant son coup de mes bras tout en lui faisant le plus tendre de mes regards.

-« Jirooo …. Tu ne veux pas plutôt que l’on aille chez moi tout à l’heure ? Je sais que tu veux prolonger la soirée, mais …. Je suis vraiment crevée, tu sais… »
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Takara Jiro

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MessageSujet: Re: Come here, you are mine [ft. Murakami Emi]   Dim 26 Nov - 0:26


Come here you are mine
Ft. Murakami Emi
Jiro avait gardé Emi prêt de lui, durant tout le chemin. Il ne pouvait supporter de ne pas l'avoir à ses côtés pour le moment. La raison, il ne la connaissait pas, mais il savait qu'il avait besoin de ce contact physique avec sa compagne. Le jeune homme n'était pas idiot, il savait que leur relation n'avait absolument rien de sain, au contraire, elle détruirait sûrement Emi, le détruirait peut-être un peu plus, mais il était égoïste et ne pouvait se séparer d'elle. Il n'avait plus rien à perdre de toute façon. Le japonais avait mené la jeune femme dans ce bar, qui était loin de ce qu'il fréquentait. Ils s'étaient rapidement mis à l'écart du monde ambiant, ne souhaitant pas être dérangés.

Les commandes étaient rapidement arrivées, et il avait vidé son verre recommandant une boisson. Il n'avait jamais fait attention à sa consommation d'alcool, pouvant boire à huit heures du matin comme vingt-trois heure du soir. Et des quantités astronomiques. Seul moyen pour réchauffer son corps ? Peut-être, mais c'en était presque une dépendance morale. Et même la présence de Emi, qu'il gardait précieusement contre lui, n'arrivait pas à enlever ce besoin. Oh, c'était certain qu'il allait passer du temps avec la jeune femme, toute la nuit même. Il ne se déplaçait pas pour rien. Mais la colère qu'il ressentait, il devait la noyer dans l'alcool. Parce que, même si jamais ses mots ne franchiraient ses lèvres, il en voulait à Emi. De ne pas être venue, de l'avoir laisser sans sa présence si nécessaire pour lui. Mais les mots qu'elle prononça, dans le flou provoqué par l'alcool, la drogue ingérée précédemment et sa possessivité, ce fut de trop.

« Or de question. »


Son poing s'était crispé sur le verre vide, le cassant au passage. Mais actuellement, Jiro s'en foutait, et son ton polaire à l'adresse d'Emi devait être suffisant pour montrer à quel point il bouillait. Il ne comprenait pas pourquoi Emi semblait vouloir le fuir, semblait vouloir  ne pas passer cette nuit avec lui. Il venait de faire des efforts pourtant. Il était venu de lui-même la voir, certes, à l'origine pour la confronter à ce qu'il pensait être une tromperie, mais au final, il était surtout venue pour elle. Chose qu'il n'avait jamais fait auparavant. Il était souvent impulsif avec ce qu'il pensait lui appartenir, comme c'était le cas avec Emi et si il avait plus qu'envie de faire quelque chose, il savait qu'il était en public, loin de son quartier habituel où cela n'étonnait qu'à moitié. Alors il préféra se lever brutalement abandonnant Emi sur cette banquette miteuse et aller rendre son verre en milles morceaux. Son regard glacé suffit pour que le tenancier lui resserve quelque chose sans demander son reste et alors seulement, le japonais repartit vers Emi. Pour sentir la colère enfler de nouveau.

Si cet homme ce pensait en droit de séduire ce qui LUI appartenait, il allait vite déchanter face à Jiro, enragé de surcroît.
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Murakami Emi

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MessageSujet: Re: Come here, you are mine [ft. Murakami Emi]   Mar 28 Nov - 10:19


Come here, you are mine
Takara Jiro & Murakami Emi
Bien sûr je ne m’attendais pas à ce que Jiro accepte ma proposition aussi facilement, ce n’est pas pour rien que j’avais attendu que son cerveau soit suffisamment envahi par l’alcool pour finalement tenter ma manœuvre de le ramener chez moi plutôt que chez lui. Certes, il n’y a pas beaucoup d’espoir mais qui ne tente rien n’a rien. Peut-être qu’avec un peu de chance, il allait accepter de m’octroyer une soirée calme et reposante en sa compagnie. Parce que oui, même si mon corps à cruellement besoin de repos, il va de soi que je ne peux pas dire à mon compagnon que je rentre en solo. Il est bien trop indispensable pour moi. De plus, je ne perds pas de vu que pour la première fois c’est lui qui est venu à moi et non l’inverse.

Seulement voilà, ce que je n’ai pas prévu c’est que Jiro prenne hyper mal ma demande. Malgré mon regard de biches et mon ton mielleux, le verre entre ses mains fini par exploser sous sa colère me faisant sursauter. Par réflexe, je dénoue alors mes bras de son cou et m’éloigne légèrement de lui. Bien que nous soyons en public, je ne sais comment il pourrait réagir vis-à-vis de moi, je préfère donc garder une distance de sécurité, bien qu’au vue de notre proximité celle-ci ne sera pas d’une grande efficacité si le jeune homme en vient à perdre ses moyens.

-«  Jiro ne te fâche pas je … » Commençais-je avant de me retrouver seul sur la banquette délaissée par un Jiro, qui préfère finalement recommander à boire au bar plutôt que de m’écouter. Un mal pour un bien, j’en suis parfaitement consciente puisque cela va clairement lui permettre de se calmer avant de revenir à mes côtés.

Dans un soupir, je ne cherche donc pas à l’en empêcher et préfère porter mon verre à mes lèvres tout en songeant au fait que mon désir d’une soirée câline est belle et bien fichu. Certes, je pourrais très bien tenir tête à Jiro mais quand-il est dans un état comme celui-là, il est clairement préférable que je laisse tombé et que je fasse comme lui en a envie. Cela ne sera pas la première fois, ni la dernière de toute façon.

Mais alors que je dis mentalement adieu à mon rêve de tranquillité, une voix vient retentir soudainement à mes oreilles. Ne reconnaissant ni la voix du serveur, ni celle de mon compagnon, je redresse machinalement la tête pour apercevoir un jeune homme appuyé sur ma table et légèrement penché en avant pour mieux me faire face.

-«  Pas très gentil ton mec si tu veux mon avis, me lance-t-il alors que mon regard vient croiser le sien. Si tu veux mon avis, c’est un bel idiot. Je ne comprends pas comment on peut s’énerver ainsi alors que l’on est en s’y charmante compagnie. »

Des hommes charmants qui tentent de me draguer ce n’est pas la première fois. Je n’en ai jamais fait mention à Jiro mais lors de mes frasques nocturnes cela m’arrive assez régulièrement. Sans compter qu’une fois que j’ai trop bu, je me laisse faire. Mais qu’un homme vienne me voir alors que je suis avec Jiro, ça c’est bien là première fois. Je suis tellement surprise par l’assurance de cet homme que je ne lui réponds pas, préférant me perdre dans son regard noisette.

-«  Tu ne préfères pas passer un peu de temps avec moi ? »

Machinalement, je ne peux m’empêcher de sourire à sa phrase. Dans une autre vie cela aurait peut-être été possible mais je suis une femme fidèle bien que ma relation avec Jiro n’a rien d’officiel. Certes, mon compagnon n’hésite pas à aller voir ailleurs, il n’y aurait donc théoriquement rien eu de mal au fait d’accepter la proposition de ce garçon. Enfin, ça c’est ce qui aurait été possible dans une relation totalement seine ce qui est bien loin d’être le cas avec la mienne.

-«  Je suis désolé … » commençais-je, avant d’apercevoir un Jiro furieux foncer tout droit dans notre direction, me coupant net dans mon élan de refuser la proposition de cette homme.

©️ FRIMELDA



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Come here, you are mine [ft. Murakami Emi]

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