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 Limites - Nishimura Kei/Rito Yui

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Rito Yui

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MessageSujet: Limites - Nishimura Kei/Rito Yui   Mer 27 Sep - 18:09

Limites
Kei♢Yui
"Concentre toi, tu ne vas pas lâcher maintenant! Encore 2/3 photos et tu pourras te reposer."

Yui était en mauvaise posture et cela depuis plusieurs heures. Pour le comprendre, il fallait revenir quelques jours en arrière.

Samedi - 17h30

-Alors voyons voir... je te laisse le choix entre ces 3 propositions. Ce serait merveilleux si tu pouvais toutes les accepter bien sûr et terminer ça mercredi. Je sais que je t'en demande beaucoup mais chaque entreprise voudrait que ce soit toi qui t'en occupe. Après, pour le défiler on peut demander à Hanami de s'occuper de tout les préparatifs. Tu n'aurais qu'à arriver, mettre la robe et on en parle plus! Où pour la publicité on peut envoyer quelqu'un pour vérifier tes textes et préparer le reste pour ton arrivée. Qu'est-ce que tu en dis Yui?

La semaine à peine commencé, Yui était déjà submergée de travaille. Il faut dire que la période s'y prêtait. Il fallait commencer à prévoir les pubs de la saison. Halloween et Noel allaient vite, très vite arriver. Les demandes pleuvaient, c'était très positif.

Et puis, après tout, ce n'est pas comme si elle avait l'habitude. C'était souvent comme ça lors des périodes de rush. Il lui arrivait bien sûr que ce soit bien plus calme avec des périodes de repos. Mais Yui aimait son travaille et dépensait son énergie dedans. Parfois un peu trop. Certains diront pour oublier, d'autres pour profiter de la vie. En ce qui la concernait, c'était peut-être un mélange des deux? Quoiqu'il en soit, elle accepta vivement les propostions et vu avec son agent comment ré-organiser son planning afin de pouvoir tout faire. Et quand elle disait tout, c'était tout prendre en charge. Préparer et vérifier les choses d'elle-même. Non pas que, depuis le temps, elle n'avait pas un minimum confiance pour son agence et son agent mais... elle préférait assurer. Ses collègues, les gens qu'elle rencontrait, personne n'avait sa totale confiance. C'était un de ses défauts et elle en avait conscience. Cependant, elle n'était pas prête pour se lier de nouveau avec des gens.
Yui enchaîna donc les jours suivant en se reposant peu. Elle n'avait pas vraiment le temps de prendre un vrai repas non plus. Par contre, si quelqu'un devait la décrire durant ces derniers jours, cela aurait été par "heureuse".

Aujourd'hui

La jeune mannequin commença donc sa journée par un petit muffin aux pépites de chocolats, et une brique de lait à la fraise. Son agent était arrivé une heure plus tôt à son atelier afin de discuter du planning du jour. Le programme était ainsi:

7h: Arrivée sur les lieux, préparation
9h-14h30: Tournage de la publicitée
14h30-15h: Repos, pause repas rapide, habillage
15h-18h: fin de l'habillage, maquillage, séance photo

Bien sûr, elle enchaîna avec le sourire sans se soucier du reste. Le plaisir qu'elle prenait lui donnait du courage et la force de continuer. Chaque étape se déroula sans embûche à une excpetion prêt. Il faut parfois se faire une raison, quand on atteint ses limites physique, le mentale ne fait pas toujours le reste. Arrivée vers la fin de la séance photo, elle n'en pouvait plus et se retira dans sa loge pour décompresser. Yui s'assit sur la premier fauteuil qui lui tomba sous la main. Puis, au bout de quelques minutes, elle commença à se changer. Elle fut prise d'un premier vertige, qui ne l'inquiéta pas plus que ça. Prudente et s'assayant de nouveau sur le fauteuil, elle finit par se changer doucement. Une fois dans sa tenue "civile", sa perruque enlevé et ses cheveux brossés, elle eut un second vertige. Celui-ci lui fit poser ses mains sur la table, le temps de retrouver ses esprits.

Son agent rentra quelques secondes après dans la pièce. Il commença à parler d'un peu tout, ce qui était prévu pour demain dans les grandes lignes, elle devait avoir sa matinée en repos, ect, ect. Pour Yui, sa voix se faisait de plus en plus lourde. Levant la main vers une des boissons sur la table, afin de "reprendre des forces" elle commença à pencher dangereusement sur le côté. Son agent se stoppa dans ses explications en la voyant soudainement basculer. En effet, un nouveau vertige eu raison d'elle cette fois-ci. Heureusement son agent réagit assez vite pour la récupérer à temps dans ses bras. Il commença à appeler des membres du staff afin de l'aider. Yui était faible mais encore consciente. La jeune femme se leva tant bien que mal mais ressentit encore une fois un vertige qui la poussa à fermer les yeux pour se reposer.
Le staff arrivant, on leur conseilla de se rendre à l'hôpital dans les plus bref délais. Yui se laissa transporter, pendant que son agent s'occupait du reste. Il l'accompagna jusqu'à l'hôpital mais resta à l'extérieur.
Yui fut déposée dans une chambre, avec une boisson et des biscuits en attendant qu'on s'occupe d'elle.
Est-ce que tout allait bien se passer?


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Nishimura Kei
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MessageSujet: Re: Limites - Nishimura Kei/Rito Yui   Jeu 28 Sep - 20:45


 Yui & Kei
limites
 
 
Ce matin, Kei ne s'était pas attendu à être submergé par les patients. A croire qu'ils s'étaient tous donnés rendez-vous pour patienter ensemble en salle d'attente. Peut-être que le temps passait plus vite ainsi... Il n'en avait aucune idée. Un collègue qui avait travaillé durant la nuit, était venu le voir. Il lui avait expliqué les faits importants de la soirée avant de l'accompagner vers la salle d'attente et de lui montrer la foule qu'il y avait. Il lui avait souhaité bon courage dans un rire amusé mais exténué.
Et du courage, il en aurait besoin, en effet.
Il s'occupait des patients qui n'avaient pas de gros symptômes. Et qui n'avaient pas besoin d'une consultation auprès d'un médecin. Ceux-ci étaient déjà énormément occupés et ils n'avaient pas le temps de s'occuper d'une petite piqûre de rappel ou d'une simple consultation de routine. Une infirmière, celle qui avait formé Kei à son arrivée, s'occupait de trier les dossiers. Elle allait aussi voir les patients, directement, pour leur demander plus d'informations et faisait parfois une première consultation. Tout ça dans le but de faciliter les choses ensuite. Les dossiers étaient donc triés afin que chaque infirmier et chaque médecin ait une meilleure vue d'ensemble sur le travail qui l'attendait, mais aussi sur les urgences plus ou moins graves.
Pour le moment, le service était stable. Les médecins arrivaient à tout prendre en charge avec l'aide d'un ou deux infirmiers. Ils auraient probablement besoin d'autres plus tard, quand le nombre de patients à soigner rapidement se ferait plus grand.

En attendant, Kei se retrouvait donc dans une salle de consultation, installé sur un petit tabouret en face de son patient, qui lui expliquait qu'il avait souvent du mal à voir son petit-fils en ce moment. Il hochait la tête de temps en temps pour montrer qu'il écoutait, même si son regard était fixé sur le dossier dans ses mains. Pourquoi cet homme lui parlait-il de son petit fils alors qu'il était là pour des « maux de tête fréquents et une douleur à l'estomac ». Un rapide regard vers le patient et son sourcil s'arqua légèrement. Il n'avait pas l'air mal en point – mais Kei avait appris qu'il ne fallait se fier aux apparences dans ce métier.
Et puis, il savait aussi que certaines personnes venaient ici simplement pour avoir de la compagnie. Ce qui devait être le cas de ce patient.

Il dut s'occuper d'une femme, ensuite. Elle avait une quarantaine d'années et de longs cheveux lisses. Elle avait le regard pétillant et un sourire accroché aux lèvres. Elle était calme, et douce. Mais très bavarde, elle aussi. Elle lui parlait de sa vie, de son métier, de ses enfants pendant qu'il s'assurait que tout allait bien pour elle.
Ca le perturbait, en un sens, que l'on puisse autant de choses à dire sur soi. Quand on lui demandait, lui n'avait pas grand chose à raconter. Il ne parlait pas de lui, étant donné qu'il était toujours troublé par cette nouvelle identité qui lui collait à la peau. Il ne parlait pas de ses parents, non plus. Et s'il les évoquait, ce n'était pas les siens. Il parlait de sa mère qui était vendeuse dans un magasin et son père qui travaillait derrière un bureau. Il ne donnait pas plus de détails. Ce n'était pas les siens. Ils étaient les parents fictifs de Kei, rien de plus.
Quand cette consultation fut terminée, l'infirmière en chef le retrouva et lui confia un autre dossier, lui demandant s'il pouvait s'en occuper. Cela était urgent sans trop l'être. Une jeune femme qui avait eu un malaise d'après ce qu'on lui disait. Il accepta et commença à lire le mince dossier tout en se dirigeant vers la salle que sa collègue avait indiqué.

Il toqua doucement, et entra, un léger sourire aux lèvres. « Bonjour », dit-il en s'avançant vers la patiente. Et autant dire qu'en voir une aussi jeune le changeait grandement de sa matinée. « Je m'appelle Nishimura Kei, et je vais m'occuper de vous », l'informa-t-il gentiment tout en prenant place sur le tabouret à côté d'elle. Il l'observa silencieusement un instant avant de se saisir de son stéthoscope. « Je vais écouter votre cœur et prendre votre tension, et ensuite on parlera de ce qu'il vous est arrivé », expliqua-t-il en posant l'objet au niveau de son organe vital. Ses prunelles fixèrent un instant sa montre et il hocha la tête, avant d'enrouler soigneusement le tensiomètre autour de son bras. Ses lèvres restèrent scellées, son visage crispé dans une mine sérieuse alors qu'il analysait les chiffres qu'il lisait. Il reposa ensuite le matériel sur la table prévue à cet effet. Il se pencha quelque peu vers elle ensuite, murmurant un petit « Attention les yeux » tout en souriant doucement. Il tourna alors une petite lumière vers ses prunelles avant de l'éteindre et de se réinstaller correctement sur son tabouret. « A ce que j'ai compris, vous avez fait un malaise, c'est bien ça ? », qu'il demanda en la regardant, « Votre tension est bonne, et votre cœur aussi », il reprit le dossier en main et y nota ce qu'il disait, « J'aimerais faire une prise de sang, si vous êtes d'accord, et si vous avez un peu de temps devant vous », et son regard se replongea dans le sien, « Et on avisera en fonction des résultats »
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MessageSujet: Re: Limites - Nishimura Kei/Rito Yui   Dim 1 Oct - 22:07

Limites
Kei♢Yui
Yui était paisible, cela ne lui était pas arrivée depuis un moment. Elle ne pensait à rien. Un peu de repos, c'est ce que son corps lui réclamait. Du moins, elle le pensait. N'oublions pas qu'elle n'était ni médecin, ni infirmier et encore moins capable de donner un diagnostic correcte. Quand était-ce la dernière fois qu'elle était tombée malade? Yui ne s'en souvenait pas. Cet été, ... non, ... le printemps dernier peut-être? Aucune idée. Il lui semblait avoir eu une grippe pendant quelques jours. Mais trop têtue pour quoique ce soit, elle avait continué de travailler chez elle. Enfin, son deuxième chez elle. Elle possédait un appartement qui lui servait de bureau. Idéale pour garder une part d'intimité, travailler, recevoir, stocker. Si vous vous posez la question: oui, Yui aimait travailler seule. On pourra dire ce que l'on veut, elle pourra essayer de vous faire croire le contraire, mais son passé l'avait changé. "Confiance". C'était le nœud du problème.

Aujourd'hui encore, la jeune femme luttait contre elle-même et ses pensées négatives sur les gens. "Peut-être qu'il me trouve nuisible?", "Peut-être qu'il m'en veut?", "Peut-être qu'il ne m'aime pas?", "Peut-être qu'il veut me détruire?". On aura beau se questionner, tant que nous ne le voyons pas, il est difficile de deviner le vrai visage d'une personne. Et de savoir comment elles luttent contre leurs propres démons. Si elles s'en occupaient.

Son agent dans cette histoire? C'était son médicament. Inconsciemment, il l'aidait à déléguer un peu plus, à prendre des risques. Très doucement. Leur rencontre datait d'il y a un peu plus de 3 ans, lors d'une soirée entre membres de l'agence. Pourquoi lui et pas un autre? Le hasard. Ou plutôt, l'instinct. Lors de la soirée, Yui pu voir les deux facettes de sa personnalités. Avant, pendant et après qu'il ait bu, puis ses réactions et son respect envers elle. Avec le temps, et grâce à une promotion pour gérer la carrière de la jeune femme, il avait réussi à prendre un petit bout du reste de confiance qu'elle pouvait accorder. Bien sûr, Yui n'avait jamais donné plus de tâches qu’appeler ceci ou cela ou pour l'envois/récupération de données. C'était déjà beaucoup. Elle espérait qu'il ne lui en tienne pas rigueur.

Ses sens se mirent en éveil. Chaque pas résonnant dans le couloir où elle se trouvait lui permettait de ne pas sombrer complètement. C'est ainsi qu'elle entendit quelqu'un se rapprocher doucement de là où elle se trouvait. La personne en question venait sûrement pour elle. Ou la chambre à côté. Dans tout les cas, elle devait éviter de s'endormir complètement. Yui se laissa porter par les sons résonnant. Jusqu'à ce qu'ils se taisent et laissent place à un bruit plus lourd. Elle ouvrit les yeux. C'était bien pour elle.

« Bonjour »

Un homme entra dans la pièce, habillé d'une blouse blanche. Egalement munis d'un sourire prêt à vous faire oublier vos maux. Si il y avait un classement des métiers difficile, elle mettrait sûrement celui-ci en très bonne position. Yui estimait qu'il fallait beaucoup de courage pour pouvoir le faire chaque jour aussi durement.

-Bonjour.

Se relevant très doucement pendant qu'il approchait, elle l'observa plus attentivement. Plutôt grand, cheveux brun, un peu long, la fatigue présent sur le visage mais effacé par l'aura qu'il dégageait. Il devait être sûrement... cancer? Vierge? Peu importe, ce n'était pas la question. Il ne faut pas oublier qu'elle venait se ausculter quand même. Elle apprécia le fait de ne pas s'être fait dévisagé ou quoique ce soit d'autres. Soit il ne la connaissait pas, soit il restait professionnel. Dans les deux cas, elle préférait cette situation à autre chose.

« Je m'appelle Nishimura Kei, et je vais m'occuper de vous. »

Yui hocha de la tête pendant qu'il s'assit sur le tabouret mis à disposition.

-Rito Yui.

Elle n'en dit pas plus, observant ses actions. Il se saisit de son stéthoscope.

« Je vais écouter votre cœur et prendre votre tension, et ensuite on parlera de ce qu'il vous est arrivé. »


La demoiselle acquiesça une nouvelle fois et fut attentive à ses fait et gestes. Le laissant faire, elle remarqua son calme et son côté apaisant. Elle n'avait de toute façon pas assez de force pour commencer à se méfier. Ses yeux se posèrent sur sa montre. Puis, il hocha la tête. Cela devait dire quelque chose? Sûrement, puisque ensuite il prit le tensiomètre pour lui mettre soigneusement autour du bras.  Aucun commentaire ne sortait de ses lèvres, devait-elle s'inquiéter? Il reposa ensuite le matériel sur la table prévue à cet effet. Yui ne s'attendait pas ça mais il se pencha vers elle pour lui adresser quelques mots en souriant:

« Attention les yeux »

Elle sursauta quand il luit mit la lumière dans les yeux, le temps de réaliser. Mais, se laissa quand même faire une fois la surprise passé. L'infirmier s'assit de nouveau sur le tabouret.

« A ce que j'ai compris, vous avez fait un malaise, c'est bien ça ? »

-Oui, c'est exacte.

« Votre tension est bonne, et votre cœur aussi. »

Il nota des choses sur une feuille. Malgré ce qu'il lui disait elle espérait vraiment que ce n'était rien. Elle n'avait pas envie de rester dans un hôpital et laisser ses collègues dans l’embarras.

«J'aimerais faire une prise de sang, si vous êtes d'accord, et si vous avez un peu de temps devant vous. »

Son regard croisa le sien. Elle ne savait vraiment pas si elle devait s'inquiéter ou non à la fin.

« Et on avisera en fonction des résultats. »

-Est-ce que vous pensez que je vais rester ici? Ou alors je pourrais reprendre le travail dés demain? Je suis désolée de vous demander cela aussi brusquement mais j'aurais besoin de savoir, beaucoup de choses m'attendent et je n'aimerais pas causer de soucis... On attend sûrement de mes nouvelles.

C'était un demi-prétexte pour lui laisser le temps de réfléchir. Est-ce qu'elle devait lui donner son accord pour la prise de sang? Est-ce que ce n'était pas une ruse depuis le début de ne pas la reconnaître? Le doute commençait à la submerger. Mais elle s'était promis de faire des efforts. Ce n'était qu'une prise de sang et il fallait faire des analyses pour en savoir plus, au cas où, c'était sûr. Or, dans le cas où c'était un fan qui voulait garder son sang... non, il ne fallait pas qu'elle pense ainsi. Après tout, elle n'avait jamais eu des choses étranges à ce point. Elle rassembla ses forces et lui adressa un de ses plus beau sourire.

-Est-ce que je pourrais manger quelques biscuits et boire un peu avant s'il-vous-plait? Cela doit être à cause de mon manque de sommeil et du manque de nourriture saine depuis quelques jours. Nous avons eu pas mal de choses à terminer ces derniers temps.

Elle chercha du regard où ils se trouvaient et cligna doucement des yeux, comme lorsqu'on est fatiguée et sur le point de dormir. Yui se frotta doucement les yeux avec le dos d'une de ses mains.


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MessageSujet: Re: Limites - Nishimura Kei/Rito Yui   Mar 3 Oct - 13:05


Yui & Kei
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L'on pourrait se demander ce qui l'avait poussé à faire ce métier. Et en toute honnêteté, lui-même ne savait pas. Mais il aimait ce qu'il faisait. Il aimait aider les gens. Il adorait répondre à leurs questions toutes aussi farfelues les unes que les autres. Il aimait les apaiser du mieux qu'il le pouvait. Il aimait être présent pour eux, comme il aimerait qu'on le soit pour lui. Comme il aurait aimé qu'on le soit. Il ne se souvenait pas vraiment de son séjour à l'hôpital. Il ne se souvenait pas des infirmiers et des médecins qui s'étaient occupés de lui. Ils n'avaient pas réellement chercher à savoir s'il allait bien. Psychologiquement parlant du moins. Ils avaient soigné ses plaies physiques. Et lui aurait voulu qu'on le soigne de l'intérieur. Qu'on arrête l’hémorragie de son cœur. Qu'on arrête la douleur perpétuelle qui y vivait, et qui y vivait encore d'ailleurs. Il aurait voulu qu'au moins l'un d'eux se prenne le temps et reste avec lui. Qu'il reste et discute. Qu'il essaie de comprendre. C'était égoïste, dans le fond, car les médecins étaient bien trop occupés. Sachant qu'en plus il n'était pas tombé dans la meilleure période pour aller à l'hôpital. Tout le monde était tendu à cette époque-là, à cause de la crise et ses conséquences. Tout le monde avait la tête ailleurs et c'était un miracle qu'on ait finalement pu le soigner. Mais il aurait voulu qu'on lui porte un peu d'attention, au moins. Un peu plus que ces regards désolés et ses sourires faussement rassurants.
Personne n'aurait pu lui apporter ce qu'il cherchait cela dit. Personne à part ses parents. Tout ça, ce n'était qu'un cercle vicieux. Heureusement pour lui que ce policier avait été présent. Qu'il l'avait aidé. Qu'il avait donné de son temps et de sa personne pour lui permettre d'aller vivre une nouvelle vie.
Ha... si seulement il savait à quel point Kei détestait tout ça. A quel point il détestait son nouveau nom. A quel point il avait la sensation de se détacher de ses origines, de sa famille. A quel point ça lui torturait l'âme au point de ne pas en dormir la nuit. Au point d'en faire des cauchemars. S'il savait tout ça, reviendrait-il sur la décision de l'aider ? Lui dirait-il qu'il avait le bon choix malgré tout ? Ou qu'au contraire, il aurait dû refuser ?
Et peut-être qu'il aurait dû refuser. Il serait parti, bien évidemment. Il n'aurait pas hésité une seule seconde et aurait quitté les lieux. Son oncle était encore en vie et il n'aurait pas attendu qu'il le retrouve. Il aurait fui. Dans une autre ville ou sur l'île, il n'en savait trop rien mais il ne serait pas resté sur place. Et il aurait gardé son identité. Il aurait choisi de venir ici, plus tard peut-être, mais avec sa véritable vie. Et pas une vie fabriquée rapidement entre deux dossiers. Pas une vie toute faite, écrite sur un bout de papier. Pas une vie qu'il devait s'efforcer de vivre, de gérer et d'apprendre à connaître. Pas avec cette sensation de trahir ses parents. De trahir tout ce qu'il était, avant.
Il n'était pas Nishimura Kei et il ne le sera jamais.

Néanmoins, il ne pouvait pas revenir en arrière. Il n'avait pas trop le choix, de toute façon. Il ne pouvait pas prendre le risque de retourner au pays, même si l'envie d'y aller était souvent présente dans son esprit. Il s'imaginait parfois, retourner dans sa maison. Retourner chez lui. Tant pis pour les mauvais souvenirs qui viendraient le hanter.
Clignant quelque peu des yeux, il pencha son visage vers le côté alors que la jeune femme commençait à parler. Il ne s'était pas attendu à ce qu'elle en dise autant vu l'état de fatigue apparent dans lequel elle se trouvait. Comme quoi, l'être humain restait surprenant quelques fois. « Je ne sais pas encore », dit-il avec sincérité, « Tout dépendra des résultats de votre prise de sang », il lui sourit doucement, « Votre santé est très importante, donc je ne pense pas que l'on vous en voudra pour ça », il l'observa un instant, « Vous pouvez passer un coup de téléphone si vous le souhaitez, histoire de rassurer tout le monde », et son sourire s’agrandit un peu plus.

Yui, de ce qu'il avait entendu, semblait assez travailleuse. Une bonne chose pour elle car c'était une grande qualité... à condition de ne pas laisser sa santé de côté. Il comprenait plutôt bien ce sentiment-là cela dit. Il était un peu le même. Il était du genre à venir au travail en étant malade – alors qu'il était idiot pour croire qu'on le laisserait soigner des gens en éternuant toutes les deux secondes. Mais il était présent. Même avec de la fièvre. Même avec des maux de tête affreux. Il était là. Il ne voulait pas manquer un jour de travail. Ils avaient besoin de lui ici – du moins c'était ce qu'il se disait pour s'encourager à affronter chaque journée. Se dire que l'on était indispensable était tout de même plus motivant que de penser que personne ne verrait la différence que l'on soit là, ou pas.

Ses sourcils se froncèrent quelque peu tandis qu'il observait la jeune femme. Un sourire vint rapidement remplacer cette faible grimace. « Cela risquerait de fausser les résultats de la prise de sang, désolé », expliqua-t-il d'une voix calme, « Vous pouvez boire un peu d'eau, les gâteaux devront attendre », il lui sourit encore une fois et se leva afin de mieux fouiller dans le petit chariot situer dans un coin de la pièce. Il en sortit quelques tubes et une aiguille, ainsi qu'un pansement et un bout de coton. Il posa soigneusement le matériel sur un plateau à côté du tabouret et s'installa sur ce dernier une fois ceci fait. « On la fait alors, cette prise de sang ? », l'interrogea-t-il avec le même sourire collé au visage, « Plus vite ce sera fait, plus vite les résultats viendront. Et plus vite vous pourrez rentrer chez vous », il se pinça un instant les lèvres, « Vous pourrez vous reposer ici le temps que les résultats reviennent, vous semblez vraiment épuisée », il commença doucement à préparer ce qu'il lui fallait pour la prise de sang, « Je reviendrai vous voir quand j'aurai les résultats », il plongea son regard dans le sien, « Avec quelque chose de meilleur que ces biscuits. Un bout de tarte, ça vous dit ? Notre cuisinier est un fin pâtissier », il lui offrit un large sourire suivit d'un clin d’œil, « Ce sera notre secret »
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MessageSujet: Re: Limites - Nishimura Kei/Rito Yui   Mar 3 Oct - 17:41

Limites
Kei♢Yui

Oui, Yui avait rassemblé ses forces afin d'exprimer tout ce qu'elle avait à dire. Lorsque l'on se méfie des gens on pense à toutes les possibilités. Et avec la fatigue, l'angoisse montait rapidement. Ce qui ne l'empêchait pas non plus de savoir se contrôler dans les moments difficiles. Du moins, depuis le début de chute. Elle avait parfois des flashs du procès. Entendant encore et encore son cœur manquer un bond. Peu à peu descendre dans les enfers...

« Je ne sais pas encore »

Il avait l'air sincère, comme depuis le début. Pouvait-elle vraiment lui accorder la confiance qu'il lui fallait? Si il tentait quoi que ce soit, c'était une faute professionnelle après tout...  

« Tout dépendra des résultats de votre prise de sang »

Un nouveau sourire se dessina sur le visage de son interlocuteur. Cet infirmier ne semblait vraiment pas vouloir lui faire du mal. Le problème c'est qu'entre "sembler" et "réalité" il y a un monde d'écart. Non, elle ne devait pas oublier ses erreurs passé. Mais Yui devait aussi passer au-dessus. Sinon à quoi servirait tout ce qu'on avait fait pour elle?

« Votre santé est très importante, donc je ne pense pas que l'on vous en voudra pour ça. Vous pouvez passer un coup de téléphone si vous le souhaitez, histoire de rassurer tout le monde. »

Plus Kei parlait, plus il paraissait sincère. Yui avait envie de le croire. Elle prit quelques secondes pour réfléchir en l'écoutant.

« Cela risquerait de fausser les résultats de la prise de sang, désolé. Vous pouvez boire un peu d'eau, les gâteaux devront attendre. »

Elle s'en doutait un peu et n'insista pas. La demoiselle hocha une nouvelle fois la tête. Elle le vit se lever et aller chercher des choses dans le chariot dans un coin de la pièce. Mais son regard s'arrêta sur la bouteille d'eau qui paraissait vraiment trop loin. Elle imagina les efforts pour pouvoir l'atteindre puis pour pouvoir l'ouvrir. "Trop fatiguée pour ça..." Sa pensée la fit même bailler. Bâillement qu'elle masqua entre ses mains pour ré-ouvrir les yeux sur ... le matériel que venait de ramener Kei.

« On la fait alors, cette prise de sang ? »

Cette phrase l'angoissa pendant quelques brèves secondes, malgré le sourire de Kei.

« Plus vite ce sera fait, plus vite les résultats viendront. Et plus vite vous pourrez rentrer chez vous. »

Il n'avait pas tord, elle le savait. Yui devait prendre sur elle. Si c'était plus grave cela pourrait mettre sa carrière en danger. Il lui fallait mettre de côté ses doutes et avancer. Tout allait bien se passer. Il n'y avait pas de raison que cela se déroule mal. Elle approuva.

« Vous pourrez vous reposer ici le temps que les résultats reviennent, vous semblez vraiment épuisée. »

Kei ne semblait pas vraiment attendre de réponse négative. Mais il devait sûrement ressentir son appréhension pour lui adresser ces mots. Il n'attendit pas pour préparer le matériel. Ses yeux vacillèrent entre lui et ce dont il avait besoin. Jusqu'à ce que leurs regards se croisent.

« Je reviendrai vous voir quand j'aurai les résultats... »

-Merci...

Elle lui tendit doucement son bras, peu rassurée mais prête à lui donner le peu de confiance dont il avait besoin. Yui s'encouragea intérieurement. Si tout se passait bien, c'était un nouveau pas vers l'avant.

« Avec quelque chose de meilleur que ces biscuits. Un bout de tarte, ça vous dit ? Notre cuisinier est un fin pâtissier. Ce sera notre secret. »

Yui leva de nouveau les yeux sur lui, surprise par ce qu'il venait de dire... est-ce qu'il savait?
Elle grimaça légèrement mais finit par esquisser un petit sourire. La demoiselle avait faim et n'allait sûrement pas refuser un bout de tarte gratuit. Les pâtisseries, elle en raffolait depuis toujours. On aurait peut-être pu voir des étoiles briller dans ses yeux si la fatigue n'était pas présente.

-Oui... avec plaisir... Est-ce que je peux vous poser une question en retour?

Observant ce qu'il faisait, elle le laissa faire la prise de sang. Grimaçant lorsque l’aiguille pénétra sa peau, elle essaya de penser à autre chose à ce moment là. Son agent devait sûrement être débordé à l'heure qu'il est et devait attendre des nouvelles. Il faisait sûrement tout pour cela ne s'ébruite de trop. Il faut dire que si des journalistes venaient à le savoir ou encore autre chose cela commencerait à devenir problématique. Ce qui comptait donc c'était qu'elle reprenne vite des forces. Les mouvements de Kei la firent sortir de ses pensées. Contente de voir qu'il faisait tout avec douceur, elle osa lui poser sa question.

-Vous êtes... aussi... "doux" avec tout le monde?

C'est vrai, elle n'avait pas spécialement besoin de traitement de faveur et il n'avait pas besoin d'être si gentil avec elle. A moins qu'il ait ressenti son angoisse comme elle le pensait.


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MessageSujet: Re: Limites - Nishimura Kei/Rito Yui   Jeu 5 Oct - 17:38


Yui & Kei
limites


Avait-il toujours voulu devenir infirmier ? Non. Petit, il avait rêvé devenir plein de choses. Il n'aurait jamais cru qu'il deviendrait quelqu'un d'autre cela dit.
Le premier métier qu'il se voyait faire était policier. Comme tous les petits garçons de son âge. Il aimait l'uniforme qu'ils portaient et le charisme qu'ils avaient. Il aimait les voir résoudre des affaires et mettre des criminels derrière les barreaux. Il aimait cette sensation d'être la justice et de faire justice. Il n'y avait pas réfléchi, à l'époque. Policier était un beau métier depuis ses petits yeux d'enfant. C'était un métier stable dont il pourrait être fier.  
Puis l'envie lui était passée, sans que personne ne sache réellement pourquoi. Lui en premier. Il rêva alors de voyages et de découvertes. Il avait voulu devenir pilote d'avion. Avant de se dire qu'il ferait probablement un meilleur avocat. Que de nobles métiers, selon ses parents. Ces derniers ne lui avaient dit de ne pas faire telle ou telle chose. Au contraire, ils le soutenaient. Même lorsqu'il avait déclaré qu'il voulait laisser tout tomber pour aller élever des rennes avec le Père Noël. Même quand il laissa sous-entendre que, dresseur Pokémon, c'était peut-être pas si mal – mais il était jeune, il n'avait pas vraiment conscience que ce n'était pas de vrais métier à ce moment-là.
Puis il voulut devenir danseur. Ou du moins quelque chose en rapport avec la scène et l'artistique. Il adorait voir sa mère danser. Elle était d'une telle grâce et d'une telle beauté que ça le fascinait à chaque fois. Hors il comprit avec le temps que ce métier n'était pas fait pour lui. Il préférait regarder que faire. Surtout s'il regardait sa mère. Elle était fantastique, il n'y avait pas d'autres mots pour la décrire.
Son père ne l'incita jamais à reprendre son entreprise. Il lui en parla une fois ou deux bien sûr, mais il ne força pas le sujet. Il voulait que son fils exerce le métier qu'il souhaitait et non quelque chose qu'on lui imposait.
Et enfin, il s'était simplement orienter vers l'envie d'aider les gens. Il adorait ça. Les aider, les calmer, répondre à leurs questions.
Tout s'était décidé lorsqu'il était arrivé sur l'île. Il se dirigea naturellement vers des études de médecine. On lui conseilla de devenir psychologue. Ecouter les problèmes des autres alors qu'il avait du mal à digérer les siens ? Non. Ce n'était pas comme ça qu'il voulait aider les gens. Il voulait soigner leurs plaies. Il voulait être présent. Il voulait être près d'eux. Il voulait vraiment faire aux autres ce qu'on ne lui avait pas fait. Il avait voulu qu'on se soucie de lui, et par conséquent, il voulait se soucier des autres. Certains diraient que c'était un argument idiot, mais pour lui cela avait fait la différence.
Il ne s'était pas vu médecin ou chirurgien. Il voulait être proche des patients. Et il avait cette image peut-être clichée en tête où les infirmiers étaient plus proches des patients que leurs médecins.
Il était alors devenu infirmier. Ou plutôt, Kei était devenu infirmier. Kousuke serait peut-être devenu autre chose, il n'en savait rien.
Il espérait juste que ses parents soient fiers de lui, là-haut. Qu'ils soient fiers du métier qu'il exerçait. Et qu'ils voient à quel point il se donnait du mal pour ne pas totalement céder. Que, malgré son passé, il souhaitait aider les gens.
Il se demandait souvent comment sa vie aurait été si ses parents étaient toujours présents, et si la crise n'avait pas frappé le monde entier. Que seraient-ils tous devenus ? Où serait-il allé ? Qu'aurait-il fait de sa vie ? Aurait-il trouvé l'amour ? Aurait-il fondé une famille ? Ou serait-il resté seul, comme actuellement ?
Tout un tas de questions qui ne trouverait jamais de réponses

Enroulant un élastique autour du bras de la jeune femme, il lui fit signe de serrer le poing avant que son doigt n'aille palper sa peau au niveau de son coude. Apparemment, la promesse d'une part de tarte l'apaisait assez pour qu'elle veuille bien se laisser prendre un peu de sang. Il désinfecta lentement qu'il allait piquer et attrapa l'aiguille ainsi qu'un tube. « Euh », lâcha-t-il sans y penser, « Oui ? Allez-y », et un fin sourire se dessina à nouveau sur ses lèvres. Sa tête se pencha quelque peu sur le côté, un air perplexe et interrogateur sur le visage. Son sourcil s'arqua faiblement alors qu'il se demandait bien ce qu'elle allait lui demander – et il espérait qu'elle ne vienne pas avec des demandes trop farfelues en échange de la prise de sang. Il était gentil, mais tout de même. En réalité, la question l'avait pris de court. Il ne s'était pas attendu à ce qu'elle veuille l'interroger.
Il n'attendit pas la suite néanmoins, et la piqua doucement, se disant que c'était peut-être le meilleur moment de le faire. Pendant qu'elle réfléchissait. Pendant qu'elle pensait à autre chose. Il n'y avait pas vraiment de bons moments. Certains en avaient rien à faire, d'autres paniquaient à la simple idée de se faire prendre du sang. Kei avait dû faire avec les deux cas – il préférait étrangement les premiers. Il remplit un premier tube, relevant quelques fois son regard vers son visage pour s'assurer qu'elle aille bien. Il secoua rapidement le tube et le posa, avant d'en attraper un second.
Un léger rire vibra dans sa gorge et il la regarda un instant, ses épaules bougeant légèrement. « Je ne sais pas vraiment si je suis doux », répondit-il, « Je ne le suis peut-être pas avec tout le monde », il y avait des personnes avec qui l'on ne pouvait pas être doux. Il fallait être plus ferme, parfois. « Mais je suis du genre à penser que c'est plus agréable pour les patients », il remplit le second tube et le secoua lui aussi, avant de poser un bout de coton à l'endroit où il l'avait piqué. Il appuya fortement pendant quelques secondes, et lui mit un pansement après avoir vérifié que le sang ne coulait plus. « Je sais aussi qu'il n'y a pas tout le monde qui aime faire des prises de sang », il rit quelque peu, « C'est pas toujours agréable de se faire prendre du sang. Donc j'essaie de faire en sorte que ça se passe le mieux possible », pour le patient comme pour lui d'ailleurs, certains pouvaient se montrer violents. « Vous auriez préféré que je le sois moins ? », l'interrogea-t-il à son tour, un petit sourire amusé aux lèvres. Il nota rapidement quelque chose sur le dossier et colla une étiquette sur chaque tube avant de ranger le reste du matériel. En quelques secondes, tout avait disparu.
AVENGEDINCHAINS



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There is no feeling that is comparable to that of being truly lost. I don’t mean lost in the woods, or desert, but lost in the way that only can happen internally. Lost to the deepest, blackest pit of your soul, ▬ clinging to ghosts of past times
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Limites - Nishimura Kei/Rito Yui

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