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 This is hell, not a date ! ft. Roy

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Shiroi Akane
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MessageSujet: This is hell, not a date ! ft. Roy   Dim 30 Oct - 19:54

 
This is hell, not a date !
Roy & Akane

Un des principaux inconvénients de son plan machiavélique de séduction de riche amnésique – outre les jugements de ses proches (oui, on te vise Nana è.é) c’était justement le fait que Roy n’avait aucun souvenir. Il était donc très difficile pour notre peste, de trouver des gens de qui il aurait été proche, d’apprendre à le connaître, de cerner ce qu’il aimait et ce qu’il voulait, afin d’incarner la fiancée modèle. C’était suspect, d’ailleurs, qu’il n’ait pas le moindre ami proche qui aurait réellement attendu trois ans pour son réveil. C’était louche, que personne ne se soit réjoui de son retour, que personne ne se soit manifesté, et c’était un brin triste, quand elle y pensait, que la seule personne heureuse de le savoir bien vivant, faisait semblant de célébrer… Ça devait être un sal type, et il était hors de question qu’elle ressente la moindre compassion pour sa victime. Si personne n’était venu à sa rencontre, c’est que personne ne voulait vraiment le garder parmi les vivants. Ça rendait son boulot plus aisé, pas de compétition. Son esprit vagabonda jusqu’au visage de cet abruti, ce crétin qui s’improvisait cuistot alors qu’elle finissait d’appliquer le far sur ses joues. Une partie d’elle avait du mal à l’imaginer comme un gougeât, il était bon vivant, il riait pour un rien, au point où elle se demandait si le coup qu’il avait reçu à la tête n’avait pas endommagé de façon permanente ses capacités… Il était beaucoup con pour blesser quelqu’un non? Ne jamais sous-estimer un homme. Finissant d’apposer une teinte naturelle sur ses lèvres, notre bridée abandonna son miroir de salle de bain et franchit le seuil de son salon, en quête de chaussures et de sac à main. Trêve de perte de temps, d’analyse de toute sorte, elle préférait le voir comme une bombe à retardement et comme un beau sac de fric, comme ça, il était presque agréable. Qu’il ait été un monstre avant, qu’importe, ce n’est pas comme si elle lui faisait confiance, elle était toujours sur ses gardes, de toute façon.

Attrapant ses clés, notre brunette s’extirpa de son appartement en refermant la porte derrière elle. Au moins dix fois, elle s’assura d’avoir bien verrouiller et, comme si ce n’était pas suffisant, il fallait qu’en prime, elle replace le petit papier dans la craque entre la porte et le cadre. Une précaution supplémentaire qu’elle avait prise de son jeune temps : si quelqu’un entrait, le papier n’y serait plus, et jamais, plus jamais, elle ne serait prise au dépourvu. Fini, cette époque où elle franchissait la porte, plein de confiance, pour se retrouver nez à nez avec un type louche qui ne demandait qu’à la ‘’saluer’’ de façon un peu trop présente, avec des mains un peu trop baladeuse… La simple image lui levait le cœur. Les hommes étaient des porcs, tous, et elle n’avait pas souvenir d’en avoir un jour laissé un la toucher sans avoir à sentir son âme se briser et le nausée lui prendre. Elle c’était améliorée avec les années, pour feindre, mais jamais assez pour dissiper cette douleur psychologique que chaque rapprochement lui causait. Autant prendre un homme faible et perdu, un type aussi débile qu’un chiot abandonné, au moins, elle serait en contrôle et, sans apprécier le dénouement, elle pourrait s’y préparer. Une fois certaine d’avoir protégé sa demeure d’un envahisseur imaginaire, Akane descendit les marches et marcha en direction de sa voiture – rien de bien spécial, un vieux modèle. Elle avait vendu la voiture de luxe offerte par feu Yosuke, et avait préféré opter pour une bagnole minable mais fiable.

Le chemin entre son domicile et le stationnement était pourtant court, et vaguement éclairé à cette heure de la journée, mais suffisant pour que son cœur loupe un battement. Comment les gens normaux faisaient hein, pour ne pas avoir peur tout le temps, pour ne pas être prêts à bondir au moindre mouvement, au moindre son? Elle n’en savait rien. Se glissant derrière le volant, elle prit soin de bien verrouiller les portes et de poser ses mains sur le dit volant, en reprenant son calme. C’était ridicule, totalement puéril comme peur… et pourtant, elle n’y pouvait rien. Avec Yosuke, elle n’était pas aussi nerveuse… partiellement parce qu’il n’était pas en état de lui faire du mal, physiquement parlant, mais surtout, parce qu’elle n’était jamais seule. Elle haïssait être seule, surtout chez elle. Elle aurait enduré son abruti de ‘’fiancé’’ mille fois plutôt que de demeurer toute seule. Mettant le véhicule en marche, elle avait conduit jusqu’au Owl-ways, histoire d’y récupérer son rencard de la soirée. Ils s’étaient donné rendez-vous là, partiellement parce qu’elle n’avait pas encore gravit les échelons pour voir son domicile – qu’elle espérait énorme et luxueux-  mais également parce que, quoi qu’elle ait pu lui demander de révéler, le jeune homme lui réservait supposément une ‘’surprise’’ pour leur Halloween-date. Une partie d’elle espérait que ça serait calme… elle était une vraie poule mouillée.

Ne désirant toutefois pas lui déplaire, encore une fois, elle ne savait pas s’il aimait les femmes fortes, les femmes non craintives ou autre, elle avait feint l’excitation devant la dite surprise et s’était empressée de voter oui… Idiote.  Dans la situation présente, elle était livrée à elle-même et devait improviser pour l’accrocher. C’était un peu comme tenter de lui plaire pour de vrai et ça, elle n’y était pas préparée! C’était hors de sa zone de confort et ça demandait plus d’efforts qu’elle ne l’aurait envisagé. Une chance que le jeu en valait la chandelle… Elle avait garé le véhicule juste devant le restaurant et en était sortie, s’y appuyant, en attendant le jeune homme. Sa pompe à sang battait vite, très vite. À ce temps-ci de l’année, les débuts de soirée étaient déjà assez sombres, c’était de bon augure pour Halloween… et ça lui filait froid dans le dos. Elle voyait dans le noir ses cauchemars se matérialiser et, encore une fois, la panique lui tordait les tripes… jusqu’à ce qu’il sorte du bâtiment.

Allez savoir pourquoi, sa tête de crétin lui avait fait l’effet d’un baume, comme s’il était une sorte d’arme blanche, comme s’il la calmait… Ridicule! Elle était juste dans son rôle, pas du tout contente de le voir. Faisant quelques pas vers lui, elle avait délicatement plaqué un baiser sur sa joue en ajoutant, d’une voix faussement enthousiaste : « Ton chauffeur est arrivé!  » puis, inclinant la tête sur le côté : « Je peux savoir ou on va maintenant dis?  »


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MessageSujet: Re: This is hell, not a date ! ft. Roy   Dim 30 Oct - 22:05



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Halloween pour lui était synonyme d’amusement, synonyme de fun et d’éclate. Bien sûr, ça faisait peur parce que le soir il y avait des tas de monstres qui arpentaient les rues, certains mieux faits que d’autres. Néanmoins ce n’était pas encore suffisant pour le traumatiser. Lui-même était arrivé déguisé au owl-ways bien qu’il n’avait pas sorti toute la panoplie non plus. Le patron avait demandé juste de faire un effort pour l’évènement et essayer de porter quelque chose en conséquent à cette fête. Roy avait opté pour un peu de sang sur ses joues et des cornes de diables parce que c’était drôle mais aussi discret. En soit, il était le dernier qui serait dérangé par le ridicule seulement il avait conscience que pour le travail, il ne valait mieux pas en faire trop s’il ne souhaitait pas se faire renvoyer avec comme motif : « a effrayé tous les clients à cause d’un costume de zombie ». Dans tous les cas, il était étrangement heureux aujourd’hui, fredonnant certaines chansons pendant qu’il cuisinait, taquinant ses collègues à ses côtés tout en faisant correctement son travail. Peut-être était-ce parce que cette ambiance festive se ressentait pour tout le monde mais aussi parce qu’il savait où ils iraient ce soir. S’il avait proposé un rendez-vous avec sa « fiancée » pour Halloween, il n’avait pas souhaité le faire à moitié. Non pas pour lui faire payer son escroquerie, ni même pour se venger - pour ce point là, le garçon avait d’autres plans - mais juste pour profiter un petit peu. Quitte à célébrer l’évènement, autant le faire sérieusement. Il avait demandé à Akane de le laisser faire, qu’il réfléchirait à certaines idées puis qu’ils aviseraient le moment venu. Les films d’horreur à la maison, ils n’étaient pas pour. Pas parce qu’il ne souhaitait pas avoir peur mais parce que pour l’instant, il préférait préserver son espace personnel, chaque chose en son temps. Parce que si la demoiselle venait à son appartement, ça commencerait par un repas, ça s’installerait dans son canapé devant la télévision, ça finirait ensuite dans la chambre pour au final ne plus réussir à s’en débarrasser et la mettre dehors. Puis, de toute manière, Halloween ne se résumait qu’à film d’horreur n’est-ce pas ? Il y avait d’autres façons d’avoir peur et c’était justement encore plus terrifiant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Dit comme cela, Roy semblait être le genre d’individu serein face à ce type de situation mais c’était le contraire, il était trouillard lui aussi toutefois l’adrénaline l’attirait un peu. Il aurait sûrement peur sur le coup mais lorsqu’il songerait plus tard, il en rigolerait certainement. Peut-être que simplement, il était un brin maso pour apprécier ce genre de chose mais en être terrifié malgré tout.

Il ignorait comment se passerait la journée complète cependant en premier lieu, l’idée que le cuisinier avait eu était de l’emmener dans une maison hantée. Il y en a une réputée à Nozomi, connu pour ses personnages, ses décors, tirés tout droit de films d’horreur et qui sont tous aussi terrifiants les uns des autres. Depuis son réveil, il n’avait pas encore eu l’occasion de visiter les autres villes, il en avait une opportunité mais il éviterait les autres attractions dans ce parc. Il n’avait pas peur des sensations fortes, il n’avait pas le vertige seulement avec sa tête et le traumatisme qu’il avait subi, le jeune homme préférait éviter les manèges un peu trop violents.

Ayant enfin fini sa journée, après avoir tout rangé, tout nettoyé, il partit se changer dans les vestiaires pour jeter un coup d’oeil à sa montre avant de sortir. Il salua le serveur, lui déclarant de faire attention en rentrant puis quitta enfin le restaurant. Un sourire orna ses lèvres - une esquisse dés plus factices bien sûr - tandis qu’il constata que son rendez-vous était déjà arrivé. Il la détailla discrètement de haut en bas, s’avançant à ses côtés avant de fixer la voiture lorsqu’Akane prit les paroles. C’était pour dire, c’était à peine s’il avait senti ces lèvres qui effleuraient sa joue. Parce qu’il n’avait plus pensé à ce détail, ce détail qui pour se rendre à Nozomi, ils iraient forcément en voiture. Ils en avaient discuté tous les deux, sa « fiancée » lui avait rétorqué qu’elle viendrait le chercher à son lieu de travail hors il n’avait pas songé une seconde au véhicule. Bêtement, il s’était dit qu’ils prendraient le train même s’il ignorait comment tout ceci fonctionnait, habitué du métro, il aurait préféré les voies ferrées à la route. Le jeune homme déglutit discrètement, marquant un instant de silence avant de lui sourire à nouveau, mais plus faiblement que précédemment.

- A Nozomi, Lui répondit-il enfin, Il y a un parc d’attraction là-bas, c’est ouvert exceptionnellement plus tard avec Halloween. On peut s’y balader puis pourquoi ne pas tenter leur maison hantée, hm ?

La vérité était que plus que tout le reste, c’était cette activité là qui l’attirait le plus. Comme dit, il éviterait volontairement les manèges à sensation forte mais s’il y avait des stands intéressants, pourquoi ne pas s’y arrêter puis profiter ? Prenant une profonde inspiration, souffla ensuite, Roy finit par entrer dans la voiture. Chacun de ses muscles étaient extrêmement tendus au point où il peinait à effectuer le moindre mouvement. Sûrement que rouler lui semblait beaucoup plus terrifiant que tous ces démons qui rodaient dehors. Cependant, il avait de bonnes raisons. S’il n’avait plus ses souvenirs, il savait que ce qui lui avait coûté la vie était un accident de voiture... Et l’alcool. Dans les deux cas, ces deux choses l’effrayaient plus que jamais. Une des raison pour laquelle il n’avait pas essayé de repasser son permis. Il ne voulait pas prendre le risque de se tuer une seconde fois. Le trajet, pour sa part, avait été plutôt silencieux. Ses doigts étaient agrippés fermement à la poignée à côté de lui alors qu’il avait préféré clore ses paupières pour ne rien voir du paysage mais la sensation était quand même là, il sentait son coeur se retournait, la peur l’encombrait et il avait du mal à se concentrer sur autre chose. Il n’aimait vraiment pas ça. Pas du tout. C’était comme si tout autour de lui avançait à une allure folle, ça lui en donnait mal au crâne mais heureusement pour lui et pour son organe vitale, leur destination n’était pas si éloignée de la capitale. Il souffla profondément une fois à l’extérieur, sa couleur habituelle se redessinant sur sa figure alors qu’une immense fête foraine se dressait sous leurs yeux. Des personnes déguisés marchaient vers l’entrée et il ressentait déjà cet âme d’enfant qui le gagnait. En un rien de temps, l’angoisse qu’il avait éprouvé quelques minutes plus tôt s’était estompée.

- On y va ? Demanda le garçon avant de lui tendre la main et de lui sourire gentiment, Tu veux commencer par quoi ?


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MessageSujet: Re: This is hell, not a date ! ft. Roy   Lun 31 Oct - 21:22

 
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Elle ne s’était pas vraiment attendue à ce qu’il ait peur des voitures – dans son esprit minable, Roy était un membre du sexe fort, un gosse de riche, il ne craignait rien… un peu plus et elle s’imaginait qu’il enfilait une combinaison noire et chauve-souris et sauvait la ville durant la nuit… Quelqu’un devrait peut-être lui laisser savoir que tous les types de bonne famille ne s’improvisent pas Batman… C’est donc avec un air perplexe qu’elle l’avait laissé prendre place côté conducteur alors qu’elle se glissait derrière le volant. Elle n’était pas spécialement mauvaise conductrice, un peu distraite d’ordinaire, certes, mais de savoir qu’elle avait avec elle quelqu’un qui semblait crispé et clairement nerveux, ne l’aidait en rien à se détendre… Sa pompe à sang battait à un rythme chaotique, et elle pouvait sentir ses jointures pâlir alors que ses doigts se crispaient sur le volant. C’était logique non, qu’il ait peur, il avait failli se tuer au volant… et elle s’en voulait presque de lui donner un baptême des routes en sa compagnie. Quand même, qu’on lui déclare un prix, de ses habitudes normale, comme se mettre du mascara dans les embouteillages ou de freiner à un centimètre d’un piéton, elle n’en avait rien fait. Elle avait vaguement bien conduit, un peu sec, un peu croche, mais qu’y pouvait-elle quand il y avait à ses côtés quelqu’un qui remettait ses capacités en jeu. Ce fut probablement un soulagement pour tous les deux, lorsqu’ils arrivèrent à bon port et purent mettre leurs pieds sur la terre ferme. Elle avait eu l’impression de revivre son examen de conduite, de lutter pour ne surtout pas regarder le visage de son passager et y lire sa crainte…

C’est avec soulagement qu’elle accueilli le regain de positivisme du jeune homme. Franchement, elle savait y faire avec les hommes furieux, les hommes douteux, mais les hommes brisés… très peu. La compassion était une fibre qui lui manquait et, autant elle pouvait faire de son mieux pour l’imiter, au point d’en convaincre plus d’un, ça lui demandait beaucoup d’effort et d’énergie, de faire semblant de s’intéresser à quelqu’un comme ça… Aussi, c’est un sourire très doux qui éclaira ses traits alors qu’elle saisissait sa main avec délicatesse, enlaçant leurs phalanges comme le petit couple parfait qu’ils devaient être. « Tu crois qu’on peut faire quelques arcades avant la maison hantée? » Sa voix était mielleuse et elle lui lançait ce regard digne d’une gamine qui tente de vous extirper une faveur – ce regard tellement fourbe que subirait Jun dans un avenir non loin (oui oui, je vous espionne!). Puis, elle avait conclus, en serrant un peu plus sa main dans la sienne : « S’il te plait? » … et repousser l’inévitable, brillant. Elle ne savait que trop bien qu’elle allait mourir de peur dans la maison à thème. Pour l’amour de dieu, sa propre demeure lui donnait envie d’installer des pièges à ours et des laser pour se protéger, alors imaginez, aller volontairement dans un endroit où des costumés louches erraient et voulaient vous faire sursauter… ou vous saisir le bras sans prévenir…

Elle avait donné non, dans ce genre d’activité? C’est avec toute sa force, qu’elle continuait à sourire, et à feindre d’être vraiment enchantée par ce qu’avait choisis le jeune homme. Que ne ferait-elle pas pour mettre son plan à exécution hein… Son regard s’était reporté sur cette main enlacée à la sienne, et, une fraction de seconde, elle l’avait contemplé en ne sachant pas trop si c’était l’ambiance d’Halloween, l’horreur à venir, ou le fait qu’elle n’avait pas eu la moindre réaction dégoutée à son contact qui lui nouait le ventre d’autant d’angoisse. En toute vérité, elle ne détestait pas ça… le toucher – et ça n’avait rien à voir avec le fait qu’il était plutôt pas mal… cuisinier ou non. Une pensée qui lui fila un coup brutal de réalité, et une angoisse au creux du ventre. C’était mal, très mal… elle n’avait pas savoir de la dernière personne qui lui avait tenu la main dans qu’elle ne se crispe et avec lui, ça devenait presque naturel… presque, parce qu’elle ne perdait pas de vue l’objectif. Et ne lui avait-il pas tendu la main lui-même? Il faiblissait! Elle l’attrapait, lentement, lentement. Il avait mordu à son hameçon et elle n’avait plus qu’à l’attirer tout doucement… il serait coincé. Oh ma pauvre, si seulement tu savais, que sa coopération n’est qu’une façon de te duper!

Elle s’était avancée en observant autour d’elle. Akane se sentait bête, de ne jamais avoir mis les pieds dans un parc d’attraction… l’entré était trop chère quand elle était gamine, et en vieillissant, elle avait un peu perdu son sens de l’amusement…Parfois, elle se disait qu’elle était aussi perdue que Roy, dans ce nouvel univers où elle pouvait tout bonnement se changer les idées et ne pas uniquement faire des trucs utiles. Elle s’était arrêtée devant un stand, un truc un peu stupide où il fallait attraper des pommes – avec les dents, dans une cuve d’eau géante et espérer avoir saisi le fruit gagnant. Ses iris s’étaient posés sur le bassin en s’amusant mentalement des abrutis qui tentaient une pêche aussi ridicule! Il était hors de question qu’elle ruine sa peignures – ou son mascara, en se prêtant à un jeu aussi puéril…… et ça, c’était jusqu’au moment où elle remarqua, sur le stand avec les prix…… une magnifique peluche de renard….. Genre, LA peluche, qu’elle se souvenait avoir serré dans ses bras fort, si fort, pendant des années, à chaque fois que son père la rouait de coup, la peluche qui avait tout enduré… la peluche qu’elle n’avait jamais revu après son arrestation. « Vous avez vu quelque chose qui vous plait m’amzelle? Un essai? » … Se mouiller et puis quoi encore!

Alors qu’elle allait dire non, laissant son égo prendre le dessus, sa cervelle sembla se rappeler qu’elle avait un esclave tout prêt à bousiller sa mise en plis pour elle! Dans un sourire au vendeur, elle s’était retournée vers son ‘’fiancé’’ pour lui demander, de ce petit ton qui l’aurait certainement fait craqué si elle n’avait pas douté profondément de son orientation sexuelle. « Roooy …. » … Une peste, la pire des pestes… Mais difficile de lui dire non quand elle prenait cette bouille suppliante et se mordait la lèvre en le fixant avec un air tout droit piqué à la plus jeune des gamines de Despicable me. Manquait plus qu’elle lui demande une licorne…


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MessageSujet: Re: This is hell, not a date ! ft. Roy   Mar 1 Nov - 14:21



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La peur des voitures, lui-même se la découvrait. Jusqu’ici, certainement, qu’elle avait été inconsciente puisque naturellement, le jeune homme évitait ce moyen de locomotion. Dans son déni, il aurait dit qu’il préférait simplement prendre le train ou le métro, voir même l’avion, plutôt que de rouler en voiture au risque de se retrouver coincé dans les embouteillages. Cependant, aujourd’hui, il avait été contraint d’admettre que ça le terrifiait plus que jamais, qu’il aurait pu être avec le meilleur conducteur du monde, il aurait été tout de même agrippé à son siège. C’était fou alors qu’il n’avait même pas un seul souvenir de son accident, qu’il ne se rappelait pas avoir pris sa voiture puis avoir raté un tournant, manquant ainsi de se tuer. Hors, malgré ça, malgré le fait qu’il ne s’en souvienne pas, Roy en était terrifié. Etait-ce parce que son coeur lui était capable de se remémorer cet instant ? Peut-être. Ou peut-être pas. Il s’agissait sûrement plus de sa conscience qui s’amusait à le torturer et lui dire que s’il remontait dans un véhicule, ce serait la bonne cette fois-ci et il ne se réveillerait sûrement plus jamais. Il avait le droit à une seconde chance mais pas à une troisième. Il n’avait pas envie de mourir... Pas aussi stupidement. Il voulait profiter de la vie d’abord, se créer de précieux souvenirs qu’il n’oublierait jamais cette fois puis vieillir, avoir une vraie femme, des enfants. C’était bête de « flipper » pour si peu, de croire que monter dans une voiture le mènerait tout droit jusqu’à la mort ou le plongerait dans un coma éternelle. Il en valait de même pour l’alcool, la façon de penser du cuisinier était étrange seulement les médecins, s’ils savaient, déclareraient que c’était à cause d’un choc psychologique, que c’était un travail que le garçon devait effectuer sur lui-même mais que ce n’était pas facile. Roy doutait de survivre encore longtemps là-dedans et pour son plus grand bonheur, ils arrivèrent enfin aux fameux parcs où nombreux étaient déjà ceux qui s’y rendait.

Très vite, le jeune homme récupéra son sourire d’enfant et ses étoiles dans les yeux à l’idée du temps qu’ils allaient passer ici. C’était la première fois qu’il venait, du moins depuis son réveil puisque certainement qu’il avait déjà du s’y rendre par le passé. Peut-être pas à celui de Nozomi mais au Japon du moins, comme un Disney avec sa défunte petite amie. Hors là n’était pas le sujet et lui qui adorait profiter, s’amuser, il n’y avait certainement rien de mieux qu’une fête foraine pour cela. Si on omettait les attractions à sensation forte, bien sûr. Lui était le genre qui appréciait plus les activités, les stands ou même les choses comme la maison hanté puisqu’il fallait simplement marcher à pied. C’était effrayant certes cependant ça n’en restait pas moins fictif puis n’était-ce pas drôle à faire ? Il était déjà curieux bien que lui-même était plutôt partant pour faire quelques stands avant de se rendre directement dans la gueule du loup. La raison pour laquelle, tout en glissant ses phalanges dans les siennes, il n’avait pas refusé sa proposition, allant même jusqu’à lui feinter le plus doux des sourires.

C’était ainsi qu’ils s’aventurèrent au sein du parc, le garçon explorant les lieux de ses prunelles noisettes alors qu’ils se demandaient bien par quoi ils allaient pouvoir commencer. Ce n’était pas le choix qui manquait puis suivant sa « fiancée », il s’arrêta devant un stand plutôt étrange au point qu’un de ses sourcils s’arqua tout seul. Est-ce que Akane voulait tenter celui-là ? Son visage s’inclina légèrement sur le côté alors qu’il avait vu ses petites étincelles dans ses pupilles toutefois, cela ne parut pas suffire pour le faire craquer et l’obliger à mettre la tête la première dans l’eau. « Non. » Ce mot s’était enfui sans qu’il ne parvienne réellement à le maîtriser et ce n’était pas cette voix adorable que la demoiselle avait employé qui le ferait changer d’avis. Il aimait bien le ridicule mais manipulatrice ou pas, c’était loin d’être glamour de faire ce genre de choses devant une femme et il tenait encore un minimum à sa fierté.

- Je te le gagnerais dans un autre stand, Ajouta Roy aussi dans un doux éclat.

La plupart avait les mêmes cadeaux de toute façon et quitte à lui offrir une peluche, il préférait l’avoir remporté avec classe, non ? C’était plus facile à dire qu’à faire, certes. Resserrant légèrement ses doigts à ceux de la jeune fille, il inclina son visage au forain en guise de salue puis la guida autre part au sein de la foire. Il ne leur fallut que quelques mètres pour se trouver au tir à la carabine et remarquer que le même renard était mis en exposition. Dans un « Tu vois ? » il le lui désigna avant de lâcher sa main puis de s’approcher, donnant un billet à l’homme afin de jouer. Il avait pris trois parties parce que non, il n’était pas confiant au point de n’en prendre qu’une. Le but du jeu était de détruire les ballons qui dansaient à l’intérieur de ficelle. En soit, normalement, rien de trop compliqué.

Sauf qu’évidemment ça l’était plus lorsqu’on a eu un accident qui nous a laissé des séquelles et nous empêche de voir correctement. Se penchant en avant, les yeux plissés, le cuisinier positionna l’arme contre son épaule avant de frotter ses paupières de sa main libre, comme si effectuer un tel geste permettrait d’effacer ce voile trouble devant lui. En vain. Un faible soupir quitta sa bouche avant qu’il ne se concentre un peu plus et se résigne à le faire avec ce flou qui dominait sa vision. Sans surprise, il échoua ses premiers tirs. L’avantage était qu’il avait pris trois parties donc encore deux tentatives.

- Ahah désolé ! S’excusa-t-il dans un rire, Je l’aurai à la prochaine.

Ce qu’il croyait hors à nouveau, il rate. Mais cette fois-ci, par chance, il était parvenu à toucher malgré tout deux ballons. Deux sur trois, c’était une bonne moyenne et une preuve que le jeune homme était capable de réussir lorsqu’il le souhaitait. Certes, c’était beaucoup grâce à la chance puis qu’il ne voyait pas grand chose, juste des formes rondes, troubles et qui lui semblaient toujours collés les unes aux autres. C’était juste sa vue qui était trop mauvaise pour ce genre d’activité. Roy se concentra, prenant plus de temps pour réfléchir, pour se fier au moindre bruit qu’il entendait et ne pas uniquement se fier au hasard puis tirait dans le tas. Il écoutait les sons avec attention, closant les paupières un instant pour les rouvrir et observer ces formes flous tournoyant devant ses yeux. De son mieux, il tenta de rassembler les sons à ce qu’il parvenait à discerner puis après avoir tiré les trois fameux tirs, plus aucun ballon n’était présent dans la cage. Le cuisinier eut un énorme sourire, fier, à cette constatation avant de se tourner vers sa « compagne » et de reposer la carabine sur le comptoir.

- Tu peux choisir ce que tu veux maintenant. Quand tu le regarderas, tu penseras à ce jour où j’ai galéré pour l’attraper.

Au moins, il rigolait de la situation et ne semblait pas avoir honte d’avoir échoué à plusieurs reprises. Le principal n’était-il d’y être parvenu finalement ? Il laissa la demoiselle choisir sa peluche puis la prenant des mains du forain, il la lui donna dans un tendre sourire qui n’avait que pour objectif de tenter de la faire succomber un peu plus. Lui n’en avait que faire de ce maudit renard ni de l’intérêt qu’Akane portait à ce nounours. Elle voulait le charmer, l’avoir dans ses filets, malheureusement pour elle, ils étaient deux dans ce cas là.  



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MessageSujet: Re: This is hell, not a date ! ft. Roy   Sam 5 Nov - 22:29

 
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C’est avec une moue déçue qu’Akane avait emboité le pas à son ‘’fiancé’’ alors qu’il refusait de jouer à la pèche aux pommes pour lui gagner sa peluche de renard. En toute franchise, elle avait avalé son excuse d’autre stand sans cesser de prendre cet air triste, ne voyant dans son explication qu’une façon de s’éviter de lui gagner tout court. Pourquoi cette déception hein? N’avait-elle pas toute une vie de pratique pour endurer les refus non officiels? Combien de fois son père avait-il inventé une connerie, une vague ouverture sur une possibilité future qui ne se matérialisait pas ? Trop. Beaucoup trop. Ou tout au moins, suffisamment pour qu’elle ne nourrisse pas grands espoirs qu’il en soit autrement avec Roy. Elle avait marché, sans trop regarder devant elle, en tentant de retrouver un sourire, lorsqu’il s’arrêta devant un autre jeu…. Impliquant une arme à feu! Son cœur avait loupé un battement et elle avait senti son corps entier se figer alors qu’elle dévisageait la gueule apparemment réjouie du jeune homme qui payait pour trois parties. Une carabine… rien de tragique… alors pourquoi était-elle aussi terrorisée hein? … Bah déjà, parce que ça ramenait de mauvais souvenirs, les armes, les menaces, c’était son quotidien avant, c’était une habitude et elle ne pouvait faire taire la peur sourde qui grondait dans son estomac à seulement se tenir proche d’une telle chose… Et il y avait aussi le fait que le mec qui s’en était emparé était à n’en point douté atteint au cerveau. S’il n’avait pas une amnésie prononcée, il n’aurait pas gobé son histoire aussi facilement, certes, mais elle n’était pas sans avoir remarqué qu’Il oubliait parfois des concepts simples… et on lui donnait une arme?! VRAIMENT?!?! Plutôt que de se lancer dans un discours moralisateur au profit du pauvre employé qui avait filé l’arme à son compagnon, elle avait fait un pas en arrière en l’observant, forçant un sourire encourageant alors qu’intérieurement, elle voulait prendre la fuite.

Bon… au moins il visait les cibles. C’était bon signe. Elle se serait certainement évanouie eut t’il pointée l’arme vers elle! Akane retenait son souffle, pas tant parce qu’elle avait espoir qu’il gagne ou qu’elle était excitée, non… plutôt parce que le fait qu’il soit armé la perturbait… jusqu’à ce qu’elle puisse observer ses prouesses. Autant dire que, si son incompétence chronique aurait dû la décevoir, ça dénouait plutôt ses nerfs et elle en arrivait même à sourire, réellement, de le voir essayer aussi fort. Il n’était pas bien menaçant maintenant qu’elle voyait comme il peinait à atteindre sa cible! Le pas en arrière précédemment pris avait été remplacé par une avancée en double et voilà qu’elle se tenait près du bridé, les mains jointes à l’encourager en sautillant, alors que la chance semblait tourner et qu’il avait au minimum réussi à atteindre deux cibles. Plus qu’une! Notre danseuse s’était hissée sur la pointe des pieds en lâchant un « Tu peux y arriver!  » bien malgré elle. Elle n’avait pas l’habitude de s’exciter de la sorte, comme une gamine, comme une idiote, les hasards ne l’intéressait pas, elle aimait tout prévoir, tout contrôler… Et voilà qu’elle s’était prise au jeu pour une peluche ridicule! Lorsqu’enfin il réussit, c’est un magnifique sourire qu’elle lui décrocha, ainsi qu’un thumbs up alors qu’il lui sortait son baratin de dragueur. Bon…. Pour la peine, elle trouvait ça un peu trop romantique, un peu trop forcé, mais n’y voyant que son crétin de fiancé qui succombait à son charme, elle avait rétorqué avec douceur : « C’est quand même une belle chose à se souvenir…  » elle avait fait un nouveau pas vers lui pour saisir la peluche qu’il lui tendait, en ne prenant même pas soin d’éviter d’effleurer ses doigts des siens comme elle l’aurait normalement fait pas dégoût des contacts.

« T’es mignon quand tu galères...  » Sur le coup, elle s’était dit qu’elle lui parlait avec une sorte de reconnaissance pour rester dans son rôle de petite amie éblouie, pour l’entortiller dans ses filets et ne jamais le laisser filer… Voilà pourquoi elle avait serré le renard contre son cœur, d’un bras, alors que son autre main se glissait tout en douceur sur la joue du victorieux tireur. Normalement, elle se serait contenté d’un sourire, d’une caresse pleine de promesses qui lui levaient déjà le cœur, sans plus, sans rien, tentant le moins possible de poser son regard sur le visage de son vis-à-vis… normalement. Mais une seconde, une petite seconde de trop, elle s’était attardée sur ses yeux sombres, sur ce regard un brin voilé, crypté qui l’intriguait tant et elle avait tout bonnement perdu le nord. Sans savoir quelle mouche l’avait piqué, Akane s’était hissée sur la pointe des pieds et avait très doucement approché son minois de celui du cuisinier. Sans sentir un haut le cœur la prendre… un bon début. Sans sentir chaque parcelle de sa peur trembler d’horreur. Elle était à quelques millimètres de son minois lorsqu’elle sembla revenir à elle, un battement de cœur de trop, une claque de réalité… ou alors, elle avait cligné des yeux et rompu le charme de son sourire enjôleur. Toujours est-il que c’est sur sa joue que ses lèvres se posèrent, un peu trop près des lèvres mais, elle avait visé ailleurs à la dernière minute alors qu’elle ajoutait, en se reculant. « Merci Roy. Je te la prêterai quand tu travailleras beaucoup, comme ça toi aussi, quand tu la verras, tu te rappelleras que tu t’ennuis de moi. .  » Était-ce une malédiction qu’elle venait de lancer sur ce pauvre renard ? Qui sait.

Ayant soudainement repris ses esprits, et utilisé toute sa force pour nier la bribe d’attirance qu’elle avait ressenti pour cet immonde cuisto des plaines, Akane avait décidé de se redresser et, tentant de changer de sujet, ou d’oublier la connerie monumentale qu’elle avait failli faire, le jeu de pouvoir qu’elle avait failli faire basculer, elle avait pointé la maison hanté juste devant eux, en bombant le torse comme si elle n’était pas terrorisée à l’idée d’y aller. « T’es prêt à avoir peur? Je te préviens, je vais rire si tu cris comme une fillette!  » … ou le blâmer si elle hurlait. Tout était possible. Saisissant la main du jeune homme dans la sienne, elle l’avait attiré vers ce bâtiment qui lui donnait déjà envie de tourner les talons, avant de finalement arrêter devant la porte ou un employé laissait entrer les plus courageux. Akane dégluti péniblement. Pour quelle obscure raison avait-elle dit oui à cela hein? Elle passait des nuits blanches après avoir vu un film d’horreur… et elle allait entrer dans cet endroit? Elle est dingue? Un sourire très très forcé passa sur ses traits alors que, malgré elle, elle serrait la main du garçon un peu plus fort en faisant un pas vers la porte. « Si tu me laisses derrière, j’te jure, je vais revenir te hanter!  » … difficile à faire, vu comment tu le tiens fermement ne serait-ce qu’en passant la porte… Bienvenue en enfer!


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MessageSujet: Re: This is hell, not a date ! ft. Roy   Dim 6 Nov - 16:59



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Franchement, qu’est-ce qu’il en avait à faire lui de gagner une peluche pour qu’elle se souvienne de lui ensuite ? Autant dire que le jeune homme s’en fichait royalement. Son seul plaisir était de tirer à la carabine, de s’amuser et d’essayer de détruire ses maudits ballons qui tournaient à l’intérieur de leur cage. Le lot qu’il gagnerait après, Roy n’en avait que faire, ce n’était qu’un moyen comme un autre d’appâter sa « fiancée » puis de la charmer doucement, sûrement. Il fallait qu’elle tombe sous son charme et quoi de mieux que de jouer les garçons serviables, souriants et romantiques pour cela. Evidemment, il fallait faire attention de ne pas en faire trop, de continuer à jouer discrètement les naïfs, de mimer être surpris quant il ne l’était pas et de montrer que chacun de ses agissements était tout à fait impulsif et irréfléchi. Rester le plus naturel possible tout en restant méfiant, tout en calculant chacun de ses gestes afin d’obtenir la meilleure des réactions possibles bien que malheureusement, le garçon avait conscience qu’il ne réussirait pas à tous les coups. Parce qu’il ignorait ce qu’Akane aimait et ce qu’elle détestait... A part son intérêt puissant pour l’argent, il n’en savait rien et c’était le petit côté problématique mais en l’analysant, en l’étudiant et la questionnant, peut-être qu’il trouverait. Il savait aussi qu’elle aimait énormément la danse néanmoins il ne voyait pas ce qu’il aurait pu faire en sachant cela. N’étant pas encore « en amour » avec elle, n’étant que dans la phase du « on se revoit et on avance tranquillement », il ne s’imaginait pas l’emmener à un spectacle alors que c’était certain que lui, ça ne l’intéressait pas tant que ça. Pourquoi cela l’attirerait-il d’ailleurs ? C’était un sport de filles. Il se forcerait à y aller si la jeune femme était celle qui dansait parce que dans un tel cas, il n’avait pas réellement le choix néanmoins autrement ça sonnerait louche s’il lui proposait ça à ce stade de leur relation.

Ses lèvres se formèrent en une tendre esquisse alors qu’il lui donnait le renard puis n’hésita pas à une seconde à noyer ses prunelles noisettes au creux des siennes. Son sourire s’élargissait doucereusement, son regard ne se détachant pas aucunement de ses iris qui l’observaient et il la contempla avec tout ce mystère, toute cette gentillesse et cet intérêt qu’il était censé normalement lui portait. Il était un excellent acteur, plus que ce que lui-même ne le concevait et jamais Roy n’avait l’intention de flancher. C’était méchant, terriblement cruel mais sur le coup, sans être capable d’expliquer pourquoi, il n’en éprouvait pas un soupçon de culpabilité. Il n’aimait pas cette fille, elle lui sortait par les yeux et ce qu’il ressentait à son égard était le total contraire de ce qu’il affichait. Machinalement, comme s’il souhaitait apprécier avec plus de précision cette caresse contre sa joue, le garçon pencha légèrement son visage, l’appuyant contre sa paume avec douceur. Sans la quitter des yeux, il la laissa faire, souriant chaleureusement, ne l’éteignant jamais, pas même lorsque ses lèvres effleurèrent les siennes, en embrassant le coin. Peut-être passerait-il pour un prude mais sans qu’il ne puisse réellement le contrôler, son coeur s’était quelque peu emballé. Parce que cette sensation, il n’y avait pas goûté depuis des années et que son corps lui se souvenait de certains bons moments passés, d’une incroyable douceur et innocence qu’il avait tant aimé, et qu’il aurait tellement souhaité retrouver. En apparence, le cuisinier n’exprima aucune surprise, se contentant de lui sourire encore avant de rire légèrement.

« C’est trop aimable de ta part » La taquina-t-il « Mais ça peut être utile. »

Parce qu’avec sa mauvaise mémoire, son cerveau effaçait tant de choses que le jeune homme lui-même ignorait souvent ce qu’il se rappelait et ce qu’il avait oublié. Peut-être que cette peluche s’il la voyait, il l’oublierait aussi. Ou peut-être pas. S’il avait conscience à l’heure actuelle le poids qu’aurait ce maudit renard sur son avenir, il ne le lui aurait jamais gagné.

« Je me demande bien qui va rire de qui tiens ! »

La maison hantée ne l’effrayait pas le moins du monde. Il la trouvait au contraire plutôt fascinante et ça accentuait sa curiosité. Dans le fond, Roy était également un petit trouillard mais ça valait principalement pour les choses réelles et non pas pour les mises en scène comme cela. Quoi que... Il n’avait pas le souvenir d’être déjà entré à l’intérieur donc au final, il ne pouvait pas savoir ce qu’il en penserait ou non. Un doux éclat se dessina sur sa bouche alors que sentant la main de la jeune femme serrait plus fortement ses phalanges, il lui en caressa le dos de son pouce afin de la rassurer.

- Je ne vois pas pourquoi je te laisserais en arrière, Déclara le garçon posément, après tout - manipulation ou pas- ils étaient là pour profiter ensemble non ? Ca va aller ?

Faire semblant de s’inquiéter, c’était trop mignon. Surtout cette petite lueur qui brillait dans ses pupilles afin d’accompagner sa fausse angoisse concernant la demoiselle. Elle était celle qui l’avait choisi comme fiancé, elle en payait les frais.

Les voilà à présent à l’intérieur, la porte se refermant derrière eux pour les plonger dans une obscurité et une ambiance particulièrement lugubre. Il y avait un léger air frais qui refroidissait l’endroit, des bruits étranges résonnaient au devant et le cuisinier voulait bien l’admettre, ce n’était pas rassurant. Et pourtant, en silence, sans jamais lâcher les doigts de sa « compagne », il commença à avancer, la gardant assez proche de lui comme s’il souhaitait la protéger, la réconforter encore. Il n’y avait pas d’endroit plus idéal qu’une maison hantée pour tenter de jouer l’homme héroïque et ainsi donc la charmer juste un peu plus.

- Pour l’instant il n’y a rien... Reste près de moi.

Sa voix n’était que chuchotement, assez basse, parce qu’il ne désirait pas attirer les monstres cachés ici et là bien que Roy en avait fermement conscience, ils ne les éviteraient pas éternellement.




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MessageSujet: Re: This is hell, not a date ! ft. Roy   Dim 6 Nov - 19:46

 
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Maudite soit cette journée, maudit soit ce type horrible qui la torturait de milles et une façon! Elle devait vraiment imaginer fort les voitures de luxe, l’appartement majestueux et les vêtements griffés qu’il lui offrirait quand elle l’aurait contraint à l’épouser pour tolérer les diverses activités qu’il jugeait divertissantes! Comme cette fichue maison hantée! Avait-il systématiquement fait une liste des trucs qu’elle haïssait pour les incorporer dans leur rancard d’Halloween? Non parce que vraiment… si elle avait gardé la tête haute et son sourire excité, sa pauvre pompe à sang elle, ne l’était pas! Elle palpitait tellement fort qu’elle n’était pas certaine de sortir de cette attraction en un seul morceau. Sérieusement, elle en avait des sueurs froides dès le moment ou la porte s’était refermée pour la laisser cloitrée dans l’obscurité avec son ‘’fiancé’’. Sa main s’était cramponnée à celle du jeune homme alors qu’aucun son ne voulait franchir ses lèvres, sa gorge était beaucoup trop serrée de l’angoisse qui lui tordait l’estomac. Ce sentiment d’être coincée, enfermée, cette fatalité que, quel que soit le pas qu’elle ferait, il lui serait fatal, elle l’avait suffisamment expérimenté dans sa vie pour ne pas avoir envie de revivre cette sensation dans ses temps libres… Mais Roy en avait décidé autrement. Akane déglutit péniblement en lui emboitant le pas. On aurait dit un petit animal traqué qu’on amène à l’abattoir. Les épaules basses, le regard vif et fuyant, comme si le moindre petit son risquait de la faire bondir…. Ce n’est qu’un amusement… juste pour du faux, voilà ce qu’elle passait en boucle dans son esprit alors que chaque ombre qui lui semblait un peu trop louche la ramenait forcément à de douloureux souvenirs.

« Ok… » elle avait pris sa consigne très au sérieux, réduisant encore un peu plus la distance entre eux. Si elle avait eu toute sa tête, ça aurait été un plan génialissime, jouer les demoiselles en détresse, lui donner l’impression qu’elle avait impérativement besoin de sa protection. Quel homme n’aimait pas être le prince charmant sur son cheval blanc hein… En se montrant faussement faible, elle réussirait à le conquérir, certainement… Le hic, c’est que cette peur était bien réelle, que tout son cerveau machiavélique était utilisé à ne pas hurler… ou pire, trembler. Akane avait fait un pas, puis un autre, observant autour d’elle et tentant de découvrir comment ils avaient réalisé tel jeu de lumière, ou tel autre décoration cauchemardesque. D’un point de vue objectif, c’était vachement bien fait… Un peu trop même. Un pas, puis un autre, elle arrivait presque à contrôler sa respiration. Entre de faux monstres et ses souvenirs, elle préférait de loin les faux… Et là, dans cette maison, malgré l’ambiance pas trop rassurante et les bruits à vous glacer le sang, ça allait. Il n’y avait personne. Au point même, ou elle fini par se convaincre que, si le pire qui arriverait, c’était un mannequin costumé lui jaillissait de l’ombre, elle allait survivre, le tout, c’était de deviner à quoi était supposé ressembler une pièce pour anticiper le choc. Ok. Un autre pas, son regard noisette s’était porté sur le chemin et un fin sourire avait étiré ses lèvres. Elle reconnaissant ces murs en pierre tout droit tiré du film Harry Potter. Si on lui présentait un vilain sans nez, elle était prête……………..

Sauf que, dans la pénombre, quand elle fit un pas de plus en attirant Roy derrière elle, c’est une énorme araignée qui – quoi que totalement faite de synthétique, semblait plus que réelle – surgit du plafond à quelque centimètre de leur visage. « AH! » dans sa stupeur, elle avait fait un pas en arrière en relâchant la main du garçon pour mieux se cramponner à son bras… Parce que tu penses que limiter ses mouvements va t’aider à t’en sortir?!? Elle avait ouvert un œil, puis l’autre, en observant l’intruse qui faisait beaucoup moins peur, maintenant immobile. « Eh…. C’est ……… bien fait. » un peu trop… assez du moins pour qu’elle risque un petit sourire et tende la main pour toucher la fausse araignée, comme pour s’assurer qu’elle était bien immobile. Ok. Des monstres, elle pouvait gérer, elle pouvait même s’en amuser. Tant qu’il n’y avait rien à forme humaine, elle gérait. « … Allez, on continue! » … et on sort d’ici le plus vite possible. Elle avait avancé, retenant presque son souffle, comme si, si elle était silencieuse, elle éviterait des obstacles prévus d’avance. Le couloir passait de pierre à un genre de crypte, avec de faux cranes incrustés. Ok, c’était lugubre, mais elle pouvait encore une fois contrôler sa pauvre cervelle et garder son calme… enfin……… un peu.

Ou pas, elle préférait presque être dans un sous-sol mal éclairé avec le serveur débile qui travaillait avec son cher et tendre, à tenter de rallumer la lumière plutôt qu’ici. Elle n’avait même pas sa fourchette pour se protéger! Malheur !!! C’est sur la pointe des pieds, et très lentement qu’elle tourna le coin, toujours cramponnée au bras du cuisinier……… pour faire face à un mannequin momifié. SEIGNEUR. Nouveau sursaut, nouveau couinement effrayé. Décidément, elle perdait au moins dix ans de vie dans cette aventure… elle en haïssait chaque minute. Plutôt que de trembler – oh croyez nous, elle en avait envie, elle avait chuchoté, à l’intention du jeune homme : « J’ai même pas peur… » … t’essais de convaincre qui là??

Elle était aussi rassurée qu’un équipage dans les dents de la mer, autant dire qu’elle était juste heureuse de ne pas être incontinente parce ça ferait longtemps qu’elle aurait perdu le contrôle de sa vessie……….. Ah l’effroi è.é !!! Un autre pas… un autre coup de tambour, ou battement de son cœur, à suivre, elle était tout bonnement pétrifiée et, n’eut été de son égo, elle serait déjà recroquevillée en boule dans un coin à pleurer pour que ça passe. Le décor ne devenait pas plus lumineux, pas du tout même, elle peinait à voir dans cette atmosphère et la machine à fumée synthétique qui venait de partir n’aidait en rien. Akane resserra son emprise sur Roy. Allez savoir pourquoi, mais elle se sentait presque, j’ai bien dit presque, plus en sécurité de le savoir là…. Hors de question qu’elle lui dise. Si elle avait pensé survivre à tous les sauts prévus dans cette marche en enfer, elle s’était fourvoyée!

Le couloir s’était élargi sans qu’elle n’y prête garde, et de toute façon, dans la pénombre, elle ne pouvait pas vraiment distinguer la largeur de l’endroit où ils marchaient. Le plafond était éclairé, vaguement, d’une faible lumière jaunâtre qui ne permettait pas de distinguer les murs. Sa respiration s’était faite plus difficile, elle n’aimait pas ne pas savoir ce qui adviendrait d’elle, ne pas voir d’issue de secours. Elle avait jeté un regard en arrière pour ne remarquer que la noirceur pesante. Il fallait avancer… Mais elle n’en avait pas envie… Elle avait serré la peluche contre elle, prête à se défendre en cas d’attaque……. Lorsque quelque chose – ou quelqu’un probablement – se saisit de son bras et lui extirpa un hurlement à vous glacer le sang. Elle haïssait se faire toucher, de base, et généralement, quand on saisissait ainsi son avant-bras, c’était pour l’amener dans un nouveau niveau d’abomination… le type costumé – qu’elle peinait à distinguer, ne devait certainement pas savoir ô combien, elle en avait, des horreurs personnelles à s’imaginer… Et aussi ,plutôt que de comprendre par le hurlement de la demoiselle que son boulot était fait, il avait encouragé son collègue, avec le masque de Freddy, à se saisir de l’épaule de notre bridée. Cette fois, plutôt que de hurler, elle s’était violement mordu les lèvres en extirpant son épaule d’un coup sec et avait pivoté, se jetant sur la seule source de réconfort à proximité : Roy. C’est sa petite silhouette pétrifiée et tremblant de la tête aux pieds qui se plaqua contre lui sans oser ne serait-ce que respirer.


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MessageSujet: Re: This is hell, not a date ! ft. Roy   Lun 7 Nov - 23:24



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Roy ne cherchait pas à savoir si les actes de sa « fiancée » était vraie ou si elle était une excellente comédienne au point de jouer les jeunes femmes terrorisées. Hors, dans les deux cas, ce manège ne fonctionnait pas sur lui. Peut-être que s’il avait eu un vent un minimum de l’histoire de la demoiselle, s’il avait su ce qu’elle avait du traverser par le passé et ce qui la terrifiait au plus au point, certainement qu’en cet instant, il serait un peu plus touché de son attitude et qu’il ressentirait même l’envie sincère de la protéger. Aujourd’hui, le garçon n’en avait que faire de ce qu’il en était, agissait principalement par réflex que par pur volonté et parce que ce serait trahir son jeu s’il l’abandonnait lamentablement au beau milieu des monstres. L’ambiance au sein du bâtiment n’était pas des plus rassurantes, lui-même était capable de sentir cette boule qui se créait au niveau de son ventre et qui était signe qu’il n’était pas à son aise non plus. Heureusement pour lui, il était assez doué à donner le changer puisqu’il avait sûrement une fierté bien trop grande pour oser pleurer et crier que la situation lui faisait peur. Puis, maintenant qu’ils étaient là, il s’imaginait mal fuir et faire demi-tour, il était plus ce genre de personne qui une fois lancée, préférait avancer plutôt à reculer. N’y avait-il pas de solution plus radicale que d’affronter ses peurs en continuant plutôt que de tenter de s’échapper. Ce n’était qu’un jeu, Roy en avait plus que conscience mais il fallait admettre que pour un jeu, c’était plutôt bien fait. Et s’il pouvait s’estimer chanceux, c’était qu’avec sa perte de mémoire - autant avoir quelques avantages - il n’avait pu revoir tous les films représentaient dans cette activité. Donc d’une certaine manière, peut-être que cela rendrait les choses moins terrifiantes ? Qui savait.

La gardant collée plus ou moins contre lui, son pouce ne cessait de lui choyer doucereusement le dos de sa main alors qu’il avançait avec le plus de lenteur possible. Ses yeux s’égaraient de partout autour de lui, guettant le moindre mouvement, le moindre bruit, la moindre odeur également néanmoins c’était beaucoup trop calme pour que tout se passe tranquillement. Lorsqu’ils arrivèrent dans ce décor d’Harry Potter, une fine esquisse traça ses lèvres parce que, bêtement, le cuisinier était un peu trop fier de connaître ce film là. Toutefois, il ne voyait pas ce qui était censé le terroriser quant il y réfléchissait puisque aucun détail ne lui sautait aux yeux... Mais sûrement qu’il n’était pas la meilleure personne placée pour ce genre de choses au vue de sa mémoire qui se souvenait un peu de ce qu’elle voulait. Les détails, elle les effaçait.

Un pas après l’autre, le cuisinier était prêt à se prendre une attaque, à voir un homme costumé débarquer, à voir l’un des frères Weasley s’amusait de leur terreur. Bref tout sauf cette araignée géante qui s’était dirigée en leur direction. Si Roy avait légèrement sursauté à cela, ce n’était pas à cause de cette immense bestiole mais de part ses doigts qui s’étaient agrippés subitement à son bras. Son regard détourna machinalement vers ses phalanges avant que d’un geste doux, il lui ébouriffe tendrement les cheveux comme si, de cette façon, il tentait de la réconforter.

En la voyant, soit disant si terrifié, le jeune homme ne pouvait s’empêcher de sourire discrètement parce que c’en était presque mignon. Ils continuèrent ensuite leur petit parcours, l’obscurité gagnant de plus jusqu’à laisser place à une vague de fumée qui le fit toussoter légèrement. Il n’aimait pas trop ce genre de choses toutefois il n’en dit rien, se contentant de lui frotter suavement le bras par moment, un moyen de montrer qu’il était là et qu’elle n’avait pas à s’en faire. Si Akane savait, certainement que la personne dont elle avait le plus à craindre était celle à qui elle tenait si fortement le bras. Pour l’instant, le cuisinier était entrain à la protéger, à la réconforter néanmoins ce n’était que partie remise, ce n’était qu’un jeu qu’il s’entêtait à jouer et pas une seule seconde, Roy pensait au bien être de sa « compagne ». Du moins c’était probablement ce qu’il croyait puisque s’il y réfléchissait, il savait qu’il n’aurait pas eu bonne conscience de la laisser toute seule ici sans savoir si elle jouait la comédie ou non.

Avec toujours ses prunelles qui exploraient les lieux, le reste, il n’avait rien vu venir au point où quant Akane se mit à hurler, il sursauta encore avant de détourner son regard auprès de lui, tenter de discerner la situation. Il ne voyait rien dans ce noir intense et son coeur manqua un battement à la sensation de ses bras qui serraient tout à coup les siens mais très vite, son inquiétude domina tout le reste, oubliant toute cette histoire de manipulation alors que la jeune femme tremblait autant. Elle ne pouvait pas simuler à ce point, n’est-ce pas ? Peut-être que même la plus grande des usurpatrices avaient également ses phobies... Hors, peut-être était-ce une manière machiavélique de l’amadouer, d’essayer de le charmer. Si c’était le cas, il ne tomberait pas dans le panneau parce qu’il connaissait la limite et que ça ne devait pas l’empêcher de se tracasser.

Ses phalanges se faufilèrent à l’arrière de ses cheveux, les lui caressant tendrement alors qu’il murmurait de faibles « Chuut » sans se soucier des gars costumés qui se tenaient très certainement loin d’eux. Aucun n’interagit, s’apercevant peut-être que ce n’était pas le moment et c’était mieux ainsi. Une fois sûr que sa « fiancée » était calmé, il lui prit de nouveau la main, essayant d’y transmettre toute sa chaleur pour la rassurer.

- Tu sais quoi, on a qu’à se dépêcher, comme ça on sera plus vite sorti de là !

La raison pour laquelle le garçon accéléra le pas, la gardant tout près de lui alors que parfois, il fut le premier à sursauter et échapper un léger cri de surprise quant il ne s’y attendait pas. Il y avait eu tout un tas de monstres, sortis d’univers qu’il ne connaissait pas toujours et il admettait que son coeur s’était affolé à plusieurs reprises. C’était bien fait. Réellement. Pour sûr qu’il n’aimerait pas vivre de telles choses dans la réalité et qu’il comprenait le pourquoi peu de gens s’aventuraient à l’intérieur de cette maison. Dans le fond, il était presque désolé pour sa « fiancée » - presque, parce qu’elle l’avait cherché en le choisissant - de l’avoir emmené là-dedans seulement ça ne serait pas halloween sans déguisements et sans monstres non ?

Une fois à l’extérieur, le cuisinier ne se retint pas de prendre une puissante bouffée d’air frais. Il ne s’était pas rendu compte qu’il avait autant gardé sa respiration à l’intérieur, il le faisait inconsciemment néanmoins à présent dehors, le garçon était bien content de retrouver la terre ferme.

- Ca va ? Lui demanda-t-il d’un doux sourire, Tu veux qu’on se prenne un truc à boire ou à manger ? Juste histoire de se remettre de nos émotions.

Il ne s’imaginait pas attaquer directement une autre activité. Il fallait qu’il calme les pulsations de son coeur qui étaient encore effrénées par toute cette adrénaline mais sûrement que cela ferait aussi du bien à Akane au vue de la frayeur qu’elle semblait avoir ressenti.




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MessageSujet: Re: This is hell, not a date ! ft. Roy   Sam 12 Nov - 15:09

 
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Akane était en plein cauchemar. Littéralement. Déjà, la noirceur de l’endroit, les bruits pas trop rassurants et les créatures en plastiques sorties de nulle part la faisait passer proche d’une crise cardiaque certaine… Avait-elle pris un allé-simple pour l’enfer sans avoir consulté le carnet de voyage? Elle voulait bien avouer qu’elle méritait probablement tout ce qui lui était infligé, et même plus, il n’y avait qu’à voir son dernier mensonge en liste… mais ça, c’était nettement trop cruel! Lorsqu’un des employés costumés c’était saisit de son bras, elle avait senti son sang se glacer et sa carcasse de chaire abandonner le lutte. La panique avait grimpé d’un cran et quoi qu’elle tente, elle n’arrivait tout simplement plus à chasser ses démons passés. Cette ambiance obscure, ces inconnus qui se saisissait d’elle, la ramenait à une époque de sa vie qu’elle voulait à tout prix oublier… comment les sensations vieilles de dix ans pouvaient la retourner encore à ce point hein… Elle-même en aurait ri, si elle n’avait pas été la victime de cette épouvante. Elle ne voulait plus jamais penser à cet appartement, à ces choses-là. Si seulement elle pouvait être amnésique. Son pauvre corps avait cessé de répondre, elle aurait voulu fuir, courir, mais ses pieds n’auraient pu l’amener nulle part, ses jambes était pétrifiée. La gorge nouée malgré un hurlement de pur frayeur, elle était demeurée immobile, n’osant même pas respirer, alors que, dans un désespoir grandissant, elle avait pivoté et s’était nichée contre la seule personne au monde qui n’avait aucune raison de vouloir la protéger… maudit soit son ‘’fiancé’’.

Ses doigts s’étaient agrippé à son chandail alors qu’elle peinait à contrôler ses tremblements, son minois s’était enfouit sur son torse et elle avait fermé les yeux, serrant ses paupières si fort, pour éviter de voir quoi que ce soit. Elle allait se réveiller, c’était un mauvais rêve… Contrairement à tout ce qu’elle aurait pu anticiper, lorsque les bras du jeune homme se refermèrent autour d’elle et que ses doigts se perdirent dans ses cheveux de jais, ce n’est pas une vague de frayeur qui la secoue mais bien un délicieux sentiment de…. Soulagement? La sensation était étrange, déjà parce qu’elle n’y était pas habituée, en temps normal, baisser sa garde, se montrer vulnérable, ça n’entrait pas du tout sur sa liste de choses à faire… et ensuite parce que…. Comment pouvait-elle se sentir aussi rassurée alors que c’était contre LUI qu’elle était nichée hein? Pendant un moment, son déni était si fort qu’elle repoussait cette sensation, qu’elle préférait presque s’accrocher bec et ongles à la panique plutôt que d’avouer qu’elle pouvait presque…….. Être en sécurité dans ses bras? Ou était donc le dégout habituel qui accompagnait tout contact hein? Ou était sa terreur des hommes et les nausées lorsque l’un d’eux posait les mains sur elle? Ses doigts toujours agrippés au chandail du cuisinier, elle se résigna à accepter son sort, accepter que, pour une fois, elle l’espérait la seule, il s’était rendu utile, il l’avait sauvé d’une terreur sans nom… Mais il fallait faire face à la musique, revenir à la réalité, elle ne pouvait pas rester pour toujours dans cette petite bulle de sureté que ses bras autour d’elle avait créé. Elle ne pouvait tout simplement pas. C’est un regard de chien battu qu’elle remonta vers lui, alors qu’il lui prenait la main pour lui proposer de continuer…

Ok, il proposait une avancée rapide, mais la simple idée de faire un pas de plus, de risquer d’être approchée à nouveau lui retournait l’estomac. Et pourtant, ses doigts solidement accrochés aux siens, elle avait hoché la tête, couiné on consentement et elle l’avait accompagné vers la sortie, sans risquer de rompre leur proximité. À bien y penser, il était probablement la seule raison pour laquelle elle ne s’était pas encore évanouie. Une fois hors de cette attraction absolument abominable, elle avait pris une teinte moins blanche et avait pris une grande respiration, toujours sans lâcher la main du jeune homme. Bon, elle pouvait marcher sans trembler, mais la frayeur était encore bien réelle et il lui faudrait plus qu’une minute pour que son minois reprenne son sourire habituel. L’idée de manger quelque chose ne lui disait pas trop, après tout, elle avait encore l’estomac en état de choc… mais ça passerait. Elle avait hoché la tête dans un : « Oui, d’accord. Tu as vu les stand de nourriture?  » Reprends toi idiote! Comment veux-tu le charmer si tu as cet air de débile qui a vu un fantôme! Mentalement, elle tentait de se mettre des claques pour chasser ce maudit moment, pour chasser son air sombre et cette peur qui lui nouait le ventre. Elle avait fait quelque pas pour s’éloigner de la maison hantée, bien déterminée à ne plus jamais  y mettre les pieds.

Quelques minutes plus tard, elle réussit finalement à repeindre un sourire sur ses traits. Intérieurement, c’était une nouvelle lutte, comment avait-elle pu être stupide au point de se montrer vulnérable devant sa victime hein? Il était riche, il ne voulait certainement pas d’une fiancée terrorisée au moindre petit monstre… Idiote! Elle se maudissait d’avoir dévoilé cette façade d’elle-même, le jeu était pourtant facile : incarner la femme idéale, le charmer, et profiter de son compte en banque. Ne pouvait-elle pas s’en tenir au programme?! Lentement, elle avait pris la direction des stands, espérant y trouver quelque chose à manger, n’importe quoi serait préférable à une autre attraction de l’horreur. Sans lâcher sa main – comme si elle avait encore besoin de cette petite bribe de force, elle avait demandé, candidement. « Tu te souviens du goût des aliments? Ou ça aussi, c’est disparu avec ton accident?  »  … Elle aurait voulu retenir sa question, elle se trouvait d’ailleurs stupide de l’avoir posée au moment même où les mots avaient franchi ses lèvres.

Tentant de rattraper le coup, elle avait penchés on minois vers la droite en pivotant vers lui pour mieux l’observer. Elle avait repris cet air réjouis, mielleux, cet air de femme parfaitement heureuse, jamais tracassée. Elle ne devait après tout, pas perdre de vue le but ultime. Il n’était pas quelqu’un à qui elle devait s’attacher, d’ailleurs, elle ne devait s’éprendre de personne. Il était un objet, un portefeuille utile, hors de question qu’elle ne se mette à compassion pour son jouet. Et pourtant, dans un sourire, elle avait surenchérit. « Parce que sinon, on devrait goûter à un truc que tu ne te souviens pas avoir déjà essayé!  »  … elle avait tiré un peu plus sur sa main pour l’amener vers le coin des petits kiosques à nourriture. Il y avait pas mal de tout, vraiment de tout. Akane avait plissé les paupières en repérant un stand – évidement, celui avec la ligne a plus longue – qui proposait des ‘’saveurs du monde’’. « Celui-là? On n’est pas pressés non?  » Oh si seulement, elle avait pris au sérieux le jeune homme quand il avait paniqué de la voir au volant… elle aurait regardé l’horaire de bus en voyant le soleil commencer à descendre dans le ciel… elle n’aurait pas tout bonnement décidé de se mettre en ligne, en lui souriant, sans se soucier qu’ils manquaient à l’instant même, le dernier bus. « … tu sais, je pense qu’on devrait radier les maisons hantés des choix pour nos prochains rendez-vous…  »


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MessageSujet: Re: This is hell, not a date ! ft. Roy   Dim 13 Nov - 15:31



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Akane & Roy ♥



Ce n’était pas comme s’il avait très faim en particulier, boire quelque chose l’intéressait plus. Il avait du mal avec la nourriture qui n’était pas préparé par ses mains, principalement dans ce genre d’endroits où il ignorait où les aliments avaient traîné, qui touchaient aux casseroles puis comment cela était-il préparé. Roy ne le mentionnait pas forcément cependant c’était la raison pour laquelle, il ne se rendait jamais dans un restaurant seul. S’il y allait, c’était à cause d’une invitation. Il n’avait jamais eu l’occasion encore de manger dans un restaurant gastronomique cependant selon ses parents, là-bas, les meilleurs cuisiniers y travaillaient, la nourriture y était excellente, tout comme le prix. Peut-être serait-il moins déçu que n’importe où il dînait à Gensou néanmoins c’était de l’argent gaspillé alors qu’il pouvait facilement se faire un bon repas lui-même s’il le désirait. Attention, le jeune homme n’irait pas se plaindre parce qu’il mangeait à l’extérieur, c’était agréable également de n’avoir rien à faire, de juste attendre, s’assoir puis dîner. Toutefois, il appréciait moins parce que chaque saveur qui fondait dans sa bouche, il y prêtait un puissant intérêt, comme si son goût était le plus développé de tous ses sens et il y notait instinctivement chaque défaut. Jusqu’ici, il n’y avait pas eu une seule fois où le garçon avait déclaré un « c’est bon » après avoir mangé au restaurant. Ce n’était pas mauvais non plus ceci dit hors il n’avait pas envie de mentir puis rétorquer qu’un repas était délicieux s’il ne le pensait pas et qu’à ses yeux, ça lui paraissait fade. Cette attitude l’obligeait à réfléchir, à se demander s’il était aussi pointilleux autrefois lorsque ça concernait la nourriture et c’était tout à fait possible car son domaine était la cuisine, c’était normal de songer à ce qu’il faudrait ajouter ou enlever au niveau de l’assaisonnement, de l’accompagnement. Peut-être était-ce également parce qu’à l’époque, il était cet homme qui appréciait les lieux chics, qui aurait été strictement contre de dîner dans une brasserie bon marché et qu’il avait toujours eu de la bonne nourriture de la bouche. Que cela soit à la maison familiale ou en dehors. Peut-être était-ce les deux, le fait qu’il soit cuisinier mais aussi le fait qu’il ait toujours mangé dans des endroits où tout était parfait. Seulement, cela ne signifiait rien... Il pouvait très bien payer une fortune puis tomber sur quelqu’un qui ne préparait pas les choses à la même manière que lui, qui changeait un ingrédient à la place d’un autre, qui préférait mettre plus de sel que de poivre, ou inversement. Au bout du compte, cela dépendait des personnes et de leurs goûts non ?

« Je ne sais pas, mais ils ne doivent pas être très loin » Avait déclaré Roy dans un doux sourire.

La maison hantée ne l’avait pas tant effrayé que cela. Du moins, il n’avait pas le sentiment que ça l’empêcherait de dormir cette nuit. Les monstres l’avaient fait sursauter à plusieurs reprises parce que la plupart du temps, ils apparaissaient sans qu’il ne s’y attende ni même ne parvienne à savoir ce qu’ils comptaient faire. A part ceci, il n’avait pas été très apeuré. C’était plutôt drôle puisqu’il n’avait jamais eu l’occasion de tester ça encore et il adorait découvrir des tas de choses, aussi futiles soient-elles.

Gardant ses doigts entremêlés aux siennes comme la jeune femme semblait le désirer, il la suivit en silence avant de dévier ses iris en la direction, un brin de surprise se reflétant dans ses pupilles. Cette question était innocente - enfin avec autant d’innocence dont pouvait faire preuve sa « fiancée » - néanmoins assez pour le chambouler quelque peu même s’il ne le montra point. Roy n’aimait juste pas mentionner son accident, ni sa mémoire perdue car il s’interrogeait déjà assez sur le sujet pour en rajouter.

« Juste quand je goûte, j’arrive à savoir si c’est bon et avec quoi je peux le mélanger. C’est tout »

Un léger rire avait accompagné ses mots. C’était la vérité après tout. On pouvait lui dire « paprika », il ignorait tout de ce nom cependant s’il le goûtait, il savait déjà ce qu’il en ferait et avec quoi. Il lui sourit ensuite, disant qu’il était d’accord pour essayait quelque chose de nouveau, précisant que pour lui de toute façon, tout lui semblait être une nouveauté. Hochant la tête, il se plaça à ses côtés dans la file où ils parlèrent un peu de tout et de rien pour patienter. Comme le fait de radier les maisons hantées de leur liste... Un sous-entendu que le garçon avait compris et il accepta dans un second rire. Toutefois, il ajouta que si quelque chose ne lui convenait pas dans ce qu’il proposait, si elle n’aimait pas ou qu’elle en avait peur, elle ne devait pas hésiter à le lui dire, il ne s’en vexerait pas. C’était normal de ne pas pouvoir tout aimer et afin d’apprécier correctement chaque activité, il fallait que ça plaise à eux deux. La vérité était que Roy n’en avait que faire que la demoiselle soit satisfaite ou non, qu’elle soit effrayée, qu’elle n’aime pas ceci ou cela, cependant s’il souhaitait la charmer comme il le prétendait, il devait se montrer attentionné et compréhensif. N’importe quel homme charmant agirait de la sorte n’est-ce pas ?

Le temps s’écoula lentement, le ciel se couvrant de plus en plus de son obscurité sans qu’une étoile ne vienne y décorer l’espace. L’heure tournait alors qu’enfin, les « amoureux » prenaient commandes. Le cuisinier ne se prit un petit repas, juste assez pour se remplir le ventre ainsi qu’un soda puis ils allèrent s’asseoir autour des tables quelques mètres plus loin.

- Je pense qu’on devrait rentrer après, il commence à se faire tard, Expliqua-t-il après avoir jeté un coup d’oeil à sa montre.

L’idée de prendre la voiture ne l’enchantait pas vraiment... Cela le terrifiait plus que de raison et il en blêmit à cette pensée. Peut-être que cela déplairait à Akane seulement, il n’était tout bonnement pas capable d’affronter ses peurs. Il avait déjà fait un effort surhumain à l’allée, il n’était pas certain de tenir sans faire une crise cardiaque au retour.

- Enfin, moi, je crois que je prendrais le train. Je suis désolé mais la voiture, je ne peux pas.

Tant pis pour la fierté. Là pour la coup son instinct de survie était beaucoup plus important puis sa sincérité, sa peur se reflétait dans ses pupilles qui scintillaient. Le jeune homme ajouta ensuite qu’il allait regarder les horaires sur son téléphone, s’excusant brièvement encore mais ses lèvres qui s’entrouvrirent dans un « o » face à son écran ne disait rien qui vaille. Il soupira discrètement, redressant ainsi son regard noisette vers sa vis-à-vis.

- Le dernier est déjà passé, Déclara Roy, ses phalanges secouant nerveusement ses cheveux tandis qu’il réfléchissait à quoi faire, Je resterais à l’hôtel ce n’est pas grave... La voiture, je ne peux vraiment pas. J’aurais du te le dire, ça nous aurait évité tout ça.

A croire que pour les rendez-vous foireux, il était le roi. Hors, sa vie n’était pas simple et il n’y était pour rien s’il n’était pas capable de tout contrôler. C’était mal de la laisser rentrer seule à cette heure cependant pour son innocence, il ne la forçait pas à le faire, elle n’avait qu’à aller à l’hôtel aussi si elle préférait.



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MessageSujet: Re: This is hell, not a date ! ft. Roy   Dim 13 Nov - 19:39

 
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Roy & Akane

Après une attente interminable dans la ligne la plus longue des stands de nourritures – et une quantité étonnante de discussions assez… agréables, avec son faux fiancé, Akane avait finalement pris place à une petite table, devant lui, et c’est en tentant de retrouver ses esprits et de chasser leur aventure d’épouvante qu’elle prenait une gorgée de son thé vert en fixant le jeune homme, la paille entre les lèvres, l’air songeur. Il semblait de bonne humeur, c’était bon signe, son plan progressait, bientôt, il serait coincé dans ses filets et soumis à ses moindres désirs… il suffisait d’un peu de patience, de tolérer sa compagnie qui s’avérait plus que tolérable… et le tour serait joué. Aussi ridicule que cela puisse paraitre, elle en venait presque à imaginer sans trop de soucis, le reste de ses jours aux côtés de ce crétin de cuistot. Franchement s’il y mettait un peu du sien et lui donnait accès à ses cartes de crédit, elle aurait à peine à feindre d’en être amoureuse… Décidément, elle avait touché le jackpot, elle aurait dû chasser dans les hôpitaux depuis longtemps! Déposant délicatement sa boisson devant elle, notre peste avait hoché la tête sine qu’elle approuvait la suggestion de son ‘’ cher et tendre’’ « Tu as raison… il commence à faire noir.  » … Et alors? Ce n’était pas son problème non? Après tout, elle allait lui donner ses clés, il les conduirait à bon port, et dans moins d’une heure elle pourrait savourer un bon bain moussant en riant secrètement de la duplicité de sa victime… Une journée réussie en somme… sauf que Roy lui, semblait avoir d’autre plan.

C’est un sourire qui jouait sur ses lèvres alors qu’elle l’écoutait parler, proposer son plan – comme si vraiment, elle allait voyager avec les sous-humains, les pauvres et les moins que rien, utiliser le transport en commun, vraiment, alors qu’elle avait pris goût à un autre mode de vie… Akane était demeurée silencieuse. Il ne pouvait pas être sérieux non? C’était salle les autobus publiques, avec tous ses gens qui touchaient à tout… et il y avait des vieillards toujours prêt à vous piquer votre place… une visite en enfer ne lui avait pas suffi aujourd’hui?!? Il était hors de question qu’elle se mêle à la populace, surtout pas le soir, et surtout pas avec un type qui avait les moyens de faire venir une limousine! Elle voulait la limousine! Plutôt que de s’insurger – elle avait temporairement oublié la crise d’angoisse de son fiancé lors de leur arrivée, elle avait attendu, comme si vraiment, elle le laissait planifier leur minable plan de retour… Akane avait vaguement haussé les épaules à sa proposition de transport en commun, ayant déjà calculé qu’ils s’y prendraient trop tard et espérant, que lorsqu’il le réaliserait, il lui prendrait les clés des mains et la guiderait vers la sortie… Que de faux espoirs! Plutôt que de se résigner et de revenir à la réalité, voilà qu’il prenait un air affolé et………..parlait d’aller dormir à l’hôtel? Pardon? Et elle allait faire quoi elle hein? Hors de question qu’elle prenne le volant sur des routes de campagnes en solo aussi tard. En fait, hors de question qu’elle se soumette à son plan débile de retour! Une moue embêtée était passée sur ses traits.

« … On est dans de beaux draps alors…  » Avait-elle soupiré en ajoutant, d’un ton réellement chagriné. « J’aurais dû te rappeler que je ne conduis jamais le soir… avec toi qui ne conduit pas du tout… on est mal barrés.  »  En temps normal, elle aurait piqué une crise, mais son rôle de fiancée parfaite lui interdisait. Aussi, plutôt que de chigner, elle avait délicatement posé sa main sur la sienne et lui avait servi un sourire rassurant en murmurant d’un ton doux, l’exact opposé de ce qui filait dans son esprit. « Mais c’est pas grave… il est hors de question que tu conduises si ça te fais si peur. J’aimerais t’éviter la crise cardiaque.  » Un sourire doux, alors qu’elle visualisait dix façon de l’étrangler pour ce faux pas! Qu’il paie un taxi quoi, il avait les moyens! En toute franchise, elle avait assumé qu’il conduirait à la noirceur, pour revenir, comme l’aurait fait n’importe quel type. Après tout, n’était-ce pas son rôle inavoué de mâle que de faire les tâches emmerdantes et effrayantes? Ne devrait-il pas avoir assez de testostérone pour réussir les pires corvées genre déplacer les meubles lourds, vider les poubelles et conduire à la pénombre? Apparemment non, ce type était une véritable plaie! Et elle avait choisis cette plaie… Plutôt que de se laisser démonter, elle avait opté pour la carte de la compassion, de la compréhension, du sourire presque tendre alors qu’elle ajoutait, plein de ressources.

« Ils ont un hôtel sur le site, on a qu’à y rester et rentrer demain…  » … MERDE. Dès que ces mots eurent franchit ses lèvres, Akane eut le coup brutal de réalité de ce qu’elle venait de proposer. Comment avait-elle pu être aussi bête hein!! Soudainement, tout était clair. Il n’avait pas peur de conduire, il n’était pas radin au point de refuser de payer un taxi, oh non, il était simplement… un homme! Et elle s’était laissé prendre au jeu, directement, totalement, sans même l’avoir vu venir! Pour la peine, elle avait eu une bouffée de soulagement : il n’était pas gay, c’était déjà ça de gagner, suivi par l’horreur de la réalisation ……….sa soirée serait tout autre qu’envisagée. Elle avait beau sourire, la simple idée de franchir cette étape, sans avoir eu assez de temps pour s’y préparer mentalement, l’idée qu’il pose ses sales pattes sur elle suffisait à lui donner envie de revisiter la maison hantée, ça la pétrifiait. Elle allait en détester chaque seconde, elle en détestait toujours chaque seconde! Comment avait-elle pu se jeter dans la gueule du loup aussi facilement hein?! Il était jeune et fringuant, c’était peut-être un maniaque, avec des fétiches pas net! Elle ferait quoi qu’il voulait lui lécher les pieds hein? ……… Dans la ligne des trucs douteux, c’était surement le moins pire. Ok. Promesse mentale, s’il sortait des chaines, elle partait en hurlant, peu importe sa fortune.

Notre demoiselle avait souri à nouveau, ne laissant rien voir de son trouble, alors qu’elle ajoutait, comme pour être convaincante, après tout, ils étaient ‘’fiancés’’ ils avaient déjà fait ça non? « On devrait y aller tout de suite par contre, comme on n’a pas réservé…    » puis, glissant sa main dans la sienne avant de se relever, elle avait ajouté : « Si ça se trouve, ça sera aussi bien que l’hôtel ou tu m’as amené quand on s’est fiancé!  » … Ah ah ah, la bonne blague. Elle avait beau tenter d’être en contrôle, de ne surtout pas dévoiler son trouble, son cœur s’emportait, tambourinait si fort dans son torse, elle n’était pas prête à ça, à se dénigrer de la sorte… et pourtant, elle ne pouvait que se résigner, ça arriverait. Après quelques dizaines de minutes de marche, elle finit par s’arrêter devant une énorme auberge, assez chic – un soulagement – et y entra, en entrainant le jeune homme à sa suite. Arrivée au comptoir, c’est dans un sourire qu’elle demanda s’ils avaient encore des chambres de disponibles. Une part d’elle espérait presque que non, dormir dans la voiture impliquait au moins, qu’elle n’aurait pas à servir de dessert… et pourtant, comme pour finir de l’achever, le commis se mit à pianoter dans l’ordinateur pour finalement conclure, en leur tendant un clé : « Voyons voir… j’ai juste la suite lune de miel de libre. Mais à cette heure-ci, je vous la fait au même prix qu’une chambre régulière. Vous serez bien, c’est si romantique...  » … un sourire ravis sur son minois, une envie de se jeter par la fenêtre dans son esprit…


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MessageSujet: Re: This is hell, not a date ! ft. Roy   Dim 13 Nov - 22:04



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Roy n’avait vraiment pas de mauvaises intentions. Aussi surprenant soit-il quant on voyait comment il agissait avec sa pseudo fiancée toutefois c’était sincère, s’il avait mentionné l’hôtel, c’était uniquement parce qu’il était terrifié à l’idée de monter dans une voiture ou tout autre véhicule circulant sur la route. Il avait beau la détester, souhaiter se venger d’elle puis la faire flancher, il n’en était pas au point d’abuser d’une jeune femme comme ça. Ils ne s’étaient même pas embrassés, l’idée même d’aller plus loin ne lui avait pas traversé l’esprit. Puis ça se disait être un homme ? Lui se qualifierait plus d’homme oui, mais d’un homme plus respectable qui ne considérait pas les filles comme des jouets. S’il savait... Il se donnerait des milliers de claques pour avoir si mal agi par le passé, pour avoir profité de certaines femmes, pour les avoir jeté comme des mal propres, allant jusqu’à en insulter certaines. Il était ce garçon méprisable, écœurant et qui aurait mérité de nombreux malheurs. Sauf que cela n’aurait rien changé au final puisque à cette époque, il était déjà brisé. Cela aurait été difficile de faire pire, il n’était qu’une coquille vide, qu’une âme perdue au milieu de gens qu’il n’était pas capable de reconnaître. Il se fichait bien du mal qu’il causait autour de lui, encore plus de comment il traitait les gens qu’il côtoyait. Est-ce que ces individus s’étaient souciés de sa petite amie avant de l’escroquer ? Est-ce qu’il s’était soucié des souffrances que cela pèserait sur son existence et que ça risquait de la tuer ? Lui, à cet instant là, il y avait laissé toute sa vie, tout son coeur... Son âme s’était envolé en même temps que Keira. Il était rongé par le chagrin et s’il n’avait pas assez le courage pour mettre fin à ses jours, c’était simplement parce qu’il était contre cet acte, qu’il en avait voulu à sa bien aimée de l’avoir abandonné de la sorte mais aussi parce que, probablement, il considérait ce départ comme une punition. Il ne méritait pas une fille aussi bien qu’elle, il ne lui arrivait pas à la cheville et si elle était parvenu à le changer, il était à des milliers d’années d’être aussi parfait que celle qu’il aimait. Bref, tout ça, pour dire que non, il n’avait pas des idées malsaines à l’esprit et bien qu’il soit un garçon, il n’en ressentait pas spécialement l’envie non plus. Dés qu’on parlait de contact plus intime, même d’un simple baiser sur les lèvres, il y avait cette sensation désagréable qui s’emparait de son coeur. Comme si ce dernier se compressait légèrement de l’intérieur, qu’il se braquait pour une raison que le cuisinier ignorait.

Soupirant alors qu’il observait les informations sur son portable, il ne voyait réellement aucune autre solution que de passer sa nuit à l’hôtel. Pour lui, ce n’était pas dérangeant, il pensait qu’il y allait seul donc il ne voyait pas de quoi il aurait pu se tracasser si ce n’était de laisser une jeune femme se débrouiller à conduire le soir à une heure aussi tardive. Une jeune femme qui lui fit comprendre qu’apparemment, elle suivait son avis puisqu’elle ne conduisait jamais le soir. Alors... Pourquoi avoir pris sa voiture dans ces cas là ? Ils auraient pu directement prendre le train pour venir et prêter plus attention aux horaires pour repartir.

« Je n’ai pas le permis, je ne risque pas de conduire » Avait-il répondu d’un ton calme.

Et il n’avait aucune intention de le repasser. Au vu de l’état dans lequel il était en étant qu’un vulgaire passager, il ne valait mieux pas imaginer sa condition s’il était derrière le volant. Plutôt que parler, il hocha la tête en guise de réponse tandis qu’il naviguait sur le site internet de l’hôtel. Cela n’avait pas l’air trop mal, il espérait juste que ça ne soit pas trop cher. Non pas qu’il n’était pas radin mais contrairement à ce que croyait sa « compagne » Roy n’avait pas énormément d’argent. Sa famille en avait certes, s’il leur demandait, on lui en donnerait toutefois il refusait catégoriquement de se comporter ainsi.

« Tu as raison. Ce serait réellement la poisse qu’il n’y ait plus de chambre non plus... »

Surtout en un jour d’Halloween, ceci ne serait même pas étonnant. Alors sans broncher le garçon l’avait suivi, ne se doutant pas un seul instant des réflexions bizarres qui traversaient l’esprit de la demoiselle et il ne releva pas non plus les paroles suivantes qu’elle avait prononcé. Des mots qui avaient suffi à lui rappeler ô combien cette fille était détestable, qu’elle se servait de lui et qu’elle arrivait encore à leur inventer une vie en croyant qu’il gobait chacun de ses dires. Quelle idiote. Ne se montrant pas déstabiliser, Roy s’était contenté de lui sourire chaleureusement puis entrelaçant leurs doigts entre eux, ils se rendirent ensuite à l’hôtel. Et il la maudissait parce que des endroits où dormir il n’y avait d’autres ici, probablement des moins chers mais Akane allait réussir à lui faire payer une chambre. Il aurait pu cela dit, lui rétorquer de s’en prendre une pour elle parce que c’était encore tôt à ses yeux de partager le même lit qu’elle, cependant ça aurait été louche. Il n’avait pas le choix donc pour cette fois-ci, il passait, puisque de toute manière, il n’aurait pas pu agir autrement. C’était lui qui refusait de prendre la voiture, un taxi ou même un bus, pas elle.

- C’est parfait. Du moment qu’on peut dormir, Répliqua le cuisinier au réceptionniste, réglant la somme demandé avant de s’emparer de la clé magnétique qu’on lui donna.

D’une douce esquisse, se saisissant à nouveau de la main de la jeune femme, il lui indiqua posément de le suivre, montant les quelques escaliers avant d’ouvrir la porte de la chambre puis de la laisser entrer à l’intérieur. En premier lieu, il retira ses chaussures puis sa veste pour expliquer ensuite qu’il allait prendre une douche, que si elle le désirait, elle pourrait également en prendre une après lui. Les traditions, Roy les avait également oublié et s’il en avait repéré certaines dans les films, ce n’était pas ce qu’il avait obligatoirement retenu en premier. Ses mots étaient purement innocents et non pas avec l’intention de la faire sienne ce soir.

Il n’attendit pas de réponse de la part de la demoiselle qu’il s’échappa aussitôt dans la salle de bain, n’ayant pas pris le temps d’explorer les lieux, ni même d’avoir remarqué la panique qu’il avait causé chez Akane. Ce gars était dans son monde, un peu trop probablement et un long soupir d’aise vibra dans sa bouche, appréciant les gouttes chaudes qui déferlaient sur son torse, détendant un à un ses muscles. Il aurait pu s’y prélasser pendant des heures tant le bien être que tout ceci lui procurait, même sa tête n’était pas aussi douloureuse qu’elle l’était habituellement.

Complètement décontracté, il quitta la baignoire pour se sécher les cheveux et entourer une serviette autour de sa taille. Une fois sec, il enfila un kimono qu’il avait trouvé dans un tiroir, laissant le haut légèrement entrouvert tandis que quelques gouttes étaient encore nichés sur son thorax. Ajouté à cela, les cheveux mouillés et le regard de braise, c’était un appel au viol. Normal que la jeune femme ait pu prendre les choses totalement de travers. Roy en sortit enfin, lui indiquant qu’elle pouvait y aller si elle le désirait puis sans plus attendre, il s’affala sur le matelas, observant enfin chaque recoin de la chambre. Le lit était immense, la chambre était vraiment spacieuse et il y avait même un canapé ainsi que deux fauteuils, une petite table puis une terrasse. Sûrement qu’il ne profiterait pas de tout ce confort ce soir mais ce n’était pas grave, dormir sur le divan lui convenait aussi. Il n’allait pas chipoter pour ça, au moins ils étaient au chaud et pas en train de rouler comme des dingues dans une obscurité absolue.

Il n’avait pas prêté attention au temps qui s’était écoulé depuis qu’Akane se pavanait sous la douche, il s’était tout simplement reposé, lisant quelques prospectus qui traînaient par là. Hors, son sourcil s’était aussitôt arqué en entendant la porte de la salle de bain s’ouvrir et voir sa « compagne » en sortir si peu vêtu... En serviette, pour être précise. Bon sang. D’accord, il ne ressentait peut-être aucun désir, certainement à cause de tout ce mépris qu’il éprouvait déjà à son égard, néanmoins cela n’empêchait pas que c’était gênant. Son drap de bain lui cachait tout juste ce qu’il fallait, mettait plus en valeur ses formes et n’importe quel garçon réagirait sûrement un minimum face à une femme qui ne portait quasi rien.

- Tu sais que tu as aussi un kimono pour toi dans la salle de bain ?

Qu’est-ce qu’il pouvait être naïf et tellement stupide également lorsqu’il le souhaitait.



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MessageSujet: Re: This is hell, not a date ! ft. Roy   Dim 13 Nov - 23:06

 
This is hell, not a date !
Roy & Akane

Si elle n’était pas aussi paniquée intérieurement, de se retrouver dans le lobby d’un hôtel avec son prétendu fiancé, Akane aurait certainement célébré cette petite victoire, lorsqu’il paya sans même une protestation, leur chambre. Voilà, enfin, il comprenait, comment se déroulerait le restant de ses jours : il serait son guichet automatique et en échange, elle ferait semblant de lui donner son cœur. Une relation pure, basée sur la manipulation, les mensonges et… oui bon, elle était loin de se douter qu’elle avait trouvé chaussure à son pied! Au moins, elle pouvait se consoler en pensant innocemment qu’il prenait de bons plis, que sa rééducation portait fruit et qu’elle pourrait très bientôt récolter ce qu’elle semait avec acharnement : un accès illimité au compte en banque du riche héritier! Notre peste affichait un sourire ravis, allant jusqu’à enlacer leurs doigts comme de parfaits jeunes gens fous amoureux – si bien que le commis eut tôt fait de soupirer devant l’adorable duo de fiancés dès qu’ils se mirent en route – en le suivant vers la chambre. Ciel, elle bénissait ses années de pratique, de mensonge, de subterfuge, elle en venait presque à remercier son père qui l’a forcé à cacher ses tourments, à feindre que tout allait bien toute sa vie, à cacher ses blessures sous un sourire, parce que là, maintenant, en avançant vers la suite de l’hôtel, elle en avait bien besoin. Sa pompe à sang tentait une échappée, au point ou ses pulsations archaïques lui donnaient mal à la tête. Elle avait à peine conscience de retenir son souffle. Comment ça pouvait arriver si vite hein? Ou avait-elle fait une erreur logique? Elle n’avait pas pu se conditionner, se faire à l’idée, se désensibiliser pour ne pas frémir de dégoût à l’idée qu’il pose ses mains sur elle. Elle n’avait même pas une once d’alcool pour se donner du courage! Comment était-elle supposée de faire semblant de s’abandonner entre ses bras en revivant en boucle, l’horreur de ceux qui l’y avait contrainte avant lui?

Son regard noisette se posa sur la suite – elle était magnifique, grandiose, en toute franchise, elle n’aurait accepté de dormir nulle part ailleurs. C’était tout bonnement dans ses goûts. Cette pensée suffit à la calmer un brin. Oui. Que ça soit ce soir ou plus tard, il fallait que ça arrive. Et considérant que son ‘’cher et tendre’’ n’avait pas besoin de supplément bleu pour passer à l’acte, elle avait intérêt à s’y faire rapidement, si elle voulait continuer de vivre de l’opulence. Cette chambre lui rappelait son but! Et si elle pensait très fort à des lingots d’or, elle pouvait presque le trouver assez attirant pour franchir le pas… Mais ils ne s’étaient même pas embrassés encore! … Il était vite en affaires! Trop vite pour elle... Trop vite point! Et qui lui disait que ce n’était pas un de ses abrutis un peu trop brusque hein? Il n’avait personne à son chevet, peut-être était-il un délinquant sexuel… La simple constatation qu’il soit en bonne forme physique la terrorisait, s’il prenait une décision, elle ne pourrait pas l’arrêter… physiquement du moins. Et plus que de faire semblant d’aimer ça, c’est cette portion qui la pétrifiait. S’il voulait quoi que ce soit… elle ne pourrait pas l’arrêter. Elle serait impuissante… Cette idée lui glaçait le sang.

Mais elle exagérait non? Il n’avait pas l’air bien méchant, d’ailleurs, il lui avait gagné une peluche, il n’avait pas eu un seul geste déplacé depuis qu’elle le connaissait non… il était inoffensif… Notre arnaqueuse avait tenté de se convaincre que ça irait, qu’il voudrait certainement discuter, passer une soirée romantique juste tous les deux, et qu’avec un peu de chance, elle pourrait feindre de s’endormir avant qu’il ne passe aux choses plus sérieuses… et elle avait presque réussi à faire taire ses démons…. lorsqu’il se mit à parler de douche. MAMAMIA. Ça y était, elle était coincée avec un pervers déchainé, un maniaque qui voulait entamer les ébats au plus vite, sinon pour quelle raison aurait-il décidé d’entamer le processus de douche! Il ne pouvait être plus clair, sauf s’Il avait carrément proposé de lui frotter le dos. Ne surtout pas lui donner d’idées! Son pauvre cœur s’était à nouveau emporté et, elle eut besoin de tout son self-control pour lui lancer un sourire amusé en lui proposant d’y aller le premier. S’il pouvait s’y noyer aussi... Aussi apaisant fut l’eau chaude pour lui, pour elle, c’était une agonie. Elle avait marché en rond dans la chambre, comme un lion en cage, songeant sérieusement à prendre la fuite. Mais ça serait abandonné son plan… Et lorsqu’il était revenu, elle avait à peine jeté un regard sur le jeune homme – assez pour constater que les goûtes qui lui ornaient la gorge et le thorax faisaient presque de lui une véritable œuvre d’art – et se maudire d’avoir pensé ça – et c’était empressé de filer sous la douche.

Borel. De. Merde. Franchement, son coeur battait à tout rompre. L’eau qui normalement aurait suffi à la calmer un brin ne faisant qu’accentuer ce sentiment de … timidité ? Mais c’était quoi à la fin, cette panique ?!? Si elle s’y était attardée un moment, elle aurait constaté qu’autant ça la gênait de retourner de l’autre côté, autant… elle n’était pas aussi dégoûtée qu’en temps normal. D’ailleurs, étrangement, sa panique était plutôt de s’assurer de choses élémentaire genre ‘’dieu merci je me suis fait les jambes’’ que de la meilleure façon d’éteindre la lumière pour qu’il ne voit pas le dégoût dans ses yeux… Idiote, triple idiote. Akane avait pris tout son temps, comme si le fait de laisser l’odeur fruitée du savon l’envelopper pouvait éviter ce qui devait inévitablement se produire….

Lorsqu’enfin elle éteint la douche, elle enroula sa petite silhouette dans une serviette et se planta devant le miroir. Elle pouvait y arriver, vraiment, elle était forte, elle avait fait ça une centaine de fois, une chevauchée de plus ou de moins… Des gens se fondaient l’un dans l’autre pour moins que ça! Et… après tout, ils étaient fiancés! Elle hésita un long moment à prendre le peignoir puis, se résigna : si elle devait endurer ça tôt ou tard, autant y aller franchement, directement, ça serait fait! Une grande respiration plus tard, le cœur toujours en mode free style de tamtam, elle sorti de la salle de bain pour s’avancer… dans toute son indécence, vers ce maudit cuisto qui ne devait qu’attendre son dessert! Ou pas…………. ?

Pourquoi était-il vêtu hein? Qu’est-ce qu’il faisait affalé sur leur lit?!?! Perplexe, elle s’était figée, l’observant de son regard noisette en lui tirant un sourire amusé qu’elle ne ressentait pas… du tout. À quoi il jouait hein? Elle se sentait absolument ridicule dans sa serviette et, pourtant, elle savait très très bien qu’elle était carrément du bonbon pour les yeux! Elle avait dévisagé le jeune homme, s’attardant à ce kimono qu’il avait laissé ouvert et, plutôt que de ressentir du soulagement devant son air perplexe et sa proposition de sa vêtir un peu plus, c’est une vague de colère qui s’empara d’elle, ses joues se colorant d’un rouge qu’on aurait pu croire timide. Pourquoi la regardait-il ainsi hein? Elle bouillait intérieurement, de ne pas être plus désirable que ça à ses yeux… et surtout, elle se maudissait elle, de VOULOIR qu’il la regarde avec plus d’intérêt. Pourquoi?! Elle devait avoir perdu la tête… « J’y vais, j’ai encore de vieilles habitudes… désolée.  » une excuse minable, d’autant plus minable quand on sait que la seconde d’après, comme piquée qu’il n’ait pas eu la moindre expression d’intérêt pour le chef d’œuvre d’anatomie qu’elle était, Akane avait tourné les talons et s’était dirigée dans la salle de bain, laissant volontairement la porte ouverte en enfilant le maudit kimono. S’il ne la trouvait pas au minimum intéressant maintenant, valait mieux qu’Elle se trouve un fiancé…. Hétéro? Elle allait l’étrangler avec sa serviette!

N’ayant rien compris de la réaction de son ‘’fiancé’’ qui avait pourtant entamé les hostilités avec les douches, elle tentait de récupéré les pièces de son égo qui venait d’en prendre un coup. Elle était prêt là, résignée,  condamnée, ne pouvait-il pas prendre son deux minutes de pied et la laisser retourner à ses vieux démons?!?! S’il avait à la souiller, ne pouvait-il pas le faire maintenant, franchement, et ne surtout pas aller ternir la seule partie d’elle encore intact : son cœur de glace?! Pourquoi ça l’énervait autant qu’il ne veuille pas la regarder…. Avait-elle envie qu’il ait plus loin? Dieu merci, son déni hurlait que non. C’était quoi son problème hein? Il mettait clairement en marche l’opération acrobaties de chambre et voilà qu’il restait immobile devant elle?!?! Il voulait qu’elle fasse tout le travail? Vraiment? Elle avait soupiré silencieusement en prenant son air de guerrière, un sourire joueur, cet air trop en contrôle… s’il voulait qu’elle se tape tout le travail, parfait, ça serait encore mieux s’il évitait de participer. Ce crétin aurait ce qu’il voulait, elle pouvait jouer à ce jeu aussi, elle avait l’estomac fort! Il l’aurait, sa satisfaction d’être un type bien et de ne pas avoir commencé. GRRR.

Bien consciente de la porte ouverte, elle avait enfilé le kimono, en prenant bien soin de laisser retomber le tissu sur son épaule, dévoiler sa peau immaculée et un décolleté bien plongeant. Si ce crétin voulait lui résister, fait son saint, c’était hors de question! HORS DE QUESTION. IL avait manifesté tous les signes d’un pervers en demande, et elle y répondrait. Que ne ferait-elle pas pour un sac à main griffé. Oh qu’elle lui ferait payer d’avoir osé la regarder comme si elle n’était pas SI intéressante. Sur la pointe des pieds, elle était revenue dans la chambre avec un sourire enjôleur, ses cheveux de jais en cascade sur ses épaules frêles. « Roy?  » un pas, deux, une démarche de tigresse devant une antilope. Elle s’était arrêtée près de lui, s’inclinant en laissant délicatement ses doigts grimper sur son kimono à lui, aller cueillir les fichues gouttes d’eau qui lui taquinaient la clavicule faute de perler de ses cheveux encore humide. … Le fait qu’elle n’ait pas haït le contact lui fit l’effet d’un choc électrique et, probablement que sa mauvaise foi blâmera la curiosité, de voir ce qu’elle pourrait aussi ne pas trop détester, pour la suite… « Qu’est-ce que tu lis?  » comme si elle s’en souciait, comme si vraiment, elle en avait quelque chose à faire! Ses doigts pianotaient sur le torse de sa pauvre victime alors qu’elle s’était hissée sur le lit. Ce crétin ne savait pas dans quels filets il venait de tomber!


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MessageSujet: Re: This is hell, not a date ! ft. Roy   Jeu 17 Nov - 16:57



This is hell, not a date !


Akane & Roy ♥



Roy n’allait pas mentir non plus, Akane était loin d’être désagréable à regarder. N’importe quel homme aurait succombé à une telle tentation, probablement que le garçon qu’il était par le passé l’aurait obligé à venir vers lui puis à retirer cette serviette qui lui recouvrait le corps. Certainement qu’il se serait délecté de chaque parcelle de sa peau, qu’il l’aurait dévoré du regard avec un sourire malsain qui ornait ses lèvres. Hors, il n’était plus cet individu à l’heure actuelle, il n’était plus cet homme qui se fichait du mal qu’il causait aux autres, il n’était plus cette personne sans sentiment parce qu’il était trop brisé pour parvenir à éprouver quelque chose de beau à nouveau. S’il n’avait que faire du monde qui l’entourait à l’époque, s’il s’en fichait du martyre qu’on lui infligeait, de cette torture qui le poignardait et qui le plongeait un peu plus dans des ténèbres infernales, qu’il n’était en fait que là à attendre le coup de grâce, il n’en était rien aujourd’hui. Il était capable de ressentir des émotions, de reconnaître que contempler une femme de haut en bas, de la désirer un minimum sous prétexte qu’elle était en petite tenue et qu’elle avait ses formes mis en valeur, était un geste plus que déplacé. Qu’en agissant ainsi, il ne la respectait une seule seconde et que son devoir en tant qu’homme était ceci. Certes, il ne devait rien à cette demoiselle, peut-être qu’elle mériterait à ce qui la déshabille et ne la force à être sienne, après tout ils étaient fiancés mais le garçon le refusait. Parce que s’il n’était pas en mesure de la respecter elle, il ne parviendrait pas à en respecter aucune autre. De toute manière, même sans ce problème là, le garçon n’en éprouvait pas l’envie. Ce n’était pas contre elle, parce qu’elle était mignonne, qu’elle avait plus de forme qu’il n’en fallait et qu’il n’était pas aussi à l’aise qu’il le prétendait... Mais même s’il le voulait, il n’y arriverait pas. Quelque chose le bloquait au plus profond de lui, comme un puissant pincement au coeur qui l’empêchait d’avancer de côté là et qui lui donnait la nausée. Il détestait cette sensation, il ne comprenait pas pourquoi ça l’oppressait autant et ce qu’il avait bien pu vivre autrefois pour en arriver à ce stade là, en arriver au point de ne pas réussir à contempler une belle femme. Peut-être les avait-il trop touché par le passé que plus qu’être écoeuré par elles, il était dégoûté de lui-même et c’était son subconscient qui l’empêchait de commettre ses mauvaises erreurs d’autrefois. Qui savait, oui peut-être... A moins que cela soit le traumatisme d’avoir perdu l’être le plus cher à son coeur et la seule chose que son corps était capable de se souvenir distinctement.

Le fait était que tout aussi innocent qu’il était, Roy lui avait fait une remarque sur sa tenue, ne songeant pas un instant que cette rétorque aurait pu vexer sa « compagne » et la piquer au vif. Les yeux fixés sur sa brochure, il les releva une seconde alors que la demoiselle n’avait pas fermé la porte mais les ramena aussitôt sur le texte devant lui. Un texte qu’il peinait sincèrement à lire et qu’il avait du relire trois fois avant d’en saisir le sens de la phrase. Ce n’était pas facile lorsqu’une femme se mettait totalement à nu devant nous et dire que cela ne le touchait pas, ne le gênait pas serait le plus gros mensonge que le garçon aurait inventé.

A l’entente de son prénom, machinalement, le cuisinier égara son regard en provenance de cette voix pour se retrouver face à Akane qui était de retour dans la chambre, un peu plus vêtu mais sûrement pas autant que le jeune homme l’aurait souhaité A quoi jouait-elle sérieusement ? Ses iris se baissèrent sur ses doigts qui taquinaient son torse avant de se redresser et de tomber directement sur son décolleté Aussi manipulateur et joueur qu’il pouvait l’être, il n’avait guère pu se contrôler et détourna aussitôt son visage ailleurs dans la pièce, ses lèvres se mordant fébrilement, signe apparent de l’embarras qu’il éprouvait.

- Rien de bien intéressant, Déclara-t-il ensuite, reposant le flyer près de lui, Juste un prospectus sur la ville.

Puisqu’il n’avait trouvé que ça pour l’occuper et parce qu’au fond ça l’intéressait un peu de découvrir les activités proposées. Il n’y connaissait tellement rien. Avec le plus tendresse possible, ne souhaitant pas montrer que ses gestes contre sa peau le dérangeaient, il se saisit de sa main avant de lui en embrasser suavement le dos. Ses prunelles noisettes se noyèrent ensuite dans les siennes, l’observant avec intensité tandis qu’un doux sourire prenait forme sur ses lèvres. Ses phalanges se nichèrent sur son visage, se calant sur sa joue et se perdant sous ses cheveux afin d’avoir un meilleur appui, le laissant s’avancer lentement puis déposer ses lèvres sur son front.

- On devrait se coucher, il est déjà tard, hm ?

Parce que non il ne lui ferait rien, il n’avait aucune intention de la toucher si ce n’était celle de la charmer et de faire chavirer son coeur un peu plus. Akane pensait le tenir, elle se trompait tellement.


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MessageSujet: Re: This is hell, not a date ! ft. Roy   Dim 20 Nov - 15:51

 
This is hell, not a date !
Roy & Akane

Nous tenons à nous excuser à un Arakawa en particulier qui aurait l’odieux de subir un défilé spécial lingerie de notre ballerine dans les prochains jours, lorsque profondément insécurisée sur son propre charme, elle tenterait de se convaincre qu’elle n’était pas mystérieusement devenue une mocheté ambulante et que la faute de son manque d’attrait reposait exclusivement sur ce maudit Roy…. Son regard s’était posée sur le cuisinier alors qu’un sourire enjôleur passait sur ses traits et qu’elle détaillait son visage avec un peu plus d’intérêt, tentant de contrôler la fureur qui lui nouait les entrailles. Fichu stoïque, borné, radin, pas assez crédule… moqueur…. Séduisant… adorable Roy. WOOOAH. Contrôle le flot de tes pensées, ce n’est pas un homme pour adoption que tu as devant toi mais bien la victime de ton plus cruel mensonge jusqu’à date… Une victime assez indifférente à tous ses efforts de séduction… Mais c’était quoi ce type hein?!?! Akane devait se faire violence pour maintenir un sourire presque doux sur son minois alors qu’intérieurement, elle se demandait sérieusement comment annoncer à son prétendu fiancé qu’il agissait comme si ses champs d’intérêt étaient d’avantage porté sur les barbes et les muscles mâles que sur les femmes. Avait-elle été idiote au point de se sélectionner un gay comme victime? Et que ferait-elle lorsqu’il réaliserait qu’il n’avait jamais eu d’intérêt pour la gente féminine hein? Forcément, s’il était du type sausage party, ça lui reviendrait tôt ou tard et elle aurait bien du mal à lui expliquer comment ils avaient pu se fiancer dans ses conditions… Tant d’angoisses qui finirent par se dissiper quand elle remarqua le regard de son cher et tendre dévier un instant, un seul, sur les merveilles de la nature qu’elle avait pris soin de mettre bien à la vue.

Gotcha! Aussi accomplie que si elle venait d’attraper un pokemon rare après plusieurs essais, elle s’était inclinée vers lui, laissant ses doigts jouer sur son torse en lui souriant le plus tendrement du monde. Quel minable… avant longtemps il serait sous son joug et cette soirée ne serait plus qu’un horrible cauchemar. Il suffisait qu’elle passe à l’action, qu’elle mette l’horreur de la première fois derrière elle et qu’elle sache à quoi s’attendre pour le reste de ses jours. Oui. Elle était prête à envisager des devoirs conjugaux avec ce type, ça ne serait pas la première fois qu’elle écarterait les cuisses pour obtenir gain de cause… et elle était assez bonne actrice pour feindre d’apprécier un contact qui la rebutait à chaque seconde… Il suffisait qu’elle contrôle cette peur chronique qui lui nouait le ventre et qui oppressait son poitrail, qu’elle repousse cette vague de nausée habituelle au moment venu et qu’elle serre les dents en attendant que ça passe… Idéalement en moins de deux minutes… ça ne serait pas plus désagréable que de récurer une salle de bain. Elle pouvait y arriver! … S’il coopérait un peu. Elle s’était figée, une seconde de trop, en sentant le jeune homme se saisir de sa main et elle avait accroché son regard au sien. Maudit soit ce cuistot, il avait dû la droguer … sinon comment expliquait-il que ce contact lui avait plutôt fait l’effet d’un choc électrique au lieu d’un frisson de terreur. Elle l’avait fixé avec une moue d’incompréhension, aussi perplexe devant son comportement que devant les sensations qui l’envahissaient. Si elle s’attendait à de l’horreur, à une sensation digne de la maison hantée, il n’en était rien… pour tout avouer, elle n’haïssait pas ça…

Délicatement, sa joue s’était appuyée sur la paume du jeune homme alors qu’un frisson la chavirait en sentant ses lèvres se poser sur son front. Son cœur s’était emporté, avec une force qu’elle ignorait, les battements frénétiques lui donnant un début de migraine. Et pourtant, elle n’avait pas spécialement envie de bouger…Aussi lamentable que ce soit, il était bien la première personne à l’approcher ainsi, à faire preuve d’autant de douceur et, à ce moment précis, une vague de culpabilité la traversa. Elle lui mentait, elle se jouait de lui, et en retour, il n’était que douceur… si elle avait pu lire dans son esprit, ça aurait apaisé un brin ses inquiétudes d’ordre morale! Elle en était presque perdue dans ce contact qui lui avait fait penser, une seconde, qu’il existait véritablement un havre de paix quelque part sur cette terre, lorsqu’il proposa de…. Dormir? S’il n’avait été qu’innocence, elle, avait plutôt compris dans son ‘’dormir’’ le début d’une invitation. Comment pourrait-il en être autrement hein? Ils étaient tous ainsi, ils ne voulaient qu’une chose… et elle refusait de croire que ce gamin richissime était différent. Et pourtant, ce n’était pas si effrayant, le regard qu’elle portait sur lui en venait presque à anticiper la suite… sans avoir envie de fuir à toute jambe. Elle lui avait souri en laissant sa main grimper sur le bras de son otage. « … Tu as raison… il est tard…  » et sans plus de cérémonie, elle s’était hissée sur le lit, en prenant bien soin de l’enjamber au passage – en finissant son déplacement littéralement à cheval sur le pauvre homme. Il ne resterait pas gay bien longtemps! Elle avait une mission!

Sans se soucier de replacer la fichue manche de son peignoir qui venait de dévoiler un peu plus de peau, elle lui avait souri en s’inclinant vers lui. Puis, sans vraiment lui demander son avis, Akane et avait délicatement posé une main sur sa joue avant de la laisser se perdre dans sa tignasse – soyeuse, la vie était si injuste, elle lui piquerait son conditionneur un jour! - un sourire doux au coins des lèvres alors que, d’une voix amusée, elle lançait : « Par contre, je ne peux pas te laisser quitter ce lit…    ». Ses doigts s’étaient égarés dans les cheveux du jeune homme en choyant délicatement sa nuque alors qu’elle penchait la tête sur le côté en lui tirant un sourire joueur, ne sachant plus trop elle-même ce qu’elle tentait de prouver, et ce qui était exclusivement contrôler par cette envie inavouée de savoir si un baiser, posé ailleurs que sur son front, serait aussi agréable… Maudite curiosité! Sa main libre s’était posée sur l’épaule du jeune homme, prenant bien soin de le plaquer au matelas sans grande force, alors qu’elle s’inclinait vers lui avec un sourire en coin. « Sinon, qui va me protéger des monstres hein? Tu m’as amené voir des choses effrayantes Oikawa Roy… tu vas devoir prendre tes responsabilités!  »

… Idiote, triple idiote! Son regard noisette s’était perdu dans le sien alors qu’elle avait un instant arrêté de choyer sa crinière, totalement figée sur ce visage qui ne lui inspirait pas tant que dégoût qu’une profonde curiosité… avait-il toujours été aussi magnifique? Elle avait envie d’en observer chaque trait, et elle était bien consciente que c’était contre-productif, que ça n’avait rien à voir avec le plan initial…  Au fond d’elle, elle avait presque oublié d’avoir peur, ou de contrôler tout, elle avait depuis longtemps perdu pied et le rythme chaotique de sa pompe à sang, à cet instant, ne faisant que lui rappeler. Sa voix c’était fait plus amusée, plus douce plus… réelle, alors que, contre toute prudence, elle avait murmuré à son intention : « Ou alors… je vais devoir me venger? …  » … Et sans trop savoir pourquoi, plutôt que de tourner dans son jeu habituel de séductrice, de femme fatale, ses deux mains avaient glissés sur les épaules du bridé, sur ses cotes, pour se poser juste au-dessus de ses hanches… Elle aurait pu continuer, c’était une pièce de théâtre dont elle connaissait chaque réplique… et pourtant, contre toute attente, elle avait opté pour…………. Le chatouiller? Vraiment? VRAIMENT? T’es pas bien!? ………… Oh… si ce n’était que ça. « Dis que t’es désolé et je te laisserai la vie sauve!  » … et tu ris? T’es pas bien…………. comme quoi, elle avait 5 ans d’âge mental… Le truc, c’est qu’elle avait totalement zappé la mise en garde pour ne surtout pas le dévoiler!


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MessageSujet: Re: This is hell, not a date ! ft. Roy   Dim 20 Nov - 21:14



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Il était clair qu’Akane se trompait sur toute sa ligne. Roy n’était pas un jeune homme vulnérable et fragile, il avait plus d’un tour dans son sac et surtout... Il n’était pas gay. Ce n’était pas parce qu’on ne posait pas ses yeux sur les formes d’une femme, qu’on ne la touchait pas ou ne pensait pas qu’à la mettre dans notre lit, faisait d’un garçon quelqu’un d’homosexuel. N’était-ce pas normal de la respecter ? Puis ce n’était pas parce qu’on pouvait désirer une femme, qu’on pouvait en être attiré ou être gêné qu’on devait automatiquement agir comme une bête affamée. Elles n’étaient pas des jouets bien qu’en quelque sorte, au vue de comment il se comportait avec sa « fiancée », au vue de comment il la manipulait, cela n’en était pas très différent. Peut-être que le cuisinier ne se sentait pas encore capable de pousser ce vice aussi loin, de le pousser au point de commettre un péché éternel puis de la salir plus bas que terre en la touchant sans rien éprouver pour elle. Etait-il cruel à ce point là ? Peut-être que oui, peut-être que non. A l’heure actuelle, il n’était pas en mesure de le dire puisqu’il n’appréciait pas plus que ça le contact, puisque la vérité était que ça le bloquait, qu’une partie de lui n’arrivait pas à aimer ce geste comme il devrait l’aimer normalement et il savait que ce n’était pas à cause de la personne mais bel et bien à cause de lui. Il savait que peu importait l’individu qui lui ferait face, il n’apprécierait pas ce geste, cette caresse, à sa juste valeur. Toutefois, il ignorait pourquoi. N’importe quel individu normal adorerait ce contact et en redemanderait encore... Ce n’était pas son cas. Certains diraient que c’était la mort de celle qu’il aimait en plus du choc de l’accident qui l’avait chamboulé au point de l’obliger à se créer des barrières, à se protéger puis de ne pas s’attacher indirectement afin de ne pas avoir subir la douleur forte de cette lourde perte. D’autres raconteraient que ce n’était pas lié, que son comportement d’autrefois était la principal cause parce qu’avant de perdre sa bien aimée, Roy n’en était pas moins un homme bon, un homme empli d’amour et de volonté. Et qu’en vérité, la personne qu’il était devenu, il ne l’aimait pas, il la détestait et à l’époque, même s’il n’en avait aucun souvenir à présent, il n’en était pas fier. Il le savait au fond de lui que Keira ne serait pas heureuse de le voir se détruire ainsi, qu’elle ne serait pas en mesure de se reposer en paix en le voyant aussi briser seulement, c’était de sa faute. Le garçon n’avait cessé de le penser à l’époque, de songer qu’elle était celle qui avait choisi de le quitter, qui avait été égoïste et qui lui avait volé sa vie en s’en allant de la sorte. Donc, qu’est-ce que ça importait qu’il sombre peu à peu ? Pourtant... C’était la vérité, il s’apercevait de ses ténèbres qu’il descendait, il détestait l’homme qu’il était, cette cruauté qui s’était emparée de lui et qui le rendait plus glacial au fil des jours... Il n’avait pas cessé pour autant parce que d’une certaine façon, ça le maintenait en vie. Il s’agissait là de sa punition pour ne pas avoir réussi à la sauver, voilà tout.

Et c’était sûrement la raison pour laquelle, il n’aimait pas tout ceci aujourd’hui. Parce qu’au plus profond de son esprit, son coeur ne s’estimait pas méritant de cette attention qu’on lui offrait. Il ne devrait pas avoir de femme auprès de lui, manipulatrice ou non, il aurait du être seul et continuer à l’être encore et encore à l’avenir. Il n’était pas quelqu’un de bien. Il n’était pas ce garçon souriant, adorable et optimiste. Son corps avait conscience de tout cela, il se rappelait de tout lui et était écœuré de ces actes abjectes que le cuisinier avait pu avoir par le passé. Des agissements qui étaient encore d’actualité désormais puisque aucune de ses pensées n’étaient saines, qu’il n’avait que pour objectif de rendre à cette demoiselle la monnaie de sa pièce en souhaitant le manipuler. N’était-ce pas autant cruel ? Hors, qui des deux l’étaient le plus au bout du compte ? Ils n’étaient pas mieux, aussi bien l’un que l’autre.

Innocent, et certainement plus naïf qu’il le croyait, le garçon se retrouva surpris d’accueillir sa « fiancée » au-dessus de lui. Il était sérieux quant il parlait de dormir et ne comprenait réellement pas quelle était le véritable but d’Akane. Ses paupières avaient papillonné sous l’étonnement avant que pendant un instant, un tout petit instant, son regard se pose sur le décolleté niché droit devant ses yeux mais il les redressa bien rapidement, étrangement mal à l’aise. On aurait pu lui poser la question, lui demander s’il n’avait jamais vu de seins de sa vie et sa réponse aurait été « oui ». Non pas qu’il n’en avait jamais vu, il l’ignorait en réalité, néanmoins il n’était pas en mesure de s’en rappeler. Et il fallait être honnête, ce n’était pas comme si ceux de la jeune femme étaient petits. Au vue de la taille de ses mains, il était certain d’avoir besoin des deux pour en tenir un. Donc, n’était-ce pas normal d’être embarrassé ? Ils pendaient devant ses yeux, forcément, il était difficile de les rater. Bref.

Néanmoins, Roy n’exprima aucun signe de son embarras, se contentant de noyer ses iris aux creux des siennes, attendant simplement de comprendre ce que sa vis-à-vis préparait. Un léger frisson cependant le parcourut alors que ses phalanges s’abandonnaient sur sa joue puis dans ses cheveux. Il n’appréciait réellement pas ça sauf qu’il ne pouvait pas lui dire cela, faire croire qu’il s’agissait du contraire était plus adéquat. La raison pour laquelle, plutôt que grimacer, le jeune homme lui sourit tendrement, répondant ainsi à celui que la demoiselle lui adressait.

« Je ne comptais pas m’enfuir ailleurs tu sais ? » Avait-il déclaré de cette esquisse, un brin amusée, toujours accroché à ses lèvres.

Les lits sont plutôt confortables pour dormir puis il s’avéraient qu’Akane était censée être sa fiancée, ne serait-ce pas étrange s’il choisissait de dormir sur le canapé, à terre ou même dans la salle de bain ? Pas une seule seconde, il ne détacha ses prunelles de celles de la jeune femme, faisant exprès de les garder ancrées au creux des siennes et de la fixer avec autant d’intensité. Son sourcil s’arqua toutefois à la mention de la vengeance, curieux de savoir ce qu’elle mentionnait au travers de ses mots et encore une fois, il ne savait pas à quoi il s’était attendu mais certainement pas à ça. Un faible rire résonna entre ses lèvres, tandis qu’il gigotait légèrement à cause de ses chatouilles qui lui effleuraient les côtes. D’accord, il le nierait sûrement jusque dans sa tombe mais ce moment, aussi infime soit-il, il l’avait sincèrement apprécié et le son qui s’était échappé de sa bouche n’avait pas été un mensonge.

Hors, Roy n’eut pas besoin de beaucoup de temps pour calmer le jeu, inverser les rôles en la repoussant puis lui voler sa place en la chevauchant de son corps puis lui tenant délicatement les poignets. Son sourire s’étira dans un trait plus espiègle alors que la taquinerie se reflétait dans ses prunelles.

- Puis-je savoir de quoi je suis censé m’excuser, mademoiselle ? L’interrogea le garçon, prenant un ton faussement sérieux, Je n’ai rien fait de mal.

Ô que si mais ça, Akane ne le savait pas encore. Toutefois dans la situation actuelle, il était vrai que Roy n’avait pas mal agi puisqu’il lui avait proposé de se coucher sans aucune arrière pensée. Marquant un nouveau moment de silence, il la contempla de ses iris noisettes, souriant avant d’approcher lentement son visage puis de lui embrasser la joue, tout près de ses lèvres. Puisque cela aussi, ça faisait partie du plan.

- On devrait vraiment dormir maintenant.

Il se décala sur ses dires, se laissant tomber sur le côté tandis que de ses doigts, il éteignit la lumière pour ensuite s'allonger correctement.

- Et si jamais tu as trop peur des monstres, je ne suis pas loin, promis.

Sa voix était légèrement taquine cependant de par ses mots, il l’invitait à se rapprocher si besoin est. Il n’en éprouvait pas spécialement l’envie toutefois s’il souhaitait l’avoir comme il l’avait déclaré, il devait jouer le jeu jusqu’au bout. Impérativement.


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MessageSujet: Re: This is hell, not a date ! ft. Roy   Lun 21 Nov - 22:28

 
This is hell, not a date !
Roy & Akane

Akane aurait été bien incapable de dire quelle mouche l’avait piquée lorsqu’elle était grimpée sur le dinosaure qui lui servait de fiancé – c’était le contraire de son plan, l’opposé exact de ce qu’elle avait envisagé de faire en franchissant la porte de l’hôtel, à savoir, trouver n’importe quel prétexte pour ne pas consommer leur ‘’union’’. Ne s’était-elle pas promise de ne surtout pas entamer un processus de fusion avec lui… et voilà qu’elle le fixait de haut, prête à commettre une bévue sans même y avoir été forcée. N’était-elle pas supposée détester toute forme de rapprochement, tout contact? Normalement, elle haïssait la chose assez pour célébrer mentalement avec une trame sonore réjouie lorsqu’elle pouvait y échapper… alors pourquoi diable se jetait-elle dans la gueule du loup avec Roy? Son regard noisette s’était accroché à celui du jeune homme et un sourire des plus doux ornait ses lèvres. Si elle semblait imperturbable, il était difficile de nier cette petite étincelle de curiosité qui avait piqué son regard alors que ses doigts traçaient leur parcours sur ses cotes… c’était presque… agréable? Elle n’avait pas l’impression de devoir pincer les lèvres, ou de lutter pour ne pas frémir d’horreur, généralement, elle avait cette image mentale d’un monstre visqueux, d’un mollusque, de tout sauf de ce qu’elle découvrait à présent. Comment cela se faisait-il que son cœur batte si fort, que ses poumons protestent contre leur utilité première : respirer, alors qu’elle ne faisait rien de plus que de manier un jouet dont elle n’avait pas vraiment envie? … À moins que si?

Cette pensée, plus que tout autre chose, suffit à lui donner la claque manquante, elle avait l’impression de s’immoler, de se brûler à le regarder ainsi, c’était un jeu bien dangereux, risqué, et elle le haïssait de troubler ses sens, de lui donner presque envie de savoir, jusqu’à quel point il pourrait éviter de la répugner… est-ce que ça serait aussi horrible, là, maintenant, s’il refermait ses bras sur elle? Serait-elle tétanisée sous son emprise, ou alors, retrouverait-elle ce maudit feeling de sécurité qu’il lui avait prodigué dans cette maison hantée? Déterminée à ne pas obtenir la réponse à cette question qui la plongerait dans un chemin brumeux dont elle ignorait la sortie, Akane s’était mise à le chatouiller. Comme si, retomber en enfance lui ferait oublier qu’elle c’était fait la réflexion sincère, qu’il était magnifique… Ouai bah, essais encore, idiote! Acharnée à lui faire « payer » son choix d’activité, elle ne s’était pas arrêtée lorsqu’il s’était mis à se tortiller, et encore moins, lorsqu’un éclat de rire lui avait échappé. C’était bête non, de se sentir presque légère de l’entendre se marrer… Elle était là pour lui pourrir l’existence, pourquoi son rire lui mettait-il un tel baume sur le cœur hein? Ça ne chasserait jamais les mensonges qu’elle lui enfonçait dans la gorge chaque jour, jamais, alors à quoi bon essayer? Autant répudier sa conscience en bloc et ne pas se chagriner avec ça… non?

Elle était presque satisfaite de sa vendetta lorsque le cuisinier se retrouva en position de force de la fit pivoter, prisonnière de sa propre attaque, immobilisée sous son poids. Sa première réaction fut un profond sursaut, une sensation de suffoquer, de perdre pied, surtout en sentant ses mains prises au piège. L’impuissance, la terreur, pendant une fraction de seconde, elle était pétrifiée… Son esprit brisé la ramenait à d’autres jours plus sombres, à d’autres crétins qui avaient eu le dessus sur elle… et à cette amère sensation de honte, de mépris… à ces longues soirées passées recroquevillée sous une douche brûlante, en pleine connaissance de sa teinte homard qui pourtant, était préférable au souvenir de certaines mains sur sa peau immaculée…. Elle aurait pu hurler, se débattre, mais alors qu’elle basculait vers ses démons, c’est à son regard qu’elle s’était accrochée… et c’est une chute plus douce, mais plus doucereuse qui avait eu raison d’elle…. Sa pauvre pompe à sang qui loupa un battement. « T-tu tu m’as …   »  Shiroi Akane qui cherche ses mots? C’est une première… et pourtant, elle le dévisageait, sans retrouver la moindre once de nausée… en toute franchise, s’il ne lui tenait pas les poignets, elle aurait probablement tendu une main vers lui… elle devait être fiévreuse, malade, pour le trouver attirant. « Tu m’as amené dans un endroit effrayant! »  le ton amusé plein de reproche, le petit sourire en coin alors qu’elle se tortillait pour lui échapper avec un air pas trop convainquant. « Je vais faire des cauchemars par ta……. »  

Le reste de sa phrase s’était perdu dans un couinement de surprise alors qu’il posait ses lèvres sur sa joue… et qu’elle le maudissait d’avoir choisi cet emplacement. Une douce torture lui nouait le ventre, et franchement, c’est tout son amour propre qui la retenait de ne pas détourner la tête pour lui offrir ses lèvres. Son pauvre cœur battaient à tout rompre et elle s’était enfoncée un peu plus dans le matelas, immobilisée. Comment pouvait-elle avoir aussi envie qu’il l’embrasse hein? Pour savoir comment ça serait? Pour savoir si la décharge d’adrénaline serait aussi agréable? Maudit soit cet abruti, il tomberait sous son charme avant qu’elle y passe! Alors qu’il se laissait tomber en la libérant, elle avait passé une main nonchalante dans sa propre crinière, tentant de retrouver ses esprits trop embrouillés pour elle. Dieu merci, il avait fermé la lumière, parce qu’elle ne se serait pas lassée de le fixer. Comment il faisait ça hein? Elle se sentait stupide, faible, minable, comment arrivait-il à la briser sans même lui toucher…

« … Ok… dormons. »  Le flot d’insulte mental était grand, croyez nous! Elle devait le séduire, l’attraper dans ses filets, le convaincre de lui offrir mers et mondes et voilà qu’elle se retrouvait allongée à côté de lui, le cœur battant, sans trop savoir quoi en faire. Le chatouiller? Vraiment? T’espérait accomplir quoi pauvre crétine! Portant une main sur son cœur qui se débattait toujours, elle était restée immobile un bon moment. Se détourner, dormir dans son coin, il n’était pas trop tard… non? N’avait-elle pas assez merdé pour une journée?! Et pourtant, plutôt que de s’isoler, elle l’avait fixé, allongé juste là, si près… « Si un monstre entre dans la chambre, ce n’est qu’équitable que tu sois le premier qu’il attrape, j’ai assez hurlé pour l’année moi… »   … tu ne fais aucun sens, tu le sais ça?... Elle avait pivotée sur le côté, déterminée à s’allonger à une distance convenable… et ne le faisant pas sans aucune excuse valable. Plutôt que de lui tourner le dos, elle l’avait fixé, en se demandant si, hors de la maison de l’horreur, elle haïrait son étreinte… Akane avait froncé les sourcils puis, soulevant sans même lui demander l’autorisation, son bras pour se nicher contre lui, elle avait décidé d’avoir sa réponse. Grave erreur idiote… Son minois s’était enfouis dans le cou du jeune homme, où elle comptait bien dormir, franchement, mais encore une fois, le choc de ne pas être mortifiée par sa présence la pris. Plutôt que de se contenter de lui murmurer bonne nuit, elle avait relevé son minois pour poser un baiser sur sa joue dans un : « Fais de beaux rêves… de moi? »  puis, sans trop savoir ce qui l’avait possédé – maudite curiosité, elle s’était inclinée pour un ultime baiser sur sa joue… et avait plutôt décidé de s’emparer de ses lèvres, avec une tendresse insoupçonnée, presque comme si elle avait peur qu’il se disparaisse si elle n’y prenait pas garde…. Et les portes de l’enfer s’étaient ouvertes sous ses pieds….ce type était un jouet, une accessoire, un minable qu’elle dépouillerait… alors pourquoi, plutôt que de se reculer, elle avait laissé une main grimper sur sa joue avec une douceur inouïe…pourquoi, pour la première fois de sa vie, un baiser lui donnait envie de recommencer….


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MessageSujet: Re: This is hell, not a date ! ft. Roy   Mer 23 Nov - 16:06



This is hell, not a date !


Akane & Roy ♥



Est-ce qu’il était fier de son jeu ? Roy n’en avait pas la réponse parce qu’à l’heure actuelle, il ignorait si ça fonctionnait ou non. Il ignorait si la jeune femme était en train de flancher, de chavirer pour lui ou si tout ceci n’était que le fruit d’une ardente comédie de sa part. Evidemment, ce genre de choses était censé se ressentir et une part de lui avait l’impression que ça marchait cependant par précaution, il était préférable de se dire que ce n’était pas efficace et qu’il fallait toujours pousser le jeu un peu plus loin. De toute manière, ce n’était pas parce que Akane était un tant soit peu gênée, confuse, que ça signifiait qu’il avait touché le jackpot. On ne s’entiche pas d’une personne si facilement, pas besoin d’avoir toute sa mémoire pour comprendre cela. Il y avait toute une histoire de séduction et il était prêt à tout même si pour ça, il devait mettre son blocage de côté, son dégoût puis tenter d’apprendre à apprécier les contacts qu’on lui offrait. S’il ne la touchait pas, s’il ne l’embrassait pas, comment espérait-il parvenir à la séduire ? Les mots, c’est joli on est d’accord seulement ils paraissent plus sincères s’ils sont accompagné de doux gestes. Roy était doué pour prendre sur sa personne, il le faisait souvent depuis son réveil donc un peu plus, un peu moins. Il suffisait de ne pas montrer que ça l’oppressait et que ça le bloquait pour une raison qu’il ignorait. C’était frustrant d’ailleurs, plus qu’il ne l’avouait parce que son corps réagissait, peut-être même qu’il appréciait lorsqu’on l’approchait d’un peu trop près mais les pulsations de son coeur ne suivaient pas. Cela le braquait et il ne comprenait pas parce qu’une partie de lui était certaine d’aimer ça. Aimer avoir quelqu’un contre lui, avoir quelqu’un qui lui effleure la peau, qui l’embrasse et le plonge dans un sentiment de désir charnel. Peut-être tout simplement était-ce parce qu’il détestait cette demoiselle, qu’il n’arrivait pas à l’aimer à sa juste valeur toutefois le corps n’était-il pas censé n’en avoir rien à faire de ces détails ? Du moment qu’il prenait du plaisir, où était le problème si la personne face à lui était détestable ? Le cuisinier ignorait quoi en penser, légèrement confus de ne pas saisir ses propres réactions ni pourquoi il éprouvait cette sensation lorsqu’on le touchait. Ce n’était pas réellement du dégoût, un peu peut-être, mais c’était plus quelque chose qui le braquait instantanément comme un bouclier qu’il se créait pour se protéger d’un danger dont, là encore, il n’en connaissait pas l’identité. Il avait conscience que sa « fiancée » était une manipulatrice, qu’elle n’éprouvait rien d’honnête à son égard et qu’il devait s’en méfier donc de quoi avait-il peur ? De s’attacher ? Impossible. Dés lors où il avait su que la jeune femme n’avait qu’une seule envie, celle de profiter de lui, il avait automatiquement dresser des barrières devant lui, s’imposer des limites pour ne pas s’enticher d’une usurpatrice qui en avait après son argent. Tout était lié à son passé, tout était lié à cette personne qu’il était et dont il ne désirait pas se souvenir, lié à ce qu’il avait vécu, traversé et que par respect pour cette femme qu’il avait tant aimé, il peinait à en toucher une autre. Paradoxal quant on savait qu’à une époque, ça ne l’avait pas dérangé un seul instant de se jeter dans les bras de la première greluche qu’il avait croisé.

Ses phalanges tenaient ses poignets, avec assez de force afin que sa vis-à-vis ne réussisse pas à s’en détacher mais pas trop non plus, ne souhaitant pas la blesser physiquement. Un sourire amusé égayait son visage alors qu’elle racontait n’importe quoi. Puisqu’elle ne s’en prenait qu’à elle-même n’est-ce pas ? Si dés le départ l’idée de la maison hantée ne l’enchantait pas, elle aurait du le dire plutôt que de tenter de faire bonne impression. D’ailleurs, ce n’était pas ainsi qu’on charmait un homme. Pas lui en tout cas. Quel intérêt y avait-il de sortir avec quelqu’un qui se forçait à faire des choses qui ne lui plaisaient pas juste pour obtenir son attention ? On ne pouvait tous aimer la même chose, Roy en avait conscience et il ne l’aurait pas emmené là-dedans si elle le lui avait déclaré avant qu’elle était terrifiée par tout ça. C’était stupide, réellement... Surtout que non, ce n’était vraiment pas comme ça qu’elle parviendrait à le perdre dans ses filets bien qu’en soit, il s’amusait à lui faire croire que si. Mesquin.

Le garçon n’avait pas répondu à ses provocations si ce n’était de lui embrasser la joue, de frôler ses lèvres dans une esquisse malicieuse pour déclarer ensuite qu’il était temps de se coucher puis s’allonger à sa place initiale. Il ne put que forcer un doux rire après cela, répliquant qu’un monstre pouvait bien l’attraper, il n’en était pas terrifié. Certes, il faisait le malin néanmoins il savait que si un telle chose arrivait, il ne serait pas très rassuré mais par fierté, hors de question de le montrer, ni même de l’avouer à haute voix.

Son bras s’entoura machinalement autour d’elle, luttant contre son coeur qui se compressait légèrement jusqu’à ce que, incontrôlable, il ne put maîtriser ce frisson qui s’empara de son être à cause de cette proximité, de cette sensation qui effleurait la peau de son cou. A croire qu’à cet endroit, plus qu’ailleurs, c’était particulièrement sensible.

« On va essayer » Avait répondu le jeune homme dans un tendre sourire, sa voix restant un brin taquine et pendant l’espace d’un instant, il bénit la lumière éteinte pour qu’on ne puisse pas voir la surprise sur sa figure lorsque des lèvres se posèrent contre les siennes.

Non, il n’était pas un pauvre adolescent qui découvrait ce genre de choses, quoi que... Du moins son corps le ressentait de cette manière, son coeur aussi. Roy n’aurait guère pu l’expliquer seulement c’était l’impression qu’il avait eu quant cette saveur humide avait touché sa bouche. Ses émotions étaient mélangées et il n’était pas en mesure de comprendre ce qu’il éprouvait réellement. Il était partagé entre cette peur du contact, ce blocage qu’il avait et l’appréciation qu’il avait ressenti de part cette sensation. Ce n’était pas si désagréable que ça, même son coeur en avait raté un battement puisque certainement qu’avant ce moment, le garçon ne se rappelait plus de tels sentiments, qu’à quel point ça pouvait être plaisant. Il ne s’agissait là que d’un baiser et s’il avait aimé à cet instant, qu’est-ce que cela serait s’il le partageait avec une personne dont il était fou amoureux ?

Les paupières closes, refusant de fuir, cela serait sonné bizarre s’il le faisait et sûrement qu’une pointe de curiosité le piquait subtilement. Il voulait redécouvrir cette sensation, ne serait-ce que quelques minutes et tant pis si ça se passait avec une demoiselle qu’il ne portait pas grandement dans son coeur. Le cuisinier se tourna alors légèrement sur le côté, afin d’avoir un meilleur appui, puis à son tour, ses doigts se glissèrent sur la joue de sa « compagne », se faufilant dessous ses cheveux pendant qu’il répondait suavement à ce baiser. Ce fut court mais transporté ailleurs, dans une bulle dont il ignorait encore l’existence il y a quelques instants, il n’avait pas vraiment prêté attention au temps qui s’était écoulé. Le corps humain était si étrange... Incroyable. Il n’afficha aucune expression cependant si ce n’était que s’appuyant sur son oreiller, sans retirer ses phalanges du visage de la jeune femme, il ne put résister à la taquiner.

- Je ne te savais pas si entreprenante, La charria le garçon, plutôt amusé de la situation, C’était comme ça avant aussi ?

Idiot. Abruti. Comment pourrait-elle le savoir ? Et c’était justement parce qu’en vérité Akane ne le connaissait pas autrefois qu’il prenait plaisir à lui poser cette question.


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MessageSujet: Re: This is hell, not a date ! ft. Roy   Dim 27 Nov - 23:34

 
This is hell, not a date !
Roy & Akane

D’ordinaire, Akane était plutôt fière de sa capacité à contrôler ses agissements, à ne poser que les gestes dont elle connaissait par cœur des répercussions, à ne jamais au grand jamais, faire la moindre chose de façon désintéressée… En fait, elle y arrivait si bien, et ce depuis des années, qu’elle arrivait à convaincre des abrutis de la faire vivre sans même avoir à se rabaisser trop souvent dans le processus… Elle était passé maître dans l’art du jeu de pouvoir, des guerres de puissances et des manœuvres tactiques, d’ordinaire, elle avait toujours trois mouvements d’avance sur son adversaires, comme si la vie n’était rien de plus qu’une partie interminable d’échecs… Mais d’ordinaire, il n’y avait pas Oikawa Roy. Ce misérable crétin qui lui servait de dernière prise avait un attribut distinct de tous ses prédécesseurs et, si elle avait d’abord cru que c’était un point boni dans le jeu de la manipulation, elle songeait sérieusement à remettre en question sa précédente conclusion : il était désirable. Et pas seulement parce qu’il avait une belle gueule, ou une silhouette élancée visuellement plaisante, encore moins pour ce petit sourire sincère qu’il avait parfois, oh non, des morceaux de viandes alléchants, elle en avait eu, plus d’un même, et ça l’avait toujours laissé de marbre… D’ordinaires, les types séduisants qu’elle avait pu berner, ils étaient mariés, en couple, insignifiants ou insupportable… de gros connards infidèles dont elle ne percevait que l’aura d’usurpateur, ce qui lui rendait la tâche plus aisée côté mensonge… c’était comme si elle prenait sur elle de leur faire payer leurs écarts… Mais Roy n’était pas comme ça, et c’était d’autant plus dangereux… son ‘’fiancé’’ était, quoi qu’elle n’ose l’avouer… franchement quelqu’un qu’elle aurait aimé avoir à ses côtés.

Et c’était précisément là, qu’elle risquait de se brûler les ailes à trop jouer avec le feu. Faire dans le faux, elle y arrivait sans soucis, le problème, c’était lorsqu’une pointe de ce qu’elle prétendait inventer, réussissait à lui troubler les sens et à lui affoler le cœur. Comme là, maintenant, lorsqu’elle avait faiblis en posant ses lèvres sur les siennes. Pourquoi faire ça, pourquoi diable lui donner cet accès qu’il n’avait pas demandé? Et surtout, pourquoi diable laisser son cœur s’emporter lorsqu’elle sentait sa main à lui, glisser sur son visage, et ses lèvres lui répondre. Ça lui fit l’effet d’un choc électrique, brutal, violent, et diablement envoutant. Un baiser pouvait faire cet effet? Son cœur s’était affolé et elle était presque certaine que sa respiration s’était faire plus irrégulière, sans qu’elle n’y prête attention, alors que ses doigts se posaient sur le bras du jeune homme pour prolonger ce supplice. Un peu, juste un peu, elle voulait rester dans cette bulle de perdition ou il n’était personne, dans cet espace-temps surréel ou elle n’était pas terrorisée, ou l’idée de laisser quelqu’un d’autre avoir le contrôle ne l’effrayait pas… juste, cette petite seconde perdue, ou elle s’était abandonnée sans y prendre garde, et n’avait pas été craintive qu’il en profite… L’utiliser, ok, lui faire confiance? … Elle aurait dû être moins bête que ça!

Et pourtant, elle n’avait pas cherché à le repousser, pas du tout même. Elle aurait juste aimé que cet instant dure… Elle était bien consciente, qu’elle lui dressait un portrait euphorique du couple, d’elle, et qu’il tomberait dans la panneau, comme tous les autres… peut-être à long terme, peut-être assez pour que sa vie ne soit qu’une pièce de théâtre mis en scène par la plus grande manipulatrice d’Asie… elle était à l’aise à l’idée de faire semblant d’en être dingue, aussi longtemps qu’il la couvrirait de bijoux… et pourtant, pour une fois, pour la toute première fois, elle aurait aimé qu’il la voit, elle, sans cette montagne de conneries, que réellement, si elle lui avouait que le monde la pétrifiant d’avantage que cette maudite maison hantée, il ait envie de la rassurer…

Son plan infaillible devenait ruiné, nul, si elle s’attachait à celui qui ne devait être qu’un compte en banque sur pattes… Akane n’aurait su l’expliquer, ou plutôt, elle se refusait à y accorder la moindre pensée, préférant bannir cette possibilité de son esprit pour ne surtout pas y succomber. Oui, dans un monde idéal, ou elle ne serait pas la petite menteuse méprisable et horrible qu’elle prenait plaisir à incarner, dans un monde parfait et improbable ou elle aurait plus à offrir que des traumatismes de jeunesses, aucun véritable talent et des rêves brisés, peut-être que dans cet univers-là, elle mériterait qu’un type comme lui s’intéresse à elle… mais pas ce soir, pas maintenant, et tout ce qu’elle pouvait espérer, c’est qu’il mette longtemps à le réaliser et qu’elle en profite au maximum… Qu’elle ait envie qu’il lui appartienne pour plus que des avantages pécuniaires ou non n’avait aucune importance. Et cette petite pointe de désir, cette envie, c’est ce qui la perdait petit à petit sans qu’elle n’ose se l’avouer, ça aussi, c’était désuet! Jamais en près de trente ans, elle n’avait eu envie que quelqu’un veuille vraiment d’elle… alors pourquoi lui hein? Pourquoi se préoccuperait-elle de ce minable cuistot? Elle aurait vraiment du se choisir un autre vieillard, elle ne serait pas si confuse.

À bout de souffle, elle ouvrit les yeux qu’une fois le charme rompu, posant ses iris sombres sur le minois de son faux fiancé qui avait cet air amusé, un brin moqueur. Ses doigts avaient passé de son bras à sa nuque, y effleurant délicatement sa peau alors qu’elle lui rendait son sourire dans une moue gênée. Franchement, elle ignorait jusqu’à quel point elle se payait sa tête… « Je n’ai pas souvenir que tu t’en sois déjà plaint…    »  doucement, elle avait caressé ses mèches folles de sa main libre pour les chasser de son visage à lui, avec un air amusé en ajoutant, déterminée à se payer sa tête. « Et même là…. T’a pas trop la tête de quelqu’un qui veut loger une plainte… mais je t’écoutes si je me trompe…  » … Elle aurait aimé ne pas être si légère, elle aurait aimé ne pas apprécier cette proximité, ne pas la désirer, un peu plus, juste pour voir ce que ça faisait. Akane avait été seule tellement longtemps, toute sa vie en fait, qu’elle était déficiente des contacts humains… et se trouvait bien confuse d’apprécier celui-là… Comment il avait fait… pour l’approcher d’aussi près, pour se glisser si près de sa véritable personne, derrière les masques, derrière la vie parfaite, sans qu’elle ne l’ait vu faire? Elle haïssait ce moment qui la faisait sourire avec sincérité… et pourtant, elle n’aurait pas voulu qu’il se termine.

« Si t’es pas pour protester…fais-moi une place!  » … Idiote, triple idiote! Elle s’était approché, juste un peu, pour se nicher dans ses bras sans vraiment savoir pourquoi elle avait envie de ce contact, elle préférait ne plus chercher… mieux valait dormir, dormir et trouver un plan pour ne plus le trouver spécial, pour ne surtout pas, le trouver intéressant! Tant pis si son cœur battait si fort, tant pis si elle se sentait ridicule et vulnérable là, maintenant, ce n’était pas spécialement désagréable… Elle avait enfouit sa tête contre son épaule, n’ayant ni l’envie ni les capacités de dire ce qu’elle pensait. Et pourtant, elle avait murmuré, comme un secret : « Et tu sauras, que je ne suis entreprenante qu’avec toi… prends le comme un compliment...  » … le plus triste, c’était probablement que c’était vrai. Elle avait fermé les paupières, toute blottie contre sa peluche humaine et avait murmuré avec un brin de moquerie. « Au fait, si tu t’en souviens plus, ramener une femme dans ton lit après le premier rancard, c’est un coup de maître. Même si c’est ta fiancée. Faut bien que quelqu’un te félicite.  » un petit rire l’avait quitté et, sans vraiment le chercher, elle s’était assoupie. Allez savoir pourquoi ce type avait la capacité de calmer ses démons… mais juste pour ce soir, juste ce moment-là, elle avait oublié de le détester parce que nichée contre lui, elle avait enfin pu dormir sans angoisser que quelqu’un s’en prenne à elle… quelque chose qui n’était pas arrivé depuis… vingt-cinq ans?


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MessageSujet: Re: This is hell, not a date ! ft. Roy   Mer 30 Nov - 20:04



This is hell, not a date !


Akane & Roy ♥



S’il savait qu’en cet instant, Roy agissait exactement de la même façon que cet abruti qu’il était par le passé, probablement qu’il aurait rapidement mis fin à cette mascarade. Il n’avait pas envie d’être cruel, d’être méchant ou qu’on le déteste et pourtant ses agissements montraient le contraire. Il savait qu’avec Akane c’était le cas, qu’elle en pâtirait par sa faute mais malgré ça, il s’en fichait. Parce qu’elle tentait de l’escroquer, qu’elle n’était pas mieux et qu’il ne faisait que lui rendre la monnaie de sa pièce. Son comportement était plutôt inconscient car lui-même serait incapable d’expliquer pourquoi il prenait tant cette histoire à coeur, pourquoi il agissait aussi méchamment et qu’il éprouvait ce sentiment profond de dégoût et de rancune à son égard. A l’heure actuelle, il se transformait en vérité en celui qu’il était autrefois, en cet homme qui, brisé, par désir de vengeance n’avait ressenti de remord envers personne à cause des conséquences de ses actes. Le problème était qu’à présent, tout était différent, si son coeur réagissait, qu’il faisait ressortir sa personnalité d’antan à cause d’une mort qu’il n’avait jamais su oublier, sa tête était vide. Plus aucun souvenir n’y rodait à l’intérieur donc forcément que plus tard, il risquait de s’en mordre les doigts, il risquait de regretter, de culpabiliser en voyant le mal qu’il avait causé autour de lui sans comprendre pourquoi il avait eu besoin de faire tout ça. Puisque quoi qu’on dise, on n’agissait pas ainsi uniquement parce qu’on n’appréciait pas qu’une demoiselle se moque, se serve de nous juste pour nous voler un peu d’argent. Evidemment c’était mauvais, détestable mais... Au point de jouer une telle mise en scène ? Ce n’était pas nécessaire et si lui avait démarré au quart de tour en apprenant la vérité, la raison principale était qu’il vouait une haine envers les escrocs, les arnaqueurs et tout ce qui s’en écoulait. Alors machinalement, il se vengeait. Il voulait lui faire payer ses horribles actes sans songer que lui aussi en souffrirait. Parce qu’au bout du compte, malgré toute cette mascarade, Akane ne lui était-elle pas de bonne compagnie ? Certes, tout était faux, mais au moins, il n’était pas seul et ça lui permettait de ne pas s’ennuyer, d’avoir quelqu’un sur qui s’appuyait même si tout n’était que faux semblants. Cela apportait une certaine sensation de chaleur dans son coeur qui, parfois, pleurait de solitude. Roy ne s’en apercevait pas mais c’était sur que tout ceci ne le rendrait pas indemne, que sa « fiancée » n’était la seule qui en souffrirait et qu’il regretterait chacun de ses actes parce qu’au plus profond de lui-même, ce n’était pas lui. Il n’était pas ce genre d’individu qui manipulait les gens, et s’il l’avait fait par le passé, il ne l’avait jamais été. C’était la douleur qui l’avait rendu ainsi mais dans son coeur, il était quelqu’un de bien... Et c’était pour cette raison qu’il s’en mordrait les doigts puisque comparé à autrefois, il était capable d’éprouver tout un tas d’émotions. Mais, il ne valait mieux pas réfléchir à cela pour l’instant puisque ça n’avait pas encore lieu d’être.

Un doux sourire orné ses lèvres, la laissant choyer son cou à sa guise avant qu’un léger rire ne franchisse sa bouche à sa rétorque. Qu’est-ce qu’elle en savait s’il aimait les femmes entreprenantes ou non ? Avant qu’il ne se réveille, elle ne le connaissait ni d’Adam ni d’Eve. Elle n’avait jamais fait parti de sa vie auparavant, elle se l’inventait et c’était exactement ce genre de remarque qui le frustrait, qui augmentait un peu plus sa rancune puisque ça lui permettait de se rappeler de la supercherie dont Akane faisait preuve. Cependant, pas une seule fois, Roy ne s’en montra déstabiliser et continuer de jouer les bons acteurs en se faisant passer pour le fiancé en train de retomber sous le charme, petit à petit, de sa bien aimée.

« Tu te trompes » S’était-il contenté de répondre dans un sourire amusé.

C’était tout ce qu’il avait déclaré, sans chercher à se justifier. On pouvait croire qu’il plaisantait avec le ton qu’il avait employé néanmoins, derrière ses mots se cachaient un soupçon de vérité. C’était vrai qu’elle se trompait, puisqu’il n’avait aucune envie de partager quoi que ce soit avec elle hors ce n’était pas la raison pour laquelle le cuisinier avait répliqué ses mots. Parce que tout simplement, par respect pour elle - un peu pour lui aussi, il n’avait aucune intention de la toucher, de faire quoi que ce soit sous prétexte qu’ils partageaient le même lit et qu’ils se trouvaient dans une chambre d’hôtel. Il lui avait dit qu’il voulait prendre son temps, réapprendre à la connaître - menteur - donc ce serait allé contre ses propres propos si dés le premier soir, il se jetait sur elle tel un lion affamé.

Riant de plus bel, il l’accueillit contre lui, entourant son bras autour d’elle avant de la regarder puis de froncer légèrement les sourcils à ses paroles.

« J’espère bien que tu ne l’es qu’avec moi. On est fiancé. »

Son ton s’était fait taquin néanmoins un brin de jalousie se reflétait à l’intérieur alors qu’évidemment, Roy ne ressentait rien de ce qu’il transmettait. Ses phalanges câlinaient naturellement ses cheveux tandis qu’il l’observait sans chercher réellement à sourire puisque de toute manière, Akane ne pouvait pas le voir. Et ce qu’elle répliqua ensuite le fit toutefois arborer une esquisse amusé puisque rien de tout cela n’était calculé. Il n’avait pas fait exprès de la ramener dans cette chambre d’hôtel, il était sincèrement terrifié à l’idée de devoir monter dans la voiture et il n’aurait pas été surpris si la jeune femme était parti sans lui. Cela ne l’aurait pas dérangé. Pas du tout.

« Ce n’était pas intentionnel et je n’ai pas besoin d’être félicité pour ça. Je ne comprends pas les hommes qui pensent ainsi, ce n’est pas un exploit. »

Il avait déjà eu l’occasion d’entendre certains se vantaient et il ne saisissait pas quel était le plaisir à rabaisser les femmes. Ce n’était pas une chose dont on devrait crier sous tous les toits mais respecter par-dessus tout. Principalement lorsqu’il s’agit d’une personne qu’on aime. Ses paupières se fermèrent puis se plongeant dans le silence, soufflant un léger « bonne nuit », Roy rejoignit rapidement Morphée à son tour. La journée avait été plus épuisante qu’elle ne l’avait paru et se reposer de la sorte, aussi surprenant soit-il, ça n’avait rien de désagréable.



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This is hell, not a date ! ft. Roy

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