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 I think there is a misunderstanding • | Ft. Jun

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Hwang Karen
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MessageSujet: I think there is a misunderstanding • | Ft. Jun   Lun 31 Oct - 20:12


Jun & Karen
I think there is a misunderstanding




Depuis qu’elle était à Gensou, Karen se sentait tout de même beaucoup mieux. Le passé ne s’effaçait pas, c’était un fait, néanmoins elle essayait de vivre avec. Ce n’était pas facile tous jours seulement à chaque fois qu’elle se perdait dans le regard de sa fille, qu’elle la contemplait et observait son sourire, la jeune femme en oubliait tout le reste. Ce qui comptait le plus désormais était le bonheur de son enfant. Tant pis si elle finissait seul, si elle n’était plus en mesure de se faire confiance et que lorsqu’elle se regardait dans le miroir, son unique envie était de briser la glace. Elle ne pouvait pas oublié ce qu’elle avait vécu, pas même l’idiote qu’elle était à cette époque. Elle avait toujours cette appréhension qu’arrive un jour où Mizuki rencontrerait son père et devoir expliquer à ce dernier ce qu’il en était. Sauf qu’elle savait qu’elle ne le ferait pas, que sa rancune envers cet homme était immense, qu’elle n’était pas en mesure de lui pardonner la honte qui lui avait infligé et qu’elle ne voulait pas de lui dans la vie de sa fille. Peut-être était-il différent aujourd’hui seulement cela ne changeait pas le mal qu’il avait causé autrefois, cela n’effaçait pas cet amour qu’il avait piétiné, saccagé. Encore moins ce coeur qu’il avait brisé. Mizuki ne méritait pas de connaître un homme telle que lui, elle était encore trop jeune pour apprendre la vérité mais un jour, Karen lui expliquera tout. Elle refusait de lui mentir, de tout lui cacher parce que à choisir, elle préférait que sa fille le découvre de sa bouche plutôt que de quelqu’un d’autre. Cela serait encore plus un choc pour elle si elle l’apprenait de la sorte non ? La jeune femme avait honte de ce qu’elle était, elle aurait aimé se cacher et ne jamais avouer quoi que ce soit à propos de son passé... Seulement à son propre enfant, c’était difficile. Probablement que Mizuki en souffrirait, qu’elle serait déçue mais peut-être qu’elle comprendrait aussi, qu’elle verrait tout l’amour que sa mère lui portait et ce, en dépit de ce martyre qu’elle avait ressenti auparavant. A ses yeux, sa fille était réellement le plus beau cadeau qu’on ait pu lui faire, elle était devenu sa seule source de bonheur, sa force, celle pour qui Karen sacrifierait tout juste pour la voir sourire. Si Mizuki n’était pas apparue dans son existence, certainement que la demoiselle n’aurait pas autant réussi. Peut-être serait-elle encore au Japon à l’heure qu’il était, peut-être aurait-elle trop souffert au point qu’elle aurait tout abandonné. Hors, un enfant, cela change une vie et elle s’en apercevait un peu plus chaque jour qui s’évanouissait où le sourire radieux de la fillette illuminait son existence.

Aujourd’hui encore, alors qu’elle était allée la chercher à l’école en début de soirée - avec son travail, elle n’avait malheureusement pas d’autres choix que de la laisser à la garderie - elles avaient fait un petit détour au parc juste pour s’aérer mais aussi pour discuter. Mizuki était très bavarde, le contraire d’elle à une certaine époque et même encore aujourd’hui d’ailleurs, elle aimait lui conter ses journées, parler de ses camarades de classe puis de ce qu’ils faisaient tous ensemble. En ce jour, ils avaient construits des objets en rapport à Halloween, des petits paniers qui leur serviraient pour les bonbons qu’ils iraient chercher lorsqu’ils cogneraient aux portes des habitant le 31.

L’heure commençant à tourner, elles quittèrent le parc, main dans la main, non pas sans se chamailler. Elles parlaient du costume que la demoiselle porterait avant que ça ne se termine dans une petite course poursuite. Maligne, la fillette s’était infiltrée dans un restaurant du coin en voyant la porte s’ouvrir pour s’échapper directement derrière le comptoir, se cachant derrière les jambes d’un grand garçon. Karen fut surprise de cette attitude mais l’avait rapidement suivi, ne laissant pas une seule seconde la séparer elle de son enfant. Elle n’avait pas envie de la perdre ni qu’on la lui enlève, c’était pour cela que même en jouant elle la surveillait toujours. Elle l’avait vu partir au fond du restaurant, promettant de s’excuser ensuite pour la gêne occasionnée parce que mine de rien, il y avait malgré tout plusieurs clients, certains se demandant ce qu’il se passait tout à coup. La jeune femme inclina légèrement son visage en guise d’excuse avant de se presser au comptoir à la rechercher de la petite qui s’était camouflée à cet endroit.

- Ne la laissez pas m’attraper ! S’exclama Mizuki en restant fièrement accrochée aux jambes du serveur, Protégez-moi s’il vous plaît, Monsieur !

Dit-elle avec ses petits yeux doux et brillants d’une étincelle indescriptible. Pauvre Jun, s’il savait dans quoi il se retrouvait embarquer, certainement qu’il aurait mieux fait de fuir.

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Callahan Jun
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MessageSujet: Re: I think there is a misunderstanding • | Ft. Jun   Mar 1 Nov - 22:34


Karen & Jun
I think there is a misunderstanding




Jun avait l'habitude d'être réveillé en pleine nuit. Il avait l'habitude d'ouvrir brusquement les yeux alors qu'il venait à peine de se coucher. Il avait l'habitude de se tourner encore et encore dans son lit jusqu'à ce qu'il ne retombe dans le sommeil. Il avait l'habitude d'être frappé par ses souvenirs alors qu'il faisait sombre tout autour de lui. Ca n'en restait pas moins dérangeant. Il avait beau connaître ça pratiquement toutes les nuits, ça faisait toujours aussi mal. Son cœur se mettait à tambouriner puissamment sous sa peau alors que son son sang bouillonnait littéralement. Sa respiration s'emballait dans une course folle et il n'arrivait plus à l'arrêter. Son corps se mettait à trembler plus ou moins violemment et il finissait généralement en boule sous ses couvertures. Il transpirait à grosse gouttes et pourtant, il était gelé. Il avait froid et les draps épais autour de lui ne l'aidaient même pas à regagner un peu de chaleur. Ils ne l'aidaient pas non plus à se sentir un peu plus protégé. Au contraire, dans ces moments-là, il se sentait encore plus faible. Il était à la merci du premier qui viendrait. Et cette pensée le faisait toujours un peu plus paniquer.
Au début, quand cela arrivait, il appelait Tetsuo. Pas forcément pour lui demander de venir mais juste pour entendre sa voix au téléphone. Pour entendre une vois qu'il connaissait. Il ne pouvait pas dire que la voix de son frère le rassurait au point qu'il se rendorme immédiatement, mais au moins les tremblements de son corps s'arrêtaient et il arrivait peu à peu à retrouver une respiration normale. Tetsuo savait comment gérer ses coups de panique. Il savait les mots qu'il devait lui dire, lui répéter et lui faire avouer. Il savait ce qu'il devait faire, puisque c'était toujours la même chose. Jun avait peur que cet homme ne vienne le chercher et lui devait s'assurer qu'il se sorte cette idée de la tête durant quelques heures. Juste pour permettre à son corps de se reposer un peu. Evidemment, dire que c'était à chaque fois efficace serait mentir, car il avait des nuits où Tetsuo avait beau lui répéter la même chose, ça ne rentrait pas. Il y avait des nuits où il n'arrivait même pas à entendre ce qu'il lui disait.
Maintenant, quand il connaissait ce genre de moments, il attendait. Il ne se permettait plus d'appeler son frère au beau milieu de la nuit juste pour se rassurer. Tetsuo devait se reposer, lui aussi. Il devait dormir et être en forme pour aller au travail. Car on comptait sur lui pour sauver des vies. Il ne pouvait pas se permettre d'être fatigué juste parce que Jun l'avait appelé. Juste parce qu'il avait encore fait un cauchemar et qu'il n'arrivait plus à dormir maintenant.
Alors il attendait. Parfois ses coups de panique ne duraient pas longtemps. Quelques minutes et elles disparaissaient ensuite. D'autres fois, ils étaient plus longs, et plus douloureux surtout. Mais il attendait.
Et quand enfin il sentait que cela allait mieux, il quittait son lit pour aller vérifier que tout était bien fermé. Il s'assurait que la porte était verrouillée et retournait se coucher. C'était idiot. Mais il le faisait. A chaque fois.

Et ce soir, c'était la même chose. Il venait de se réveiller en sursaut à cause d'une image qu'il souhaiterait ne plus voir. Et son corps se crispa comme à son habitude. Sa respiration se bloqua et son cœur s'emballa. Rien ne changeait mais chaque crise était nouvelle.
Et comme d'habitude, il patienta douloureusement que le temps ne s'écoule et que son corps ne se calme de lui-même.
Sauf que contrairement à d'habitude, il ne retourna pas au lit après avoir vérifié que la porte était fermée. Il partit directement sous la douche, souhaitant détendre ses muscles.
Ses dernières nuits étaient plus agitées et il savait pourquoi : Halloween. Il ne supportait pas cette fête. Il détestait se retrouver face à des personnes dont il ne pouvait distinguer le visage. Il faisait généralement son possible pour ne pas se retrouver dans la rue le soir du 31. Hors de question de se promener entouré de monstres.

Puis de toute façon, il n'avait pas de réelles raisons d'aller se recoucher : le travail commençait bientôt.

Et le voilà quelques heures plus tard, accoudé au comptoir, le regard perdu sur son petit carnet devant lui. Il laissait son stylo tracer plusieurs lignes. De temps en temps, il redressait son visage vers la salle, histoire d'être sûr que les clients ne manquaient de rien. Tout était calme. Pas qu'il n'y avait pas de clients, il y en avait quelques uns tout de même, mais ils étaient tous servis et mangeaient tranquillement. Il n'avait donc pas grand chose à faire pour le moment à part dessiner. Au bout de quelques instants, il se redressa légèrement, étirant doucement son dos, avant de sursauter dans un léger son apeuré quand on s'accrocha à sa jambe. Nom de... !
Immédiatement, il baissa son visage vers la source de sa frayeur et tomba directement sur le visage d'une petite fille. Une petite fille ? Il inclina légèrement le visage dans un air perdu, ne comprenant pas réellement d'où elle sortait – sérieusement on aurait pu le prévenir pour qu'il n'ait pas aussi peur.
Il écarta quelque peu les lèvres, se penchant à peine vers elle, souhaitant obtenir des informations sur cette soudaine agression, mais aucun son n'en sortit. Les mots de la petite fille eurent l'effet d'une bombe et une mine totalement effrayée étira chaque trait de son visage. Un « Quoi ? » étranglé par la peur serra brusquement sa gorge et il se redressa dans un souffle. Son cœur se mit à taper sous son torse dans un rythme quelque peu accéléré tandis que sa respiration se bloquait et se débloquait de manière incontrôlable.
Qui voulait emmener cette petite ? Inévitablement, les souvenirs de sa propre expérience défilèrent dans sa mémoire.

Ses yeux se posèrent soudainement sur la femme qui s'approchait du comptoir, et il se tourna quelque peu, décalant doucement la petite fille derrière lui pour faire barrage. Il n'était pas du genre à courir pour aider et sauver son prochain, mais s'il pouvait éviter à l'enfant collé à sa jambe de subir la même chose, il le ferait. Parce que personne ne méritait de vivre ça.

« Ne vous approchez pas », déclara-t-il en indiquant un point invisible sur le sol à la jeune femme, « C'est une zone réservée aux personnels », parce qu'il fallait bien inventer une excuse et qu'il n'avait rien d'autre en stock.

Il fit doucement reculer la petite, reculant juste après elle pour maintenir une distance de sécurité. Ses prunelles s'égarèrent dans la salle et il grimaça en n'apercevant aucun collègue.

« Pourquoi vous voulez l'emmener ? », l'interrogea-t-il en reposant son regard sur elle.

Oh Jun... c'était triste d'être parano et idiot en même temps.
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MessageSujet: Re: I think there is a misunderstanding • | Ft. Jun   Mer 2 Nov - 23:14


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Sa fille était évidemment ce qu’elle avait de plus précieux à ses yeux. Personne ne pouvait égaler Mizuki même si celle-ci était une véritable chipie lorsqu’elle le voulait, qu’elle était très maligne et savait exactement quoi faire pour obtenir ce qu’elle désirait, elle était adorable mais aussi très intelligente du haut de ses six ans. Elle était également sa plus grande fierté. Karen aurait pu la haïr, la rejeter à cause du pourquoi cet enfant était apparu dans son ventre mais elle ne le pouvait tout simplement pas. Pour elle, sa fille était un cadeau tombé du ciel, elle était apparu pendant l’un des pires moments de sa vie et indirectement, elle l’avait sauvé de ses chaînes qui l’encerclaient. Sans Mizuki, peut-être que la jeune femme serait encore coincée au Japon, qu’elle serait une « pouffiasse » comme l’avait si bien décrit Tôru à une époque et qu’elle n’aurait jamais pu réussir dans le domaine qu’elle exerçait à l’heure actuelle. Elle n’avait rien à cette période qui la motivait à aller loin, qui la motivait à avancer parce qu’elle n’avait confiance en personne, parce qu’on s’en fichait bien de ce qui pouvait lui arrivait et elle-même avait commencé à penser que de toute manière, elle pourrait disparaître, il n’y aurait pas un seul être pour s’en soucier. Elle était misérable, pitoyable et tant d’autres choses à la fois. A ce moment de sa vie, la demoiselle n’avait rien pour être heureuse, elle perdait de plus en plus de son ambition au fur et à mesure que le temps s’écoulait, elle voyait tous ces gens qui se moquaient d’elle, qui n’avait aucune honte à la ridiculiser et cet homme qu’elle avait tant aimé mais qu’elle avait fini par détester du plus profond de son âme. Tout ceci changea le jour où elle appris pour ce bébé qui grandissait dans son ventre. En un rien de temps celui-ci était devenu sa force parce qu’elle avait trouvé son objectif, qu’elle voulait le protéger, l’élever puis fuir cette atmosphère dans laquelle elle vivait depuis trop longtemps.

Il n’y avait rien de plus important que Mizuki puisque cette dernière était la source de sa force, son courage et qu’elle était son bonheur à elle seule. Elle n’avait qu’à la regarder, observer ses petits yeux, son sourire chaleureux pour être requinquer en quelques secondes uniquement. C’était magique et si elle n’avait pas à avoir d’une chose, c’était bien celle-ci. Certaines mères n’aimaient pas se montrer parce qu’elles élevaient seuls leur enfant, Karen, elle, n’hésitait pas à montrer fièrement son portrait miniature qui gambadait toujours à ses côtés.

Hébétée, elle l’était restée en voyant la fillette pénétrait à l’intérieur dans un restaurant sans l’attendre, juste pour la fuir. Ah. Elle sentait déjà la petite pagaille arrivée alors qu’elle espérait ne pas trop déranger ses pauvres clients qui mangeaient probablement à l’heure actuelle. Toutefois ce qui la choqua le plus n’était pas le comportement de son enfant ni même les gens autour d’eux qui les dévisageaient mais ce serveur qui l’empêchait de récupérer sa fille. Un faible « Pardon ? » s’échappa de sa bouche tandis qu’il clignait des paupières avant de froncer les sourcils. Comment ça c’était réservé au personnel ? D’accord, c’était logique. Elle voulait bien comprendre seulement il avait bien remarqué que sa petite s’était enfui derrière non. Petite qui était derrière étrangement clouée à la jambe du garçon puis qui souriait niaisement à sa génitrice, juste pour l’embêter.

La question de son vis-à-vis la stupéfia encore plus, obligeant Karen à papillonner des yeux. Qu’est-ce qu’il voulait dire avec son « pourquoi vous voulez l’emmener » ? N’était-ce pas évident ? Est-ce que ce barman était stupide ?

- Euh bah... Commença la doctoresse, interloquée avant d’arquer un sourcil et de répondre d’un ton des plus sarcastiques, Parce que c’est ma fille ?

Cet homme n’essayait pas de trouver une excuse pour lui voler son enfant au moins ? Il ne manquerait plus que ça, tiens. Elle croisa ses bras à sa poitrine, dévisageant sévèrement l’enfant face à elle.

- Tu es sûr de vouloir jouer à ce jeu là, Mizuki ?
- Le monsieur est gentil ! Je reste avec lui, Déclara la concernée, renforçant ses petits bras autour de la jambe du serveur.
- Très bien, reste avec le Monsieur. Peut-être qu’après il ira te donner à manger aux loups et moi je jouerais tranquillement avec ta nouvelle poupée, hm ?

N’attendant pas de réponses, continuant de jouer la comédie, elle salua le garçon de la main tout en lui déclarant de prendre soin de sa fille puisque apparemment cette dernière préférait se tenir à ses côtés. Une réflexion qui parut motiver Mizuki à se décaler tout en s’excusant auprès de sa mère avant de se précipiter pour lui faire un câlin, ne voulant surtout pas qu’elle l’abandonne.  

- En plus je t’ai déjà dit de ne pas faire confiance aux inconnus et toi, tu ne m’écoutes pas. Sans parler que tu as dérangé le Monsieur dans son travail. Alors qu’est-ce qu’on dit ?

La fillette baissa doucement les yeux, se triturant les doigts avant de s’incliner quelque peu puis de marmonner un « Désolé Monsieur... ». Pour une rencontre hasardeuse, c’était le moins qu’on puisse dire.  


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MessageSujet: Re: I think there is a misunderstanding • | Ft. Jun   Jeu 3 Nov - 0:15


Karen & Jun
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Entendre cette petite dire ce genre de choses le plongeait inévitablement dans ses souvenirs. Dans ce passé douloureux qu'il traînait. Ou plutôt dans ce passé qui l'empêchait d'avancer. Qui le retenait prisonnier. Encore.
Il était plus vieux que cette petite fille quand cela s'était produit. C'était peut-être pour cela que ça faisait aussi mal encore aujourd'hui. Parce qu'il avait eu conscience de tout. Parce qu'il avait été assez grand pour réfléchir, pour penser, pour imaginer. Assez vieux pour se dire qu'il allait peut-être finir ainsi, enveloppé dans cette couverture, dans cette pièce close. Assez vieux pour comprendre qu'il n'y avait plus de place pour l'espoir et la chaleur là où il était. Il avait eu assez de conscience pour savoir que sa vie ne serait plus la même. Qu'il ne pourrait plus jamais retrouver cette joie de vivre, cette curiosité et cette envie de rêver. Assez de conscience pour saisir qu'au final, on ne décidait pas de notre vie. On pensait avoir au moins une main sur le volant, mais c'était faux. On ne maîtrisait rien. Ni hier et ni demain. Et encore moins aujourd'hui.
C'était stupéfiant et assommant de comprendre qu'on ne pouvait pas vivre la vie que l'on voulait. C'était le destin qui décidait pour nous. C'était autre chose. Les éléments, la nature... Mais pas nous.
Jun aurait souhaité le comprendre par lui-même. Il aurait voulu apprendre tout cela seul. Apprendre de la vie, ressentir les coups durs mais aussi les supporter. On ne l'avait pas préparé à ça. On ne pouvait préparer personne à ça cela dit. Et c'était peut-être le plus triste. Comment aurait-on pu le préparer néanmoins ? En lui disant que sa vie se terminerait en une journée ? En lui disait qu'il n'aurait plus l'envie de rien, même pas de vivre ? Qu'on lui volerait son innocence. Qu'on piétinerait son ignorance. Qu'il abandonnerait son sourire, sincère, dans un coin. Qu'il éviterait la foule. Qu'il n'accorderait plus jamais sa confiance à quelqu'un, et qu'il douterait de tout, de tout le monde, tout le temps. Qu'il passerait sa nuit à cauchemarder sur ce moment précis. On aurait pu lui annoncer tout cela, il ne l'aurait pas cru. Et même là, les mots n'étaient pas assez forts pour décrire le mal être qu'il ressentait.
Cette haine envers cet homme. Cette haine envers lui-même. Ce dégoût de tout. Cette sensation de vide, mais tellement douloureuse.
Il était tellement effrayé. Effrayé à l'idée qu'on puisse faire du mal à cette petite. Effrayé à l'idée qu'on puisse lui en faire à nouveau.
Parce qu'en cet instant il n'était une nouvelle fois plus un adulte. Il n'était plus serveur. Il n'était plus à Nikkou.
Il était à Otsu. Sur ce trottoir. Sous la pluie.
Il était dans cette chambre, tremblant de froid et de peur, loin de chez lui.
Il était... ailleurs.

Il se disait alors que s'il pouvait empêcher quelqu'un de connaître le même sort, il le ferait. Il le ferait parce qu'il savait ce que cela coûtait. Cette petite ne méritait pas de perdre son envie de vivre, son innocence et son ignorance. Elle ne méritait pas de connaître les maux dont lui souffrait. Il devait être le seul à subir ça. Le seul à avoir mal. A avoir peur. A se méfier de tout et de rien. A s'assurer que personne ne lui ferait de mal.
Elle, elle était jeune. Elle avait la vie devant elle. Lui ? Il était déjà fini de toute façon. On ne pouvait plus rien faire pour l'aider. Et il ne voulait même pas qu'on l'aide. C'était trop tard pour cela maintenant. Cela faisait plus de dix ans qu'il vivait de cette façon. Il était habitué. Plus ou moins.

Alors non. Il ne laisserait pas cette femme l'emmener. Il ne la laisserait pas lui faire du mal. Il ne la laisserait pas la forcer à la suivre. Il allait aider cette petite à retrouver ses parents. Il allait la ramener chez elle. En sécurité. Loin de...

« Hein ? » qu'il articula dans une mine choquée. Comment ça, c'était sa fille ? Il fronça quelque peu les sourcils dans un air peu convaincu. Sa fille ? Vraiment ? Et pourquoi elle ne voulait pas partir avec elle alors hein ?

Elle lui racontait n'importe quoi.... Elle lui racontait n'importe quoi n'est-ce pas ?

« Hein ? », répéta-t-il dans le même air surpris. « Vous êtes sa mère ? »

Son regard glissa, se posant sur la petite fille toujours accrochée à sa jambe et il inclina le visage. Il ne comprenait plus rien. Et comment ça elle connaissait son prénom ? Il redressa le visage. C'était peut-être pas son prénom. Mais la gamine répondait, donc...
Il commençait à avoir des nœuds.

Ses sourcils se haussèrent un instant. Non, il ne donnait pas les gens à manger aux loups. Il n'avait même pas de loups...
Sa main alla s'aventurer dans ses propres cheveux, qu'il balayait négligemment. Une légère grimace prit alors place sur son visage... c'était vraiment sa mère.
Il suivit la petite du regard, n'osant plus réellement ni parler ni bouger pour le moment. C'était sans doute mieux qu'on l'oublie. Il hocha néanmoins la tête à la remarque de la mère. On ne pouvait pas faire confiance aux inconnus. Pas qu'à eux d'ailleurs.

« Ta... maman », oui bon il était toujours un peu suspicieux, c'était pas sa faute, « a raison tu sais », qu'il dit en se penchant légèrement, « Il ne faut pas faire confiance aux inconnus », ajouta-t-il dans un léger sourire plein de regrets.

Il se redressa ensuite lentement, faisant grimper ses prunelles sur le visage de la jeune femme devant lui. I l'observa un moment, silencieux, les lèvres pincées dans une moue songeuse comme s'il s'assurait qu'elle était bien sa mère. Il baissa quelque peu le visage dans un air abattu. Il admettait qu'il avait peut-être fait une erreur de jugement... Peut-être. Il articula un petit « Désolé » tout en se penchant en avant. Il déglutit rapidement, fixant le sol dans une grimace. S'il pouvait aller se cacher quelque part ça l'arrangerait. La honte...
Il devait passer pour un abruti. Ou une personne bizarre à tendance parano. Ou les deux. Bordel.
Il resta quelques secondes ainsi avant de se remettre droit, courbant légèrement la tête en signe de nouvelle excuse.

« Je pensais que... », elle allait la kidnapper, la torturer, lui faire du mal. On devrait le prévenir un jour qu'évaluer les situations en fonction de sa propre expérience n'était pas une bonne idée. Et que ça lui compliquait plus la vie qu'autre chose, au final. « Enfin... Pardon », qu'il ajouta d'une voix basse comme un enfant qu'on venait de réprimander.

« Je peux vous offrir quelque chose à boire ? Pour me faire pardonner ? », tenta-t-il dans un léger roulement d'épaules. Il força le coin de ses lèvres à se hausser dans une fine esquisse.

Il ne voulait pas non plus qu'elle pense que ce restaurant n'abrite que des employés étranges, et son regard se dévia naturellement vers la cuisine – il avait une soudaine pensée pour Roy, tiens. Encore heureux qu'il n'était pas là pour jouer avec ses louches. Entre lui qui refusait de lui rendre sa fille et Roy qui se prenait pour un joueur de golf ça aurait été l'asile direct.

« ... Vous êtes vraiment sa mère hein ? », bon sang Jun !!
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MessageSujet: Re: I think there is a misunderstanding • | Ft. Jun   Jeu 3 Nov - 21:41


Jun & Karen
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Bien sûr qu’elle était sa mère, cela ne se voyait-il pas à leur ressemblance ? Il y avait des traits qui étaient marquants même si sous l’effet de surprise, Karen voulait bien admettre que cela était peut-être compliqué. Sauf que maintenant que son vis-à-vis avait assisté à toute la scène, comment pouvait-il encore douter ? N’était-il pas paranoïaque, à moins qu’il ne s’agisse d’autre chose ? La jeune femme se méfiait... Qu’elle soit sur Gensou ou ailleurs dans le monde, des voyous, il y en avait partout et les stratagèmes pour volaient des enfants, il y en avait des tas. Ce n’était pas qu’elle se méfiait des hommes, tous n’étaient pas des abrutis comme ça avait pu être le cas pour le père de Mizuki mais malgré cela, on ne pouvait pas l’empêcher de refuser d’accorder sa confiance si facilement. Et ce serveur, sur l’instant, elle n’avait pas su comment le gérer, comment identifier son attitude ni savoir pourquoi il tenait tant que ça à protéger sa fille. En soit, elle aurait pu le remercier parce que c’était remarquable et que dans un moment d’extrême urgence, si son rôle s’était avéré être celle d’une kidnappeuse, elle l’aurait enlacé des milliers de fois, pleurant et le remerciant sans jamais s’arrêter. Hors, à cette heure précise, Karen n’avait pas pu penser objectivement, elle réfléchissait à chacun de ses actes, se remettant en question mais probablement qu’elle le féliciterait plus tard pour s’être comporté de la sorte. Juste qu’elle n’était pas en mesure de comprendre pourquoi ce garçon s’entêtait à s’assurer qu’elle était bien la mère de la fillette et qu’il prenait cet air suspicieux. Comment aurait-elle pu deviner que c’était parce qu’il y a des années de cela, l’inconnu avait été séquestré pendant plus de deux ans dans une maison qui n’était pas la sienne ? C’était inimaginable et certainement que si un tel incident arrivait à Mizuki, la doctoresse en mourrait d’inquiétude, à se ronger les sangs et à passer des nuits sans parvenir à dormir, à fouiller dans les rues bien qu’elle savait que l’espoir était infime. Sa fille était tout ce qu’elle avait... Il n’y avait pas de mot pour résumer l’amour qu’elle éprouvait pour cette dernière mais pour elle, elle sacrifierait tout juste pour son bonheur. Aucune explication n’était meilleure que celle-ci.

Hochant la tête, la jeune femme avait machinalement confirmer ses propos, déclarant qu’évidemment, elle était sa mère. Qu’est-ce que le barman souhaitait qu’elle soit ? Non, elle n’était pas une voleuse et le plus douteux ici entre eux, c’était lui. Pas elle. Bah voyons. Seulement, pour le moment, l’affaire à régler en premier était Mizuki qui ne semblait pas déterminée à lâcher la jambe de cet individu. On voyait qu’elle avait parfaitement noté la leçon de « ne pas s’approcher des inconnus » et « ne surtout pas les suivre » au vue de comment elle s’accrochait à un homme qu’elle ne connaissait ni d’Êve ni d’Adam. Peut-être s’était-elle entichée de ce dernier ? Après tout, Karen acceptait de lui donner le bénéfice du doute, en dépit de son comportement étrange, il était plutôt mignon.

Ses yeux ne le quittaient pas, s’égarant quelques secondes sur la petite qui se tenait à présent à ses côtés, avant de retourner se poser sur son vis-à-vis, lui disant que ce n’était pas grave. Ce n’était pas tant que ça à lui de s’excuser, la demoiselle voulait bien l’admettre, il n’avait que souhaité protéger sa fille. Ce n’était pas comme si c’était déshonorable de sa part même si, encore maintenant, Karen doutait quelque peu de ses véritables intentions.

« Oh oui !! J’ai soif ! » S’était exclamée Mizuki en sautillant, suppliant sa mère d’accepter.

Dans un faible soupir, celle-ci ne refusa pas, portant sa fille sur l’un des tabourets du comptoir pour s’installer auprès d’elle ensuite. De ce fait, elle commanda des boissons pour toutes les deux avant d’arquer un sourcil à la question du serveur.

- Bien sûr que je suis sa mère, Déclara-t-elle avant de tirer son enfant près d’elle et de coller leur tête l’une à l’autre, Cela ne se voit pas ?

Elle afficha un sourire au jeune homme avant que Mizuki ne s’assoit sur ses genoux puis s’accoude sur le bar afin d’observer de plus près le garçon qui préparait leurs commandes.

- Je peux avoir une glace aussi, s’il vous plaît Monsieur ? Demanda la fillette avec des yeux brillants de supplication afin de l’inciter à dire oui.
- Mizuki, La gronda sévèrement Karen, Je t’ai déjà dit que ce genre de chose ne se fait pas. Principalement à une personne qu’on ne connaît pas.
- Mais je le connais le Monsieur ! C’est mon héro. Pas vrai ?

A son tour, l’enfant lui arbora une esquisse dés plus innocentes avant de questionner son vis-à-vis et de lui demander s’il voulait bien de devenir son héro. Parce qu’il était grand, fort et qu’il avait tenté de la protéger. De sa main qu’elle secoua légèrement devant elle, elle lui fit signe de s’approcher quelques secondes puis le prenant par surprise, elle lui embrassa la joue dans un « Mouah !» Trop mignonne. Bien qu’au vue du personne face à elle, cela dépendait certainement des points de vue.


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MessageSujet: Re: I think there is a misunderstanding • | Ft. Jun   Jeu 3 Nov - 23:40


Karen & Jun
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Ce n'était pas évident de faire confiance à quelqu'un. Croire en ses mots, en ses gestes. Se laisser aller en sa présence. Ne rien cacher. Montrer ce que l'on ressentait vraiment.
Chaque personne doutait. A un degrés plus ou moins élevé. Mais chaque personne doutait un jour de quelqu'un ou de quelque chose. Leur vie n'avait pas besoin d'être tamponnée par un événement marquant pour qu'il se méfie de la personne en face d'eux. L'on n'avait pas besoin de subir l'envie malsaine d'un autre pour s'enfermer sur nous-même, pour craindre le voisin, ou le marchand du coin. L'on n'avait pas besoin de rester enfermé pendant deux ans pour avoir peur des gens, de leurs sourires, de leurs mots et surtout de leurs gestes.
Jun, lui, avait subi cela. Il avait subi cette cruauté humaine suffisamment longtemps pour douter de tout aujourd'hui. Il n'y avait pas grand monde qui échappait à la règle, à part Tetsuo peut-être. Parce que ce dernier connaissant son histoire. Il connaissait chacun de ses tourments, et il était le seul qui arrivait progressivement à le calmer lorsqu'il se mettait à paniquer. Il était la seule personne à qui il pouvait tout dire... mais à qui il ne disait pas toujours tout. Il y avait certains détails qu'il préférait ne pas avouer à voix haute. Ces détails qu'il préférait garder sous silence. Tetsuo en savait assez, de toute façon, pour savoir l'Enfer que vivait son frère. Il savait parfaitement comment chaque flamme qui brûlait son âme était arrivée jusqu'à lui. Jun se laissait consumer. Parce qu'il ne voyait plus la vie comme quelque chose de fantastique. Il ne la voyait plus que comme un poids sur les épaules. Un long chemin semé d'embauches. Embauches qu'il essayait d'éviter depuis quelques années.
Depuis qu'il avait retrouvé sa liberté – si l'on pouvait appeler ça ainsi. Depuis ce jour, il ne voyait plus que l'obscurité et le mal en chaque être humain. Le verre n'était plus à moitié plein, il était à moitié vide. Voir totalement vide. Sa vision des choses, même les plus simples, avait totalement basculé et s'était transformé en angoisse.
Depuis ce jour-là exactement, ce jour où l'on avait emmené à l'hôpital et qu'on l'avait sorti de cette chambre, il ne croyait plus en rien. En rien ni personne. Il ne croyait plus en la vie elle-même. Il n'y arrivait plus. Lorsque l'on s'adressait à lui et qu'on lui avouait quelque chose, même si toutes les évidences pour y croire étaient posées devant son nez, il n'y arrivait pas. Il n'y croyait plus. Plus comme avant. Parce qu'il savait que chaque personne sur Terre avait des secrets. Des secrets malsains, pervers, et d'une méchanceté sans limites. Il ne pouvait pas se permettre de subir ça à nouveau. Il ne pouvait pas se laisser piéger encore une fois, se faire avoir et vivre un cauchemar. Un cauchemar qu'il vivait déjà d'ailleurs.
C'était sans doute pour cette raison qu'il était encore suspicieux. Il n'y avait pas de doutes possibles pourtant. La jeune femme était bien la mère de la petite. Jun n'en était pas entièrement sûr. Pas encore. C'était pour cela qu'il lui avait demandé si c'était bien le cas. Il ne voulait pas qu'il arrive un malheur à l'enfant. Elle était trop jeune pour ça.

Un léger sourire étira ses lèvres à la réponse de la petite et il hocha doucement la tête. Ses prunelles ne les quittaient pas, analysant chaque mouvement, chaque sourire, chaque regard. C'était comme s'il voulait s'assurer de ne pas faire le mauvais choix. Comme s'il craignait s'être trompé et que la femme allait blesser la petite. Comme si elle allait le blesser lui. Et il commença à préparer les boissons, relevant parfois ses prunelles vers elles pour vérifier que tout allait bien. Ses lèvres dessinaient parfois une faible esquisse en regardant la gamine alors qu'il se demandait comment quelqu'un pourrait faire du mal à un être aussi fragile, adorable et innocent. C'était inhumain pas vrai ?

Son regard les détailla encore quand la mère colla son visage à celui de la petite et il arqua brièvement un sourcil en inclinant le visage dans un air peu convaincu. Et il te fallait encore Jun, un test ADN ? Même là il douterait... Cet enfant avait un sérieux problème.
Ses sourcils se haussèrent légèrement et il mima un air approbatif à la mention de la glace. Ils avaient ça, il pouvait en offrir une à la petite, ce n'était pas un souci. Ce ne fut qu'un « Euh » qui s'enfuit de ses lèvres, son visage se transformant dans une mine ahurie. Lui ? Un héros ? Pas vraiment. Il était plutôt tout le contraire. Il se contenta néanmoins d'offrir un sourire à l'enfant dans un hochement de tête. Si ça pouvait lui faire plaisir, il n'irait pas la contredire... Ca ne voulait pas dire qu'il ne pensait pas totalement autre chose.
Il allait alors assurer à la mère qu'il pouvait très bien lui donner une glace, ce n'était pas spécialement dérangeant en soit. Du moins il supposait que ce n'était pas dérangeant. Mais il pouvait néanmoins bien offrir cela pour la gêne occasionnée. Il aurait totalement refuser de lui laisser l'enfant si la petite elle-même n'était pas partie la rejoindre. Il lui aurait enlevé son enfant, d'une certaine manière. Un long frisson de dégoût le prit soudainement et il déglutit doucement, se penchant à la demande de la petite, tentant un petit sourire dans un « Oui ? ».
La suite il ne l'avait pas prévu. Il resta immobile pendant quelques secondes, ses paupières clignant rapidement alors qu'il optait pour une mine confuse, avant qu'un doux sourire ne vienne se poser sur ses lèvres. L'une de ses mains s'abandonna un instant sur la tignasse de la petite, l'ébouriffant brièvement. Il se redressa ensuite, gardant la même esquisse sur ses lèvres et il posa les deux verres devant elles.

« Je vais te chercher une glace », dit-il à la petite, « Mais c'est un secret d'accord ? »

Il fit grimper son regard sur la mère, la regardant un instant comme pour s'assurer qu'elle n'avait aucun problème avec ça, et après avoir obtenu son accord, il s'excusa silencieusement et s'éclipsa dans la cuisine. Un léger soupir quitta ses lèvres, ses doigts s'agitant maladroitement dans ses cheveux alors qu'il demandait à un commis de cuisine de la lui préparer. Il s'appuya à un plan de travail, soupirant une nouvelle fois. Il avait hâte que la journée se finisse. Il avait hâte de rentrer chez lui et de laisser tout ça derrière lui. Evidemment, il y repenserait. Il repenserait à ce moment, à ce qu'il avait cru et à ce qu'il s'était passé. Evidemment qu'il se laisserait une nouvelle fois attraper par son passé. Il avait la nausée rien que de se dire qu'il avait failli empêcher cette mère de retrouver sa fille.
Enfin, si elle était vraiment sa mère.
Remerciant le serveur, il prit le dessert et retourna auprès de la petite famille au comptoir.

« Voilà pour toi », qu'il déclara à la petite dans un sourire en posant la glace devant elle, « Mizuki c'est ça ? C'est un joli prénom », commenta-t-il en rangeant lentement le comptoir devant lui, « Elle a quel âge ? », qu'il interrogea la jeune femme en lui jetant un bref regard.

Il laissa ensuite son regard s'égarer sur le reste de la salle, scrutant rapidement chaque client pour s'assurer que chacun était servi et que personne ne manquait de rien. Ses prunelles finirent naturellement leur petit chemin sur la petite fille devant lui.

« C'est vrai qu'elle vous ressemble un peu... », murmura-t-il, songeur – parce qu'il en doutait encore !?
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MessageSujet: Re: I think there is a misunderstanding • | Ft. Jun   Mar 8 Nov - 19:42


Jun & Karen
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Les enfants c’était mignon, c’était adorable et rares étaient ceux qui ne craquaient pas devant des yeux brillants d’une petite fille. Seulement, ça avait beau être craquant, ils étaient également très malins, intenable et pour faire leur éducation, ce n’était pas aussi simple qu’il n’y paraissait. Karen ne répèterait jamais assez ô combien son enfant était ce qu’elle avait de plus chère et ô combien, elle ferait énormément pour cette dernière. Et si elle la grondait parce que Mizuki n’agissait pas correctement, cela ne signifiait pas qu’elle ne l’aimait pas. Elle voulait simplement éviter un éventuel incident, elle ne voulait pas que sa fille parte avec un inconnu car elle avait été naïve et qu’une glace l’avait attiré. Les enfants sont si innocents que malheureusement, ils se retrouvent appâtés avec peu de chose. Ce n’était pas qu’elle n’avait pas confiance en son vis-à-vis puisque celui-ci devait avoir beaucoup de culot pour tenter de kidnapper sa fille juste devant ses yeux hors c’était en l’attitude de cette dernière que la doctoresse avait peur. Si elle cédait si facilement à la proposition d’un inconnu, elle pourrait se faire avoir par n’importe qui d’autre n’est-ce pas ? Elle était mignonne à quémander sa glace, à parler du serveur comme un héro et Karen n’était pas capable de dissimuler ce doux sourire qui bordait ses lèvres. Hors c’était son devoir en tant que mère de la réprimander, de lui faire comprendre que ce n’était pas bien et qu’il y avait certaines personnes qui se faisait passer pour des héros mais n’en était pas pour autant. Certains étaient des méchants cachés derrière un masque de gentil et les enfants peinaient à comprendre cela. Ils voyaient le monde comme quelque chose de beau, ils ne voyaient pas les problèmes, ils ne voyaient pas les difficultés et étaient les premiers à se jeter dans la gueule du loup alors c’en était inquiétant. Après on raconte que les enfants sont également ceux qui discernent le mieux le coeur de quelqu’un, que d’un simple regard ils parviennent à savoir si l’homme face à eux les aime ou non, s’il a de mauvaises intentions ou pas donc peut-être que si quelque chose de dramatique arriverait, Mizuki s’en méfierait. La jeune femme l’ignorait et c’était la raison pour laquelle, elle ne se lasserait jamais de donner une petite leçon à sa fille, de lui rappeler de ne pas trop faire confiance aux inconnus.

Le garçon face à elle n’était probablement pas méchant, peut-être bizarre et un peu paranoïaque sur les bords seulement ce n’était pas si mal. Il valait mieux ça que quelqu’un qui ne s’inquiète pas puis laisse sa fille se faire emmener par dieu ne savait qui. Voilà pourquoi, sans les déranger, Karen les observait discrètement un brin amusé par l’attitude de son enfant mais également par cet air penaud qu’affichait le barman.

« Owiii ! Une glace ! » S’était exclamée Mizuki en s’agitant légèrement sur son tabouret.

La demoiselle n’avait évidemment pas refusé, songeant qu’elle paierait de toute façon le supplément puis ordonna gentiment à la fillette de se calmer, qu’à gigoter de la sorte, elle risquait de tomber. Lorsque le garçon revint, elle le remercia d’un beau sourire avant de prendre sa cuillère puis de se préparer à la manger. Elle hocha vivement la tête pour confirmer son prénom avant de demander avec tout autant d’innocence un « Et vous, Monsieur ? ». Réflexion qui amusa plus de raison Karen qui lui fit ainsi part de l’âge de son enfant.

« Je suis grande maintenant ! » Etait intervenu la concernée, quelques extraits de sa glace collée au bord des lèvres.

La doctoresse ne put qu’en rigoler subtilement, confirmant les propos du petit diable pour ensuite reporter son attention sur le serveur qui semblait encore soucieux.

- Juste un peu ? Vous ne voulez pas me vexer quand même ?
Le taquina-t-elle, Regardez là bien, on a les mêmes yeux et la même bouche.

Les mêmes cheveux aussi mais ceci n’était qu’un détail et ce n’était pas si étonnant puisqu’elles étaient tous les deux des femmes. En soit, peu importe.

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MessageSujet: Re: I think there is a misunderstanding • | Ft. Jun   Mar 8 Nov - 21:39


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Il se sentait nostalgique, en voyant l'innocence qui brillait dans le regard de la petite face à lui. Il se sentait nostalgique en la voyant agir ainsi avec lui, à lui parler comme si elle le connaissait. Il trouvait cela même beau, cette ignorance qui étirait encore les traits de son visage.
Les enfants s'émerveillaient pour tout et rien. Ils pouvaient être heureux rien qu'en voyant un dessin, ou en mangeant une glace. Ils se contentaient des petites choses. Ils ne jugeaient personne et ne faisaient pas de remarques blessantes. Pas intentionnellement en tout cas. Tout était toujours dans la douceur. Même leurs plus grosses crises se faisait avec délicatesse. Ils ne comprenaient pas les soucis des grands et vivaient dans leur monde. Ils rêvaient de princes ou de princesses, de chevaux et de châteaux. Ils s'amusaient avec tout ce qu'ils trouvaient. Un stylo, une feuille de papier, les doigts de leurs parents... Certains étaient un peu plus chipoteurs que d'autres, mais il leur en fallait peu pour pouvoir rire en règle générale. Ils ne voyaient pas le mal dans le regard des gens. Ils se laissaient charmer par un sourire et des mots bien placés. C'était peut-être pour cela que certains abusaient d'eux. Car ils étaient faciles à convaincre d'une chose ou d'une autre. Ils avaient ce côté naïf mignon, à l'origine, qui se retournait contre eux au moindre problème. Qui se retournait contre eux parce que certaines personnes trouvaient cela amusant d'en profiter, d'en tirer un profit – c'était dégoûtant. Et encore, le mot était faible.
Contrairement aux adultes, les enfants avaient tendance à le calmer. Pas à chaque fois bien évidemment, mais la plupart du temps. Un enfant n'aurait pas l'idée de blesser quelqu'un d'autre par pur plaisir. Un enfant n'avait pas encore cette volonté de détruire la vie des autres et de les faire souffrir pour sa propre satisfaction. Il restait tout de même méfiant, parce qu'on ne savait jamais. Les enfants étaient assez impulsifs et agissaient sans vraiment penser aux conséquences. Sans en avoir conscience non plus. Ils ne savaient pas réellement ce que c'était. Ils l'apprendraient tôt ou tard cela dit.

Il les enviait quelques fois. Il enviait les enfants qu'il croisait, il enviant Mizuki face à lui. Il aimerait retrouver cette innocence, cette curiosité et surtout cette joie de vivre. Les enfants semblaient toujours heureux. Ils pouvaient faire la tête mais retrouvaient bien vite le sourire sans raisons particulières. Ils avaient un petit côté magique. Et il aimerait retrouver ça chez lui. Il aimerait pouvoir sourire sincèrement à nouveau. Il aimerait pouvoir parler aux gens sans se poser trop de questions, sans voir le mal qui polluait leurs âmes. Il aimerait pouvoir marcher librement dans la rue et ne pas devoir constamment surveiller ses arrières. Ne pas devoir s'assurer que personne ne lui ferait de mal.

« Jun », répondit-il dans un sourire à la petite.

Il aimerait ne pas se rendre compte des malheurs dans le monde. Ne pas se rendre compte des siens, surtout. On ne l'avait pas mis en garde, à l'époque. On ne lui avait pas dit que la vie d'adulte serait tellement difficile, et douloureuse. On ne lui avait pas dit qu'il y aurait plus d'obstacles sur sa route qu'autre chose. On ne lui avait pas dit qu'il serait plongé dans cet univers-là bien malgré lui.

« Tu es grande oui », déclara-t-il avec une faible esquisse amusée au bord des lèvres en la voyant se débrouiller avec sa glace. « Tu as un joli maquillage d'ailleurs » qu'il ajouta en déposant une serviette en papier devant elle.

S'il avait un conseil à lui donner, il lui dirait de ne pas grandir trop vite. De profiter de sa jeunesse, de son ignorance sur le monde, les problèmes, les adultes. De profiter de ces instants-là jusqu'au bout. Parce que, plus tard, elle les regretterait. Parce qu'elle voudrait revenir à cette époque où manger une glace était la solution à tout.
Il ne pouvait plus faire marche-arrière. Il ne pouvait plus revenir à cette période-là de sa vie. Il aurait néanmoins souhaité qu'on lui donne ce conseil. Qu'on lui dise de profiter de sa jeunesse jusqu'à ses derniers moments. Sans doute qu'il aurait passé plus de journées dehors à faire n'importe quoi plutôt qu'à l'intérieur en train de lire un livre. Sans doute qu'il aurait passé plus de temps à s'amuser avec les autres plutôt que de se pencher sur des questions sans réelles importances.

Ses paupières clignèrent légèrement et il pencha le visage sur le côté tout en observant la fille et la mère devant lui. Il détailla rapidement le visage de chacune, une mine peu convaincue étirant ses traits, tandis qu'il se redressait doucement la tête.

« Maintenant que vous le dîtes... », murmura-t-il dans un fin sourire.

Il les scruta encore légèrement avant de détourner le regard. Les preuves étaient bien là. Lui-même voyait qu'elles se ressemblaient, qu'elles partageaient des traits communs. Il comprenait bien lui-même qu'elle était sa mère et pas la voisine du troisième. Pourtant... il y avait cette partie de lui qui hésitait. Qui ne savait pas trop. Qui doutait. Encore et toujours – on ne changeait pas les « mauvaises » habitudes. On ne pouvait cependant pas lui en vouloir de se méfier, non ?

« Si vous désirez autre chose, n'hésitez pas », ajouta-t-il en direction de la mère.

Il ne garda pas bien longtemps ses prunelles posées sur elle. Son regard se détourna aussitôt sa phrase finie. Et il se mit à observer silencieusement ses collègues qui passaient par là, s'assurant qu'il n'avait pas besoin d'aide par la même occasion. Il jeta un bref regard vers l'entrée, fixant les personnes qui sortaient, un léger souffle écartant ses lèvres.
Au moins d'ici il pouvait voir qui entrait et qui sortait. Il avait une vue dégagée sur l'ensemble de la pièce. Si quelqu'un venait vers lui, il le verrait tout de suite – à condition qu'il n'ait pas le nez plongé sur son carnet, comme quand Mizuki était entrée, hein.
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MessageSujet: Re: I think there is a misunderstanding • | Ft. Jun   Dim 4 Déc - 15:22


Jun & Karen
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Alors comme ça, ce jeune homme s’appelait Jun. Bien que ce n’était pas à elle qu’il s’était adressé, Karen n’avait pu s’empêcher d’hocher la tête dans un doux sourire. Elle ne pensait pas qu’elle retomberait sur lui un jour donc connaître son prénom n’était pas important toutefois elle avait une bonne mémoire visuelle et selon elle, il ne fallait pas négliger chaque rencontre. Qu’elles se déroulent bien ou mal, c’était nécessaire de se souvenir du visage d’un individu si on était mené à le croiser à nouveau plus tard. Ce qui arriverait assurément l’ombre d’un doute puisqu’elle avait une petite fille plus maligne qu’elle n’y paraissait, très têtu, et qui avait plus d’un tour dans son sac lorsqu’elle désirait quelque chose. Au vue de comment, elle contemplait ce serveur, elle avait l’air de s’y être déjà attaché pour une raison que la doctoresse ignorait complètement. D’accord, il l’avait prétendument sauvé cependant ça ne faisait pas de lui un saint. C’était vrai qu’il était mignon, plutôt grand aussi d’ailleurs néanmoins elle avait du mal à saisir l’admiration que Mizuki avait pour ce jeune homme. D’habitude, elle écoutait sagement ses conseils, elle respectait et ne s’approchait pas de n’importe quel homme. Elle était même la première à s’en méfier puis à en désigner du doigt lorsque l’un d’entre eux faisait quelque chose qui semblait louche. C’était bien la première fois que l’enfant réagissait de cette manière avec un inconnu... Elle était ainsi avec ses collègues et parfois, lorsqu’elle l’accompagnait à l’hôpital, Karen la retrouvait souvent en train de jouer avec les infirmiers ou même les médecins qui la connaissaient bien. Dans un tel en droit, la jeune femme avait plus facilement confiance parce qu’elle savait avec qui Mizuki était, avec qui elle jouait et même, là encore, elle ne pouvait s’empêcher de partir vérifier de temps à autre afin de s’assurer de la sécurité de sa fille. Lorsqu’elle n’était pas auprès d’elle, elle angoissait rapidement, appréhendant à ce qu’on vienne la chercher pour lui annoncer que la fillette était tombée, qu’elle s’était blessée et que personne ne savait ce qu’elle avait. Travailler dans le secteur médical n’aidait sûrement pas à avoir des pensées positives à ce niveau là. Ils en voyaient tellement tous les jours que c’était difficile d’imaginer son propre enfant dans de telles circonstances.

« Oh. » Avait échappé la petite demoiselle en s’essuyant avec la serviette que lui avait donné le garçon, non pas sans le remercier poliment.

Il était vraiment gentil. Pour elle du moins, elle le trouvait sympathique. Il l’avait protégé de sa mère puis maintenant il lui passait de quoi se nettoyer, il lui avait même offert une glace. Ce n’était pas tout le monde qui offrait des glaces, si ? La jeune femme à côté, souriait, les observant un à un tous les deux, allant même jusqu’à effacer le reste de crème qui séjournait au coin des lèvres de Mizuki. Sur ce geste, elle remercia à son tour son vis-à-vis, déclarant qu’elle n’hésiterait pas et elle n’eut le temps de faire grand chose que, ayant terminé sa glace, l’enfant descendit doucement du tabouret pour fuir derrière le bar.

- Eh ! Mizuki, qu’est-ce que tu fais ?! La gronda-t-elle à voix basse, ne désirant pas alerter tous les clients, Tu n’as pas le droit d’aller là-bas.

Elle s’excusa de plus bel auprès du serveur tandis qu’elle quitta à son tour son siège afin de rattraper sa fille, sans pour autant passer derrière le comptoir. Elle observa le dos de cette dernière qui de ses petits doigts s’étaient saisis du pantalon du jeune homme, tirant dessus afin de l’inciter à la regarder. Dés qu’elle eut capté son attention, la fillette lui sourit timidement avant de le contempler avec des yeux brillants, des étoiles discrètes se reflétaient dans ses prunelles alors qu’elle adoptait un air presque suppliant.

- Vous ne voulez pas être mon papa ?

Ne s’attendant pas à une telle remarque de la part de son enfant, Karen ne put qu’arrondir ses pupilles à l’entente de ses mots avant de se presser vers le petit monstre, lui disant que ce n’était pas possible tandis qu’encore une fois, elle s’excusait pour les propos de sa fille.

- Mais tout le monde a un papa à l’école, Bougonna-t-elle en adoptant une mine plus triste, Puis le monsieur est gentil.
- Oui, mais tu ne peux pas demander ça au premier monsieur que tu croises... Ce n’est pas parce qu’on te donne une glace que ça fait de lui ton papa...

Un sourire confus se forma sur ses lèvres alors que tendrement, elle lui ébouriffa les cheveux avant de lui embrasser le front. Mizuki sembla avoir compris puisque la regardant, elle hocha la tête. Mais ce n’était que « sembler » puisque ce qu’elle rétorqua ensuite était signe que non, elle n’avait vraisemblablement aucune envie de comprendre.

- Et mon prince charmant ? Je suis une belle princesse, il peut être mon prince non ?

C’était à s’en cogner la main contre le front tant la fillette ne paraissait pas entrain à écouter. Pas du tout.


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