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 I'm really worried about you • | Ft. Akane ♥

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Oikawa Roy
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MessageSujet: I'm really worried about you • | Ft. Akane ♥   Jeu 1 Déc - 17:28



I'm really worried about you


Akane & Roy ♥



Il ne pouvait s’empêcher de s’interroger, même s’il ne désirait pas obtenir de réponse, à chaque fois qu’il se retrouvait face à un miroir, Roy ne cessait de se demander qui était-il vraiment ? Parce que, au bout du compte, il n’était pas capable de savoir. Il ignorait tout de sa propre personne et il y avait des jours où il aurait souhaité questionner ses parents afin de comprendre un peu plus les comportements de chacun, son propre comportement également et pourquoi il y avait des jours où son coeur le tiraillait violemment, pourquoi par moment il avait envie de pleurer alors que d’autres, il souriait tendrement sans en connaître la raison. Pourquoi son coeur battait la chamade et certaines fois, il se compressait si puissamment que ça lui donnait la nausée... Le jeune homme n’arrivait pas à discerner tout ça. Il savait que c’était à cause de son passé, à cause de son vécu, son médecin le lui avait répété plusieurs fois parce que si la mémoire avait été effacé, les émotions ressenties auparavant, les sensations, elles, ne disparaissaient pas et il était difficile de tout comprendre. Cela ne dépendait que de lui, de son envie de connaître son histoire ou non. Certes, cela ne l’aiderait pas à se rappeler, ça sonnerait comme un récit qu’on lui raconterait néanmoins, probablement que ça pourrait l’aider à comprendre certaines de réactions, peut-être que ça aiderait à faire bouger quelques uns de ses souvenirs et qu’il serait en mesure de se les remémorer avec un peu plus de détails que de simples sensations. Hors, malgré ses doutes, Roy n’était toujours pas motivé à avoir des explications parce qu’il connaissait son coeur mieux que personne, il parvenir à éprouver cette froideur étrange qui s’était réfugié à l’intérieur, une douleur inexplicable qu’il avait mis de côté à son réveil et il appréhendait ce qu’on pourrait lui avouer concernant cette époque où il était encore en parfaite santé. Il n’était pas idiot. Au vue des personnes qu’il avait croisé dernièrement, il avait compris qu’il n’était sûrement pas un excellent exemple et qu’il ne devait pas être très aimé cependant il doutait que cela soit cette raison qui créait cette solitude dans son coeur. Il le sentait que c’était quelque chose de beaucoup plus gros que ça, quelque chose de sûrement plus terrifiant et qui expliquerait la majorité de toutes ses réactions. Peut-être même qu’il en trouverait la réponse du pourquoi il avait autant bu ce soir là au point de prendre le risque de mettre sa vie en péril... Sauf que non, il n’était pas prêt à affronter tout ça et à choisir, il préférait encore vivre avec toutes ces questions constantes qui encombraient son existence. Ca n’avait rien de pesant, c’était juste frustrant... Principalement après avoir rencontré d’anciennes connaissances puis d’adopter cet air stupide puisqu’il ignorait qui se trouvait face à lui alors qu’il aurait normalement du s’en rappeler. On l’avait compris qu’il était complexé à ce sujet là mais c’était remarquable quant on savait qu’il n’en parlait pas, qu’il ne le montrait pas puis continuait d’agir comme si de rien était. De toute façon, il n’y pouvait pas grand chose si l’accident avait bousillé sa tête et l’avait rendu amnésique.

N’y songeant plus, le garçon venait de rentrer tandis qu’il rangeait tranquillement ses courses dans sa cuisine. Il n’était pas maniaque seulement il aimait bien que chaque chose soit à sa place et qu’on ne modifie pas son ordre, si le sel se trouvait là, il n’y avait aucune raison de le mettre dans un autre placard. Il y avait encore des post-it accrochés à certains endroits, certains ustensiles ainsi que sur des ingrédients qu’il n’utilisait pas souvent et dont le nom était difficile à prononcer. Il était concentré, réfléchissant déjà à ce qu’il pourrait bien se préparer pour le dîner, lorsque son téléphone sonna pour afficher à l’écran le prénom de sa « fiancée ». Un faible soupir quitta sa bouche, pas très entrain à avoir une autre discussion avec elle, toutefois ça ne l’empêcha pas de décrocher, en bon compagnon qu’il était.

Et il avait tout lâché. Machinalement. Son corps avait bougé de lui-même sans qu’il ne contrôle quoi que ce soit, son coeur adoptant une allure folle tandis que s’emparant de sa veste puis de ses clés, il sortit précipitamment de l’appartement. Le téléphone collé à son oreille, il ordonnait à la jeune femme de se calmer, de ne pas bouger et surtout de ne pas rentrer tant qu’il n’était pas arrivé. Il ignorait si elle lui mentait, si cela faisait partie de sa mascarade pour essayer de l’amadouer néanmoins il avait entendu sa voix au téléphone, il avait ressenti sa peur et s’il la détestait, il n’en était pas au point de lui souhaiter un drame. C’était encore un sentiment que le garçon ne saisissait pas, il n’avait pas besoin de se tracasser pour une telle personne mais pourtant, il courrait comme si sa vie en dépendait, mort d’inquiétude. Que s’était-il passé ? Akane lui avait parlé d’une infiltration dans son logement et il espérait que rien de grave ne soit arrivé, qu’elle n’était pas blessée ou pire encore. La ligne avait fini par se couper, ce qui ne l’avait pas aidé à se rassurer cependant il n’avait pas cherché à rappeler, étant presque arrivé à sa destination. Il avait peur de ce qu’il allait trouver en arrivant, son coeur tambourinait avec violence et des gouttes de sueur dégoulinaient sur son visage. C’était exactement comme ce jour avec son collègue... Ce jour où il avait fait ce cauchemar et qu’il avait eu la peur de sa vie alors qu’il ne le connaissait pas vraiment, qu’il ne savait pas s’il l’appréciait ou non néanmoins Roy n’avait pas réfléchi qu’il s’était précipité, terrifié de ce qu’il aurait pu découvrir. Hors, également terrifié des regrets qu’il aurait pu éprouver s’il s’était passé quelque chose et que plutôt qu’agir, il était resté chez lui à ne rien faire.

Essoufflé, il s’arrêta enfin devant l’immeuble de la jeune femme, grimpant les marches le plus rapidement possible pour la retrouver près de son logement. Elle l’avait écouté, vraisemblablement et ne paraissait pas au meilleur de sa forme.

- Tu vas bien ? Demanda le cuisinier en se pressant vers elle, la voix paniquée, avant de poser ses doigts doucement contre son visage puis de l’observer de haut en bas, Tu n’es pas blessée ?

Apparemment pas. Heureusement. Cette fois-ci, étrangement, il souffla de soulagement pour ensuite lui sourire afin de la rassurer, lui déclarant qu’elle n’avait pas à s’en faire, qu’il était là maintenant. Sur ses mots, il lui avait embrassé le front avec tendresse pour ensuite ouvrir lentement la porte et rentrer avec précaution à l’intérieur, tentant de faire le moins de bruit possible. Il n’y avait personne. Chaque pièce était vide seulement il y avait un sacré vacarme, pas mal d’objets avaient valsé sur le sol, sans parler de la porte d’entrée qui avait été forcée.

- Tu peux venir, Lui dit-il d’un ton qui se voulait réconfortant tandis qu’il se tournait en direction du palier, C’est vide. Il a du s’échapper... Tu as appelé la police ?

Parce que rien ne présageait que le voleur ne tente pas de revenir ici, le fait que ce dernier soit arrêter inquiéterait moins Roy... Il se voyait mal laissé sa « fiancée » seule ici dans de telles circonstances. Il n’était pas cruel à ce point... Et il n’en dormirait pas de la nuit s’il agissait aussi stupidement puisqu’il ne réussirait jamais à savoir si ça allait pour elle, si on ne lui avait pas fait du mal...

- Dans tous les cas, tu ne peux pas rester ici. C’est trop dangereux. Surtout si la porte est cassé.

Il n’avait donc pas d’autres choix que de l’inviter à venir chez lui mais en tant que pseudo-compagnon, il n’y avait au final rien de choquant à tout cela. Puis, ils avaient déjà dormi ensemble de toute manière.  



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MessageSujet: Re: I'm really worried about you • | Ft. Akane ♥   Jeu 1 Déc - 21:08

 
I'm really worried about you ...
Roy & Akane ♥

Ce matin-là, Akane avait ouvert les yeux aux aurores, un comportement inhabituel de sa part – elle avait assez de mal à tomber dans les bras de Morphée, ravagée par ses craintes d’avoir bien verrouillé la porte, barré les fenêtres, sans compter le noir…dormir seule, et dans la pénombre était une épreuve hebdomadaire, si  bien, qu’elle profitait généralement du petit  matin pour récupérer du sommeil… Ce n’est pas comme si elle avait un boulot de toute façon! Mais pas ce jour-là. Oh non, elle savait bien que ça serait inutile, une perte de temps, une torture frustrante… de toute façon, depuis cette fichue visite à la maison hantée, et la nuit qui s’en était suivie, elle peinait à trouver le repos. Un seul visage hantait son esprit, encore et toujours, et si elle y prêtait trop d’attention, elle pouvait sentir l’étau cruel de la culpabilité lui prendre au ventre. C’était mauvais signe. Le cuisinier n’était pas sa première victime, il n’avait, à toute fin pratique, rien de spécial, rien qui puisse éveiller chez elle une soudaine hantise à profiter de lui… et pourtant. Plutôt que de se repasser en boucle la stupidité qu’elle avait faite sur un coup de tête – un baiser devait être planifiée, utilisé, pas donné comme ça, sans autre raison que son torse un peu dénudé (la joueuse elle, trouve que c’est une excuse plus que valable!). Toujours est-il qu’elle était sortie de son lit, avait pris une douche et, malgré l’heure, avait soigneusement placé ses cheveux et décidé d’aller prendre un café au restaurant du coin. Elle était toujours plus calme dans des lieux publics.

… Sans compter que son organisme entier hurlait pour de la caféine. Déterminée à ne pas laisser les remords la prendre, et à profiter de cette journée à peine entamée, elle s’était assise dans le restaurant, avait commandé la plus grosse tasse de café du monde et, extirpant un livre de son sac à main, avait passé l’avant-midi confortablement installée, et perdue dans un monde imaginaire où dieu merci, Oikawa Roy n’existait pas! Lorsqu’elle referma le bouquin, la journée était plus que largement entamée, autant avouer que l’après-midi commençait son déclin et, heureusement pour elle, son esprit était bien relax, assez pour qu’elle envisage de retourner se cloitrer entre quatre murs. Elle haïssait être chez elle, quand elle y était, elle fixait sans arrêt la porte, vérifiait un nombre incalculable de fois qu’elle était en sécurité, tendait l’oreille pour la moindre voix… Mais le soir, il fallait s’y résigner, et puis, elle avait eu une pause, aussi brève soit-elle. Parfois, elle se disait que ses craintes était minables, ridicules, que son père était quelque part perdu sur un continent en déclin, que jamais il ne reviendrait la hanter, l’accrocher, la noyer dans ses soucis et ses mauvais contacts. Cette partie de sa vie était derrière elle, pour toujours…. Et juste au moment où elle parvenait à se raisonner, à calmer ses chimères, quelque chose arrivait. Comme ce jour-là quand, un peu songeuse, elle avait gravit les marches jusqu’à son appartement…… pour se retrouver devant une porte défoncée. Son corps entier s’était figé devant cette scène qui semblait tout droit sortie d’un cauchemar, ou d’un souvenir d’enfant. Son cœur n’avait fait qu’un  bond, un seul, et sa respiration s’était fait plus compliquée, la peur se rependant dans ses veines comme un poison.

Elle était tétanisée, immobile, incapable de faire le moindre pas, et juste assez idiote pour tendre l’oreille et entendre, dans les profondeurs de son chez elle, le son agressant d’objets jetés sur le sol. Sa respiration semblait refuser de coopérer, ses sens étaient aux aguets et, franchement, elle du poser une main sur le mur du couloir pour ne pas s’effondrer. Ça… ça, c’était ça qu’elle avait redouté depuis des années, exactement ça, une infiltration, un malade en liberté, un vieux créancier de son paternel venu de payer lui-même. Combien de fois c’était arrivé quand elle était gamine hein… est-ce que ça serait pareil cette fois? Est-ce que quelqu’un viendrait la sortir de là avant qu’un monstre s’imagine qu’elle valait bien un paiement? Il n’y avait personne. Dans son esprit affolé, elle ne pouvait imaginer comment elle s’en sortirait cette fois. Tourner les talons? Partir? Et pour aller où hein? Des amis, elle n’en avait pas vraiment… Il y avait Nana mais, demander l’Asile à l’épouse de votre ancien amant… même elle, n’oserait pas… Et à part ça? Personne. Elle pouvait appeler la police? … Mais ça ne règlerait rien, ça ne réglait jamais rien. Il y aurait quelqu’un d’autre, il y en avait toujours un autre pour finir le sale boulot. Son cœur  tambourinait si brusquement qu’elle eut l’impression qu’il allait s’arrêter… jusqu’à ce qu’elle enfouisse une main dans sa poche, en quête d’une arme inexistante, pour en extirper d’une main tremblante… son cellulaire. La suite? Elle serait bien incapable de la raconter.

Vaguement, elle avait eu conscience de composer le numéro de son ‘’fiancé’’ … de lui raconter d’une voix basse, pressée, paniquée, entrecoupée des larmes qui lui grimpaient aux yeux, qu’on s’était infiltré chez elle… peut le temps s’était arrêté. Figée, pétrifié comme elle l’était, jusqu’à ce qu’il arrive. Lui. De toutes les personnes dont elle méritait soutient, il était le seul, l’unique, qui aurait dû lui refuser… Et pourtant, il était là, essoufflé, inquiet – ou vachement bon acteur, et s’est en clignant des yeux, incrédule, qu’elle le fixait en le regardant s’approcher. Il était vraiment là? Sentant ses doigts se glisser sur ses joues, un long frisson l’avait parcouru, comme si elle reprenait vie et, sans lui donner le choix, ses bras fins et encore tremblants s’étaient noués autour de sa taille alors qu’elle le serrait contre elle fort, très fort, trop fort, comme si elle avait peur qu’il disparaisse.

« T’es venu! » .. un ton de pure soulagement, de nervosité, alors qu’elle qui refusait tout approche, se serrait contre ce maudit cuistot comme s’il était sa bouée de sauvetage. Il était vraiment venu, pour elle… pour la première fois depuis près de trente alors, quelqu’un avait répondu à ses prières, quelqu’un était là… juste pour la rassurer. C’est un regard encore larmoyant et une petite demoiselle terrorisée qui lui avait assuré qu’elle allait bien, qu’elle n’était pas blessée, qui l’avait libéré à contre cœur en le laissant pénétrer dans l’appartement, sans toutefois l’y laisser seule. Ça lui avait pris tout son courage mais, elle n’avait pas hésité à se jeter dans la gueule du loup, juste parce que… s’il lui arrivait quelque chose, et qu’elle attendait dehors… elle ne se le pardonnerait pas. Lentement, elle avait observé l’appartement d’ordinaire super propre, super organisé, qui ressemblait à un champ de bataille. Les tiroirs arrachés, leurs contenus sur le sol, idem pour les armoires… Son regard noisette passa sur ses possessions, il ne semblait rien manquer… rien sauf peut-être de l’argent. L’intrus cherchait quelque chose… Vaguement, ça lui avait rappelé quand son père saccageait sa chambre pour obtenir tous son petit change histoire de payer ses créanciers…

« Je… j’ai appelé personne… j’ai paniqué et…   » et j’ai compose le numéro le plus inutile de mon répertoire? Quelque chose comme ça… Elle aurait pu penser aux pompiers, aux policiers… même au concierge… mais non! Dans le feu de l’action, c’est vers lui que ses pensées s’étaient dirigé… presque mignon. Elle s’était approchée de Roy, attrapant son bras, comme une gamine avec son ours en peluche, vraiment, franchement, elle était morte de peur, on ne pouvait pas feindre tant de crainte…si? « … t’es la première personne à qui j’ai pensé… » et c’était bête, elle le savait. Gênée, elle fixait ses pieds en soupirant, n’aimait ni être un fardeau, ni être vue aussi vulnérable. Reprends-toi Shiroi! Elle aurait voulu planifier ça qu’elle n’aurait pas pu mieux le faire. « … J’ai nul part où aller… tu penses qu’on peut réparer la porte? » Idiote. Triple idiote. Elle était remplie de fierté mal placée! Au moment où elle suggérait ça, un énorme vacarme se fit entendre au bout de l’appartement, vers la cuisine. L’intrus venait très certainement de franchir la porte arrière pour prendre l’escalier d’urgence… Elle s’était crispée, murmurant un : « T’as entendu? » entre ses dents. Ça y était, elle voulait emprunter les pièges à ours de Jun!

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MessageSujet: Re: I'm really worried about you • | Ft. Akane ♥   Ven 2 Déc - 21:15



I'm really worried about you


Akane & Roy ♥



Perdre un proche, le Roy d’antan conterait à quel point, il n’y avait rien de plus horrible qu’un tel sentiment. Pour lui, c’était sûrement le pire. Particulièrement lorsqu’on perdait notre bien aimée, celle qui nous avait permis de voir la vie différemment, qui nous avait changé, adouci et qui avait fait de nous quelqu’un de meilleur. L’amour était aussi cruel puisqu’on s’accrochait à lui comme on s’agrippait à une bouée de sauvetage, on l’attrapait sans se douter qu’arriverait un jour où il s’envolerait pour toujours et que de ce simple geste, il réduirait une existence toute entière. S’il n’avait pas rencontré Keira, peut-être que le jeune homme serait encore une personne superficielle, qu’il n’aurait jamais découvert sa passion pour la cuisine, qu’il n’aurait jamais appris à découvrir ce que ça faisait d’aimer quelqu’un avec autant d’ardeur mais il aurait grandi, il se serait forgé autrement et n’aurait pas eu à subir autant de souffrance. Il n’aurait jamais eu à se questionner sur les folies que lui faisaient son coeur, il n’aurait jamais perdu la mémoire et ne serait pas en train de courir avec autant de rapidité sans comprendre pourquoi il s’inquiétant autant. Pourquoi était-il si effrayé à l’idée qu’il arrive quelque chose à Akane ? Pourquoi tout d’abord pensait-il ainsi alors qu’elle lui avait juste signalé que sa porte avait été forcée ? Elle n’avait mentionné aucun agresseur, aucune possibilité à être blessé, juste qu’elle était paniquée et il n’avait pas hésité une seule seconde pour abandonner toute tâche et s’échapper jusque chez elle. Cela n’avait pas lieu d’être, il n’était pas nécessaire d’user autant ses poumons pour un misérable cambriolage néanmoins le garçon s’était aussitôt imaginé le pire sans trop comprendre pourquoi il inventait de tels scénarios. Il était juste mort d’inquiétude... Les battements de son organe vitale étaient si puissants qu’il se demandait comment il parvenait encore à respirer et à arpenter sa course. Lui aussi était complètement paniqué. Une panique qu’il n’arrivait pas à identifier, une panique qu’il ignorait pourquoi il la ressentait ni si c’était par pur égoïsme ou parce qu’il était anxieux à propos de sa « fiancée ». Certainement un peu des deux.

N’importe qui le connaissant déclarerait que ce genre d’attitude était normal, que sa réaction, étrangement, devait être du avec les séquelles de son passé. Son coeur se rappelait assurément encore de ce jour sombre, ce jour pluvieux, où courant à vive allure, il avait retrouvé le corps inerte de sa petite amie allongée sur le sol. Il avait beaucoup pleuré à ce moment là... Certains se plaisaient à raconter que c’était la première et oui, la dernière fois qu’on l’avait vu dans une condition aussi lamentable. Roy l’aurait supplié de se réveiller, d’ouvrir les yeux puis aurait crié son nom à mainte et mainte reprise sans que jamais la jeune femme ne reprenne connaissance. Comment aurait-elle pu vivre après avoir sauté du toit d’un immeuble ? Il en avait conscience néanmoins entre le savoir et l’admettre, il y avait une large différence... Il n’avait guère pu faire face à cette mort et s’il n’avait pas eu cet accident, pour sûr que le cuisinier n’aurait toujours pas fait son deuil. Cette image atroce l’avait hanté jusqu’alors et sans qu’il ne s’en rende réellement compte, elle le hantait encore à l’heure actuelle. La preuve étant que si ce n’était plus le cas, il ne se serait pas pressé de la sorte vers le logement de sa « compagne » à cause d’un mauvais pressentiment qui lui retournait l’âme. Il serait resté chez lui à ranger tranquillement ses courses, se disant que de toute façon en escroquant les gens de la sorte, Akane l’avait mérité cependant il n’avait pas été capable, pas même une seule seconde, d’éprouver ce genre de ressentiment.

Il ne l’avait pas repoussé, entourant naturellement ses bras autour de ses épaules, réellement rassuré de la savoir en vie et qu’elle n’ait rien. Il aurait pu jouer la comédie, il n’aurait pas su faire plus réaliste que ce qu’il en était en cet instant précis.

« D’accord, ce n’est pas grave. » Avait-il rétorqué d’une esquisse qui se voulait rassurante « On aura le temps d’aller porter plainte plus tard. »

La jeune femme lui semblait trop angoissé pour faire quoi que ce soit pour le moment, il était préférable de se calmer puis au pire, il pourrait toujours s’y rendre le lendemain, une fois que la peur se serait atténuée. Son regard se riva aussitôt vers la demoiselle, étonné de sa remarque alors qu’il lui expliquait que c’était dangereux ici. Selon lui, il s’agissait d’un sous-entendu du type « tu viendras chez moi » hors probablement qu’il n’était pas encore assez doué pour faire comprendre ce qui lui traversait l’esprit. Il n’eut guère le temps de répondre qu’il sursauta légèrement à l’entente d’un bruit plus que suspect. S’abaissant afin de se saisir d’un balai qui traînait sur le sol - une poêle aurait été plus efficace, ça aurait rappelé d’anciens souvenirs - avant d’ordonner à sa pseudo fiancée de rester là, de ne pas bouger pendant qu’il allait voir. Il était prêt à attaquer, réellement. A peine avait-il pousser lentement la porte de la cuisine qu’il s’était mis dans la meilleure position d’attaque pour bondir sur le malfaiteur qui... N’était pas là. Ses sourcils se froncèrent, pas content que ce dernier ne lui échappe puis remarqua ensuite que la porte arrière était entrouverte. Il se précipita près de celle-ci néanmoins il était déjà trop tard. Un soupir franchit de sa bouche dans un faible « tant pis. » et c’était sur ses dires qu’il fit demi-tour, le balai toujours en main, tandis qu’il rejoignait la jeune femme, lui racontant que l’homme avait apparemment pris la fuite.

- Tu devrais te prendre quelques affaires, Conseilla Roy posément, non pas sans lui adresser un doux sourire de plus bel, Tu vas venir à la maison. Je ne te laisse pas toute seule.

Et étrangement, il n’y avait rien de malsain dans son invitation. Il était on ne peut plus sincère et c’était sûrement parce que s’il la laissait affronter ses démons sans lui porter main forte, il ne se sentirait pas tranquille. Ses doigts s’emparèrent de sa joue avec délicatesse, la lui choyant suavement tandis que de son pouce, il effaçait les quelques gouttes qui y restaient encore. Il la libéra ensuite, lui permettant de préparer ce dont elle avait besoin pendant que lui, il avait commencé à ranger ce qui traînait sur le sol bien qu’il ignorait où mettre les pieds.

Heureusement pour eux, la porte fermait encore à clé seulement elle était plus qu’abîmé et ce n’était pas sécurisé de rester ici. Par précaution, il faudrait qu’ils aillent au commissariat toutefois il commençait à se faire tard et il doutait qu’Akane en éprouve l’envie au vue de son teint qui était plus blême que d’habitude. Sans broncher, sans lui demander son avis, le garçon se saisit de son bagage dans lequel était contenu la plupart de ses affaires puis sa main libre, il la glissa dans la sienne alors qu’ils marchaient en silence jusqu’à son quartier. Son appartement était beaucoup moins spacieux que celui de sa « compagne » cependant il était tout de même grand. La pièce principale combinée le salon et la salle à manger hors ça faisait un grand espace puisqu’il n’y avait pas beaucoup de meubles : Un canapé, une table de salon, un meuble télé, une table, des chaises puis une espèce de petite commode qui se trouvait non loin du couloir de l’entrée. Toutefois, le logement restait chaleureux avec une plante séjournant à côté de la fenêtre, dans le coin, quelques cadres accrochés au mur ou posés près de la télévisions - mais aucune photographie personnelle - Sa guitare était également placé dans un coin, près de la table, à côté d’une chaîne Hi-fi. Le plus surprenant était assurément ces petites notes que le jeune homme avait collé sur certains objets de la pièce, comme par exemple sur cet endroit où on accrochait les vestes et qu’il peinait à retenir alors qu’il posait, pourtant, ses vêtements dessus tous les jours.

- Fait comme chez toi. Installe-toi, je reviens. Qu’est-ce que tu veux boire ?

Quelque chose de bien chaud lui ferait sûrement du bien. En tout cas, le concernant, ça l’apaisait toujours de s’asseoir confortablement sur son divan puis de se détendre avec un bon chocolat chaud. Il préférait largement cette boisson au thé ou au café. Peut-être était-il encore un enfant au fond de son âme ? A moins que cela ne soit juste à cause du chocolat qui agissait sur lui comme un véritable calmant. Certains racontaient que c’était un bon anti dépresseur, peut-être que ces gens là avaient raison.

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MessageSujet: Re: I'm really worried about you • | Ft. Akane ♥   Sam 3 Déc - 15:40

 
I'm really worried about you ...
Roy & Akane ♥

Un type s’était infiltré chez elle, avait fichu un bordel impensable et s’était assuré, à n’en point douter, qu’elle orchestre un déménagement dès que possible. Elle craignait déjà assez ce genre de situation en temps normal, sans antécédents pour la terroriser plus que de raison, pour refuser catégoriquement de vivre dans un immeuble qui s’était prouvé non sécuritaire en cas d’invasion de domicile… alors pourquoi, plus qu’une peur paralysante, ce qu’elle ressentait… c’était une pointe de soulagement? Elle n’aurait pu l’expliquer, et pourtant, ce petit poing au cœur, cette nouvelle sensation loin d’être désagréable, aussi troublante soit-elle, ne faisait que s’amplifier alors qu’elle regardait son ‘’fiancé’’ s’emparer d’un balais pour chasser l’envahisseur qui, au bruit provenant de la cuisine, venait de prendre la fuite par l’escalier de secours. Elle avait fait un pas, puis un autre, constant l’étendue des dégâts sans vraiment assimiler. Ok, il y avait des trucs brisés, un chaos pas possible, mais sur le moment, elle s’en fichait. Son regard était rivé sur le cuisinier qui, contre toute attente, avait répondu présent à son appel. Personne ne répondait jamais présent à ses cris de détresses, jamais. C’était pour cette raison qu’elle avait systématiquement arrêté de demander à ce qu’on l’aide, quel que soit la situation. Mais voilà que lui, lui qui plus que quiconque avait toute les raisons du monde de la laisser de démerder, venait à son secours comme un chevalier servant… armé d’un appareil de ménage. Pourquoi?

Qu’on s’occupe d’elle, sans qu’elle n’ait rusé pour que ça arrive, sans qu’elle n’ait eut à manipuler, elle n’avait pas l’habitude. Raison pour laquelle tout son être refusait d’y croire. Elle avait été élevée à la dure, dans un univers cruel ou, si elle voulait quelque chose, elle devait ruser, rien n’était jamais gratuit, elle ne savait que trop bien comment se mettre à genoux pour extirper une faveur, une supplication… alors pourquoi était-il là? Qu’allait-il bien pouvait lui réclamer si elle acceptait son offre hein? Elle ne pouvait pas lui demander la lune, elle était trop troublée pour penser de toute façon, c’est pourquoi elle s’était empressée de demander comment réparer la porte, comment ne surtout pas l’embêter plus qu’elle ne l’avait déjà fait. Se montrer faible, vulnérable devant lui, c’était lui donner un tas de raison de la repousser, c’était foutre son plan à l’eau… hors de question. Elle avait regardé autour d’elle, sa vie en miette, en se demandant franchement ou elle irait. Comme si elle allait supporter la solitude après ça… elle était tétanisée à l’idée d’être toute seule, ou que ce soit, on pouvait apparemment défoncer sa porte en tout bousillé… Ou avait-elle gaffé, côté prudence, qui la ramenait exactement au point d’insécurité de ses années de vie commune avec son paternel hein?

Elle était coincée dans ses réflexions lorsque la main du jeune homme se posa sur sa joue, l’extirpant de ses songes. Elle releva son minois pour remarquer un sourire si doux sur ses lèvres… sa pompe à sang déjà affolée redouble d’ardeur. Ciel. Pourquoi lui faisait-il ça hein? Pourquoi ce sourire, pourquoi cet air tellement adorateur qu’elle aurait voulu lui faire confiance… Shiroi Akane ne faisait confiance à personne. Et surtout pas à sa victime… Non? Elle ne l’aurait avoué pour rien au monde, mais sa présence était un baume certain sur ses plaies, il avait cette capacité de la calmer, et ça, ça la secouait plus que tout le reste. Son regard s’accrocha au sien, alors qu’il lui ordonnait presque de le suivre, qu’il ne la laisserait pas toute seule. « … merci… je… tu sais, à part toi… j’ai personne.  » elle avait forcé un sourire, le pire, c’était certainement que c’était vrai. Elle avait dû se ‘’voler’’ un fiancé pour que quelqu’un se soucie d’elle. N’était-elle pas pathétique? Misérable… certainement. Elle aurait mieux fait de ne rien lui devoir, de ne pas accepter sa générosité certainement pas désintéressée… personne ne l’était… Et pourtant, sans qu’elle ne sache pourquoi, sans qu’elle n’ose protester, faute de meilleure alternative, elle avait remplis un sac de vêtements et autre articles nécessaire pour découcher, et avait accepté son invitation, lui emboitant le pas jusqu’à sa demeure sans oser lâcher sa main.

Si elle n’avait pas été aussi troublée par ce qui venait de se produire chez elle, et par les scénarios paranoïaques dans lesquels le voleur la suivait jusque chez Roy – oui, c’était ridicule – elle aurait probablement fait un commentaire désobligeant devant le logement qu’avait choisi le jeune homme. Il valait mieux que ça… quand ils seraient mariés, elle le forcerait à trouver un truc plus grand, plus luxueux, il en avait les moyens… mais pour l’heure, elle était juste soulagée de ne pas être dans le bordel qu’était son chez elle. Akane avait laissé son regard errer sur le grand espace ouvert, fronçant les sourcils devant la multitude de post-it avant qu’un petit sourire n’étire ses lèvres. Lui aussi, il était donc vulnérable, au moins un minimum… Elle avait déposé son sac en avançant vers le salon, y découvrant une guitare – en jouait-il? – et une décoration chaleureuse…. L’avait-il fait lui-même? Elle feint de ne pas être surprise par l’endroit, tentant d’assimiler ses nouvelles informations sur lui.

« Un chocolat chaud? Tu en as ?  » un petit rire forcé, tentant de sa la jouer calme… « Y parait que ça relaxe les gens quand ils ont des accidents… peut-^tre que ça marche?  » D’ordinaire, elle aurait refusé toute forme de sucre – dans sa ligne de boulot, arnaqueuse séductrice, il fallait garder une taille fine… cependant là, maintenant, elle avait envie qu’on l’enroule dans une couverture et qu’on lui donner autant de chocolat que possible, comme les grandes victimes de choc. Car oui, elle était terrorisée. Sur la pointe des pieds, elle s’était dirigée vers le salon, prenant place sur le divan. Ce n’est qu’une fois assise qu’elle réalisa qu’elle tremblait encore. Sincèrement, maintenant que l’adrénaline était passée, elle était plus terrorisée que jamais. Son estomac menaçait d’abandonner le combat. Elle s’assit en ramenant ses genoux contre elle, prenant de grandes, très grandes inspirations… Le tout, c’était qu’elle se calme avant qu’il ne revienne, avant qu’il ne la voit comme ça… avant que… elle avait beau se concentrer, fermer les yeux, serrer les dents et essayer que ça passe, elle revivait tous ses soirs, toutes ses fois ou des types louches erraient chez elle quand elle était gamine, et ne parvenait pas à calmer le rythme infernal de sa pompe à sang. De la panique, pure et simple, alors qu’elle serrait de ses petits bras tremblant ses propres jambes, ne relevant son minois que lorsque son hôte s’approcha enfin d’elle… Qu’il ne la voit pas comme ça, les yeux plein d’eau, le teint blême… qu’il ne voit pas comme elle était pathétique, minable… Et pourtant, sans qu’elle ne sache pourquoi elle en avait autant besoin, elle lui avait demandé, d’une petite voix : « Roy… tu veux bien… juste… rester là…  » elle avait tapoté le divan à côté d’elle. « Juste… le temps que je reprenne mes esprits?  » … ou pour toujours, vraiment, sur le coup, elle voulait juste qu’il la rassure contre les monstres, il le faisait si bien…


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MessageSujet: Re: I'm really worried about you • | Ft. Akane ♥   Sam 3 Déc - 19:28



I'm really worried about you


Akane & Roy ♥



Honnêtement, l’entendre lui dire qu’elle n’avait que lui l’avait ramené un tant soit peu à la réalité, l’obligeant à se demander si ses paroles étaient véridiques. Surtout qu’au final, c’était la même chose dans le sens inverse bien qu’il savait qu’Akane le manipulait, il n’avait pas grand monde sur qui compter. Il était incroyablement seul, bien plus qu’il ne l’avouerait à haute voix puisque si un problème lui arrivait, il ne savait guère comment il réagirait ni qui il chercherait à contacter. Il n’avait personne... Il ne connaissait personne puisque même si certains se disaient faire partie de son passé, à ses yeux, tous n’étaient que des étrangers et il n’était pas capable de savoir en qui il pouvait avoir confiance. Tout comme il n’avait absolument aucune confiance en sa « fiancée ». Rien ne présageait que tout ce qui se passait aujourd’hui n’était pas une mise en scène créée de toute pièce juste pour l’amadouer. Il ne savait rien d’elle, il ne savait donc pas jusqu’où étaient ses limites et ce qu’elle était prête à faire pour arriver à ses fins. Mais qu’elle ne s’inquiète pas, Roy n’était pas assez cruel pour la laisser dehors sous prétexte qu’il doutait. Il s’en voudrait trop s’il n’agissait pas donc pour une fois, il avait choisi de lui accorder le bénéfice du doute, de croire que même les personnes les plus horribles avaient leur point faible et qu’il était difficile de jouer la comédie dans ces moments là. Akane n’avait quand même pas pu réduire à néant son appartement avec comme objectif de se l’accaparer lui, c’était stupide bien que jouable néanmoins, même si le jeune homme le nierait pour toujours, il n’y songea pas une seule seconde. Son principal souci était vraiment de s’assurer à ce que la demoiselle se sente mieux, qu’elle soit en vie, en sécurité et surtout pas blessé. Oui, il s’était posé la question. Oui, il s’était demandé si ce qu’elle lui racontait était la vérité, si elle n’avait réellement personne sur qui comptait et il s’était quelque peu laissé berner par cette expression fragile qu’elle lui avait offert. Pendant un instant, ça l’avait obligé à s’interroger sur d’autres sujets. Pourquoi Akane faisait-elle ça ? Pourquoi profitait-elle de sa faiblesse pour lui escroquer de l’argent ? Quelles étaient ses véritables intentions ? Etaient-elles bonnes, mauvaises ? Roy n’en connaissait pas la réponse et si son esprit était troublé à l’heure actuelle, ce n’était pas pour les beaux yeux de la jeune femme mais parce que ça faisait partie de sa personnalité, qu’il se posait toujours tout un tas de questions inutiles mais également car il se tracassait énormément. Il avait eu peur après son coup de fil, son coeur faisait encore des siennes en cet instant précis et s’il n’en disait rien de nombreuses inquiétudes habitaient son esprit. Il n’arrivait pas à être tranquille et ce, même si l’expression sur son visage paraissait rassurante, souriante, lui ne parvenait pas à s’arrêter de réfléchir. Il avait vu l’état du logement de sa compagne et s’il ne la forçait pas à s’expliquer, pas même à aller porter plainte pour le moment, il avait plein de questions qui tournoyaient dans sa tête. Etait-ce un simple cambrioleur ou bien quelqu’un d’autre ? Etait-ce la première fois qu’elle subissait ce genre d’attaque ou au contraire, on s’infiltrait avec facilité au sein de son appartement ? Le cuisinier avait conscience que ça n’apporterait rien de se questionner de la sorte mais c’était plus fort que lui. Lui rétorquer de cesser de se prendre la tête était tout autant inutile. Il en était incapable.

Alors, naturellement, il avait pris soin d’elle. Sur ce coup là, Roy n’avait pas vraiment réfléchi, ceci lui avait même semblé évident qu’Akane devait venir avec lui et non pas rester toute seule dans son appartement qui était désormais sans dessus dessous.

« D’accord, je t’apporte ça. » Lui avait-il déclaré d’un tendre sourire avant de s’échapper dans sa cuisine où quelques restes de courses traînaient encore.

Il rangea rapidement le tout, lui préparant en même temps la boisson désirée à l’intérieur de laquelle, il y ajouta quelques petites guimauves. Pour sa défense, le garçon répliquerait que ça modifiait le goût puis que c’était important pour la décoration cependant la vérité était tout autre. Lui raffolait de ses friandises. On pouvait baptiser ceci comme un léger péché mignon.

Retournant au salon, cette fine esquisse toujours accrochée à ses lèvres, il acquiesça d’un hochement de tête. Akane lui paraissait si frêle, si différente de ce qu’il avait pu voir jusqu’ici et ça le stressait, l’angoissait, plus qu’il n’oserait l’avouer à haute voix. En silence, il lui glissa la tasse encore chaude entre les mains puis de ses doigts, il lui sécha ses larmes avec délicatesse. Ses prunelles l’observaient avec intensité, se noyant dans son regard tandis qu’il lui adressait un nouveau sourire, souhaitant à tout prix l’aider à se calmer, la réconforter bien qu’il ignorait si ces vulgaires gestes suffisaient.

- Je ne bouge pas promis, Ajouta le jeune homme en se reculant puis se calant plus confortablement contre le dossier du canapé, Bois. Le chocolat te fera du bien. Si tu as besoin d’autre chose, n’hésite pas d’accord ? C’est normal que tu sois troublé...

Qui ne le serait pas à sa place ? Lui, il avait sa fierté. Certainement que si une telle chose se produisait, il n’exprimerait jamais ses craintes ouvertement, il jouerait les forts alors qu’en réalité, il serait tétanisé et serait incapable de fermer l’oeil de la nuit, sursautant au moindre bruit. Heureusement, son quartier était plutôt tranquille. Depuis qu’il y vivait du moins, il n’avait jamais eu à s’en plaindre.

Ses phalanges se perdirent au-dessus de ses cheveux, les caressant dans une incroyable caresse sans qu’il n’ose vraiment dire quoi que ce soit. Il y avait des moments où parfois le silence était bien plus agréable, plus apaisant que les mots. La seule chose qu’il fit cependant fut de s’approcher, sans retirer sa main de sa chevelure, puis de lui embrasser doucereusement le crâne. Pourquoi avait-il fait ça ? Etait-ce calculé ? Roy, lui-même n’avait pas la réponse. Il avait juste ressenti le besoin de le faire. Ni plus, ni moins.


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MessageSujet: Re: I'm really worried about you • | Ft. Akane ♥   Mer 7 Déc - 21:58

 
I'm really worried about you ...
Roy & Akane ♥

Quand est-ce qu’elle était devenu aussi pathétique hein? Même plus capable de regagner le contrôle de ses membres qui tremblaient, toujours sous le choc de l’infiltration survenue dans son domicile. Ok, un type avait défoncé sa porte, avait ruiné le seul endroit au monde où elle se sentait moindrement en sécurité… elle devrait certainement déménager, trouver un autre petit nid de calme, s’y accoutumer, sans parler des longues nuits d’insomnie à venir… tout cela était certes emmerdant, énervant et malheureux, mais elle avait vécu pire, bien pire dans sa vie, sans jamais sourciller… Pourquoi ça serait différent cette fois hein? Akane avait tout juste dix ans, quand la tragique réalisation selon laquelle elle était seule, abandonnée, et que personne ne viendrait la sauver l’avait frappé. Son enfance lui avait été dérobée au même moment que sa naïveté et même là, elle avait relevé la tête et avait fait face avec une détermination téméraire… Pourquoi pas aujourd’hui hein? Se relever des coups durs, c’était son truc, c’était la chose dans laquelle elle excellait, ne surtout jamais, jamais se montrer vulnérable… alors pourquoi laissait-elle ses résistances fuir peu à peu sans vraiment arriver à les contrôler ? Notre bridée avait ramené ses cuisses contre elle, espérait trouver dans la quiétude du domicile de son hôte, un peu de calme… sans succès. Sa pauvre pompe à sang battait à tout rompre, elle était tétanisée, une torpeur comme elle en avait rarement ressenti dans sa vie. Et elle devait se faire violence pour ne pas se mettre à gémir comme un animal blessé. Elle gardait un silence buté comme si, ce choc-là n’était rien de plus qu’une des fois ou son paternel la rouait de coup et où elle attendait que ça s’arrête, enfin.  

Le même sentiment d’être déconnectée de la réalité la prenait, elle avait répondu à Roy sans vraiment le voir, sans vraiment l’entendre, et avait réclamé sa présence avant que sa cervelle ne puisse retenir sa demande. Pourquoi avait-elle tellement besoin de l’avoir près d’elle hein? Il la rendait minable, il la rendait faible, elle aurait dû l’éloigner à bout de bras, s’enfuir, tout sauf prendre la tasse de chocolat qu’il lui tendait et l’encadrer de ses mains pour en apprécier la chaleur. Sa mauvaise foi remercierait le breuvage, alors qu’au fond d’elle, elle savait bien que c’était cet abruti qui était responsable pour ses mains qui avaient repris de l’assurance et sa respiration qui avait repris une vitesse normale. Il était dangereux, dangereux, parce qu’autant elle s’entêtait à le considérer comme un objet, un minable qui n’avait aucune valeur à ses yeux, à cet instant précis, il était la seule personne au monde qui comptait pour elle… Et d’ordinaire, quand elle risquait de s’attacher, elle prenait la fuite, elle coupait les ponts…Tout sauf le laisser s’assoir à ses côtés et se nicher contre lui comme s’il était son bouclier humain. Il n’était rien, rien de plus qu’un jouet, une marionnette qu’elle utilisait pour atteindre ses fins, pas son petit ami à qui elle pouvait montrer les côtés moins glamour d’elle-même… Et pourtant. Elle avait bougé, légèrement, sur le divan, juste assez pour se coller contre lui et enfouir sa tête sur son épaule, ressentant immédiatement une vague de soulagement l’envahir.

Il était là… elle en ignorait bien la raison, et ça lui retournait les entrailles d’en être reconnaissante, mais on aurait dit que cette épaule-là était faite pour elle. Genre carrément sculptée par le créateur (clairement faite sur mesure, vu la qualité du produit fini) pour être un appui tête destiné à elle seule… C’était ridicule quand on savait qu’elle ne méritait même pas un regard de ce type, encore moins sa compassion. « Je suis pas secouée.  » un murmure grognon contre son épaule, comme une gamine qui s’entête à dire qu’elle n’a pas peur du noir… mais qui ne brime personne. « J’ai juste fait le saut… ça va, j’ai plus peur...  »  Elle avait porté la tasse à ses lèvres en prenant une gorgée du liquide sucré, comme pour lui montrer que oui, elle allait très bien… juste, elle était incapable de le relâcher, ça arrivait non?  En toute franchise, donnez-nous un mâle de ce calibre et on risque nous aussi d’avoir envie de le toucher … ARG! Délicatement, elle avait déposé la tasse sur la table basse, en se callant un peu plus contre lui. Elle était épuisée, ses pauvres nerfs venaient tout bonnement de la lâcher après le choc… Et pourtant… Son cœur s’était accéléré alors qu’elle se nichait contre lui, appréciait le contact et la pointe de surprise qui l’assaillait alors qu’elle réalisait qu’encore une fois, de sentir ses doigts dans sa chevelure et ses lèvres sur son front n’avait rien de désagréable.

… Pourquoi avait lui, ça allait hein? Elle n’avait pas son habituel sursaut de recul, ou sa vague de dégoût contrôlé… non, Roy, c’était différent, mieux… comme si elle avait l’intime conviction qu’il n’oserait jamais lui faire du mal. Et rares étaient les gens qui lui donnaient cette sensation, encore plus les hommes… C’était une nouvelle forme d’effroi, que de désirer la proximité de quelqu’un. Elle avait relevé son minois vers lui, ne sachant plus trop comment agir, décidément, elle avait bousillé sa couverture de femme fatale, à n’en point douter, après la maison hantée et maintenant ça, il devait penser qu’elle était une minable, une idiote craintive et un lot de problèmes… D’une voix basse, comme si elle lui confiant un secret – et c’était le cas, elle avait murmuré un : « Quand j’étais petite, on vivait dans un quartier pas très sécuritaire… et ça arrivait souvent. J’ai l’habitude.  » … crétine. T’essais de lui faire comprendre que t’es une pro des infiltrations de domicile? Vraiment? Tu lui dis un truc vrai sur toi? Même elle, elle se surprenait.

Qu’est-ce qu’il avait mis dans son verre hein, pour lui donner envie de s’ouvrir? C’était un jeu dangereux, que de lui montrer des parcelles de sa personnalité, un jeu stupide quand on sait que leur relation était basée sur des mensonges, une montagne d’invention montée de toute pièce… Délicatement, elle avait laissé une main grimper sur la joue du jeune homme, s’y poser alors qu’elle lui offrait une douce caresse du bout des doigts en forçant un sourire, ses iris sombres rivés aux siens. « Merci d’avoir répondu… je n’ai pas l’habitude qu’on m’aide…  » sa voix était toujours hésitante, son cœur en pleine panique causé autant par le choc précédent que par la proximité du cuisinier. Elle avait observé un instant son visage, avait apporté une attention de trop sur ses lèvres et avait ajouté, doucement : « Je ne veux pas te monopoliser plus que je le fais déjà… si tu as des choses à faire, une douche – t’as couru, ou autre… je pense que je vais au moins appeler les flics… rapporter l’incident, avant que ça arrive à d’autre de mes voisins?  »  Oh… si seulement elle savait, que cette infiltration était bien ciblée…


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MessageSujet: Re: I'm really worried about you • | Ft. Akane ♥   Dim 11 Déc - 14:44



I'm really worried about you


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Même s’il ne le voulait pas, Roy ne pouvait pas s’empêcher de s’inquiéter. Si Akane jouait la comédie, elle était réellement bonne comédienne et le jeune homme gardait cette idée dans un coin de sa tête puisque non, il n’avait pas envie de se laisser amadouer. Comme excuse, il dirait que de toute manière, il se tracassait si facilement pour n’importe qui. Certainement que même ce petit chien abandonné qu’on trouvait en bord de route, il s’en ferait du souci, hésitant à quoi faire d’un tel animal. S’il ne le prenait pas sous son aile, il culpabiliserait de l’avoir laissé seul dans ce froid glacial. Cela valait sûrement pour chaque personne qu’il risquait de croiser à l’avenir... Il avait ce sentiment au fond de lui de devoir se battre corps et âme pour tout sinon il le regretterait, sinon la culpabilité le rongerait et qu’on ne se fasse pas d’idées, c’était extrêmement lourd à porter ce genre d’émotions. Principalement lorsqu’on ignore pourquoi on ressent ce genre de chose, qu’on a conscience que ce n’est pas normal de s’en faire autant pour des personnes qu’on connait à peine, et surtout de se mettre dans des états pitoyables alors qu’un être humain normal aurait juste tracé sa route sans se retourner. Le garçon paniquait si aisément, il sentait son coeur se broyer, ses poumons se compresser à lui bloquer la respiration et à le priver de songer correctement. Le plus douloureux était de ne pas comprendre, d’avoir cette sensation de s’écrouler si on ne courrait pas à vive allure, de se sentir bouffer par des monstres invisibles et de ne rien pouvoir faire contre ça. Lorsque sa « fiancée » l’avait contacté, il n’avait pas été en mesure de réfléchir sereinement et il savait qu’il aurait réagi de la même façon peu importait la personne à l’autre bout du fil. Il ne souhaitait simplement pas avoir de mort sur la conscience. Etait-ce réellement ça ? Qui pouvait savoir... Il avait perdu la mémoire, il ne connaissait aucune des raisons de chacun de ses agissements, juste qu’il avait ce besoin incessant de se précipiter si quelqu’un était danger et avait besoin de lui. A chaque fois, il y avait ce mauvais pressentiment qui l’habitait, qui lui disait que s’il restait planté là sans rien faire, les remords le hanteraient, le détruiraient et lui rappelleraient sans arrêt ô combien tout aurait été différent s’il avait répondu présent, s’il était parti ne serait-ce que quelques minutes plus tôt. Puisque cela n’aurait-il pas été le cas à l’époque ? Peut-être que s’il avait mieux calculé son coup, Keira se tiendrait encore à ses côtés. S’il l’avait obligé à passer la nuit à ses côtés, si plus tôt que rester immobile à écouter ses mots déchirants au téléphone, sous le choc, il aurait déjà entrepris sa course. S’il avait su choisir les bonnes paroles, s’il avait su être plus attentif et la convaincre, sa vie serait complètement différente à l’heure actuelle. Son coeur se souvenait de tout cela, il se souvenait de cette violente culpabilité qui l’avait dévoré petit à petit avant qu’il ne s’effondre entièrement dans ses ténèbres atroces. D’une certaine façon, Roy en payait le prix. Avoir perdu la mémoire aurait été trop beau, trop facile, pour un garçon comme lui... Il fallait bien qu’à sa manière, il souffre, il pâtisse de toutes ses séquelles que la vie lui avait infligé. Il essayait, lentement, de s’y habituer... Sauf qu’on ne s’habitue jamais à ce genre de choses. Ce n’était pas possible.

Puis, ce n’était pas parce qu’il se tracassait pour Akane, qu’il ne se méfiait pas d’elle. Il ne parvenait pas à déceler le faux du vrai et il y avait une probabilité à ce que tout ceci ne soit qu’un minable mise en scène. Hors, il y avait également la possibilité à ce que la jeune femme soit réellement anxieuse, paniquée et parce qu’il ne fallait vraiment pas être nette pour inventer des histoires aussi grotesques. Il n’avait pas relevé ses dires parce que, que cela soit de la comédie ou non, la demoiselle paraissait réellement secouée et il n’y avait pas de quoi s’en cacher. C’était normal d’avoir peur et de ne pas se sentir en sécurité après un tel évènement... Roy avait préféré l’option du silence, lui embrassant tendrement les cheveux sans avoir d’explications justes à son attitude. Il nierait en bloc l’idée qu’il souhaitait sincèrement la rassurer et qu’il voulait juste la voir aller mieux.

Ses bras s’entourèrent un peu plus autour d’elle alors qu’il la contemplait, un brin de surprise se reflétant dans ses prunelles. Là encore, il n’était pas en mesure de savoir si ce qu’elle lui racontait était la vérité ou un mensonge inventé de toute pièce pour le faire succomber... Parce que jouer sur la faiblesse, ça le rendait plus vulnérable qu’il l’avouait, plus qu’il ne se l’avouait.

« Je n’allais pas te laisser seule alors que tu étais en danger » Avait rétorqué le cuisinier dans une douce esquisse « Tu peux rester ici, ça ne me dérange pas. »

Il disait cela maintenant mais assurément que dans peu de temps, il aurait très vite changé d’avis. Akane n’était pas le bien, c’était une manipulatrice et en agissant comme il le faisait, il était en train de lui donner ce qu’elle attendait. Ses yeux restaient plongés au creux des siens, appréciant plus qu’il ne le déclarerait à haute voix, ses caresses qui lui effleuraient la joue. Sûrement que son coeur se remémorait encore de ces moments où autrefois, on l’avait regardé de la sorte et qu’on l’avait charmé avec autant de douceur. Sans effacer le sourire discret qui ornait ses lèvres, le garçon hocha la tête avant de lui embrasser le front à nouveau.

- Hum. Je vais aller prendre une douche. Si tu as besoin de quoi que ce soit, fait comme chez toi puis, je ne suis pas loin de toute façon.

L’abandonnant lentement sur cette déclaration, le jeune homme s’était échappé dans la salle de bain, l’esprit ailleurs. En cet instant précis, il ignorait tellement quoi penser, sur quel pied il devait tanguer et cette histoire le tourmentait plus que de raison. Akane lui avait avoué avoir l’habitude de ce genre de choses alors si c’était vrai, quelles étaient ses histoires du passé ? A quel niveau était élevé ses problèmes ? Etaient-ils liés à son mauvais comportement et au fait qu’elle se serve de lui pour espérer toucher à son argent ? Un soupir se libéra de sa bouche tandis que sortant de la baignoire, il entoura une serviette autour de sa taille pour se sécher les cheveux à l’aide d’une autre. C’était ainsi qu’il quitta la pièce, s’aventurant dans sa chambre si peu vêtu, ne s’inquiétant pas pour sa « compagne » puisque cette dernière était censé se trouver au salon. Normalement.

Malheureusement - ou heureusement, en fonction des points de vue - ce n’était pas le cas et sa main se figea sur sa tête, interrompant tout mouvement alors qu’il se séchait les cheveux, le cuisinier arqua en sourcil en la retrouvant dans la pièce, en train de lire dieu ne savait quoi. Là aussi, il y avait des notes écrites un peu partout. Certaines étaient pour se souvenir du nom des objets, d’autres étaient ses mémos qu’il écrivait au fur et à mesure qu’il rencontrait des personnes, sur lesquels, il notait les descriptions de chacun - Akane y était aussi. Il y avait également, des choses à faire qu’il avait inscrit pour ne pas les oublier, d’autres définitions qui n’avaient rien à voir avec les objets présents ici. Bref, c’était un petit foutoir dans lequel le jeune homme se retrouvait plutôt bien. Sa chambre était assez spacieuse, chaleureuse avec quelques décorations, une bibliothèque située au fond où étaient rangés de nombreux livres ainsi que des DVD, et même des albums musicaux.

- Qu’est-ce que tu fais ? L’interrogea-t-il enfin en souriant alors qu’il pénétrait à l’intérieur puis entreprit de se sécher les cheveux de plus bel, Tu as besoin de quelque chose ?

Sur ses dires, il jeta le drap de bain sur le matelas avant qu’il ne farfouille dans son armoire à la recherche de vêtements. Parce que oui, il ne portait qu’une serviette enroulée autour de la taille et cela ne paraissait pas le gênait plus que ça. En même temps, des filles qui l’avaient vu nu par le passé, il ne pouvait plus les compter, il n’avait aucune raison de se sentir embarrassé bien que tout ceci il n’avait aucun moyen pour s’en souvenir. Son corps s’en rappelait à sa place, c’était suffisant.

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MessageSujet: Re: I'm really worried about you • | Ft. Akane ♥   Dim 11 Déc - 17:02

 
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Roy & Akane ♥

Nichée contre lui, elle avait un instant fermé les yeux, histoire de retrouver un semblant de calme, de bien réaliser que, malgré la frousse qu’elle avait eu, malgré l’angoisse qui lui tordait encore l’estomac, elle était en sécurité maintenant… Il avait dit qu’il ne laisserait rien de mal lui arriver… et allez savoir pourquoi, elle voulait bien le croire. N’était-elle pas supposée, justement, être celle qui le ferait souffrir, celle qui lui mentirait et le manipulerait pour idéalement, le reste de ces jours? Comment pouvait-elle faire tout cela et mériter qu’il prenne soin d’elle hein? Dans ses conquêtes de mâles antérieures – et il y en avait eu plus qu’elle ne voudrait bien l’avouer – elle était toujours parvenue à feindre un intérêt, un attachement, en demeurait parfaitement impassible. C’était facile, d’avoir une longueur d’avance sur quelqu’un si, le moindre de ses mouvement vous rebutent, si vous le méprisez juste assez pour profiter de lui en toute connaissance de cause… c’était beaucoup plus difficile si le fait de sentir ses bras se nouer autour de votre corps frêle suffit à apaiser vos angoisses. Plus que le cambrioleur et le fait qu’elle ne serait plus jamais en sécurité chez elle, Akane était pétrifiée à l’idée que ce maudit cuistot qu’elle avait choisis pour sa fortune parentale, ait sur elle plus de contrôle qu’elle ne pourrait en exercer sur lui.

Elle ne l’avouerait jamais, évidement, mais des questions masochistes lui prenaient la tête depuis quelques temps. Elle se prenait à se demander ce qu’il faisait, s’il pensait à elle… comble de l’idiotie, elle s’était même surprise à fouiner dans des boutiques et à acheter des machins inutiles uniquement parce qu’elle s’était dit, en voyant un objet sur un présentoir, que ça lui ferait plaisir… Crétine! Depuis quand avait-elle cette angoisse de ne pas être assez bien hein? Elle était d’ordinaire assurée, indépendante, et la seule chose qu’elle ‘’craignait’’ était l’échec de son plan machiavélique et le retour sur le marché de la chasse en quête d’une victime. Jamais au grand jamais, elle ne s’était demandé si elle parviendrait à conserver une banque sur patte pour autre chose que des biens matériels… Alors pourquoi cette fois, c’était si important, que ça soit lui et pas un autre hein? Elle perdait la tête… ses nerfs devaient lui jouer de mauvais tours…. Dans sa mauvaise foi, elle se répétait mentalement qu’elle était simplement en manque de pratique. Elle avait profité de Yosuke pendant des années, elle n’avait pas l’habitude de séduire, ça allait revenir… non? Akane avait relevé son minois pour observer son ‘’fiancé’’, qui lui proposait de rester ici… Elle avait légèrement hoché la tête acceptait de squatter, au moins un peu, avec lui, n’osant rien ajouter. En toute franchise, elle ignorait comment c’était arrivé, parce que oui, se faire offrir l’hébergement était dans ses plans de croqueuse de diamants, en tête de liste même, et si elle avait voulu le convaincre de de le faire, elle n’aurait pas pu y arriver mieux que maintenant.

Sa cervelle marchait à toute vitesse alors qu’elle tentait d’assimiler la nouvelle vague d’information. Se pourrait-il que ce crétin soit attiré par la vulnérabilité? OH …. Révélation! Pas tant parce qu’elle comptait utiliser ce point faible contre lui – pour l’instant-  mais plutôt parce qu’elle pouvait certainement blâmer son moment de faiblesse sur une tentative de séduction. Pas besoin de se demander pourquoi elle s’était sentie assez confiante pour lui confier ses craintes, oh non, pas quand elle venait de trouver la meilleure excuse du monde pour se mentir à elle-même! Elle ne voulait pas qu’il la rassure, pas du tout! Elle voulait simplement réaliser son fantasme du superman sauveur de demoiselle en détresse afin d’obtenir de lui tout ce qu’elle désirait… non? Franchement, même toute sa mauvaise foi avait du mal à lui faire avaler ça… Mais elle y travaillerait. Il était hors de question qu’il lui fasse perdre de vue ses objectifs et ce, peu importe combien sa pompe à sang s’emportait en sa présence. Ses oreilles bourdonnaient et franchement, elle avait du mal à se retenir de se nicher contre lui et de le serrer juste assez pour s’assurer qu’il n’irait nulle part… Elle devait se ressaisir. C’est probablement pour cela qu’elle s’était redressée, avait attaqué son chocolat chaud et avait proposés qu’ils fassent chacun quelque chose de constructif. Toute cette proximité, ça le dérangeait… Et pour une fois, pas parce que ça la dégoutait, loin de là, c’était plutôt le contraire… elle était terrorisée à l’idée de désirer ces contacts.

« … Ok. Bonne douche.    » Elle lui avait adressé un petit sourire avant d’attraper son portable de composer le numéro du poste de police dès qu’il s’éloigna vers la salle de bain. Elle n’aimait pas spécialement les forces de l’ordre, mais en même temps… si elle ne rapportait pas cet incident, Roy le saurait, et il aurait des soupçons… non? La voix de l’opératrice était compatissante, elle tentait de lui soutirer des informations, de lui faire raconter l’incident…ce qu’elle fit, dans les moindres détails : l’heure, l’état des lieux, l’homme sur le balcon… elle allait raccrocher lorsque la question fatale lui fut adressée : avait-elle la moindre idée de qui pourrait faire ce genre de chose? … Le « Non, désolée.  » qu’elle rétorqua avant de raccrocher était en totale opposition avec la panique qui venait de grimper en elle à une vitesse grand V. Cette silhouette aperçue de loin, cette facilité à s’infiltrer dans un immeuble – pour que le portier ait laissé passer quelqu’un, il avait dû prétendre être de sa famille – le fait qu’aucun item ne semblait manquer outre peut-être des bijoux et de l’argent liquide…………..comment avait-elle pu être aussi stupide. Il n’y avait qu’une personne pour faire ça… une seule, et il avait l’habitude de profiter d’elle d’aussi loin qu’elle se souvienne… Son père, il était sur l’île??!?

Son pauvre cœur avait redoublé d’ardeur et, histoire de calmer ses nerfs – il était hors de question qu’elle raconte ça à Roy, jamais, sa relation père fille criblée de violence et d’indifférence était quelque chose dont elle ne parlait jamais. Jamais. Parce qu’elle en avait honte… vraiment, et parce que le seul homme de qui elle ait un jour voulu de la protection, la seule personne à qui elle avait eu le courage d’avouer l’horreur qu’on lui faisait subir derrière des murs clos, lui avait tout bonnement dit d’endurer les abus et d’arrêter d’agir comme la petite fille de dix ans terrorisée et abusée qu’elle était. Le jour où elle avait compris que monsieur Shiroi ne lèverait pas le petit doigt pour la sortir de l’enfer des mains pas mal trop baladeuses de son créancier, Akane avait cessé de demander de l’aide…. Comment cet homme l’avait-il retrouvé? Ses mains s’étaient remises à trembler et elle avait dégluti péniblement en marchant dans le salon comme un lion en cage. Elle devait se ressaisir. Il était hors de question que Roy la voit comme ça. Ni maintenant, ni jamais. Plus facile à dire qu’à faire, son pauvre cœur battait à tout rompre et elle avait du mal à se souvenir de respirer…

Elle devait se changer les idées. C’est dans cette optique qu’elle se mit à errer dans l’appartement, tentant de se distraire de sa réalisation en observant les post-il omniprésents qu’elle avait remarqué en entrant. Parfait, une occupation. Elle s’était mise à lire les diverses notes, avec un sourire amusé, en les suivants comme une chasse aux œufs de pâques. Quelque part entre le salon et la chambre, elle avait trouvé un crayon et s’était mise à ajouter sa touche personnelle sur les diverses notes. Elle en était à ajouter ‘’On se retrouve bientôt dans tes rêves, bonne nuit’’ sur le post-it indiquant ‘’lit’’ qu’elle venait de reposer sur la tête du dit lit, lorsque la voix du jeune homme la sortie de son occupation. « Moi? Rien. Je diversifiais tes ….  » elle avait pivoté pour lui faire face et les mots s’étaient coincés dans sa gorge alors qu’elle couinait un : « notes…  ». MAMAMIA. C’était quoi ça?!?!? Son regard passa d’abord du visage du jeune homme à son fichu torse dévoilé et fit le chemin complet jusqu’à ses pieds, avant de remonter sur son visage alors qu’elle rougissait. Qui avait laissé un mannequin entrer ici hein?

Son pauvre cœur battait à tout rompre alors qu’elle ne pouvait tout bonnement pas s’empêcher de le dévisager avec un semblant de sourire idiot aux lèvres. Ok. À sa décharge, elle n’avait que rarement eu la chance de voir un homme aussi bien foutu aussi peu vêtu… et encore trop vêtu à son goût. Ok… qui êtes-vous et qu’avez-vous fait d’Akane hein? D’ordinaire, elle était froide, distante, elle haïssait voir trop de peau et là, elle aurait pu en avoir plein son champ de vision que ça ne serait toujours pas assez! Sa pompe à sang semblait en plein solo de batterie, ou en tentative de fuite, au choix, elle avait fait un pas vers le jeune homme, sans trop savoir qu’est-ce qu’était cette maudite vague de chaleur qui lui avait pris et pourquoi diable elle continuait à le fixer comme ça… « … T’es conscient que tu devrais être illégal?  » et toi hein, crétine, tu peux peut-être arrêter de le dévorer des yeux? … Certainement pas! La bonne nouvelle, c’est que pour le coup, sa panique précédente était dissipée, elle peinait à penser même. Tentant de reprendre ses esprits, elle avait serré les poings, juste assez pour réaliser qu’elle tenait toujours le bloc de post-it et le crayon… Ok… Un sourire amusé était passé sur ses traits et, sans perdre une seconde, elle avait gribouillé sur le papier avant de prendre le post-it et d’approcher de lui, juste assez proche pour coller sur son maudit torse dénudé le bout de papier qui indiquait : ‘’Propriété privée d’Aka-chan’’. Ses doigts s’étaient décalés, une fois son territoire marqué sans pour autant quitter sa peau, elle avait laissé sa main reposé sur le torse du cuisinier, encore sous le choc de la décharge électrique que ce simple contact provoquait en elle. Lentement, elle avait relevé son minois vers lui, la gorge nouée, n’osant pas bouger, n’osant surtout pas le regarder ailleurs que dans les yeux, des plans pour que cette envie insoupçonnée de le toucher lui reprenne. D’une petite voix, elle avait murmuré, comme si ça allait la sortir de ce faux pas : « … merci de t’en faire pour moi… t’es bien la seule personne…  » … et c’est certainement pour ça, qu’il lui était précieux, tellement précieux, plus qu’elle ne voulait bien l’avouer, plus qu’il était sage qu’il soit…


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MessageSujet: Re: I'm really worried about you • | Ft. Akane ♥   Dim 11 Déc - 20:04



I'm really worried about you


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Probablement qu’à l’avenir Roy regretterait tout ça, qu’il regretterait de ne pas avoir prêté plus attention aux détails, de ne pas avoir cru en les paroles de sa pseudo fiancée et de ne pas avoir su déceler le faux du vrai. En guise d’excuse, il dirait qu’elle avait tenté de le manipuler en premier, qu’il était difficile d’avoir confiance en quelqu’un qui vous ment et qui essaie de vous voler sous prétexte que vous êtes faible et amnésique. Cela ne pardonnerait pas tout, cela ne pardonnerait pas ses agissements horribles qu’il aurait à l’avenir, ni le mal qu’il causerait, encore moins son indifférence, son incapacité et ce n’était pas en éprouvant de la culpabilité, que ça modifierait quoi que ce soit. N’importe qui lui rétorquerait qu’il ne s’en prenait qu’à lui-même, qu’il aurait du laisser tomber dés le départ et ne pas s’aventurer dans une supercherie aussi folle... Il aurait du réfléchir, voir dans les yeux que de la jeune femme que la lueur qui y brillait était différente de celle du jour où il l’avait rencontré pour la première fois. Il aurait du savoir que briser le coeur de quelqu’un, il n’y avait rien de pire, rien de plus douloureux. Et dans le fond, le garçon le savait mieux que personne... Il savait ce que c’était de n’être plus qu’un corps sans âme, de sentir son organe se déchirait en millier de morceaux au point de marcher sans savoir où aller, d’errer dans les rues sans se soucier du mal qui pouvait nous détruire et envoyer valser tout sur son passage. Il connaissait ce sentiment mieux que personne, réellement et il ne pouvait pas dire qu’il l’avait oublié parce que ce dernier régnait à l’intérieur de son coeur, il le lui tordait parfois sans qu’il ne comprenne pourquoi. Tant qu’il ne pourrait pas mettre des mots sur toutes ses sensations inconnus, Roy ne serait pas en mesure de discerner la souffrance qu’il comptait infliger, ô combien ses actes pouvaient anéantir un être humain. Peut-être que comme à cette époque, il n’en avait que faire de ce détail... Hors, c’était faux. Contrairement à auparavant, il pouvait ressentir des émotions, ce n’était pas pour rien s’il culpabilisait avec autant de rapidité, donc évidemment que les remords viendraient le hanter. Parce qu’il aurait réellement pu voir la sincérité de la demoiselle, il aurait pu lire dans ses pupilles qu’elle était en train de changer en sa présence et que si elle avait eu des mauvaises intentions au départ, ce n’était qu’une manière de se protéger, une manière de se maintenir en vie mais que petit à petit, Akane laissait tomber son masque, elle se montrait plus vulnérable, plus atteignable... Et lui, il allait briser tout ça. Toute cette fragilité, cette sincérité que la jeune femme osait enfin poser sur quelqu’un, il la balaierait d’un revers de main, comme si rien n’avait existé. Comment pourrait-il ne pas regretter d’avoir été aussi stupide lorsqu’il découvrirait la vérité ? S’il avait su ses histoires de familles, s’il avait su que son père se cachait derrière ces incidents, que sa « fiancée » refusait tout contact parce qu’on l’avait trop touché par le passé, qu’en réalité si elle se comportait aussi méchamment avec les hommes, c’était sa façon de se protéger, qu’elle était certainement autant brisé qu’il ne l’avait été autrefois, il aurait réagi différemment. Peut-être même qu’il se serait démené corps et âme rien que pour la défendre, pour être son bouclier parce que personne, non personne, ne méritait de telles infamies.

Sous la douche, évidemment, le garçon n’avait aucune idée des tracas qui habitaient sa « fiancée » ni du fait que cette dernière savait qui était l’homme derrière son cambriolage. Il n’y avait pas songé et pourtant, là encore, il aurait du faire le rapprochement avec les paroles que lui avaient énoncé la jeune femme. Mais, comment aurait-il pu ? Comment aurait-il pu deviner que la vie passée d’Akane était aussi tourmenté ? C’était l’esprit complètement ailleurs de ces problèmes que le cuisinier avait quitté la salle de bain pour s’échapper dans sa chambre où il remarqua bien vite qu’il n’était pas seul. Sa propre tenue ne le choqua pas, c’était à peine s’il avait conscience qu’il ne portait qu’une serviette de toute manière.

« Mes notes ? » L’avait-il repris, nullement décontenancé alors qu’il inclinait son visage sur le côté, pas certain de comprendre.

Est-ce qu’elle avait touché  à ses posts-it ? Machinalement, ses yeux s’égarèrent dans la pièce sans pour autant parvenir à lire ce que la demoiselle avait inscrit dessus. Il aurait tout le temps d’y prêter attention plus tard. La remarque de sa vis-à-vis le sortit de ses rêveries, l’obligeant à rire doucement alors qu’il s’observait de haut en bas. Ah, il comprenait mieux pourquoi il était censé être illégale. Oups. Il ne voyait pas en quoi c’était mal d’ailleurs, n’étaient-ils pas censés être fiancés ? Akane devrait être habitué. Et, c’était quoi cette confiance en soi un peu trop surélevée ? Certes, pour sa défense, Roy déclarerait qu’il plaisantait, qu’il ne s’imaginait pas avoir un corps de rêve non plus néanmoins la réaction de la jeune femme suffisait pour faire gonfler un minimum son estime.

Lui non plus, il ne la quitta pas des yeux, détaillant chacun de ses mouvements, souriant amusé lorsqu’elle lui colla une note sur son torse et qu’il la retira afin de pouvoir la lire. Propriété ? Carrément... Et ça alors, était-ce aussi de la comédie pour l’amadouer ? Lui ne pouvait que penser que oui, il ne voyait pas comment cela pouvait être autrement. Mais il n’irait pas s’en plaindre, au moins il n’était pas seul puis ce n’était pas comme si la jeune femme était désagréable à regarder.

- Cesse de me remercier, Lui répliqua Roy, son regard intensément plongé dans le sien avant que sa main ne s’approche d’elle et lui ébouriffe gentiment les cheveux.

Devrions-nous lui remémorer sa tenue ou ceci n’était pas nécessaire ? Cela n’avait pas l’air de le préoccuper tant que ça et si ça faisait réagir la demoiselle face à lui, il n’avait pas de quoi s’embarrasser. Au contraire, il en serait même fier.

- Je vais me changer. Tu comptes rester là pour contempler le spectacle ou... ?

Sur ses dires, le garçon lui arbora une esquisse des plus malicieuses, signe évident qu’il la taquinait. Si bien qu’il en rit doucement avant de préciser qu’il plaisantait. Enfin, en soit, il aurait quand même voulu se changer mais il n’était pas certain que se déshabiller complètement devant elle soit respectueux. Elle était sa « fiancée », oui, cependant qu’elle soit réelle ou non, lui n’en gardait aucun souvenir et c’était déplacé de se déshabiller devant les femmes non ? Sérieusement cet individu mériterait des claques... Parce que se balader à moitié à poil, ce n’était pas déplacé peut-être ? Quel abruti.

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MessageSujet: Re: I'm really worried about you • | Ft. Akane ♥   Dim 11 Déc - 22:07

 
I'm really worried about you ...
Roy & Akane ♥

Un musée. Clairement, elle avait quitté le salon dans un état trouble et avait, sans y prendre garde, mis les pieds dans un musée d’art qui exposait… apparemment… des hommes en petite tenue! Et telles les statues de la Rome Antique… de magnifiques pièces d’homme! Sur le coup de la surprise, elle s’était figée, incapable de contrôler son regard qui jouait silencieusement au touriste sur l’exposition qui se tenait devant elle, et en appréciait les moindres détails. Depuis quand, est-ce qu’elle trouvait un corps masculin attirant et non pas écœurant hein? Depuis quand avait-elle envie de rompre la distance qui les séparaient plutôt que de prendre ses jambes à son cou? Akane aurait dû agir avec sagesse, se poser les vraies questions, et réaliser ô combien elle était dans une impasse, combien le jeu devenait dangereux… Elle aurait su, en accrochant son regard noisette au sien, qu’elle était dans de sales draps ne serait-ce que pour penser que, outre sa quasi-nudité, elle s’entêtait à trouver que son meilleur atout, c’était d’être Oikawa Roy, tout simplement… Elle aurait dû, mais elle s’était perdue dans ce regard étrangement doux, sa main toujours délicatement posée son torse, comme si le bout de papier ne suffisait pas à marquer sa possession.

… N’avait-elle pas passé des années à haïr le sexe opposé ? À frémir dès que l’un de ses émissaires franchissait la distance prudente de deux mètres? D’ordinaire, elle aurait eu l’estomac remplis de plomb, en sensation, ne serait-ce qu’à observer un corps si peu vêtu… Elle aurait vécu un allé simple à toutes ses fois ou elle n’avait pas demandé à voir de telle choses, à toutes les fois où ses supplications, ses larmes et ses cris n’avaient pas suffi à le sortir d’un mauvais pas. Mais étrangement, pas avec lui… Une partie d’elle, probablement brisée, idiote, n’arrivait tout bonnement pas à imaginer qu’il puisse lui faire du mal, en fait, quand elle regardait le cuisinier, elle était accrochée si fermement à la réalité, à sa présence, que ses démons n’osaient pas se montrer. Pire, un fin sourire s’était permis d’étirer ses lèvres alors qu’il ébouriffait ses cheveux et que, plutôt que de reculer, de reprendre possession de sa tête, elle l’avait incliné, offrant sa nuque au creux de sa main avant de laisser très délicatement sa main – encore bêtement immobilisée sur son torse, descendre jusqu’à sa hanche avec une lenteur presque exploratrice. Elle ne s’était jamais vraiment arrêté à la sensation de la peau sous ses doigts… la sienne était… intéressante. Un sourire joueur flottait sur ses traits alors qu’il lui donnait ‘’un ordre’’ de cesser ses louanges. « C’est rare que je le fasses, alors profites-en…  ». Surtout qu’on lui donnait rarement la chance d’être reconnaissante…

Mais alors lui… Délicatement, elle avait terminé la descente de sa main, la laissant doucement reposer sur la hanche du cuisinier, juste au-dessus de cette fichue serviette. Sa respiration était difficile, son cœur s’emportait, elle ne savait pas trop si elle devait faire un pas en avant ou un pas de recul… C’était un jeu dangereux que celui-ci et elle n’était pas loin de se brûler les ailes… Sans compter qu’elle avait déjà dû commencer à s’immoler, sinon, elle n’aurait pas cette impression de lentement sentir une chaleur grimper en elle à sa simple proximité… Depuis quand elle appréciait quelqu’un??!?! Et lui-là, ce cuistot, ça faisait longtemps? Cette pensée aurait dû la troubler mais elle l’avait refoulé au plus profond de son esprit, sur le coup, elle préférait sombrer dans la fascination, parce que oui, ne pas être répugnée par un homme, c’était nouveau, et autant ça la troublait, autant ce n’était pas totalement répugnant… C’était même plutôt … exaltant? Cette sensation de fébrilité, ces frissons qu’elle n’aurait su expliquer, ça n’avait franchement rien d’horrible. Elle était presque curieuse, de voir si ça pouvait être plus agréable encore, comme vague de sensation, si elle rompait le peu de distance entre eux…

Au diable la sagesse, la prudence, c’était pour les faibles! Aussi, plutôt que d’évaluer l’étendue des dégâts, elle lui avait retourné son sourire taquin dans un : « Je viens à peine d’arriver au spectacle… et tu veux que je partes avant l’acte II ? Ce n’est pas vraiment gentil…  ». Sur ces dires, elle avait laissé son autre main grimper sur sa mâchoire, sa joue, alors qu’elle lui tirait son expression victorieuse de cette qui a eu le dernier mot. Elle avait même poussé l’affront jusqu’à se hisser sur la pointe des pieds pour se rapprocher de son visage et murmurer, ses lèvres pratiquement collées sur son oreille. « … Moi je t’ai pourtant donné un aperçu l’autre jour… il est ou mon thriller du Roy-show?  » Son ton était lourd de promesses…. Jusqu’à ce qu’elle éclate de rire, doucement et se décale délicatement, elle ne voulait pas non plus le traumatiser. « Haha. Allez, je plaisante, je vais te laisser t’habiller…  » pleine de bonnes intentions, elle avait retiré ses mains de sa personne…. Avec assez d’inattention pour que celle qui était posée sur sa hanche entraine avec elle la serviette, dernier vestige de vêtement sur cette sculpture d’homme….

OH MON DIEU. Son cœur s’était littéralement arrêté en voyant le morceau de tissus glisser vers le sol. Elle aurait voulu être provocante volontairement qu’elle n’aurait pas pu faire mieux. Mais pour le coup… vraiment, c’était tout sauf intentionnel. Elle avait même relevé la tête vers lui, le regard franchement gêné… et, quand même un peu, juste un peu allumée par ce qu’elle avait entrevue. Se confondant en excuses, elle avait posé à plat ses deux mains sur le torse du jeune cuisinier en murmurant des :  « Oh mon dieu Roy! Je m’excuse!  » des plus sincères avant de réaliser, à retardement, qu’elle venait encore de le toucher. Ne pouvait-elle pas s’arrêter? Sa pompe à sang battait à tout rompre, ses mains étaient demeurées immobiles alors qu’elle poursuivait « Ce n’était pas voulu je… je voulais p---------…  » le dernier son s’était coincé dans sa gorge, avec son souffle, alors qu’elle relevait les yeux vers lui, plus écarlate que jamais. Comment il lui faisait cet effet hein? Le sorcier! Il était tout simplement à couper le souffle, elle n’avait pas d’autres mots, ils les lui avaient volé de toute façon. Tout ce qu’elle pouvait faire, s’était de contrôler les battements frénétiques de son cœur qui lui faisaient perdre pieds, les tambours lui bourdonnant dans les oreilles…. Sans qu’elle ne comprenne d’où lui venait une telle fougue, elle avait fini son ‘’pas’’ dans un murmure en laissant ses mains délicates se poser sur ses joues à lui, emprisonner son visage, une seconde, une seule, avant que ses excuses ne soient rendues muettes par cette décision impulsive de poser ses lèvres sur les siennes.


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MessageSujet: Re: I'm really worried about you • | Ft. Akane ♥   Mer 14 Déc - 15:55



I'm really worried about you


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Est-ce qu’il était pudique ? Au vue de la situation, la réponse n’était pas vraiment compliqué à deviner. Cela ne signifiait pas qu’il avait une confiance énorme en son corps, disons plus tôt qu’il s’en fichait puisque tous les êtres humains étaient censés être pareils non ? Certes les hommes différaient des femmes mais et alors ? Roy pouvait bien se demander pourquoi il n’était pas aussi gêné que ça en sachant qu’il n’avait pas le souvenir d’avoir déjà vu une fille complètement nue, ce qui valait également pour un autre garçon... Il était curieux au fond de savoir ce que cela faisait d’être proche de quelqu’un, comment était véritablement le corps d’une femme camouflée sous un amas de vêtement mais malgré cette curiosité, il n’était pas prêt à faire le grand saut non plus, il avait du mal à surmonter ses barrières qui le bloquaient lorsque sa « fiancée » le touchait. Du moins, jusqu’alors, il la fuyait plutôt que d’essayer de l’affronter et peut-être que s’il apprenait à se forcer un peu plus, même si c’était difficile à supporter au début, peut-être que ses barrières finiraient enfin par s’écrouler. Il n’y avait pas à se bloquer parce qu’il se retrouvait seul face à une femme qu’il ne connaissait pas. Après tout, par le passé, il se fichait pas mal de ce détail. Rien ne l’impressionnait et en réalité, c’était à peine s’il ressentait des émotions dés qu’il faisait quelque chose. Brisé, toujours. Hors, certainement que grâce à cela, inconsciemment, cela lui avait permis de ne pas avoir peur de montrer son corps, de ne pas être complexé à ce niveau là et ce, peu importait ce qu’il risquait d’arriver ensuite. Bien qu’en soit, le jeune homme n’avait pas réfléchi à la suite, il n’avait pas pensé que vêtu de la sorte, ça aurait pu installer certaines tensions, qu’il réussirait à faire succomber plus vite Akane qu’il ne l’aurait désiré et à ce propos d’ailleurs, il n’y songeait pas non plus. Evidemment que ça le tracassait, qu’il n’arrêtait pas de s’interroger sur ce qui était vrai ou ce qui était faux et même s’il tentait de ne pas se poser de questions, il n’était pas capable de s’en empêcher. Il s’imposait des limites mentales à ne pas franchir afin de ne pas se laisser amadouer, afin que si jamais il se trompait et que tout ceci n’était que mensonge, il ne s’effondre pas. Peut-être que tous ses agissements puériles n’étaient en réalité qu’un moyen de se protéger... Il avait déjà touché le fond une fois, plus que s’écraser violement sur le sol, on lui avait arraché le coeur sans remord et cette sensation avait été la plus horrible que le garçon n’ait pu éprouver à cette époque. Une sensation qu’il ressentait encore aujourd’hui, une sensation qui n’avait jamais quitté son corps et qui lui rongeait l’âme sans qu’il ne parvienne à comprendre pourquoi parfois c’était si douloureux. La vie était si étrange... Et la femme qui se tenait à ses côtés n’était qu’un poison parce que s’il ne faisait pas attention, s’il se perdait dans ses filets, elle le briserait. Encore.

« Je n’ai jamais dit que je voulais que tu partes » Avait soufflé le garçon d’un sourire aussi taquin que celui qu’Akane lui adressait.

Il était là pour jouer et il avait conscience qu’il ne pouvait pas se rétracter tout à coup sinon cela paraîtrait réellement étrange. Puis, il n’aimait pas qu’on tente de lui prendre le dernier mot. Ses yeux ne la quittaient pas du regard, n’affichant aucune déstabilisation quant à ses gestes qu’elle lui accordait et l’esquisse sur ses lèvres s’étira un peu plus, amusé des propos de la demoiselle. Il n’avait rien demandé lui l’autrefois, elle lui avait donné cet aperçu volontairement non ? Sans parler qu’en cet instant précis, il lui offrait un sacré aperçu également ! La dernière fois, elle ne lui avait rien dévoilé, chaque partie de son corps était toujours caché et... Cela faisait vraiment pervers de songer ainsi. Ah, ces hommes.

Son doux rire s’accompagna à celui de la jeune femme qui lui déclarait qu’elle plaisantait et il n’avait pas eu le temps de lui répondre que ce n’était pas son cas qu’une expression de surprise pris part sur son visage tandis qu’il observait le bas de son corps à présent totalement découvert. Si Akane souhaitait le déshabiller, elle aurait du le dire plus tôt au lieu de tourner autour du pot. Probablement que Roy aurait du être embarrassé cependant il n’avait pas l’air trop inquiet de se dévoiler et s’apprêtant à s’abaisser pour ramasser la serviette désormais étendue à terre, il se remis plus droit lorsque ses deux mains froides se collèrent à son torse, lui provoquant une légère décharge électrique. Il ne s’était pas rendu compte que son propre corps était si chaud, tellement que la fraîcheur de ses paumes s’effaça en quelques secondes à peine alors qu’il plongeait ses prunelles aux creux des siennes. Il n’osait pas lui répondre, principalement parce qu’il ne savait pas quoi lui dire et qu’il avait le sentiment que ce n’était pas le moment de lancer une taquinerie... Sûrement qu’il aurait du s’échapper comme il le faisait si bien, ramasser sa serviette, la remettre autour de sa taille tandis qu’il inventerait une excuse pour fuir. Sauf que c’était impossible, qu’il devait apprendre à se contrôler et que ce serait mentir de dire que son coeur était indifférent à ce qu’il se passait. Evidemment que son corps, son âme, réagissaient... Qu’on le veuille ou non, il est difficile de maîtriser les désirs de l’être humain. Après tout, ce dernier n’a-t-il pas été conçu dans cette optique là ? L’homme est bien plus faible qu’il n’y paraît, il lui suffit d’une femme - n’importe laquelle - pour le rendre plus facilement vulnérable.

Les paupières closes, marquant un temps d’arrêt sur l’instant, le cuisinier attendit quelques secondes pour se motiver enfin à répondre au baiser que lui donnait sa « fiancée ». Ses phalanges se réfugièrent doucement au creux de sa nuque, la lui choyant suavement, s’adaptant à la cadence de l’échange qui s’accentuait de plus en plus. C’était étrange. Très étrange. Roy ne connaissait pas cette sensation, il ne se souvenait plus ce que cela vraiment d’embrasser quelqu’un avec tant d’intensité mais c’était comme si son corps se rappelait de chaque détail, comme des petites étincelles qui pétillaient à l’intérieur de son organe vitale. Petit à petit, il commença à se détendre, se rapprochant un peu plus de sa partenaire, oubliant son corps nu, oubliant à qui il faisait face parce qu’en vérité, dans ce genre de moment, était-ce nécessaire de savoir à qui il avait affaire ? Les émotions ressentis étaient loin d’être désagréable et son coeur paraissait s’en souvenir un peu plus à chaque seconde qui s’évanouissait. Comment pouvait-on oublier de si bons sentiments ? Appréciait-il ça à l’époque ? Qu’éprouverait-il comme sensations s’ils choisissaient d’aller plus loin que des baisers ou quelques caresses ? Etrangement, il avait envie de savoir à présent... Peut-être qu’avant, le jeune homme avait ce blocage parce que ça l’effrayait, que l’inconnu le terrifiait... On devenait si rapidement dépendant de ce genre de choses. Particulièrement lorsqu’on pratiquait beaucoup à une certaine époque, ahah. Les battements son coeur adoptaient un rythme effrénés, sa main libre glissant dans le dos de la jeune femme, se calant au creux de ses reins, les câlinant avec une certaine avidité.

Ses poumons serraient de plus en plus, l’empêchant de respirer correctement. Il manquait littéralement de souffle. La raison pour laquelle il mit fin à l’échange pour récupérer doucement alors que souriant discrètement, il collait son front contre celui de sa vis-à-vis. Son pouce lui cajolait la joue avec tendresse avant qu’il ne puisse retenir le faible rire qui s’échappa de sa bouche.

- Je le savais depuis le début que tu avais envie de moi, Lui chuchota le garçon d’un ton amusé, Tu ne peux pas me résister ~

A part cela, ça va les chevilles ? Hors, c’était plus facile de plaisanter que de montrer qu’il était véritablement troublé... Les émotions lui paraissaient si fortes pour une personne qu’il ne portait pas grandement dans son coeur donc il ne pouvait s’empêcher de se demander si par le passé, il avait déjà éprouvé des sentiments pour quelqu’un... C’était possible après tout mais c’était étrange que personne ne lui en ait parlé. Ses parents lui répétaient souvent de travailler sa mémoire, afin qu’il se rappelle au moins d’eux et de qui il était, il lui donnait même des informations qu’il ne cherchait pas spécialement à savoir mais un potentiel amour qu’il avait pu ressentir, il n‘en avait jamais entendu parler.

Il lui sourit tendrement, comme il ne lui avait certainement jamais souri avant, comme si une nouvelle émotion était venu se mêler à cet éclat qui décorait son visage. Une émotion qui n’était sûrement pas destiné à cette jeune femme puisque c’était juste son coeur qui était en train de s’amuser de lui, qui le plongeait dans une époque que Roy ne connaissait plus et que s’il avait aimé une femme si profondément, son coeur prenait plaisir à la confondre avec celle qu’il avait sous les yeux en cet instant. Probablement que c’était à cause de toutes ses nouvelles sensations, de tout ce qu’il avait renfloué jusque là et qu’il avait suffi d’un baiser, quelques caresses pour éveiller des émotions plus qu’agréables.

- Mais ce n’est pas très juste... Je suis le seul sans vêtements là.

Riant à ses propres paroles, il ne lui laissa pas le temps de répondre que de sa main posé contre ses reins, il la plaqua un peu plus contre lui pour l’obliger à l’embrasser à nouveau et partager un autre baiser. Est-ce qu’il en avait envie ou bien cela faisait-il partie de son plan de faire chavirer le coeur de sa « fiancée » ? Il aurait pu nier, déclarer que tout était planifié hors c’était faux. Toutefois, ce n’était pas qu’elle l’attirait non plus, son corps faisait des siennes pour une raison inconnue, parce qu’il avait assurément des besoins vitaux comme tout le monde mais c’était principalement à cause de toute cette curiosité qui déferlait sous sa peau, qui le poussait à en découvrir plus sur ce qui arriverait ensuite. Peut-être aimait-il plus ça qu’il n’oserait l’admettre. Et s’il se mettait à trop l’apprécier, on devait certainement plaindre la pauvre Akane qui était celle qui en pâtirait le plus.

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Hold me now, I need to feel You. Show me how to make it new again. There’s no one I can run to and nothing I could ever do.I’m nowhere if I’m here without You. © ΣXODUS
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MessageSujet: Re: I'm really worried about you • | Ft. Akane ♥   Sam 7 Jan - 16:16

 
I'm really worried about you ...
Roy & Akane ♥

Qu’est-ce qu’elle s’était imaginée hein? Qu’elle pourrait fouiner dans sa chambre, alors qu’elle le savait sous la douche, et qu’il ne lui arriverait rien? Depuis quand était-elle bête à ce point-là?! D’ordinaire, elle était une experte quand il était temps d’éviter quelqu’un, de fuir une situation potentiellement problématique… alors comment elle s’était rendue là, c’était un mystère, une accumulation d’erreurs de débutante! Sans parler de sa pompe à sang qui faisait des siennes depuis qu’il avait franchi la porte, si peu vêtu. Elle aurait voulu user de sa mauvaise foi pour définir ses sentiments comme du dégout, mais il n’en était rien. Une fascination, voilà plutôt ce qui l’habitait, alors qu’elle suivait des yeux cette sculpture d’être humain qui lui coupait littéralement le souffle. Elle aurait dû être sage, arrêter de le dévisager, cesser de le dévorer du regard, mais elle en était incapable, une petite partie d’elle voulait savoir, ce que ça faisait, de s’approcher de quelqu’un qui ne vous donner pas la nausée. Suicidaire, ou du moins déterminée à continuer sur sa lancée de mauvaises décisions, notre demoiselle avait accidentellement retiré l’unique vestige de tissus qui protégeait ses yeux chastes d’une vision qui hanterait ses cauchemars…. Ou pas. Écarlate, plus gênée que jamais, elle était restée plantée devant le garçon, incapable de faire un geste, comme si, le moindre mouvement ne pouvait que précipiter cette situation ridicule qu’elle avait elle-même mise en place. Elle n’aimait pas, perdre le contrôle dans ce genre de situations là, elle voulait savoir exactement comment ça allait se dérouler, comment l’arrêter… mais avec Roy, Akane n’avait pas un tel contrôle… et ça la pétrifiait.

Elle était terrorisée de s’être mise toute seule dans cette situation… et d’avoir cette curiosité morbide de ne pas s’en tirer. Notre demoiselle ne savait pas quoi faire, éternellement coincée entre cette nouvelle envie charnelle et la prudence, qui l’empêchait de faire le moindre geste. Pourtant, lorsqu’elle put enfin retrouver l’usage de ses membres, autant dire qu’elle ne fit rien pour améliorer son sort! Ses mains trouvèrent comme par magie le chemin du torse de ce maudit cuistot – et une température normale en entrant en contact avec sa peau encore délicieusement chaude - et, contre toute attente, ses lèvres trouvèrent les siennes. Elle n’avait pas vraiment conscience de ces gestes, ou des idioties qu’elle accumulait, sur l’instant, il n’y avait que lui, cet abruti qui, étrangement, lui donnait une sensation de protection qu’elle avait ignoré jusqu’à présent.  Si elle s’était attendue à une claque de réalité, à une vague de nausée, à quoi que ce soit de désagréable, il n’en fut rien. C’est plutôt un choc électrique, et une profonde sensation de calme qui l’envahie, avec d’autant plus de forces, lorsqu’il lui rendit son baiser. Ses angoisses, sa panique, tout ce qui l’habitait d’ordinaire s’étaient évaporés au moment même où son cerveau refusait de fonctionner convenablement, perdue dans cette nouvelle vague de sensations que lui offrait ce baiser.

Lentement, délicatement, ses mains avaient grimpées sur le torse du jeune homme pour se nouer autour de son cou, pour que ses doigts fins se posent sur sa nuque et qu’elle approfondisse l’échange, enivrée, submergée par des sentiments qu’elle n’avait jamais connu jusqu’à ce jour. Plutôt que de se sentir prise au piège contre lui, entre ses bras, elle aurait aimé qu’il rompe le peu de distance qu’il restait, qu’il la serre contre lui et l’enveloppe de ses bras, raison pour laquelle elle s’était nichée contre son torse en peinant à contrôler les battements tyranniques de sa pompe à sang. Était-ce l’angoisse d’avoir été envahie, chez elle, si facilement, par un inconnu, était-ce la retombée d’adrénaline, ou une perte totale de contrôle, elle l’ignorait. Mais pour un moment, un seul, elle n’avait pas envie d’y penser. Elle pourrait aisément retomber dans son jeu de manipulation, dans sa toile de mensonges et de fausses fiançailles bientôt, mais pour une minute, une seule, Akane avait envie de se laisser bercer par ce sentiments aussi faux soit-il, de vraiment s’abandonner à quelqu’un.

Roy ne la rebutait pas, quoi qu’elle le nie, même sous la torture, et ça n’avait rien à voir avec sa belle gueule. Quoi qu’elle en ait vu, ce qu’elle préférait chez lui, c’était cette certitude qu’il arrivait à lui procurer, qu’il ne lui ferait aucun mal. Enfin, physiquement parlant, elle était bien au bout de ses peines, de le laisser approcher de son cœur de glace. La respiration saccadée, les rouges écarlates de gêne et du souffle qui lui avait manqué, elle l’avait laissé se dégager, un brin, non sans guider ses mains à elle, sur ses avant-bras à lui, sur son dos, pour l’empêcher de s’éloigner, pas maintenant, pas quand elle avait enfin réussi à trouver un semblant de silence mentale. Un sourire amusé avait joué sur ses lèvres alors qu’elle l’observait du coin de l’œil, abandonnant son minois contre sa paume pour lui répondre avec un ton aussi joueur que le sien. « Tu crois? … T’as pas l’air totalement indifférent non plus… ~  » elle avait accompagné son ton amusé qu’une main délicatement glissée sur le bas du dos de son vis-à-vis, ne sachant ni d’où lui venait cette assurance, ni pourquoi elle était celle qui frissonnait sous le contact…

Ne devait-elle pas faire semblant? Réprimer un dégoût profond sous des airs de femme fatale? Pourquoi était-elle si délicate entre ses mains hein? On aurait dit qu’elle n’avait aucune idée de quoi faire, elle qui avait pourtant plus d’expérience dans ce domaine que bien des gens. Et comme si ça ne suffisait pas, de ne pas pouvoir contrôler ses mains qui avaient déjà entamé du tourisme sur la peau immaculée du jeune homme, il avait fallu que son cœur s’affole sous le sourire tendre qu’il lui adressait. Ça plus que tout le reste, ça venait de briser quelque chose qu’elle croyait inexistant en elle. Elle avait eu envie de fuir, à toute jambes, en réalisant qu’elle lui rendait franchement son sourire, qu’elle pouvait l’admirer et se dire, en toute honnêteté, qu’il était le plus bel homme au monde et qu’elle n’avait pas envie qu’il regarde qui que ce soit d’autre ainsi… Qu’il la regarde elle, juste elle, personne avant de l’avait jamais fait. Elle s’immolerait à rester là, elle le savait, mais de mauvaise foi, elle préférait se mentir et se dire qu’elle était en contrôle. Idiote.

« … Je trouve ça très juste moi, au contraire…  »  le sourire en coin, le parfait abandon avec lequel elle s’était nichée contre lui en sentant sa main se glisser au creux de ses reins. Elle avait même osé glisser ses propres mains sur les hanches du cuisinier, pour rompre un peu plus l’écart entre eux alors qu’elle se hissait sur la pointe des pieds pour lui murmurer, amusée. « Tu n’as qu’à égaliser les choses alors… c’est comme tout le reste… tu dois pratiquer pour te souvenir… je vais me dévouer pour ton rétablissement…  » Avant qu’elle ne dise quoi que ce soit de pire encore, elle avait sentie des lèvres se poser sur les siennes et une nouvelle décharge électrique la parcourir toute entière. Elle pouvait sentir une étrange chaleur grimper en elle et c’est avec une passion fiévreuse qu’elle lui rendit son baiser, en le guidant lentement vers le lit sans oser se détacher de lui. Ça la tuait, vraiment, d’avoir un si grand besoin de posséder quelqu’un. Elle était terrorisée, vraiment, et en même temps, elle ne pouvait s’empêcher de donner libre court à sa curiosité. Tout était tellement nouveau… Avait-il la moindre idée de l’effet qu’il avait sur elle? C’était stupide, de s’abandonner comme ça à quelqu’un. Lorsqu’elle les eut enfin guidé jusqu’au lit, ou du moins, lorsqu’elle y eu poussé Roy pour qu’il soit dos au matelas, Akane recula un brin son minois pour mieux l’observer, amusée, avant de faire un pas de recule et de l’observer de la tête aux pieds avec un air appréciateur de grand amateur d’art… « Hmmm…. Tu sais la vue est superbe d’ici….  » Un nouveau sourire. Franchement, c’était normal ces papillons dans l’estomac? Cette envie de l’observer juste un peu plus, juste pour voir si cette flamme finirait par s’éteindre? Elle avait relevé son regard vers le sien, l’y accrochant en approchant de lui. « Je pense que j’ai beaucoup de goût en matière d’homme, t’en penses quoi?  » Elle avait délicatement posé ses mains sur son torse, avant de le pousser doucement sur le sommier et de s’emparer de ses lèvres avec plus de fougue que précédemment. Quitte à sombrer dans la folie… autant apprécier?  


electric bird.


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